Le Congrès des Etats-Unis a adopté jeudi soir une loi sanctionnant les banques traitant avec des responsables chinois impliqués dans la mise en oeuvre de la nouvelle loi de sécurité nationale à Hong Kong. Le Sénat a adopté sans la moindre voix contre ce texte déjà validé la veille par la Chambre des représentants. La loi va être envoyée à la Maison blanche pour promulgation par le président Donald Trump. Elle prévoit des sanctions contre les entités contribuant à saper l’autonomie de Hong Kong et contre les institutions financières faisant affaire avec elles. La Chine a dénoncé l’initiative du Congrès américain en exigeant des Etats-Unis qu’ils cessent toute ingérence dans les affaires de Hong Kong. Elle a déclaré qu’elle y résisterait « avec détermination et force ».
Exxon Mobil a averti jeudi soir que ses activités de raffinage et de production de pétrole et de gaz avaient enregistré des pertes importantes au cours du deuxième trimestre, ce qui devrait aboutir à une deuxième perte trimestrielle consécutive pour le groupe pétrolier, après une perte de 610 millions de dollars au premier trimestre. La baisse des prix du pétrole et du gaz est sur le point d’amputer de 2,5 à 3,1 milliards de dollars ses bénéfices dans la production par rapport au premier trimestre. Ces activités avaient dégagé un profit de 526 millions de dollars au cours des trois premiers mois de 2020. Dans le raffinage, le résultat sera amputé de 800 millions à 1,2 milliard de dollars le bénéfice de la division par rapport au trimestre précédent. Elles avaient essuyé une perte de 611 millions de dollars au premier trimestre. Face à la baisse des prix et de la demande, BP et Royal Dutch Shell ont récemment annoncé d’importantes dépréciations d’actifs.
Les commandes aux usines aux Etats-Unis ont augmenté en mai, pour la première fois en trois mois, après avoir été fortement affectées par les perturbations économiques provoquées par la pandémie de coronavirus, selon des chiffres du département du Commerce publiés jeudi. Les commandes se sont inscrites en hausse de 8%, à 412,8 milliards de dollars en données corrigées des variations saisonnières, contre 382,3 milliards de dollars le mois précédent, selon le ministère. Elles avaient chuté, respectivement, de 13,5% en avril et de 11%, en mars, à la suite des mesures de confinement mises en place pour lutter contre la pandémie de coronavirus.
Emmanuel Macron a annoncé jeudi vouloir remettre en chantier la réforme des retraites, mais «transformée», et a demandé la reprise des négociations avec les partenaires sociaux dès cet été. «La réforme des retraites est-elle à mettre à la poubelle ? Non. Ce serait une erreur (...) Je demanderai au gouvernement de réengager une concertation avec les partenaires sociaux, en profondeur, dès l'été, sur ces questions. Mais il n’y aura pas d’abandon d’une réforme des retraites. Je suis ouvert à ce qu’elle soit transformée. Elle ne peut pas être reprise de manière inchangée à la sortie de la crise», a déclaré le chef de l’Etat dans un entretien avec les quotidiens régionaux.
Le taux de chômage a atteint 7,8% en mai en Italie, contre 6,6% révisé à la hausse le mois précédent, alors que quelque 84.000 emplois ont été perdus, a rapporté jeudi le bureau national des statistiques Istat. Le pourcentage monte à 23,5% chez les jeunes. Seules les personnes recherchant activement un emploi comptent pour le taux de chômage, alors que le taux d’emploi global, l’un des plus bas de la zone euro, est tombé à 57,6% en mai, un plus bas depuis décembre 2016. Le taux de chômage avait chuté au cours des deux mois de mars et avril, les gens ayant cessé de chercher du travail avec les mesures de confinement et fermetures d’entreprises. La hausse de mai reflète la fin progressive du blocage et le retour des Italiens sur le marché du travail, donc également des recherches d’emplois.
L’Ukraine a suspendu jeudi une émission d’obligations en euros à la suite de la démission inattendue du gouverneur de la banque centrale (NBU). Celle-ci risque de mettre en cause l’accord conclu par le pays avec le Fonds monétaire international (FMI) en juin pour faire face à la crise liée au coronavirus. Yakiv Smoliy a démissionné en raison des pressions politiques systématiques exercées contre lui et son équipe pour faire baisser les taux et la devise. La NBU est parvenue, sous la direction de Yakiv Smoliy qui en a pris la tête en 2018, à se forger une véritable crédibilité auprès des investisseurs internationaux. Le ministre des Finances a assuré que le pays avait suffisamment de réserves pour payer ses prochaines échéances.
Le Premier ministre néerlandais s’attend à des négociations difficiles mais croit à un accord sur le fonds de relance proposé par l’Union européenne (UE): «Il y a des divergences. La négociation sera difficile, cela prendra un peu de temps, mais un compromis est possible», a-t-il déclaré dans un entretien au Corriere della Sera. La crise du coronavirus a mis en lumière des divergences entre les Vingt-Sept, avec d’un côté Paris, Berlin ou Rome, de l’autre, les Etats dits «frugaux» - Autriche, Pays-Bas, Danemark, Suède - réticents à l’idée de simples transferts budgétaires et qui préfèrent l’option de prêts remboursables. «Nous voulons que ce ne soient que des prêts», répète Mark Rutt. Les chefs d’Etat et de gouvernement se retrouveront les 17 et 18 juillet à Bruxelles pour un sommet consacré au plan de relance économique et au prochain budget.
Pour leur premier jour de cotation sur le Nyse, les actions Lemonade se sont envolées de plus de 130% jeudi, à 69 dollars. Le cours d’ouverture a été fixé à 50,06 dollars, contre un prix de vente de 29 dollars. Au cours d’hier soir, la fintech capitalise près de 3,8 milliards de dollars. Elle avait relevé en début de semaine la fourchette de prix indicative, entre 26 et 28, contre 23 à 26 dollars initialement.
La société allemande de private equity Brockhaus Capital Management a annoncé son intention de mener son introduction en Bourse au cours du troisième trimestre 2020. L’entreprise sera cotée sur le Frankfurt Stock Exchange. Brockhaus vise une levée de 100 millions d’euros, qui servira à financer des acquisitions sur son segment de prédilection, les PME technologiques.
Les marchés de matières premières, et notamment des métaux industriels, parient sur une reprise en V. Les prix sont aussi soutenus par des problèmes d’offre.
La crise sanitaire, sociale et économique liée au Covid-19 perturbe le taux de couverture des engagements des régimes d’épargne retraite par capitalisation.
L’Association italienne de la banque privée lance un nouveau parcours de formation pour les banquiers privés et conseillers financiers dédié aux sujets environnementaux, sociaux et de gouvernance, rapporte Funds People Italia. «En Italie aussi le secteur des investissements durables et responsables est en forte augmentation avec un intérêt croissant de la clientèle privée pour les produits ISR», déclare Antonella Massari, secrétaire générale de l’AIPB. Une étude de l’AIPB réalisée auprès de 650 clients privés montre que près de la moitié des répondants juge positivement les investissements durables et responsables. La formation comprend 30 heures de cours qui seront dispensées en ligne, par le biais d’une plate-forme de e-learning. Les enseignants sont des professeurs de l’université, des professionnels du secteur et des leaders d’opinion spécialisés.
Les commandes aux usines aux Etats-Unis ont augmenté en mai, pour la première fois en trois mois, après avoir été fortement affectées par les perturbations économiques provoquées par la pandémie de coronavirus, selon des chiffres du département du Commerce publiés jeudi.
Les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) ont fait état mercredi d’avancées sur le texte définitif de l’accord commercial avec l’Union européenne (UE), un an après être convenus avec Bruxelles d’un projet d’accord, et malgré l’opposition affichée par la France. Le président français Emmanuel Macron avait annoncé en août qu’il s’opposait au projet de traité de libre-échange entre l’UE et le Mercosur en reprochant à son homologue brésilien, Jair Bolsonaro, de lui avoir «menti» sur ses engagements écologiques. Il a répété lundi qu’il s’opposait à la signature de tout accord avec les pays ne respectant pas l’Accord de Paris sur le climat.
Le patron de la Fed de Saint Louis craint que le nombre élevé de faillites causées par la pandémie de coronavirus ne provoque une crise financière. Un avertissement lancé par James Bullard dans un entretien au Financial Times : «Sans une gestion plus fine des risques de la part des autorités sanitaires, nous pourrions avoir une vague de faillites importante ce qui pourrait alimenter une crise financière». Ce dernier s’inquiète des rebondissements de la crise sanitaire. Les nouveaux cas de Covid-19 ont encore augmenté de près de 50.000 hier, selon un décompte de Reuters, ce qui est la plus forte progression en une seule journée depuis le début de la pandémie.
Le Premier ministre néerlandais s’attend à des négociations difficiles mais croit à un accord sur le fonds de relance proposé par l’Union européenne (UE): «Il y a des divergences. La négociation sera difficile, cela prendra un peu de temps, mais un compromis est possible», a-t-il déclaré dans un entretien au Corriere della Sera.
La démission inattendue du gouverneur de la banque centrale d’Ukraine(NBU) pourrait mettre en cause l’accord conclu par le pays avec le Fonds monétaire international (FMI) en juin pour faire face à la crise liée au coronavirus. Yakiv Smoliy a donné, hier, sa démission en raison des pressions politiques systématiques exercées contre lui et son équipe pour faire baisser les taux et la devise. Le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy l’aurait acceptée, selon une note publiée par le Parlement.
Le taux de chômage a atteint 7,8% en mai en Italie, contre 6,6% révisé à la hausse le mois précédent, alors que quelque 84.000 emplois ont été perdus, a rapporté jeudi le bureau national des statistiques Istat. Le pourcentage monte à 23,5% chez les jeunes. Seules les personnes recherchant activement un emploi comptent pour le taux de chômage, alors que le taux d’emploi global, l’un des plus bas de la zone euro, est tombé à 57,6% en mai, un plus bas depuis décembre 2016.
La Chambre des représentants américaine a approuvé hier à l’unanimité un texte, déjà adopté la semaine passée par le Sénat, qui prévoit des sanctions automatiques contre les responsables chinois qui violent les obligations internationales de la Chine concernant l’autonomie de Hong Kong. Cette loi bipartisane doit permettre de sanctionner notamment les dirigeants responsables de l’imposition de la loi sur la sécurité nationale à Hong Kong mais aussi les banques qui mèneraient des transactions avec ces personnes. Ce texte étant légèrement différent de celui déjà approuvé par le Sénat, il sera soumis à un nouveau à son vote dès jeudi. Il devra ensuite être promulgué par le président Donald Trump.
La Banque populaire de Chine (PBoC) a encore baissé le niveau de ses taux re-lending et re-discouting de 25 points de base. Cette décision, attendue, doit permettre de réduire le coût d’emprunt des PME et du secteur agricole. Les marchés actions chinois ont salué mercredi cette annonce. Les investisseurs étaient également rassurés par l’indice PMI Caixin Markit manufacturier ressorti au-delà des attentes à 51,2, en ligne avec l’indice PMI officiel publié hier et confirmant une tendance favorable à la reprise.
Après la Croatie, au premier semestre, l’Allemagne a pris, ce mercredi pour six mois, la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne, avec un agenda particulièrement chargé, dont dès ce mois-ci les discussions sur le plan de relance commun de 750 milliards d’euros. Ce plan n’est pas le seul défi auquel la chancelière allemande va devoir faire face puisqu’elle devra aussi affronter la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE et les tensions commerciales avec les Etats-Unis, cela dans un contexte économique inédit depuis la Seconde guerre mondiale
Steinhoff International s’attend à devoir débourser plus de 9 milliards d’euros d’indemnités ou de dommages et intérêts en raison du scandale comptable qui l’a ébranlé, indique le rapport annuel publié mercredi par le distributeur sud-africain. Le groupe est en train d’examiner les procédures judiciaires. Une augmentation de capital n’est pas exclue pour pouvoir couvrir une partie de ces coûts. Après une restructuration de sa dette l’année dernière, qui s'élevait alors à 9,6 milliards d’euros, Steinhoff a annoncé que la deuxième phase de son plan de retour à la normale, soit le traitement des plaintes en justice, était désormais son objectif principal. Les déboires judiciaires de Steinhoff, propriétaire de plus de 40 enseignes, ont débuté en décembre 2017.