L’activité manufacturière reprend progressivement en zone euro, et n’a pas été aussi mauvaise qu’attendu en juin, grâce à la levée progressive des mesures de confinement dans la majorité des pays, montrent les résultats définitifs des enquêtes d’IHS Markit. Ainsi, l’indice PMI manufacturier a progressé à 47,4 en juin, après 39,4 en mai, dépassant une première estimation à 46,9, tandis que l’indice mesurant l'évolution de la production est remonté à 48,9, après 35,6. Avec ces signes encourageant, l’indice mesurant les perspectives de production à un horizon de 12 mois est aussi remonté à 57,3 en juin, après 44,6 en mai.
Le principal fonds de pension suédois, AP7, a annoncé mardi avoir été victime la veille d’un hoax, un faux communiqué annonçant sa sortie des énergies fossiles, repris par différentes agences de presse et médias (dont L’Agefi). Les militants du groupe Extinction Rebellion ont revendiqué la responsabilité de ce piratage qui utilisait un site Internet répliquant celui d’AP7. « Extinction Rebellion veut mettre en lumière ces investissements ridicules », a déclaré le groupe dans un communiqué mardi, diffusé par l’AFP. AP7 a de son côté indiqué qu’il allait prévenir la police et étudier les éventuelles suites à engager.
La France devra procéder à un examen sans précédent des dépenses publiques une fois la crise du coronavirus passée afin d'éviter une spirale d’endettement dangereuse, a prévenu la Cour des comptes dans son rapport annuel sur la situation et les perspectives des finances publiques. Un rebond de l'économie l’an prochain ne suffira pas à ramener la dette à son niveau d’avant crise au cours de la prochaine décennie. Le gouvernement, qui s’attend à une contraction de 11% du produit intérieur brut (PIB) cette année, un creusement du déficit public à 11,4% du PIB et à une dette publique à 120,9% du PIB, compte sur la croissance pour garder la dette sous contrôle et exclut une augmentation des impôts.
L’inflation est repartie légèrement à la hausse en juin en zone euro avec les prix de l’énergie et la levée progressive des mesures de confinement, alors que la collecte de données s’améliore également. Le taux annuel d’inflation ressort à 0,3% en juin, après 0,1% en mai, selon l’estimation préliminaire Eurostat. Le consensus Dow Jones Newswires tablait sur un taux annuel d’inflation de 0,1% pour juin. Les prix de l'énergie ont crû de 1,7% par rapport au mois précédent, ramenant leur baisse sur un an de 11,9% à 9,4%. Toutefois, alors que le chômage devrait continuer d’augmenter ces prochains mois, l’inflation ne devrait pas s’approcher de l’objectif de la BCE (2%) à court terme.
Une reprise rapide de l’économie allemande est peu probable, selon une enquête menée par DIHK auprès de 8.500 entreprises outre-Rhin. Quatre entreprises sur cinq interrogées attendent une baisse de leur chiffre d’affaires cette année. Une reprise en V est donc exclue. Et ce même si l’économie a dépassé son point bas, selon l’institut de conjoncture DIW qui note des effets positifs du déconfinement sur la consommation et la production. Il anticipe une contraction de l’économie de 12% au deuxième trimestre par rapport au premier. Selon l’enquête de DIHK, le PIB allemand devrait chuter de 10% cette année.
Les chefs d’Etat du G5 Sahel (France, Burkina Faso, Mali, Niger et Tchad), réunis ce mardi en Mauritanie, ont souligné le «besoin d’intensification du combat sur tous les fronts des forces nationales et internationales contre les groupes terroristes». Etaient réunis à Nouakchott, à l’invitation du président mauritanien Mohamed Cheikh El Ghazouani, le président français Emmanuel Macron et ses homologues du Burkina Faso Roch Marc Christian Kaboré, du Mali Ibrahim Boubacar Keita, du Niger Issoufou Mahamadou et du Tchad Idriss Déby. Le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez était également présent.
Le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, a affirmé mardi que la réouverture de l'économie américaine et le rebond des dépenses et des embauches qui l’a accompagnée au printemps - s'était produite plus tôt que les responsables de la banque centrale l’avaient anticipé. Mais il a ajouté que la volonté de lever les restrictions sur les activités commerciales comportait d’autres risques, comme en témoigne l’augmentation récente des contaminations au coronavirus et des hospitalisations dans les États du Sud et du Sud-Ouest des États-Unis. Il s’exprimait aux côtés du secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, dans le cadre des auditions trimestrielles liées au plan d’aide de 2.000 milliards de dollars approuvé par le Congrès en mars. Le Trésor a reçu dans ce cadre 450 milliards de dollars pour couvrir les pertes des programmes de prêts d’urgence gérés par la Fed. La banque centrale américaine a mis en place neuf programmes de prêts d’urgence différents, dont plusieurs pour soutenir les prêts aux entreprises et aux collectivités locales.
Une reprise rapide de l’économie allemande est peu probable, selon une enquête menée par DIHK auprès de 8.500 entreprises outre-Rhin. Deux-tiers d’entre-elles n’attendent pas de retour à la normale avant 2021, précise l’association des chambres de commerce. Quatre entreprises sur cinq interrogées attendent une baisse de leur chiffre d’affaires cette année.
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié mardi son deuxième rapport statistique sur la mise en œuvre des normes par le Forum mondial sur la transparence et l'échange d’informations fiscales afin d’éradiquer le secret bancaire comme le souhaitent les pays du G20. Et elle constate d'énormes progrès dans la lutte contre l'évasion fiscale à laquelle participent de plus en plus d’Etats. Ainsi, 97 pays ont procédé à un échange automatique d’informations en 2019, permettant à leurs autorités fiscales d’obtenir des données sur 84 millions de comptes financiers détenus à l'étranger par leurs résidents, couvrant un actif total de 10.000 milliards d’euros. Cela représente une augmentation significative par rapport à l’année 2018, au cours de laquelle avaient été échangées des informations sur 47 millions de comptes financiers, représentant 5.000 milliards d’euros.
L’inflation est repartie légèrement à la hausse en juin en zone euro avec les prix de l’énergie et la levée progressive des mesures de confinement liées au coronavirus alors que la collecte de données s’améliore également. Le taux annuel d’inflation ressort à 0,3% en juin, après 0,1% en mai, selon l’estimation préliminaire publiée par Eurostat. Les économistes interrogés par Dow Jones Newswires tablaient sur un taux annuel d’inflation de 0,1% pour juin. Les prix de l'énergie ont crû de 1,7% par rapport au mois précédent, ramenant leur baisse sur un an de 11,9% à 9,4%. Toutefois, alors que le chômage devrait continuer d’augmenter dans les prochains mois et que la production devrait rester sous le niveau de fin 2019 pour encore une longue période, l’inflation ne devrait pas s’approcher de l’objectif de la BCE (2%) à court terme, soulignent les économistes d’ING. De fait, l’indice des prix à la consommation de base, qui exclut notamment l'énergie et les produits alimentaires, est ressorti en hausse de 0,8% sur un an en juin, contre 0,9% en mai, signe que les tensions inflationnistes devraient rester faibles même si l'économie revient à la normale.
La Banque des règlements internationaux (BRI) exhorte dans son rapport annuel les banques centrales à expliquer comment elles envisagent de réduire les mesures massives de soutien prises pour faire face à la crise liée au coronavirus tout en avertissant des marchés financiers devenus trop complaisants face à l’ampleur de la crise.
La France devra procéder à un examen sans précédent des dépenses publiques une fois la crise du coronavirus passée afin d'éviter une spirale d’endettement dangereuse, a prévenu la Cour des comptes dans son rapport annuel sur la situation et les perspectives des finances publiques. La Cour des comptes estime qu’un rebond de l'économie l’an prochain ne suffira pas à ramener la dette à son niveau d’avant crise au cours de la prochaine décennie. Le gouvernement, qui s’attend à une contraction de 11% du produit intérieur brut (PIB) cette année, un creusement du déficit public à 11,4% du PIB et à une dette publique à 120,9% du PIB, compte sur la croissance pour garder la dette sous contrôle et exclut une augmentation des impôts.
Les investisseurs immobiliers de Blackstone Group se lancent dans le show business, écrit le Wall Street Journal. Ils le font non pas en réalisant des films ou des émissions télé, mais en acquérant des sociétés de production et autres structures immobilières où des entreprises comme Netflix et Walt Disney créent du contenu. Blackstone a pris 49 % d’une société qui détiendra trois studios de film et cinq bâtiments de bureaux adjacents à Hollywood, valorisant les biens à 1,65 milliard de dollars. L’actuel propriétaire, Hudson Pacific Properties, conservera 51 % de l’entreprise et continuera à gérer les biens. Netflix, CBS et Walt Disney sont clients de ces structures.
Gimv a acquis une participation «significative» dans Televic, un fournisseur de systèmes de communication pour des marchés tels que les soins de santé, l'éducation, le secteur ferroviaire et les solutions de conférence. Les actionnaires actuels resteront au capital en conservant la majorité. L’opération doit permettre à Televic de poursuivre sa croissance au niveau international et renforcer sa position. Fondé en 1946 Televic est un fabricant belge de systèmes radio professionnels et emploie actuellement 950 personnes pour un chiffre d’affaires d’environ 130 millions d’euros. Les détails financiers de l’opération sont restés confidentiels.
BlackRock Investment Institute a annoncé ce 29 juin surpondérer son exposition aux actions européennes. «La riposte de l’Europe face au choc pandémique a été lente à se mettre en place, mais la région est finalement parvenue à aligner une batterie impressionnante de mesures budgétaires et monétaires qui devraient permettre à son économie de surmonter la crise. La zone euro a également réussi à freiner la croissance du coronavirus, ce qui augure bien du redémarrage de son activité. Nous estimons que ces deux facteurs soutiendront l'économie et les marchés européens dans les mois à venir», écrivait récemment l’institut de recherche du géant américain de la gestion d’actifs dans ses perspectives semestrielles. Il ajoute même que «le rythme de la reprise au second semestre pourrait bien dépasser celui d’autres régions, y compris les États Unis». Selon l’agence Reuters, BlackRock a en revanche abaissé sa recommandation sur les actions américaines à «neutre» en arguant de la disparition progressive du soutien budgétaire, de la prolongation de l'épidémie ainsi que du regain de tension entre les Etats-Unis et la Chine. Il a aussi revu à la baisse son conseil sur les actions des marchés émergents à «sous-pondérer» en soulignant les inquiétudes suscitées par la pandémie et les capacités limitées de soutien de nombreux pays de cette catégorie.
Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé une enveloppe de 300 millions d’euros de revalorisations aux médecins hospitaliers lundi après-midi, dans le cadre des négociations du «Ségur de la santé», selon Les Echos. La cristallisation des discussions doit avoir lieu cette semaine, et se traduire dans un projet d’accord d’ici à la réunion multilatérale de vendredi, avec l’animatrice du Ségur, Nicole Notat. Le ministre a promis 6 milliards d’euros aux paramédicaux la semaine dernière, mais ils sont 1,2 million de salariés de la fonction publique hospitalière et plusieurs centaines de milliers de paramédicaux dans les cliniques, contre environ 45.000 praticiens hospitaliers en équivalent temps plein.
Emmanuel Macron a rejeté lundi matin la proposition qui avait été faite par la convention citoyenne pour le climat de taxe de 4% sur les dividendes. «Mettre sur tous les investissements une taxe, c’est réduire notre chance d’attirer l’investissement supplémentaire», a déclaré le président de la République depuis l’Elysée. Cette taxe aurait été appliquée sur les entreprises versant plus de 10 millions d’euros de dividendes par an. Le premier gouvernement de François Hollande avait créé une taxe sur les dividendes de 3% en 2012 mais celle-ci, invalidée par la Justice, a été supprimée en 2018. Emmanuel Macron a toutefois annoncé que 15 milliards d’euros supplémentaires seraient injectés sur deux ans pour la conversion écologique de l'économie française, au lendemain d’une vague écologiste au second tour des élections municipales. Un projet de loi reprenant la quasi-intégralité des 149 propositions de la Convention sera présenté d’ici la fin de l'été, a aussi annoncé le président.
La société Cérès Finance et son gérant, Patrick Thierry, ont été sanctionnés par La Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Dans une décision datée du 26 juin, celle-ci a prononcé des sanctions pécuniaires de, respectivement, 20.000 et 80.000 euros à l’encontre de Cérès Finance et de Patrick Thierry, ainsi qu’une interdiction temporaire d’exercer l’activité de conseiller en investissements financiers pendant cinq années à l’encontre de chacun de ces mis en cause, indique-t-elle dans un communiqué lundi. Les griefs reprochés à Cérès Finance, conseiller en investissements financiers, avaient trait «à la commercialisation de trois produits d’investissements en Outre-Mer ainsi qu’à un défaut de diligence et de loyauté pendant la procédure de contrôle», précise l’AMF.
L’Union européenne a officiellement prolongé lundi de six mois, jusqu’au 31 janvier 2021, les sanctions prises contre la Russie en raison du conflit en Ukraine. La décision avait été prise le 19 juin lors d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE après examen de l’application des accords de Minsk, censés ramener la paix dans l’est de l’Ukraine après l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014. «Etant donné qu’une pleine mise en oeuvre n’a pas encore été atteinte, les dirigeants de l’UE ont pris la décision politique de renouveler les sanctions économiques contre la Russie», déclare le Conseil européen dans un communiqué.
La Banque centrale européenne (BCE) a respecté le principe de proportionnalité dans la mise en oeuvre de son principal programme de soutien au crédit, assure Olaf Scholz, le ministre allemand des Finances, dans une lettre au président du Bundestag, la chambre basse du parlement. Cette lettre doit lever les incertitudes surl’avenir de la stratégie d’assouplissement quantitatif(quantitative easing, QE) de la BCE, qui consiste à acheter massivement des obligations sur les marchés financiers dans le but d’assurer le maintien de taux d’intérêt très faibles. La Cour constitutionnelle allemande a jugé début mai que le Programme d’achats du secteur public (PSPP) outrepassait le mandat de la BCE et a ordonné à la Bundesbank, la banque centrale allemande.
Le commissaire européen au Commerce, Phil Hogan, a annoncé lundi qu’il ne briguerait pas le poste de directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), après avoir dit début juin qu’il envisageait cette possibilité. Sa candidature à l’OMC semblait compromise par ses positions prises lors de son précédent poste de commissaire à l’Agriculture (2014-2019) qui ont pu mécontenter certains Etats membres. Phil Hogan avait déclaré qu’il étudiait la possibilité de seporter candidat à la tête de l’OMC alors que le brésilien Roberto Azevedo, quittera ses fonctions début septembre, un an avant la fin de son mandat.
A la suite du scandale Wirecard, Deutsche Boerse, l’opérateur de la Bourse de Francfort, a annoncé ce lundi l’ouverture de réflexions pour adapter les procédures d’admission à ses différents indices DAX. « La confiance dans les marchés des capitaux a manifestement souffert ces derniers jours », a reconnu Deutsche Boerse dans un communiqué. « Les propositions de modification du règlement du DAX seront examinées avec les participants au marché dans le cadre du processus de consultation habituel », a poursuivi la Bourse de Francfort, sans donner de calendrier.