La Bourse de New York a fini en hausse jeudi, portée par un assouplissement des règles bancaires qui a relégué au second plan les craintes liées à l'épidémie de coronavirus aux Etats-Unis et le recul moins important que prévu des inscriptions au chômage. L’indice Dow Jones a gagné 1,18% à 25 745,6 points. Le S&P-500 a pris 1,09%, à 3 083,67 points et le Nasdaq Composite 1,09% à 10 017,00 points. Le secteur de l'énergie a également progressé grâce à un rebond des cours du pétrole. Mais les investisseurs restent préoccupés par la hausse des nouveaux cas de contamination au coronavirus dans une douzaine d’Etats américains, dont le Texas qui a suspendu en partie ses mesures de déconfinement.
La Banque centrale du Mexique a abaissé ce jeudi pour la neuvième fois consécutive son taux directeur, à 5%, pour tenter de relancer l'économie face aux conséquences de l'épidémie. L'économie mexicaine, la deuxième d’Amérique latine après le Brésil, a connu une contraction importante au cours du premier trimestre de l’année alors que les effets de la pandémie «se sont aggravés en avril», souligne la Banque centrale. Selon cette dernière, l'économie mexicaine pourrait se contracter de 8,8% en raison des effets de la pandémie. Le Fonds monétaire international (FMI) a tablé mercredi sur une baisse de 10,5%.
Les ETF et ETP répondant à des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ont atteint un nouveau record d’encours dans le monde fin mai à 82 milliards de dollars, selon les dernières statistiques d’ETFGI. Ces ETF ont drainé 4,33 milliards de dollars en mai, portant la collecte depuis le début de l’année à 28,53 milliards de dollars. C’est bien supérieur aux 7,19 milliards d’euros enregistrés sur la période correspondante de l’an dernier. Le secteur des ETF et ETP ESG se compose de 341 produits de 82 fournisseurs cotés sur 31 Bourses de 27 pays. L’Europe arrive en tête à la fois en termes d’actifs et de nombre de produits, suivie par les Etats-Unis et l’Asie-Pacifique.
Le prochain cycle de négociations entre l’Union européenne et la Grande-Bretagne sur leur future relation, commencera lundi prochain, a déclaré jeudi le négociateur en chef britannique, David Frost. Elles se dérouleront en face-à -face pour la première fois depuis mars, à Bruxelles puis à Londres.
Le PIB espagnol devrait se contracter de 20% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, selon la dernière prévision de la Banque d’Espagne. Ce sera la plus forte chute trimestrielle jamais enregistrée par l’économie espagnole. En juin, l’institut d’émission prévoyait une baisse comprise entre 16% et 21,8%. «La chute du PIB espagnol semble s’être accélérée significativement au deuxième trimestre dont le milieu de la fourchette de prévision est une baisse d’environ 20% d’un trimestre sur l’autre», indique la Banque d’Espagne dans son rapport trimestriel publié ce matin.
La banque centrale du Brésil a revu en nette baisse ses prévisions économiques à l’occasion de la publication de son rapport trimestriel sur l’inflation. Elle anticipe désormais une contraction de 6,4% du PIB cette année contre une stabilité économique jusqu’à présent.
Les actifs risqués pourraient subir une deuxième correction, a averti jeudi le Fonds monétaire international (FMI) lors de la mise à jour de son rapport de stabilité financière publié en avril. Depuis lors, les marchés ont nettement rebondi regagnant une partie des pertes subies en février-mars grâce au soutien des banques centrales et des gouvernements.
Le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité a enregistré une baisse record en mai en France (hors Mayotte) mais les effectifs cumulés des catégories A, B et C de chômeurs a atteint un plus haut historique, à 6,125 millions, en hausse de 1%, selon les données publiées par le ministère du Travail et Pôle emploi.
Afin de de réduire ses émissions de dioxyde de carbone de 30% d’ici à 2030 et de parvenir à la neutralité carbone à l’horizon 2050, le premier sidérurgiste européen a annoncé ce matin qu’il comptait investir dans deux technologies innovantes pour fabriquer son acier. La première est le ‘smart carbon’, une filière de production neutre en carbone qui exploite toutes les énergies propres (carbone circulaire, électricité propre, capture et stockage de carbone) lors de la transformation du minerai de fer. La seconde, nommée DRI, nécessite d’utiliser l’hydrogène à la place du gaz naturel dans le processus de fabrication du fer. En attendant que cette technologie soit disponible à grande échelle, le groupe privilégiera le ‘smart carbon’ combiné à une utilisation accrue de l’acier recyclé.
Les actionnaires de Wirecard ont déjà quasiment tout perdu (-96% en une semaine). Les créanciers du groupe allemand de paiements risquent également de perdre gros. Wirecard a annoncé ce matin avoir demandé l’ouverture d’une procédure de dépôt de bilan. Le groupe explique avoir entamé cette procédure devant un tribunal de Munich «en raison d’une insolvabilité imminente et d’un surendettement». La société ajoute étudier l’opportunité de lancer des procédures similaires pour ses filiales.
L’Espagne va officiellement présenter la candidature de sa ministre de l’Economie, Nadia Calvino, pour la présidence de l’Eurogroupe, a annoncé jeudi le gouvernement de Pedro Sanchez. Madrid est la première capitale à officialiser ses intentions, alors que la date de dépôt des candidatures est fixées à ce jeudi, pour un vote le 9 juillet.
Le Mécanisme européen de stabilité (MES) a publié jeudi un cadre juridique qui lui permettra désormais d'émettre des obligations sociales. Ces «social bonds» permettront de financer les prêts accordés dans le cadre de la ligne de crédit pandemic crisis support, aux Etats membres de la zone euro qui en feraient la demande. Cette ligne de crédit à bas coût (autour de 0,1%) a été mise en place pour aider les pays européens à contrer les effets de la pandémie de coronavirus.
La Banque centrale européenne (BCE) aurait transmis aux autorités allemandes – par l’intermédiaire du président de la Bundesbank Jens Weidmann – des documents importants afin de leur permettre d'établir le caractère «proportionnel» de ses programmes d’achats d’actifs, ont indiqué à Reuters deux sources différentes.
Pas d’accord. Les tentatives répétées des Etats-Unis pour tuer dans l’œuf les initiatives globales ou nationales de taxation des entreprises du secteur numérique vont-elles porter un coup fatal aux travaux de l’OCDE ? « Les Etats-Unis estiment que 2020 n’est pas la meilleure année pour conduire de telles négociations. » C’est ainsi que le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a annoncé au secrétaire général de l’OCDE le retrait des Etats-Unis de discussions pourtant bien engagées, provoquant une volée de réactions à la fin de la semaine dernière, à commencer par la France, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni. Ces quatre pays ont adopté des législations nationales sans attendre la conclusion d’un accord international, déclenchant du côté américain l’ouverture d’enquêtes au titre de la section 301 de la loi de 1974 sur le commerce, prélude à des mesures de rétorsion.
Recommandations. Symboles de la crise financière de 2008, Fannie Mae et Freddie Mac se préparent à sortir de la tutelle du gouvernement fédéral. Cependant, le marché immobilier américain représente toujours « un risque pour les contribuables et la stabilité du système financier. Le stress financier sur nos marchés hypothécaires causé par la crise du Covid-19 n’est que le dernier exemple », a déclaré Mark Calabria, directeur de la Federal Housing Finance Agency (FHFA), le régulateur de Fannie Mae et Freddie Mac, à l’occasion de la publication du rapport annuel au Congrès.
Tournant. Les chiffres de l’Association française des sociétés financières (ASF) pour le mois d’avril sont inédits depuis la création de ses séries statistiques en 2006 : la production de nouveaux crédits à la consommation par les établissements spécialisés s’est effondrée de 68 % en avril. Pour les quatre premiers mois de l’année, le recul est de 22,5 %. Tous les types de crédit conso sont touchés. Les financements automobiles, en particulier, ont été quasiment stoppés : la production a perdu 90 % par rapport à avril 2019. Les véhicules en location avec option d’achat (LOA) font -89 %, les autres matériels en LOA -60 %. Les prêts personnels sont en baisse de 67 % et les nouvelles utilisations de crédits renouvelables de 58 %. « Le choc est moins brutal pour les financements affectés à l’amélioration de l’habitat et aux biens d’équipement du foyer », note l’ASF, tout en soulignant une réduction d’activité « historique » de 31,1 %.
Les sondages d’opinion semblent être les seuls capables de faire changer Donald Trump d’opinion. En s’agenouillant pendant l’hymne américain, pendant la saison 2016-2017, le joueur de football américain Colin Kaepernick était devenu l’un des plus ardents dénonciateurs des violences policières à l’égard des Afro-Américains. Ce geste lui avait valu d’être renvoyé de son club, avec la bénédiction de Donald Trump. Le joueur est désormais en retrait des stades. Mais son geste est resté, repris par le mouvement de contestation « Black Lives Matter », mais également par certains policiers. « Au-delà de l’agenouillement, j’adorerais le voir bénéficier d’une autre opportunité, mais il doit évidemment être bon », a déclaré ces derniers jours le président en campagne.
Un complet désastre et une honte. Voilà comment Felix Hufeld, le patron de la BaFin, qualifie désormais l’affaire Wirecard. L’exercice de contrition du régulateur financier allemand est bienvenu, mais un rien tardif. Oui, la déconfiture du spécialiste des paiements est désastreuse pour l’image de la place financière de Francfort, tant elle consacre l’aveuglement de ceux qui auraient pu empêcher le scandale mais ont délibérément ignoré les alertes, dont les premières avaient pourtant été lancées il y a plus de quatre ans.
Crise. Elles atteindront 13 à 17,5 milliards de dollars à la fin du deuxième trimestre de cette année, soit l’équivalent de 20 % de la valeur des actifs du groupe. Le géant britannique du pétrole BP prend acte des effets de la crise liée au Covid-19, qui a ralenti l’économie et fait chuter les prix du pétrole, de deux tiers pour le Brent entre mars et mai derniers. Plus encore, la crise va accélérer la transitiion énergétique avec, pour commencer, la hausse de la tonne de carbone dont le prix devrait passer de 40 à 100 dollars d’ici à 2030. Les groupes Shell et Total ont également entrepris d’accélérer leur tournant vers des énergies renouvelables.
... milliards de dollars, c’est le montant annuel des investissements à long terme en infrastructures que les assureurs peuvent réaliser dans les marchés émergents, selon l’Institut Swiss Re. Dans son dernier bulletin Sigma, il évalue les investissements en infrastructures qui seront réalisés chaque année d’ici à 2040 dans ces pays à 2.200 milliards de milliards, soit 3,9 % du PIB, avec une part prédominante (34 %) dans les énergies, notamment renouvelables, et aussi un poids important des sujets « smart citites » et infrastructures digitales. L’Asie représente l’essentiel de ces investissements qui vont constituer un ressort majeur de la reprise après la crise du Covid-19.