Vague. Fitch Ratings indique qu’après une première vague désormais achevée d’actions de notation relatives au coronavirus, les notations ne sont nullement stabilisées. L’agence souligne que les actions printanières se sont largement concentrées dans les secteurs des loisirs, du transport, du pétrole et du gaz, de la distribution de détail et des biens manufacturiers. Plus de 80 % des émetteurs concernés par la revue initiale restent sous surveillance ou perspective négatives et « l’histoire indique que 50 % à 60 % d’entre elles connaîtront de nouvelles dégradations d’ici à 12 mois ». Ce qui laisse à penser, pointe Fitch, que « plusieurs centaines d’abaissements pourraient rester à venir ».
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés au sein du groupe Opep+ vont assouplir à partir d’août leur pacte de baisse de leur production de pétrole, a déclaré mercredi le ministre saoudien de l’Energie, le prince Abdoulaziz ben Salman. Cet accord a permis de réduire la production pétrolière de l’Opep+ de 9,7 millions de barils par jour (bpj) depuis mai, soit 10% de l’offre mondiale, alors que la crise du coronavirus a fait plonger la demande mondiale d’un tiers. Au-delà du mois de juillet, la limitation de l’offre sera progressivement ramenée à 7,7 millions de bpj d’ici décembre. Les documents internes à l’organisation cités par Reuters montrent que les baisses de production seront limitées à environ 8,54 millions de bpj en août et en septembre.
La banque japonaise Nomura a annoncé la fermeture de son entité de recherche actions aux Etats-Unis, Instinet. Cela fait suite à la décision de de la banque d’investissement du groupe de ne plus assurer ce service en interne. Selon l’agence Bloomberg, la douzaine de salariés d’Instinet, analystes boursiers pour la plupart, ont été licenciés. Nomura a, dans le même temps, déclaré que ses clients pourraient accéder à l’analyse par Wolfe Research, une société basée à New York, dans le cadre d’un «accord d’alliance stratégique».
La Banque du Japon (BoJ) a maintenu sa politique monétaire inchangée mercredi, marquant une pause après avoir renforcé son soutien à l’économie via ses programmes de rachats d’actifs à deux reprises (en mars et en avril) cette année. Elle a toutefois prévenu que l’incertitude sur les perspectives était «extrêmement élevée» à cause de différents risques, dont une possible nouvelle vague massive de contaminations au coronavirus dans le pays. «L'économie japonaise devrait s’améliorer graduellement à partir du second semestre. Mais le rythme du rétablissement sera modéré…», précise son rapport trimestriel sur les perspectives économiques.
Les prix à la consommation au Royaume-Uni ont augmenté en juin de 0,6% sur un an contre +0,5% en mai, les divertissements, jeux et vêtements ayant tiré les prix vers le haut, selon les chiffres publiés hier par l’Office national des statistiques (ONS). Les économistes tablaient sur une hausse limitée à 0,4%. En revanche, les prix alimentaires ont reculé, en particulier ceux des légumes. Si le coût des matières premières reste largement en baisse sur un an, il a enregistré une remontée le mois dernier à cause d’un rebond record des cours du pétrole brut.
Les créations d’entreprises ont progressé de 38,2% en juin selon les données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables, après un bond de 59,6% en mai, ce qui leur permet de retrouver le niveau d’avant-crise, a indiqué mercredi l’Insee. Les créations d’entreprises classiques ont augmenté de 43,2% en juin et les immatriculations de micro-entrepreneurs de 33,6%. La hausse la plus forte concerne les activités d’hébergement et de restauration (+75,3%), essentiellement dans les activités de restauration rapide, précise l’Insee.
En désavouant la Commission face à l'Irlande et Apple, la justice européenne limite sa capacité à pousser l'harmonisation fiscale par le biais des règles de concurrence.
De nouveaux pays pourraient être contraints d’ouvrir des négociations avec leurs créanciers cette année, la crise provoquée par le coronavirus accentuant la pression sur des gouvernements déjà en difficulté face au remboursement de leur dette, estiment des dirigeants de la banque d’affaires Lazard. Elle s’emploie à décrocher de nouveaux mandats après avoir déjà obtenu ceux de l’Argentine et du Liban. L'équipe dette souveraine de Lazard a également été recrutée par la Zambie et l’Equateur cette année. Le recul des cours des matières premières, en particulier ceux du pétrole, grands pourvoyeurs en devises étrangères, fait partie des facteurs qui pourraient conduire à de nouvelles restructurations de dette, explique le numéro un de Lazard en France Jean-Louis Girodolle, cité par Reuters.
Malgré sa défaite face à Apple devant le Tribunal de l’Union européenne, la Commission von der Leyen a présenté hier les premiers éléments de sa politique fiscale.
Les impôts de production payés par les entreprises installées en France baisseront de 20 milliards d’euros au cours des deux prochaines années, a annoncé mercredi Bruno Le Maire. «Ce sera une baisse massive, deux fois 10 milliards d’euros. Dix milliards d’euros en 2021, 10 milliards d’euros en 2022», a dit le ministre de l’Economie sur France 2. «Si vous voulez que les entreprises industrielles s’installent sur les territoires, il ne faut pas qu’elles paient, avant même qu’elles fassent des bénéfices, cinq fois plus d’impôts de production qu’en Allemagne.» «Produire en France sera moins cher, c’est aussi simple que ça», a-t-il ajouté.
Les principaux actionnaires de NIBC Holding, le fonds J.C.Flowers et Reggeborgh Invest on accepté l’offre de rachat de Blackstone de la banque néerlandaise NIBC Holding à 1 milliard d’euros, soit 7 euros par action (7,53 euros avec la prise en compte du dividende pour 2019). Ce prix se révèle inférieur de 250 millions d’euros à la précédente offre 1,3 milliard d’euros atteints en février dernier. Cette baisse de prix est due aux conséquences du Covid-19, qui a affecté le secteur bancaire européen.
Le géant technologique américain Apple a remporté mercredi une victoire face à la Commission européenne. Dans une décision rendue ce jour, le Tribunal de l’Union européenne a indiqué avoir annulé la décision de Bruxelles qui avait demandé le remboursement à l’Irlande de 13 milliards d’euros d’avantages fiscaux jugés indus. La Commission avait alors jugé que les avantages fiscaux accordés à Apple par Dublin entre 2003 et 2014 constituaient une aide d’Etat illégale.
Citant la nouvelle loi de sécurité nationale imposée par la Chine à Hong Kong le mois dernier, Donald Trump a signé mardi un décret présidentiel destiné à mettre fin au traitement économique spécial qui a contribué à faire de la ville l’un des principaux pôles financiers mondiaux.
Angela Merkel a dit lundi ne pas être en mesure de garantir que les Etats membres de l’Union parviendront à un accord sur le fonds de relance européen, lors d’un Conseil qui aura lieu à la fin de la semaine. L’Italie et l’Allemagne sont d’accord sur la structure des propositions de l’UE, a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse. La réponse à apporter à la crise due au coronavirus a de nouveau mis en lumière des divergences entre les Vingt-Sept, avec d’un côté Paris, Berlin ou Rome qui sont favorables à l’idée de simples transferts budgétaires aux Etats les plus touchés, et, de l’autre, les Etats dits «frugaux» - Autriche, Pays-Bas, Danemark et Suède - qui préfèrent l’option de prêts remboursables.
Singapour est entré en récession au deuxième trimestre, l’activité économique plongeant de 41,2% par rapport au trimestre précédent, selon des données préliminaires publiées mardi. Par rapport à l’année précédente, l'économie est en recul de 12,6% entre avril et juin, selon les chiffres du ministère du Commerce. L'économie de Singapour, très dépendante du commerce international, a été durement affectée par les mesures strictes imposées pour lutter contre la pandémie. Les données publiées mardi signalent un deuxième trimestre de contraction de l'économie, ce qui signifie que Singapour est entré en récession pour la première fois depuis plus d’une décennie.
Le Japon accuse la Chine de faire avancer ses revendications territoriales en marge de la pandémie, indique-t-il dans son rapport annuel sur la défense, approuvé mardi par le gouvernement du Premier ministre Shinzo Abe. Le document décrit des intrusions «incessantes» dans des eaux entourant un groupe d'îlots revendiqués par les deux pays en mer de Chine orientale, qui porte des noms distincts au Japon et en Chine. Il dénonce aussi la création par Pékin d’entités administratives en mer de Chine méridionale autour d’archipels contestés. Les critiques formulées par le Japon font écho à des commentaires similaires effectués aux Etats-Unis, lesquels mènent comme la Chine des manoeuvres militaires en mer de Chine méridionale et rejettent les revendications territoriales de Pékin.
Le moral des investisseurs en Allemagne s’est dégradé plus que prévu depuis juillet, selon l’enquête mensuelle de l’institut ZEW, dans un climat d’inquiétudes quant à une possible résurgence de l'épidémie. L’indice du sentiment des investisseurs a reculé à 59,3 après 63,4 en juin. Les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un indice à 60,0. Un indice distinct mesurant l'évolution du jugement des investisseurs sur la situation économique actuelle est ressorti bien en deçà des attentes à -80,9 après -83,1 en juin et -65,0 attendu.
L'économie chinoise a probablement enregistré une légère croissance au deuxième trimestre grâce à la levée progressive des mesures de confinement et aux mesures de relance adoptées par le gouvernement, selon une enquête Reuters publiée mardi. Le produit intérieur brut (PIB) de la Chine aurait augmenté de 2,5% sur la période avril-juin en variation annualisée après avoir chuté de 6,8% au premier trimestre. Les prévisions des 55 analystes interrogés par Reuters s'échelonnent d’une contraction de 3,1% du PIB à une croissance de 4,0%, reflet de l’incertitude sur le rythme de la reprise de la deuxième économie mondiale. D’un trimestre sur l’autre, la croissance aurait été de 9,6% en avril-juin contre une baisse de 9,8% de janvier à mars. Selon les analystes, la reprise reste fragile, en raison de la recrudescence de l'épidémie et des nombreuses pertes d’emplois.
Le Premier ministre Jean Castex et les représentants syndicaux ont signé lundi les accords de revalorisation salariale du personnel hospitalier conclus dans le cadre du «Ségur de la santé», vaste concertation entamée en pleine crise sanitaire du coronavirus. «Cet accord historique se veut d’abord une reconnaissance considérable à l'égard de celles et ceux qui ont été en première ligne, a déclaré le chef du gouvernement. Je n’ai pas de mal à dire qu’en ce sens, au-delà de la reconnaissance pour leur action, il s’agit d’une forme de rattrapage par rapport à des années de retard.» Le nouveau Premier ministre a salué les discussions avec les syndicats, qui, après six semaines, ont majoritairement approuvé cet accord sur 7,5 milliards d’euros devant permettre d’augmenter les salaires et de revoir les grilles de traitement des personnels paramédicaux et non médicaux. Une revalorisation des heures supplémentaires et du travail de nuit ou des jours fériés est envisagée, tout comme des recrutements, potentiellement 15.000 a avancé Olivier Véran, ministre de la Santé.
Les responsables de la zone euro ont donné leur feu vert à l’entrée de la Bulgarie et la Croatie dans le mécanisme de taux de change européen, dit MCE II, une étape préliminaire pour l’adoption par les deux pays de l’euro, a annoncé vendredi la Banque centrale européenne (BCE) dans un communiqué. Les deux pays d’Europe de l’Est vont aussi rejoindre l’union bancaire européenne, ce qui placera leurs banques sous la supervision de la BCE à partir du 1er octobre. La Bulgarie et la Croatie participeront au MCE II pendant environ deux ans avant d’entamer les préparatifs pratiques, qui durent environ un an, pour rejoindre la zone euro. Ainsi, les deux pays ne devraient adhérer à l’euro qu’en 2023, au plus tôt. Le taux pivot du lev bulgare a été fixé à 1,95583 contre l’euro, tandis que celui de la kuna croate a été fixé à 7,53450, a signalé la BCE.
Le groupe d’infrastructures Atlantia est prêt à céder le contrôle de sa filiale d’autoroutes Autostrade per l’Italia, selon Reuters, qui cite des sources proches du dossier. Le groupe, contrôlé par la famille Benetton, a donné mandat à son PDG pour proposer d’ici lundi au gouvernement de nouvelles concessions, y compris l’abandon du contrôle de sa filiale, a indiqué une source. Atlantia serait prête à abaisser sa participation dans Autostrade à moins de 50% via une augmentation de capital ouverte à de nouveaux actionnaires et aux actionnaires actuels, à l’exclusion d’Atlantia. Atlantia a refusé de commenter. Le gouvernement italien a menacé de retirer la concession autoroutière à Autostrate, mis en cause dans l’effondrement du pont Morandi, qui a fait 43 morts en août 2018 à Gênes.
La Grande-Bretagne va investir 705 millions de livres (788 millions d’euros) dans le développement des infrastructures frontalières pour assurer la fluidité des échanges après l’expiration, à la fin de l’année, de la période de transition convenue avec l’Union européenne, a annoncé dimanche Michael Gove, le ministre du bureau du cabinet. Le gouvernement britannique a promis de présenter prochainement ses projets au sujet du dispositif frontalier.
L’Agence internationale de l'énergie (AIE) a revu en hausse vendredi ses prévisions de demande mondiale de pétrole pour cette année. La demande, qui a moins diminué que prévu au deuxième trimestre, devrait se situer à 92,1 millions de barils/jour (mbj), soit 400.000 barils de plus que les projections du mois dernier, selon le rapport mensuel de l’AIE. Malgré cette annonce positive, les cours baissaient à nouveau de 2% vendredi. En juin, suite aux réductions de 9,7 mbj décidées avec d’autres partenaires début avril, la production des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) est tombée à un niveau moyen de 22,6 mbj.
Le président sortant Andrzej Duda, allié du parti nationaliste au pouvoir Droit et Justice (PiS), était donné dimanche soir en tête avec une légère avance du second tour de l'élection présidentielle par un sondage de sortie des urnes. L’issue de cette élection, qui voit le président sortant opposé au maire libéral de la capitale, Rafal Trzaskowski, va influer sur les futures relations de Varsovie avec Bruxelles, tendues depuis trois ans du fait des craintes du bloc communautaire sur le respect de la règle de droit dans le pays.