La récente embellie économique aux Etats-Unis risque d'être compromise si le Congrès réduit les aides accordées aux chômeurs et aux entreprises fermées par la pandémie, a mis en garde mercredi Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale (Fed), devant la commission des services financiers de la Chambre des représentants. 25 millions de salariés restent privés de leur emploi. Après avoir débloqué près de 3.000 milliards de dollars en urgence au début de l'épidémie pour soutenir l'économie, les parlementaires américains devront décider cet été de prolonger ou non certaines mesures en faveur des entreprises et des chômeurs sur le point d’arriver à expiration. Ces dépenses publiques semblent avoir stimulé les embauches et la consommation ces dernières semaines, a pointé Jerome Powell.
L’Allemagne a émis, mercredi, 5 milliards d’euros d’obligations à 10 ans via une adjudication. C’est le plus important montant placé par le pays sur cette maturité en une seule opération depuis six ans. Le ministère des finances a annoncé une augmentation des émissions nouvelles à 218,5 milliards d’euros cette année. Un nouveau budget a été adopté par le gouvernement d’Angela Merkel après la mise en œuvre du plan de relance de 130 milliards d’euros supplémentaires. L’adjudication a reçu moins de demandes que les semaines passées (taux de souscription de 1,8 fois). Cette obligation à coupon 0% a été placée sur la base d’un rendement de -0,38%.
L’inflation dans la zone euro a encore ralenti en mai, comme attendu, en raison principalement de la baisse des prix de l'énergie, montrent les statistiques publiées mercredi par Eurostat. Les prix à la consommation dans les 19 pays ont diminué de 0,1% par rapport à avril et leur hausse en rythme annuel est revenue à +0,1% seulement. L’inflation en rythme annuel était de +0,3% en avril, et de +0,7% en mars.
La banque grecque Alpha Bank est en discussions avec au moins cinq firmes d’investissement américaines, dont Cerberus et Pimco, pour se délester d’un portefeuille de créances douteuses d’une valeur de plus de 10 milliards d’euros, selon Reuters, qui cite deux sources. Alpha, la quatrième banque en Grèce, pourrait remporter 400 à 500 millions d’euros de la vente, selon une source. Elle a lancé le processus plus tôt dans l’année, mais avait interrompu les négociations en raison de la crise liée au coronavirus.
Les aides publiques mises en place par les pays de la zone euro depuis le début de la crise du coronavirus auraient évité une chute de 22% des revenus du travail, dont le recul a été limité à environ 7%, montre mercredi une étude de la Banque centrale européenne (BCE), qui se réfère aux divers mécanismes de compensation de l’impact du chômage partiel sur les ménages. Et avec la levée rapide des mesures de confinement, la perte de revenu net du travail pourrait revenir à 3%, ajoute la banque centrale.
L’Allemagne a émis, mercredi matin, 5 milliards d’euros d’obligations à 10 ans via une adjudication. C’est le plus important montant placé par le pays sur cette maturité en une seule opération depuis six ans. Les besoins de financements de la première économie allemande ont bondi avec la crise du coronavirus.
Douze ans après la fraude qui a coûté 5 milliards d’euros de pertes à la Société Générale, le volet fiscal de l’affaire Kerviel connaît un rebondissement judiciaire. Une information judiciaire a été ouverte en octobre dernier pour « concussion », soit l’octroi d’un avantage indu, a révélé Le Monde, suite à une plainte de l’actuel secrétaire national d’EELV, Julien Bayou. L’association de lutte contre la corruption Anticor a décidé de se constituer partie civile le 18 mai dans ce volet du dossier, ajoute le quotidien.
Face aux distorsions provoquées notamment par la Chine, la Commission européenne a décidé d’agir. Elle présente en ce moment même un livre blanc contenant des mesures concrètes pour armer l’Union européenne face à laconcurrence déloyale exercée par des entreprises aidées par des Etats étrangers sur le marché unique.
Les Etats-Unis et le Canada ont décidé de prolonger la fermeture de leur frontière commune jusqu’au 21 juillet pour tous les déplacements non essentiels, a indiqué mardi le premier ministre canadien Justin Trudeau. La frontière la plus longue au monde est fermée depuis le 20 mars, sauf pour le commerce des biens et marchandises.
La Bourse de New York a clôturé en hausse mardi, misant sur de nouvelles mesures de relance budgétaire et saluant le fort rebond des ventes de détail en mai aux Etats-Unis. L’indice Dow Jones a gagné 2%, à 26.289,98 points. L’indice élargi S&P 500 progresse de 2,7%, à 3.124,74 points, et le Nasdaq Composite a pris 1,8%, à 9.895,87 points. L’administration Trump prépare un plan de relance de 1.000 milliards de dollars pour les infrastructures aux Etats-Unis, a rapporté mardi l’agence de presse Bloomberg, en citant des personnes proches du dossier. La Maison-Blanche prévoit de consacrer la majeure partie de cette enveloppe aux infrastructures traditionnelles, comme les routes et les ponts.
Les cours du baril de brut ont terminé en nette hausse mardi à New York. L’Agence internationale de l'énergie a indiqué s’attendre à une chute record de la demande mondiale de pétrole cette année, suivie par un rebond historique l’année prochaine. Les opérateurs se positionnent également en amont de la publication des stocks de pétrole américains mercredi. Les analystes interrogés par S&P Global Platts tablent sur une baisse hebdomadaire de 3,5 millions de barils des stocks aux Etats-Unis. Le contrat sur le baril de brut léger américain WTI pour livraison en juillet a progressé de 3,4% pour clôturer à 38,38 dollars sur le New York Mercantile Exchange.
Royalty Pharma a fixé le prix de son introduction en Bourse (IPO) sur le Nasdaq à 28 dollars par action, soit dans le haut de sa fourchette indicative de prix, et augmenté la taille de l’opération, signes d’une demande élevée des investisseurs et de la bonne dynamique du marché des IPO aux Etats-Unis. Le groupe qui achète et gère des redevances biopharmaceutiques a placé 77,7 millions d’actions pour lever 2,2 milliards de dollars. Royalty Pharma s’est constitué un portefeuille de redevances biopharmaceutiques en co-finançant des essais cliniques en phase avancée en échange de futures redevances et en acquérant des redevances existantes auprès des développeurs originaux de médicaments.
L'économie américaine risque toujours de subir des dommages durables en raison de l’envolée du chômage et du nombre de faillites parmi les petites entreprises provoquée par la pandémie, a prévenu mardi Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale (Fed). La crise actuelle risque également d’accentuer les fractures de la société américaine, alors que les pertes d’emplois et les cas de contamination du Covid-19 ont durement frappé les faibles revenus, les minorités et les femmes, a également pointé le banquier central devant le Congrès. Le niveau d’activité américain reste nettement inférieur à celui observé avant le début de l'épidémie. Les ventes de détail aux Etats-Unis ont rebondi de 17,7% en mai par rapport à avril. La production industrielle américaine a par ailleurs progressé de 1,4% le mois dernier, selon la Fed. Il a réitéré mardi l’engagement de la Fed à mobiliser tous ses outils pour favoriser la reprise, notamment en maintenant ses taux proches de zéro pendant une période prolongée.
Le nombre de défaillances devrait augmenter fortement partout en Europe au second semestre 2020 et en 2021, selon Coface : «La baisse des revenus a dégradé la trésorerie des entreprises et favorisé l’augmentation des retards de paiement, et in fine de situations de cessation de paiement ». L’assureur crédit anticipe une hausse de 21% en France entre fin 2019 et fin 2021. En Allemagne, pays le moins pénalisé, les faillites devraient progresser de 12%. En Espagne, le nombre de faillites devrait augmenter dans les mêmes proportions qu’en France. Les plus fortes progressions du nombre de défaillances devraient avoir lieu aux Pays-Bas (+36%), au Royaume-Uni (+37%) et en Italie (+37%).
Pandémie oblige, les investissements direct étrangers (IDE) devraient reculer en 2020 de près de 40%, a annoncé la Cnuced dans son rapport annuel. La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement estime que les IDE pourraient passer pour la première fois depuis 2005 sous la barre des 1.000 milliards de dollars, contre 1.540 milliards comptabilisés en 2019. Le confinement et la récession amputent les profits et donc les projets d’investissement des entreprises, qui représentent plus de la moitié des investissements directs étrangers. Les IDE reculeraient à nouveau de 5% à 10% l’an prochain, avant une lente reprise à partir de 2022 lié au rebond des profits et à la réorganisation des chaînes de production.
La municipalité de Pékin a relevé mardi son niveau d’urgence face au Covid-19, pour le porter de 2 à 3, en raison de la récente augmentation du nombre de cas de contaminations par le coronavirus dans la capitale chinoise. Les écoles maternelles et primaires et les collèges vont fermer à partir de mercredi à Pékin. Les entreprises et les usines ne sont pas appelées à fermer mais sont encouragées à recourir au télétravail tandis que les habitants des quartiers les plus exposés au risque épidémique ne seront plus autorisés à quitter leurs complexes résidentiels.
Bruxelles a lancé hier deux enquêtes formelles contre le groupe américain pour atteinte à la concurrence dans la musique en ligne et le paiement sans contact.
Gérard Bekerman a été réélu président de l’Afer lors de l’Assemblée générale annuelle de l’association d'épargnants qui s’est tenue à distance mardi. Pour ce 5e mandat, il signe «son meilleur score depuis 2007», indique l’association dans un communiqué, sans spécifier le score exact ou le taux de participation. Les 760.000 adhérents étaient également invités à s’exprimer sur pas moins de 15 autres résolutions proposées par le conseil d’administration. Les votants les ont toutes approuvées, notamment le renouvellement du mandat de quatre autres administrateurs et le renforcement de l’offre en unités de compte de l’Afer. Elle s’enrichit de trackers (fonds indiciels) et d’unités de compte investies dans l’immobilier (Afer Pierre), l’économie verte et les nouvelles technologies.
Les fonds durables sont plus… durables. Une étude de Morningstar montre que 72 % des fonds durables basés en Europe ont survécu sur 10 ans à fin décembre 2019, alors que moins de la moitié de leurs équivalents traditionnels (45,9 %) existaient encore. La différence est particulièrement flagrante pour les fonds grandes capitalisations de la zone euro, même si l’univers n’est pas le même. Sur les 58 fonds durables investis dans les grandes capitalisations de la zone euro, 91,4 % étaient encore en vie plus tard. Sur les 616 fonds grandes capitalisations zone euro traditionnels, seulement 42,9 % ont survécu. Le taux d’attrition a été le plus fort dans la catégorie grandes capitalisations monde, où seulement 52,2 % des fonds durables ont survécu. Morningstar a étudié un univers de fonds et ETF durables et leurs équivalents traditionnels équivalents dans 7 catégories. Cela couvre 4.900 fonds basés en Europe, dont 745 fonds et ETF durables. L’étude montre par ailleurs qu’une majorité de fonds durables a battu les fonds traditionnels équivalents sur plusieurs périodes. Sur 10 ans, 58,8 % des fonds durables de sept catégories ont battu leurs pairs. Pour la catégorie de fonds actions grandes capitalisations américaines, cette proportion est même de plus de 80 %! Au premier trimestre 2020, en pleine crise du covid, les fonds durables se sont aussi mieux comportés que les fonds traditionnels, à l’exception de ceux de la catégorie global large-cap growth. Le différentiel de performance s’est établi entre 0,09 point et 1,83 point (pour eurozone large cap equity). Enfin, Morningstar montre que les frais sont un critère important dans le choix d’un fonds durable. Les options à plus bas coûts ont tendance à avoir de plus grandes chances de succès.
Le nombre de défaillances devrait augmenter fortement partout en Europe au second semestre 2020 et en 2021, selon Coface : «La baisse des revenus a dégradé la trésorerie des entreprises et favorisé l’augmentation des retards de paiement, et in fine de situations de cessation de paiement ». L’assureur crédit anticipe une hausse de 21% en France entre fin 2019 et fin 2021. En Allemagne, pays le moins pénalisé, les faillites devraient progresser de 12%.
Royalty Pharma a fixé le prix de son introduction en Bourse (IPO) sur le Nasdaq à 28 dollars par action, soit dans le haut de sa fourchette indicative de prix, et augmenté la taille de l’opération, signes d’une demande élevée des investisseurs et de la bonne dynamique du marché des IPO aux Etats-Unis.
Si l'économie américaine donne des signes de stabilisation, elle risque toujours de subir des dommages durables en raison de l’envolée du chômage et du nombre de faillites parmi les petites entreprises provoquée par la pandémie de coronavirus, a prévenu mardi Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale (Fed). «Une reprise complète restera peu probable tant que le public ne sera pas convaincu que la maladie est contenue», a-t-il déclaré lors de son audition semestrielle devant la commission bancaire du Sénat américain.
Pandémie oblige, les investissements direct étrangers (IDE) devraient reculer en 2020 de près de 40%, a annoncé la Cnuced dans son rapport annuel publié mardi. La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement estime que les IDE pourraient passer pour la première fois depuis 2005 sous la barre des 1.000 milliards de dollars, contre 1.540 milliards comptabilisés en 2019.
Gérard Bekerman a été réélu président de l’Afer lors de l’Assemblée générale annuelle de l’association d'épargnants qui s’est tenue à distance ce mardi 16 juin. Pour ce 5e mandat, il signe « son meilleur score depuis 2007 », indique l’association dans un communiqué, sans spécifier le score exact ou le taux de participation.
La municipalité de Pékin a relevé mardi son niveau d’urgence face au Covid-19, pour le porter de 2 à 3, en raison de la récente augmentation du nombre de cas de contaminations par le nouveau coronavirus dans la capitale chinoise.
Les ventes de détail aux Etats-Unis ont fortement rebondi en mai, alors que le déconfinement entamé par certains Etats américains a permis un redressement de la consommation. Les dépenses des ménages sont toutefois restées en deçà des niveaux atteints avant la crise du coronavirus.
Les ETF et ETP cotés dans le monde ont vu leurs encours augmenter de 4,7 % en mai pour atteindre 6.100 milliards de dollars fin mai, selon ETFGI. Ils franchissent à nouveau la barre des 6.000 milliards de dollars d’encours sous laquelle ils étaient repassés. Les ETF et ETP ont enregistré des souscriptions nettes de 48 milliards de dollars en mai, portant la collecte nette depuis le début de l’année à 225,41 milliards de dollars. Ce niveau est bien supérieur aux 140,54 milliards de dollars collectés sur la période correspondante de 2019. La crise du coronavirus semble ne pas avoir vraiment d’impact négatif sur ce marché, si l’on exclut le trou d’air des ETF européens en mars. En mai, les ETF et ETP obligataires ont enregistré une collecte de 31,26 milliards de dollars. A fin mai, ETFGI recensait 8.073 ETF et ETP de 453 fournisseurs cotés sur 71 Bourses de 58 pays.
La Banque du Japon (BOJ), qui a laissé mardi sa politique monétaire ultra-accommodante inchangée, a augmenté son soutien aux entreprises de 35.000 milliards de yens à 110.000 milliards de yens (1.000 milliards de dollars). Aux 20.000 milliards de yens d’achats de billets de trésorerie et d’obligations d’entreprises (montant inchangé), s’ajoutent 90.000 milliards de facilités, incluant les nouvelles opérations annoncées en mai permettant aux banques de se financer à 0% auprès de la BoJ afin de stimuler le crédit aux entreprises touchées par la pandémie de coronavirus (30.000 milliards de yens). Cet accroissement est lié à une augmentation des prêts éligibles aux garanties publiques.