CCR Re a placé 300 millions d’euros d’obligations subordonnées Tier 2, une première pour le réassureur, qui a attiré plus de 150 investisseurs et 1,5 milliard de demandes, indiquent ses banques (HSBC, Natixis, CACIB). Le succès de cette émission inaugurale de maturité 2040 (call 2030, notation BBB+, coupon de 2,875%) lui permet de sortir avec un rendement très modéré de 310 points de base au-dessus du taux mid-swap. Et d’améliorer sa solvabilité en diversifiant ses sources de financement.
Le plan de suppressions de postes en France annoncé en juin par Nokia est «inacceptable en l'état», a déclaré mercredi, sur Twitter, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie Agnès Pannier-Runacher, à l’issue d’une manifestation des salariés de l'équipementier télécoms finlandais à Paris. Nokia a annoncé le mois dernier son intention de supprimer 1.233 emplois dans sa filiale française Alcatel-Lucent International, soit un tiers des effectifs. Ces suppressions de postes concernent la R&D et les fonctions centrales mais pas les trois filiales françaises Radio Frequency Systems (RFS), Nokia Bell Labs France (NBLF) et Alcatel Submarine Networks (ASN), a précisé le groupe dans un communiqué. Nokia affirme être libéré des engagements pris, notamment en termes d’emplois, lors du rachat d’Alcatel-Lucent en 2015.
La chancelière allemande Angela Merkel a appelé les Européens à la solidarité, mercredi à Bruxelles, et à une adoption dès cet été du plan de relance massif destiné à sortir de la crise. Après une réunion avec les chefs des institutions européennes, Charles Michel (Conseil), Ursula von der Leyen (Commission) et David Sassoli (Parlement), ils ont déclaré «essentiel que les chefs d'État et de gouvernement s’entendent lors du prochain sommet» des 17-18 juillet. Ce sommet extraordinaire, à Bruxelles, sera le premier réunissant physiquement les dirigeants des 27 pays de l’UE depuis le début de la pandémie. Ils devront se prononcer à l’unanimité sur le plan de relance de 750 milliards d’euros proposé par la Commission européenne. Cette proposition est adossée au budget à long terme de l’Union européenne (2021-2027), d’un montant de 1.100 milliards d’euros.
Les Bourses européennes ont clôturé en recul mercredi, la poursuite de la propagation du coronavirus faisant craindre aux investisseurs une reprise de l'économie mondiale plus lente qu’espéré. L’indice Stoxx Europe 600 a perdu 0,7%, à 366,4 points. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 ont cédé tous deux 1,2%. A Francfort, le DAX 30 a reculé de 1%, et à Londres, le FTSE 100 a perdu 0,5%. La reprise économique naissante perd de la vitesse aux Etats-Unis, la nouvelle vague de coronavirus poussant les entreprises à réduire leurs activités ou à se restructurer dans plusieurs grands Etats et les consommateurs à se confiner à nouveau.
Le redressement de l'économie américaine après la crise provoquée par l'épidémie de coronavirus pourrait être plus long que prévu et les demandes d’accès au dispositif de prêts aux PME pourraient croître avec le temps, a estimé mercredi le président de la Réserve fédérale de Boston, Eric Rosengren. Plus de 400 établissements de crédit se sont manifestés ou s’apprêtent à adhérer à ce programme créé en avril dernier, a précisé Eric Rosengren dans une interview. Aucun prêt n’avait encore été accordé la semaine dernière, a-t-il dit. «Il y a en fait beaucoup d’entreprises qui ont été durement perturbées par la pandémie», a ajouté le président de la Boston Fed, qui administre le programme.
Le ministre des Finances britannique Rishi Sunak a annoncé mercredi de nouvelles mesures totalisant 30 milliards de livres pour relancer l’économie et éviter que la crise ne soit aggravée par une explosion du chômage. Devant le Parlement, il a détaillé un plan dont les principales nouveautés portent sur l’emploi.
Le Premier ministre français, Jean Castex, a déclaré mercredi devant l’Assemblée nationale que le gouvernement ne renoncerait pas à la réforme de fond des retraites, contestée pendant des mois l’hiver dernier.
De nouvelles données sur l’imposition des entreprises publiées mercredi par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) confirment que les grandes multinationales ont tendance à déclarer leurs profits dans des pays à la fiscalité avantageuse plutôt que dans ceux où elles réalisent la majeure partie de leur activité. En moyenne, les opérations déclarées dans ces pôles à faible imposition recouvrent 25% des bénéfices du groupe, pour seulement 4% des effectifs et 11% des actifs corporels.
L’Insee se veut plus optimiste sur l’économie française. L’institut statistique, qui a publié ce matin sa dernière note de conjoncture, anticipe un fort rebond au deuxième semestre après le creux sans précédent enregistré sur la première moitié de l’année du fait du confinement mis en place pour ralentir la propagation du nouveau coronavirus.
La Commission européenne a approuvé mercredi le projet allemand de constituer un fonds plafonné à 500 milliards d’euros pour aider les entreprises affectées par les conséquences économiques de la pandémie. Le plan allemand «garantit que l’Etat est suffisamment rémunéré pour les risques que les contribuables supportent», a précisé Margrethe Vestager, vice-présidente de la Commission chargée de la concurrence.
Les spécialistes des paiements Worldline et Ingenico ont annoncé ce matin avoir déposé plusieurs documents clés auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) concernant leur futur rapprochement. Worldline a déposé le projet de note d’information relative à son offre publique d’achat (OPA) visant les titres Ingenico tandis qu’Ingenico a déposé son projet de note en réponse relative à cette même offre. «Le conseil d’administration d’Ingenico a rendu à l’unanimité un avis motivé favorable sur l’offre», ont précisé les deux sociétés.
Le ministre de l'économie argentin Martin Guzman a déclaré lors d’un entretien à la radio locale Radio Con Vos que le sort des négociations sur la restructuration dela dette argentine de 65 milliards de dollars était désormais entre les mains de sescréanciers. Le gouvernement a formulé une «offre finale» à ungroupe de sociétés de gestiondétentricesd’obligations souveraines de l'état argentin, qui détient plus de 25% des obligations souveraines argentinesémises après 2016 et plus de 15% des obligations «Exchange» du pays. Ce groupe inclut notamment BlackRock, Amundi et Fidelity et avait rejeté un premier plan de restructuration de la dette soumis par les autorités du pays le 17 avril. La nouvelle offre du gouvernement améliore entre autres les termes de paiement de la dette et donne davantage de moyens sur le plan judiciaire aux créanciers. Selon Reuters,Martin Guzman s’attend à ce que l’offre soit rejetée par le groupe. Le ministre de l'économie argentine envisage néanmoins de sceller un accord avec une partie des investisseurs dont BlackRock.
La société Arial CNP Assurances dédiée à la retraite collective supplémentaire, et Natixis Interépargne, spécialiste de l’épargne salariale, ont annoncé mardi 7 juillet s’être associés afin de proposer aux entreprises une offre complète d’épargne salariale et retraite. L’objectif de ce partenariat est de proposer aux entreprises de toutes tailles une gamme de solutions d’épargne salariale et retraite - PEE et PER d’entreprise, aux formats compte-titres et assurantiel. Dont les plans d’épargne retraite (PER) d’entreprise créés par la Loi Pacte.Concrètement, les deux entreprises mettent à disposition une plateforme web et mobile commune qui donne aux salariés de leurs entreprises clientes un point d’entrée unique pour consulter leurs avoirs d’épargne salariale et retraite, réaliser des opérations (versements, rachats, arbitrages, transferts, etc.), ou obtenir des conseils et effectuer des simulations retraite.
La chambre de compensation LCH SA annonce ce mercredi que la Banque européenne d’investissement (BEI) devient membre de €GCPlus, l’offre de collatéral de RepoClear SA. La BEI est la première institution supranationale à devenir membre compensateur de l’entité parisienne du groupe. En plus du service de gestion du repo tripartite en euros, la BEI pourra prochainement bénéficier du service de compensation des obligations d'État sur 13 marchés européens.
Le groupe d’analyses de données Palantir Technologies a annoncé lundi soir avoir déposé de façon confidentielle un dossier d’introduction en bourse (IPO) auprès de la Securities and Exchange Commission SEC), sans préciser s’il envisageait une IPO traditionnelle ou une cotation directe. Son communiqué ne contient pas non plus d’indications sur le nombre d’actions qu’il compte proposer dans le cadre de l’opération, ni sur le montant qu’elle pourrait lever. En 2015, la société a été valorisée à environ 20 milliards de dollars (17,7 milliards d’euros). Son introduction en bourse est attendue depuis plusieurs années.
La Commission européenne a annoncé mardi la prolongation jusqu’au 13 novembre de son enquête sur le projet de fusion entre PSA et Fiat Chrysler. Ce délai a été prolongé «en accord avec les parties», a déclaré une porte-parole de la commissaire à la Concurrence. L’enquête ouverte à la mi-juin devait au départ s'étaler jusqu’au 22 octobre. Le report de l'échéance laisse supposer que les deux constructeurs devront faire des concessions. Les autorités américaines, chinoises, japonaises et russes ont déjà donné leur feu vert à ce rapprochement.
Atlantia a été informé des conditions fixées par le gouvernement italien auxquelles il devra se conformer s’il veut conserver sa concession d’exploitation des autoroutes, a déclaré mardi le président du Conseil Giuseppe Conte. Rome exige notamment que le groupe d’infrastructures réduise de 88% à moins de 50% sa participation dans sa filiale Autostrade, mise en cause dans l’effondrement du pont Morandi, qui a fait 43 morts en août 2018 à Gênes. Autostrade était chargée de l’exploitation de l’ouvrage. «Une procédure de révocation (de la concession) a été mise en place», a déclaré Giuseppe Conte. Il refuse la proposition d’Atlantia de mars dernier, qui prévoyait une indemnisation de 2,9 milliards d’euros pour la catastrophe.
La production industrielle allemande s’est inscrite en hausse de 7,8% en mai par rapport au mois précédent en données corrigées, après un repli de 17,5% en avril, en données révisées, montrent les données de Destatis, l’agence fédérale de la statistique. Les économistes tablaient ssur une hausse de 10% pour mai. Par rapport à mai 2019, la production industrielle allemande s’est inscrite en repli de 19,3%, en tenant compte de l’inflation et des effets calendaires, après avoir fléchi de 25% sur un an en avril, en données révisées.
La Commission européenne prévoit désormais pour la zone euro une récession plus marquée en 2020 et un rebond moins fort que prévu l’an prochain. Elle s’attend cette année à une contraction record de 8,7% du Produit intérieur brut (PIB), avant un rebond de 6,1% en 2021. En mai, ses prévisions étaient respectivement de -7,7% et +6,3%. La Commission dit avoir corrigé ses perspectives de croissance en raison d’une levée moins rapide que prévu des mesures de confinement. Elle a revu en nette baisse ses prévisions pour la France (-10,6%), l’Italie (-11,2%) et l’Espagne (-10,9%), les trois pays de la zone euro les plus durement touchés par la pandémie. En Allemagne, la contraction attendue cette année est passée de -6,5% à -6,3%.
D’après les statistiques gouvernementales, les dépenses des ménages japonais ont reculé en mai de 16,2% en rythme annuel, soit leur plus forte chute depuis que ces données sont disponibles, en 2001. C’est un déclin supérieur à celui anticipé par les analystes (-12,2%), après une baisse de 11,1% en avril. Les consommateurs ont en effet suivi les appels au confinement. Ces données accentuent la pression sur le gouvernement nippon pour qu’il mette en œuvre des mesures supplémentaires de soutien à l'économie afin de rétablir la confiance des entreprises et des consommateurs.
Les efforts de la Réserve fédérale (Fed) pour soutenir le marché du financement face aux répercussions de la pandémie pourraient déstabiliser les marchés financiers, met en garde Oxford Economics. Pour l'économiste Kathy Bostjancic, «ces mesures ont davantage fait augmenter les prix des actifs que l’activité économique ou l’inflation». Selon elle, les niveaux de valorisation observés actuellement sur les marchés montrent que les investisseurs s’attendent à une reprise rapide de l'économie et à ce que la Fed intervienne à la première difficulté. Cette situation, susceptible de fausser les prix des actifs, «fait craindre que les marchés retombent de nouveau dans la crise lorsque (la Fed) aura décidé de retirer le soutien qu’elle accorde actuellement», estime Kathy Bostjancic.
La Commission européenne a annoncé ce mardi la prolongation jusqu’au 13 novembre de son enquête sur le projet de fusion entre PSA et Fiat Chrysler. Ce délai a été prolongé «en accord avec les parties», a déclaré une porte-parole de la commissaire à la Concurrence. L’enquête ouverte à la mi-juin devait au départ s'étaler jusqu’au 22 octobre. Le report de l'échéance laisse supposer que les deux constructeurs devront faire des concessions. Les autorités américaines, chinoises, japonaises et russes ont déjà donné leur feu vert à ce rapprochement.
La production industrielle allemande s’est inscrite en hausse de 7,8% en mai par rapport au mois précédent, en données corrigées de l’inflation, des variations saisonnières et des effets calendaires, après un repli de 17,5% en avril, en données révisées, montrent les données publiées ce matin par Destatis, l’agence fédérale de la statistique. Les économistes tablaient en moyenne sur une hausse de 10% pour mai. Par rapport à mai 2019, la production industrielle allemande s’est inscrite en repli de 19,3%, en tenant compte de l’inflation et des effets calendaires, après avoir fléchi de 25% sur un an en avril, en données révisées.
Une récession plus marquée en 2020 et un rebond moins fort que prévu l’an prochain, telles sont les nouvelles prévisions publiées ce matin par la Commission européenne pour la zone euro.
Le groupe d’analyses de données Palantir Technologies a annoncé lundi soir avoir déposé de façon confidentielle un dossier d’introduction en Bourse (IPO) auprès de la Securities and Exchange Commission. La société n’a pas précisé si elle envisageait une IPO traditionnelle ou une cotation directe. Son communiqué ne contient pas non plus d’indications sur le nombre d’actions qu’elle compte proposer dans le cadre de l’opération, ni sur le montant qu’elle pourrait lever.
La demande placée de bureaux en Ile-de-France s’est élevée à 667.500 m2, soit une baisse de 40% au premier semestre 2020 par rapport au premier semestre 2019, selon les chiffres publiés mardi par le GIE ImmoStat. Le deuxième trimestre, le plus concerné par le confinement, totalise 197.500 m2, soit une chute de 65% par rapport au deuxième trimestre 2019. L’offre immédiate de bureaux en Ile-de-France s’établit donc à 2.992.000 m2 30 juin, 5% de plus que son niveau il y a un an, ce qui n’a, pour l’instant, pas encore eu d’effets sur les loyers payés : 412 euros/HT HC/m2/an pour les biens de seconde main (+8% sur un an) ; 408 euros/HT HC/m2/an pour les biens neufs ou restructurés (+3 % sur un an).
D’après les statistiques gouvernementales publiées ce matin, les dépenses des ménages japonais ont reculé en mai de 16,2% en rythme annuel, soit leur plus forte chute depuis que ces données sont disponibles, en 2001. Il s’agit d’un déclin supérieur à celui anticipé par les analystes (-12,2%) après une baisse de 11,1% en avril. Les consommateurs ont en effet suivi les appels au confinement formulés par les autorités dans le but de lutter contre la crise sanitaire liée au coronavirus.