Selon l’insee, le climat des affaires dans le commerce de détail a continué de se redresser en France au mois de juillet, gagnant 4 point sur un mois pour atteindre 88. Son niveau demeure toutefois inférieur à 100, sa moyenne de long terme. Par ailleurs, cette amélioration du sentiment des chefs d’entreprises se révèle bien moins vigoureuse qu’au mois de juin. Il était alors passé de 63 en mai à 84 un mois plus tard.
A partir du 6 août prochain, les investisseurs non-européens souhaitant prendre plus de 10% d’une société cotée française dans un secteur sensible, comme la défense, l'énergie, l’aérospatiale, les transports ou les biotechnologies, devront obtenir l’aval de Bercy. L’abaissement du seuil de contrôle des investissements étrangers de 25% à 10% annoncé par le Ministre de l’Economie Bruno Le Maire en avril dernier, vient de faire l’objet d’un décret, publié hier au Journal Officiel. Cette mesure, provisoire, est applicable jusqu'à la fin 2020.
L’Autorité de la concurrence dévoile ses nouvelles lignes directrices relatives au contrôle des concentrations, qui entrent en vigueur immédiatement. A la suite de la consultation de la fin 2019, ce nouveau guide a pour objectif de fournir aux entreprises et à leurs conseils une présentation pédagogique sur le champ d’application du contrôle des concentrations en France, sur le déroulement de la procédure devant l’Autorité et sur les objectifs, critères et méthodes employés pour les analyses au fond.
Le Premier ministre, Jean Castex, a présenté jeudi un plan pour les jeunes, prévoyant notamment des aides à l’embauche grâce à une enveloppe de 6,4 milliards d’euros sur 2020-21. 750.000 jeunes s’apprêtent à arriver sur le marché du travail dans un pays à l'économie plombée par l'épidémie de coronavirus. La veille à Chambord (Loir-et-Cher), le président Emmanuel Macron avait fait un déplacement sur le même thème: il a annoncé que l’aide de 4.000 euros d’exonération de charges pour l’embauche d’un jeune de moins de 25 ans entre août 2020 et janvier 2021 serait portée jusqu'à un salaire équivalant à deux Smic, soit un peu plus de 3.000 euros mensuels. Le gouvernement espère la signature de 450.000 contrats par ce biais dès cette année.
L'économie sud-coréenne a connu son pire deuxième trimestre depuis 1998 et sa première récession formelle depuis 2003, avec une baisse du PIB de -2,9% en rythme annuel et de -3,3% en rythme trimestriel d’après les données de sa banque centrale (BOK). Les exportations, qui représentent près de 40% de l'économie, ont été le principal facteur, avec -16,6% en rythme trimestriel, un plus bas depuis 1963. Le ministre des Finances Hong Nam-ki a anticipé «un rebond comme celui de la Chine au troisième trimestre», quand les analystes prévoient une décroissance -0,4% sur l’année, la première depuis 1998.
Le gouvernement a proposé ce matin, lors de l’ouverture du débat d’orientation des finances publiques pour 2021, une augmentation des dépenses pilotables de l’Etat de 7,2 milliards d’euros hors plan de relance.
L’industrie a obtenu un report d’échéance pour les marges initiales des dérivés OTC non compensés. Changer les indices de référence dans les contrats représente un travail colossal.
L’avis d’expert de Hippolyte Marquetty, associé en droit pénal des affaires, Claire Toumieux, associée en droit social, et Sophie Lippmann, collaboratrice en droit social, Allen & Overy Paris
A votre bon cœur ! AirBnB aurait peut-être dû s’abstenir de lancer cette nouvelle fonctionnalité : les touristes sont désormais encouragés à envoyer à leurs hôtes une « carte de gentillesse » pour les assurer de leur soutien en cette période difficile. Surtout, la carte virtuelle permet aussi de faire un don aux loueurs malmenés. Car le confinement ne s’est, hélas, pas fait dans leurs locations, restées vides trois bons mois. On s’est indigné à moins, et la plate-forme, qui espérait par ce geste calmer les propriétaires ulcérés par les remboursements de dernière minute consentis aux touristes privés de sortie, s’est donc aussi attirée les vociférations des internautes. Pendant ce temps, selon USA Today, AirBnB a revu les termes permettant à ses clients d’obtenir un remboursement complet. Un autre genre de gentillesse pour les propriétaires...
Rassuré. Les tests de résistance menés par l’Esma sur les seize chambres centrales européennes de compensation autorisées (CCP, central clearing counterparties) ont, selon l’Autorité européenne des marchés financiers, confirmé la résilience du système aux chocs et à des défauts liés aux tests sur les risques de crédit, de liquidité ou de concentration. Mieux, si on peut dire, la crise née du Covid-19 a permis à l’Esma de valider ces stress tests à balles réelles. Ce qui, selon le président de l’Esma, Steven Maijoor (photo), « est rassurant étant donné le rôle clé que jouent des infrastructures de marché ». Les CCP « sont au cœur du système financier et la chute de l’une d’elles peut potentiellement avoir un impact systémique sérieux à travers l’Union européenne », rappelle-t-il.
Même les observateurs britanniques en conviennent, l’Europe a fait un grand pas le 21 juillet. Une fois encore, poussée dans ses retranchements par une crise d’une gravité inédite, cette Union dont les eurosceptiques ont prédit cent fois le naufrage a su dépasser ses différences. Alors oui, les quatre jours et quatre nuits passés à transpirer sur un plan de relance commun ont renvoyé l’image de discussions de marchands de tapis où les plus prompts à manier la menace et le chantage ont été récompensés. Oui, cet accord arraché de haute lutte consacre la primauté d’une institution intergouvernementale, le Conseil européen, sur les représentants d’un véritable fédéralisme, la Commission et le Parlement. Il faudra encore passer les obstacles nationaux, déployer des centaines de milliards en suivant une gouvernance complexe, s’accorder sur des ressources communes. Seul l’avenir dira si cette initiative ne constituait qu’une réponse sans lendemain à un choc historique ou bien le socle d’une mutualisation appelée à se renforcer. Mais la menace existentielle qui revient régulièrement planer au-dessus de l’Europe a été écartée.
Donald Trump a fini par se faire au fait que le coronavirus ne disparaîtra pas « par miracle », et a lancé sur Twitter, en début de semaine, un appel à porter le masque pour « vaincre le virus chinois invisible ». « Beaucoup de monde dit qu’il est patriotique de porter un masque, et personne ne l’est plus que moi », a-t-il claironné. Patriotique ou non, le port du masque est en tout cas plus indiqué que l’ingestion d’eau de Javel ou l’exposition aux UV, deux traitements eux aussi recommandés par le locataire de la Maison-Blanche.
UBP a annoncé la semaine dernière le lancement de son nouveau fonds alternatif long/short centré sur la thématique liée à la gouvernance des entreprises. Rien de bien original, sauf que ce fonds est investi en actions japonaises. Certes, les réformes se succèdent depuis 2014 et les « Abenomics » pour tenter d’amener les entreprises japonaises à s’aligner sur les standards internationaux en la matière, sans, pour le moment, beaucoup de succès. D’ici là, pas sûr que l’habitude des dirigeants de choisir leurs successeurs et les membres du conseil d’administration soit très ESG. Ni la diversité des instances de direction, quand seuls 0,5 % des directeurs de groupes japonais cotés sont d’origine étrangère. Bref, peut être qu’UBP devra attendre un peu avant que la « troisième flèche » des réformes décochée par Shinzo Abe n’atteigne sa cible.
Apple s’est engagé hier à atteindre la neutralité carbone pour l’ensemble de ses activités, y compris sa chaîne d’approvisionnement internationale, dans les dix prochaines années afin de participer à la lutte contre le réchauffement climatique. Le fabricant de l’iPhone a annoncé que ce nouvel engagement signifiait que chaque appareil Apple vendu d’ici à 2030 sera produit sans émission nette de carbone. L’entreprise prévoit de réduire son empreinte de 75% et de développer des solutions d'élimination du carbone pour les 25% restants.
Le rapport parlementaire sur l'influence de la Russie au Royaume-Uni met l'accent sur les «facilitateurs» qui permettent à l’argent russe d’affluer à Londres.
Le gouvernement britannique a abandonné tout espoir de conclure un accord de libre-échange avec les Etats-Unis avant la présidentielle américaine de novembre, rapporte le Financial Times. Londres impute le peu de progrès dans les discussions à la crise sanitaire liée au coronavirus. «Est-ce que ça va arriver cette année? Tout simplement non», a déclaré un responsable cité par le quotidien. «Nous ne voulons pas qu’on nous force la main», a renchéri un autre responsable. La ministre du Commerce Liz Truss a déclaré le mois dernier que la Grande-Bretagne n’avait pas de date limite pour sceller un accord avec les Etats-Unis, en critiquant l’attitude de l’administration de Donald Trump, encline à défendre le libre-échange tout en restreignant de fait l’accès des importations.
Les ventes de logements anciens aux Etats-Unis ont bondi de 20,7% en juin par rapport à mai, à 4,72 millions en données annualisées et corrigées, selon l’association nationale des agents immobiliers (NAR) américains. Elles ont été soutenues par la baisse des taux des crédits immobiliers et la réouverture de l'économie à la suite de la pandémie. Les ventes de juin s’inscrivent cependant en baisse de 11,3% par rapport au même mois un an plus tôt. Les logements anciens représentent l’essentiel des ventes sur le marché immobilier. La demande est également tirée par la faiblesse des coûts d’emprunt, le taux d’un prêt hypothécaire à 30 ans aux Etats-Unis étant tombé récemment sous la barre des 3%.
Washington a ordonné la fermeture du consulat chinois dans la ville de Houston. Les cours des métaux précieux sont soutenus par les querelles qui opposent les deux pays.
Le Parlement européen s’est dit «très satisfait» du plan de relance paneuropéen adopté mardi par les dirigeants de l’Union européenne mais juge inacceptables certaines réductions de dépenses proposées par les dirigeants des 27 Etats membres sur le prochain budget pluriannuel, a déclaré mercredi lors d’une conférence de presse à Bruxelles son président, David Sassoli : «Nous ne pouvons pas réduire le budget pour la recherche et le programme Erasmus à destination des étudiants, c’est impossible.» Il a ajouté que les eurodéputés s’efforceraient de rétablir un mécanisme liant le versement des aides européennes au respect de l’Etat de droit et des valeurs fondamentales de l’UE, ce dont plusieurs pays comme la Hongrie ou la Pologne ne veulent pas entendre parler. Tout cela impliquera de nouvelles (longues ?) négociations avant le vote définitif sur le budget et le plan de relance, indispensable pour leur mise en oeuvre.
Le Japon a lancé mercredi une campagne nationale destinée à relancer le tourisme à l’intérieur de ses frontières mais ce projet «Go To Travel» vite renommé «Go To Trouble» par certains médias, s’est attiré de vives critiques en raison de la flambée du nombre de cas de contamination au coronavirus dans les grandes villes. Le programme propose de financer jusqu'à 50% les voyages touristiques intérieur des Japonais, à l’exception de ceux vers la capitale Tokyo, retirée du programme la semaine dernière en raison des niveaux records de contamination. Alors que l’assouplissement des règles de distanciation sociale dans les stades et les salles de concert, prévu le 1er août, a été reporté à la fin du mois, le public ne comprend plus trop les injonctions contradictoires du gouvernement.
Le gouvernement soudanais a annoncé mercredi qu’il allait devoir dévaluer sa monnaie en raison de l'énorme déficit dans le budget de l’Etat causé en grande partie par l’arrêt de l’activité économique touchée par le Covid-19. «Les revenus de l’Etat ont baissé de 40% et cela crée un énorme déficit dans le budget», a affirmé la ministre des Finances par intérim Hiba Mohammad, selon un communiqué du gouvernement. Au cours officiel, le dollar s'échange à 55 livres soudanaises contre 140 au marché parallèle. Le taux d’inflation a atteint 136% sur un an, aggravant les difficultés économiques déjà existantes au Soudan. Le coronavirus a contaminé plus de 11.000 personnes dans le pays.