Le chômage a flambé en Espagne après l’instauration du confinement mi-mars pour lutter contre l'épidémie de coronavirus. Au total, 898.822 personnes ont perdu leur emploi, dont environ 550.000 travailleurs intérimaires, selon les données publiées par la Sécurité sociale espagnole. Le nombre de personnes ayant demandé à bénéficier des allocations chômage bondit de 9,3% à 3,5 millions, son plus haut niveau depuis avril 2017. Il s’agit de la plus forte progression mensuelle du chômage jamais enregistré en Espagne, a précisé la ministre du travail.
L’autorité américaine de la concurrence, la Federal Trade Commission (FTC), a engagé des poursuites contre Altria au sujet de son investissement de 12,8 milliards de dollars (11,7 milliards d’euros) dans Juul Labs, accusant le fabricant des cigarettes Marlboro d’avoir enfreint le droit de la concurrence lorsqu’il a pris une participation dans le spécialiste des cigarettes électroniques. La FTC a déposé une plainte administrative contre Altria mercredi, selon le communiqué. Un procès est prévu pour le 5 janvier 2021.
Le groupe Crédit Agricole, via sa structure d’investissement IDIA Capital Investissement et Sofipaca (filiale des caisses régionales deCrédit Agricole Provence Côte d’Azuret Alpes Provence), est entré au capital d’Euclyde Datacenters, une société qui crée et exploite des data-centers pour les entreprises, basée à Sophia-Antipolis. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé, mais la prise de participation est minoritaire, indique la société. «L’arrivée d’une banque de premier plan comme le Crédit Agricole au capital d’Euclyde Datacenters est un gage de pérennité financière et de stabilité pour nos clients, explique Magdi Houry, fondateur et PDG d’Euclyde Datacenters dans un communiqué. Cette opération représente un tournant important dans l’histoire de la société. Grâce à ce partenariat, Euclyde sera en mesure dans les prochaines années de poursuivre organiquement l’ouverture de nouveaux sites en régions et d’étudier d’éventuelles opportunités de croissance externe si elles se présentent.»
Les particuliers ayant souscrit à l’introduction en Bourse de la Française des Jeux (FDJ), sur les conseils du ministre de l’Economie qui leur vendait un placement lucratif, vont déchanter. D’une part, la performance du titre depuis l’IPO, crise sanitaire et financière oblige, est quasi flat, ce qui n’est déjà pas si mal compte tenu du krach boursier de mars. Mais alors que la FDJ faisait figure de valeur de rendement par excellence, Bercy a indiqué que l’Etat demanderait aux entreprises dont il est actionnaire de ne pas verser de dividende en cette année de crise, dont, bien sûr, la FDJ. Bref, ni au grattage ni au tirage les actionnaires ne tireront bénéfice de leur investissement cette année. Le jackpot attendra.
Spéculatif. Les agences de notation revoient nettement à la hausse leurs perspectives de défaut pour l’univers de la dette spéculative, notée BB+ ou en dessous. Pour S&P Global Ratings, le taux de défaut des entreprises high yield en Europe passerait de 2,2 % fin 2019 à 8 % en décembre prochain, du fait de la récession. Dans un scénario pessimiste, la proportion d’émetteurs incapables de faire face à leurs échéances grimperait même à 11 %, retrouvant ainsi des niveaux atteints lors du bas de cycle de 2009-2010. La chute des revenus dans certains secteurs et la fermeture du marché à haut rendement en euros, aussi bien pour les obligations que pour les prêts (loans), se conjuguent pour mettre en difficulté les emprunteurs, même si les Etats ont pris des mesures d’urgence afin de limiter les faillites. Le poids du secteur pétrolier et gazier, qui prend de plein fouet le plongeon des cours du brut, ajoute aux maux du compartiment high yield.
Baptême. On ne l’attendait plus. Instex, l’instrument imaginé par la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne pour commercer avec l’Iran sans encourir les foudres américaines, a enfin signé sa première transaction. Les trois pays ont exporté du matériel médical vers l’Iran grâce à ce mécanisme de troc instauré après le retrait américain de l’accord sur le programme nucléaire de la République islamique. Le matériel est arrivé à destination, a précisé le ministère allemand des Affaires étrangères, ajoutant qu’Instex et son équivalent iranien allaient œuvrer à la multiplication des transactions. L’Instrument for Supporting Trade Exchanges, créé en janvier 2019, permet à une entreprise européenne exportant vers l’Iran d’être remboursée par une autre entreprise européenne important des biens iraniens, ce qui évite ainsi tout flux financier entre les deux régions et donc l’imposition éventuelle de sanctions de la part des Etats-Unis pour violation des embargos. Le mécanisme implique la création, côté iranien, d’un système miroir.
C’est le nombre record d’Américains inscrits auprès de l’assurance chômage au cours de la semaine du 13 au 21 mars, battant en brèche le consensus des économistes, qui tablait sur un chiffre deux fois inférieur. La question de l’accès aux soins de cette population pourrait rapidement se poser.
Dans la nuit de samedi à dimanche dernier, le tableau de Van Gogh « Jardin de printemps » a été dérobé. Les malfaiteurs ont profité de la fermeture sine die pour cause de coronavirus du musée Singer Laren, aux Pays-bas, pour s’emparer de cette œuvre. Seul ce tableau de 1884 a été volé. A croire qu’il l’a été pour son sujet, un personnage se promenant seul dans le jardin du presbytère. Un peu comme le confinement, la scène, sous un ciel brouillé, évoque l’introspection. Et d’ailleurs, la peinture s’intégrait à une exposition intitulée « Le miroir de l’âme ». Mais il est vrai aussi que le tableau du maître est estimé à environ 6 millions d’euros.
L’opérateur américain va refinancer l’acquisition de Sprint sur le marché obligataire. Cette opération imminente, selon Bloomberg, devrait être la plus importante émission obligataire depuis le début de l’année. T-Mobile profite de l’apaisement des tensions sur le marché crédit depuis une semaine, avec l’annonce par la Réserve fédérale américaine d’un programme de rachat de dette obligataire investment grade. Le groupe américain cherche à refinancer le prêt d’un an de 19 milliards de dollars accordé par les banques (sur un total de 23 milliards) qui portent aujourd’hui ce risque. L’émission devrait comporter des obligations en dollar et en euro sur des maturités allant de 5 ans à 40 ans.
Le chômage dans la zone euro était tombé à 7,3% en février, juste avant la multiplication des mesures de confinement liées à la pandémie, qui menacent de provoquer son envolée. Pour les 19 pays ayant adopté la monnaie unique, il s’agissait de son plus bas niveau depuis mars 2008, a annoncé mercredi Eurostat. Dans les 27 Etats membres de l’Union européenne, les demandeurs d’emploi représentaient 6,5% de la population active en février, un niveau inchangé par rapport à janvier, au plus bas depuis 2000. La République tchèque enregistrait un taux record de 2,0%, le plus élevé étant en Grèce, à 16,3%.
Le croisiériste Carnival cherche à placer 4 milliards de dollars d’obligations avec un coupon de 11,5% (12,5% annoncé initialement), selon Bloomberg. Un rendement high yield pour une entreprise notée dans le bas de l’investment grade (BBB/Baa1). Carnival prévoyait initialement d’émettre 3 milliards d’équivalent dollars sur les marchés dollar et euro. Le croisiériste a finalement renoncé à l’émission en euro compte tenu de la demande en dollar (10 milliards). La décote sur le coupon en euro (11,5%) était trop faible. L’émission a été portée à 4 milliards de dollars avec une échéance à 3 ans. Lundi, Yum! Brands a rouvert le compartiment high yield en dollar avec une émission à 5 ans portée de 500 à 600 millions de dollars.
Le secteur manufacturier s’est contracté en mars aux Etats-Unis en raison d’une diminution de la demande face à l’irruption de l'épidémie de coronavirus, selon l'étude mensuelle réalisée par l’Institute for Supply Management (ISM) auprès des directeurs des achats. L’ISM a indiqué mercredi que son indice manufacturier avait reculé à 49,1 en mars contre 50,1 en février. Un chiffre inférieur à 50 est synonyme de baisse de l’activité. Le consensus tablait sur un ralentissement plus marqué, avec un indice de 44,5 en mars.
L’agence américaine de notation Moody’s a annoncé ce matin qu’elle plaçait la note ‘Baa2’ de la dette à long terme de JCDecaux sous surveillance négative, «car nous pensons que la propagation du coronavirus sur la plupart des marchés clés de la société aura un impact important sur ses performances opérationnelles et financières», a commenté Agustin Alberti, analyste senior chez Moody’s. La semaine dernière, le spécialiste français de la publicité extérieure a abaissé ses prévisions pour le premier trimestre, tablant sur un recul de son chiffre d’affaires supérieur aux 10% initialement annoncés.
337.000 entreprises, soit 3,6 millions de salariés, ont déposé une demande pour bénéficier du chômage partiel compte tenu de la crise en cours liée à l'épidémie de coronavirus, a annoncé mercredi la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Ce dispositif prévoit une indemnisation des salariés correspondant à 70% de leur rémunération brute horaire et une allocation pour les entreprises - 7,74 euros par heure chômée pour celles employant jusqu'à 250 salariés et de 7,23 euros pour celles comptant 251 salariés et plus.
La Commission européenne a dévoilé mercredi un dispositif destiné à inciter les Etats de l’Union à adopter à leur tour des mesures permettant l’instauration du chômage partiel et d'éviter une explosion du nombre des licenciements. Le cadre proposé par l’exécutif européen s’inspire des législations qui existent en France ou en Allemagne, par exemple, et qui prévoient que les finances publiques prennent en charge une partie des salaires afin de dissuader les entreprises de procéder à des licenciements. La Commission étudie les moyens de débloquer 100 milliards d’euros pour financer ce mécanisme, a dit un responsable européen, cité par Reuters. Cette somme pourrait être empruntée sur le marché avec des garanties apportées par les gouvernements.
A la suite de la dernière réouverture de l’offre publique d’achat amicale sur Altran Technologies, Capgemini détient 98,15% du capital et au-moins 98,03% des droits de vote d’Altran. Aussi, Capgemini demandera dès demain à l’AMF la mise en œuvre de la procédure de retrait obligatoire, afin de se voir transférer l’ensemble des actions Altran non apportées à l’offre conformément aux termes de son offre publique d’achat et aux mêmes conditions financières (à savoir 14,50 euros par action Altran).
L’activité du secteur manufacturier dans la zone euro a chuté en mars, à 44,5 après 49,2 en février, conséquence des graves perturbations dans les chaînes d’approvisionnement liées aux mesures de confinement et aux arrêts de production pour lutter contre le coronavirus, selon l’enquête mensuelle PMI d’IHS Markit auprès des directeurs d’achat. La composante des nouvelles commandes est au plus bas depuis 11 ans à 37,5 contre 49,4, accusant sa plus forte baisse d’un mois sur l’autre depuis la création de l’enquête il y a 23 ans. En France, l’indice recule à 43,2 points, un point bas depuis janvier 2013, contre 42,9 en première estimation et après 49,8 en février.
En deux journées, les émetteurs corporates ont encore placé 17 milliards d’obligations. LVMH et Orange ont émis sans prime par rapport au secondaire. Mais ils font exception.
La Russie va débloquer 1.400 milliards de roubles (16,2 milliards d’euros au taux actuel) pour lutter contre le coronavirus et prendre des mesures de soutien à l'économie, a annoncé mercredi le Premier ministre Mikhaïl Michoustine. Parmi les mesures annoncées, une aide aux PME avec «un moratoire sur le paiement d’un certain nombre d’amendes et une interdiction temporaire du blocage de leurs comptes» ainsi qu’un soutien aux personnes insolvables qui «permettra aux gens ayant une dette de 50.000 à 700.000 roubles de se libérer de leurs obligations».
Donald Trump rencontrera vendredi les dirigeants de grands groupes pétroliers américains pour évoquer des mesures de soutien au secteur face à l’effondrement des cours du baril, selon le WSJ. Les patrons d’Exxon Mobil, Chevron et Occidental Petroleum participeront à cette réunion prévue à la Maison-Blanche, de même que le président du conseil de Continental Resources, ont affirmé les sources. L’industrie pétrolière américaine est confrontée au double choc représenté par la chute de la demande d'énergie liée à l'épidémie de coronavirus et par une envolée de l’offre de pétrole dans le cadre de la guerre des prix déclenchée entre la Russie et l’Arabie saoudite. Parmi les mesures envisagées, figure la possibilité d’imposer des tarifs sur les importations de pétrole en provenance d’Arabie saoudite.
L’agence américaine de notation Moody’s a annoncé ce matin qu’elle plaçait la note ‘Baa2’ de la dette à long terme de JCDecaux sous surveillance négative. « Nous plaçons la notation de JCDecaux sous revue en vue d’une dégradation car nous pensons que la propagation du coronavirus sur la plupart des marchés clés de la société aura un impact important sur ses performances opérationnelles et financières », a commenté Agustin Alberti, analyste senior chez Moody’s.
Le croisiériste Carnival cherche à placer 4 milliards de dollars d’obligations avec un coupon de 11,5% (12,5% annoncé initialement), selon Bloomberg. Un rendement high yield pour une entreprise notée dans le bas de l’investment grade (BBB/Baa1). L’émission a d’ailleurs été traitée par les équipes high yield des banques et des investisseurs.