L'économie britannique s’est contractée à un rythme record en avril par rapport à mars avec une baisse de 20,4% du produit intérieur brut (PIB), en raison du confinement décidé pour lutter contre le nouveau coronavirus, montrent les données publiées vendredi par l’Office national de la statistique (ONS). Sur les trois mois à fin avril, le PIB a reculé de 10,4% par rapport aux trois mois précédents, soit la baisse la plus forte jamais enregistrée par l’agence britannique depuis 1997, date à partir de laquelle elle a commencé à publier des données mensuelles. Les économistes prévoyaient en moyenne un repli en avril de 18,4% et une contraction de 10,0% sur la période février-avril.
Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, doit s’entretenir ce lundi avec Charles Michel, le président du Conseil européen, et Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, pour tenter de relancer le processus. Vendredi, la Grande-Bretagne a annoncé qu’elle ne prolongera pas la période de transition au-delà de la fin de l’année. Le Royaume-Uni a officiellement quitté l’UE le 31 janvier dernier mais reste soumis aux règles communautaires pendant cette transition qui court jusqu'à la fin de l’année, le temps que les deux parties s’entendent sur leur relation future. Les négociations patinent depuis des mois, faisant courir le risque d’un Brexit brutal en 2021.
Le déficit du système de retraites français devrait approcher les 30 milliards d’euros en 2020, en raison de la crise provoquée par la pandémie de coronavirus, selon une estimation provisoire publiée par le Conseil d’orientation des retraites (COR). Le solde de l’ensemble des régimes de retraite s'établirait en fin d’année à -29,4 milliards d’euros. C’est 25,2 milliards d’euros de plus que dans sa dernière estimation (-4,2 milliards), publiée à l’automne 2019. Cette forte dégradation s’explique par la chute de 25,7 milliards des recettes par rapport à la projection de novembre 2019. Les dépenses, à l’inverse, devraient être un peu moins élevées que prévu (340,2 milliards d’euros, soit 500 millions d’euros de moins) du fait de la forte mortalité observée ces derniers mois chez les personnes âgées.
La Compagnie des Alpes a annoncé la réouverture progressive de ses parcs d’attractions et stations de ski, fermés depuis la mi-mars en raison des mesures de confinement prises pour endiguer l'épidémie de coronavirus. En France, le Futuroscope a rouvert ses portes dès ce samedi. Le Parc Astérix rouvre aujourd’hui, le musée Grévin reprendra le 18 juin et Walibi Rhône-Alpes le 20 juin. Concernant les domaines skiables, le glacier du Pissaillas à Val d’Isère et le glacier des Deux Alpes sont accessibles depuis le 6 juin. Le premier village de La Plagne a rouvert le 13 juin (les autres entre le 27 juin et le 4 juillet), la station de Tignes sera rouverte le 27 juin et les stations des Arcs, des Menuires et de Méribel le 4 juillet.
Le gouvernement britannique étudie les options dont il dispose pour faire évoluer les règles de la quarantaine de deux semaines qu’il impose aux voyageurs entrant au Royaume-Uni, a déclaré dimanche le ministre britannique des Finances Rishi Sunak à la BBC. « Nous voulons tous voir les déplacements s’ouvrir à nouveau, bien entendu, et comme partout ailleurs nous voulons nous assurer que nous avons les bonnes mesures au bon moment, informés par la science et par tout ce qu’il nous faut prendre en compte », a-t-il dit. Le gouvernement britannique est sous la pression de plusieurs secteurs de l'économie, notamment les transports et le tourisme, à cause de la politique de quarantaine qu’il a introduite la semaine dernière. Selon les compagnies aériennes, ces restrictions vont détruire de nombreux emplois.
Emmanuel Macron a annoncé dimanche soir une accélération du déconfinement dès ce lundi afin de relancer une économie mise à genoux par la crise sanitaire liée au coronavirus. « Dès (aujourd’hui), tout le territoire à l’exception de Mayotte et de la Guyane où le virus circule encore activement, passera dans ce qu’il est désormais convenu d’appeler la zone verte ce qui permettra notamment une reprise plus forte du travail et la réouverture des cafés et restaurants en Île-de-France », a-t-il déclaré. Pour accélérer le retour au travail de la population, le président a annoncé la réouverture intégrale des crèches et des établissements scolaires, dans le primaire et le secondaire, pour « tous les élèves de manière obligatoire et selon les règles de présence normales » dès le 22 juin. Emmanuel Macron a rappelé que le gouvernement a mobilisé près de 500 milliards d’euros pour l’« économie, les travailleurs, les entrepreneurs mais aussi pour les plus précaires ». Il a assuré que les impôts n’augmenteront pas pour rembourser la hausse de la dette publique.
La Compagnie des Alpes a annoncé aujourd’hui la réouverture progressive de ses parcs d’attractions et stations de ski, fermés depuis la mi-mars en raison des mesures de confinement prises pour endiguer l'épidémie de coronavirus. En France, le Futuroscope ouvrira ses portes dès le samedi 13 juin. Cette réouverture sera suivie par celles du Parc Astérix le 15 juin, du musée Grévin à Paris le 18 juin et de Walibi Rhône-Alpes le 20 juin. Si l’Ile-de-France passe en zone verte le 22 juin, France Miniature rouvrira dès le 26 juin.
La Bourse de New York s’inscrit en légère hausse vendredi, opérant un timide rebond au lendemain d’une lourde chute provoquée par la crainte d’une résurgence de l'épidémie de coronavirus et de difficultés économiques prolongées aux Etats-Unis.
La Grande-Bretagne ne prolongera pas la période de transition au-delà de la fin de l’année, a déclaré vendredi le ministre du Bureau du cabinet britannique, Michael Gove, ajoutant que les délais étaient de toute façon dépassés.
Les marchés prêteront attention la semaine prochaine aux commentaires du président de la Réserve fédérale (Fed) américaine, Jerome Powell, ainsi qu'à une série d’indicateurs permettant d'évaluer le rythme de la reprise après le choc historique subi par l'économie mondiale.
La production industrielle de la zone euro a subi en avril un plongeon sans précédent de 17,1%, conséquence des mesures de confinement prises pour freiner la pandémie de coronavirus, selon Eurostat. Sur un an, la chute atteint 28%, un autre record depuis le début de la série statistique en 1990. Cela porte à 27% la baisse de la production depuis février. «Les mesures de restriction ont ramené la production à des niveaux inconnus depuis 1993, note ING. Bien sûr, il fallait s’attendre à ce que les données d’avril soient pires que celles de mars alors que les mesures de confinement ont été en place pendant tout le mois». Bien que spectaculaire, le plongeon est légèrement moins important que prévu. Avril marque un point bas.
Le déficit du système de retraites français devrait approcher les 30 milliards d’euros en 2020, en raison de la crise provoquée par la pandémie de coronavirus, selon une estimation provisoire publiée par le Conseil d’orientation des retraites (COR). Le solde de l’ensemble des régimes de retraite s'établirait en fin d’année à -29,4 milliards d’euros. C’est 25,2 milliards d’euros de plus que dans sa dernière estimation (-4,2 milliards), publiée à l’automne 2019.
L'économie britannique s’est contractée à un rythme record en avril par rapport à mars avec une baisse de 20,4% du produit intérieur brut (PIB), en raison du confinement décidé pour lutter contre le nouveau coronavirus, montrent les données publiées ce matin par l’Office national de la statistique (ONS). Sur les trois mois à fin avril, le PIB a reculé de 10,4% par rapport aux trois mois précédents, soit la baisse la plus forte jamais enregistrée par l’agence britannique depuis 1997, date à partir de laquelle elle a commencé à publier des données mensuelles. Les économistes prévoyaient en moyenne un repli en avril de 18,4% et une contraction de 10,0% sur la période février-avril.
Les prix à la consommation ont augmenté de 0,4% sur un an en mai en France, après une progression de 0,3% en avril, selon la deuxième estimation de l’Insee. La première s’élevait à 0,2%. Sur un mois, les prix ont augmenté de 0,1%, après être restés stables le mois précédent.
Les inscriptions au chômage aux Etats-Unis ont diminué comme attendu lors de la semaine au 6 juin, à 1,542 million contre 1,897 million (révisé) la semaine précédente, a annoncé ce jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 1,55 million d’inscriptions hebdomadaires au chômage. La moyenne mobile sur quatre semaines a reculé à 2,002 millions contre 2,289 millions (révisé) la semaine précédente. Le chiffre hebdomadaire des demandes d’allocations chômage avait inscrit un record historique à près de 6,9 millions lors de la semaine au 21 mars. Au total, plus de 44 millions d’Américains ont demandé une indemnisation depuis la mi-mars.
La banque centrale américaine continue de s’interroger sur ce dispositif plus flexible que le quantitative easing. Une annonce est attendue en septembre.
Après une séquence de hausse quasiment ininterrompue depuis la mi-mai, les Bourses s’inquiètent de nouveau des conséquences de la pandémie de nouveau coronavirus.
L’emploi salarié en France a chuté de 2% au cours d’un premier trimestre marqué par les répercussions de la crise liée au coronavirus. L'économie française a détruit 502.400 emplois nets, presque exclusivement dans le secteur privé avec 497.400 destructions nettes d’emploi (-2,5%), la perte dans le secteur public étant limitée à 4.900 emplois (-0,1%), selon l’Insee. Cette chute, au cours d’une période marquée par le début du confinement le 17 mars, a principalement été alimentée par le plongeon de l’intérim (318.100 emplois détruits, soit un effondrement de 40,4%). Hors intérim, la baisse de l’emploi salarié s'établit à 0,7%, avec 184.300 emplois détruits.
Le groupe de centres d’appels et de services aux entreprises Teleperformance remplacera Sodexo au sein du CAC 40 à compter du 22 juin, a annoncé jeudi l’opérateur boursier Euronext au terme de la revue trimestrielle de ses indices. Euronext a également modifié la composition de l’indice SBF 120, qui accueillera désormais le groupe d'énergies renouvelables Abioma, le spécialiste de l'énergie solaire et éolienne Neoen, ainsi que le concepteur de parfums et d’arômes alimentaires Robertet. Ces nouveaux entrants viendront remplacer Europcar Mobility, Quadient et Verallia au sein du SBF 120.
Le président américain Donald Trump a critiqué jeudi la Réserve fédérale et son président, Jerome Powell, leur reprochant de faire des prévisions trop pessimistes sur la reprise de l'économie à la suite de la pandémie de coronavirus. «La Réserve fédérale se trompe si souvent», a déclaré le locataire de la Maison-Blanche sur son compte Twitter. «Je vois les chiffres aussi, et je fais BEAUCOUP mieux qu’eux», a-t-il tweeté. Ces déclarations de Donald Trump surviennent alors que la Bourse américaine s’inscrit en fort recul jeudi. L’indice Dow Jones plongeait de plus de 1.300 points, soit 4,8%, à la mi-séance, la crainte d’une nouvelle vague d’infections au coronavirus aux Etats-Unis poussant les investisseurs à se détourner des actifs risqués.
Les inscriptions au chômage aux Etats-Unis ont diminué comme attendu lors de la semaine au 6 juin, à 1,542 million contre 1,897 million (révisé) la semaine précédente, a annoncé ce jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 1,55 million d’inscriptions hebdomadaires au chômage après le rapport mensuel sur l’emploi en mai publié vendredi dernier, marqué par 2,5 millions de créations de postes et une baisse du taux de chômage. Les inscriptions de la semaine au 30 mai ont été révisées en légère hausse par rapport à une estimation initiale de 1,877 million. La moyenne mobile sur quatre semaines a reculé à 2,002 millions contre 2,289 millions (révisé) la semaine précédente.
Après une séquence de hausse quasiment ininterrompue depuis la mi-mai, alimentée par une douce euphorie sur le redémarrage des économies après le confinement, les Bourses s’inquiètent de nouveau des conséquences de la pandémie de nouveau coronavirus.
Le nombre de décès causés par le coronavirus aux Etats-Unis pourrait grimper à 200.000 au cours du mois de septembre, a prévenu mercredi sur CNN l’expert Ashish Jha, qui dirige l’institut de santé mondiale de Harvard, notamment si aucune mesure drastique n'était prise. «Même si les cas n’augmentent pas, même si nous stabilisons les choses, il est raisonnable de s’attendre à 200.000 décès à un moment donné. Et la pandémie ne s’arrêtera pas en septembre», a-t-il ajouté, très inquiet.
L’emploi salarié en France a chuté de 2% au cours d’un premier trimestre marqué par les répercussions de la crise liée au coronavirus. L'économie française a détruit 502.400 emplois nets, presque exclusivement dans le secteur privé avec 497.400 destructions nettes d’emploi (-2,5%), la perte dans le secteur public étant limitée à 4.900 emplois (-0,1%), selon l’Insee.
Le projet de plan de relance du gouvernement allemand, chiffré à 130 milliards d’euros, pourrait ajouter 1,3 point au produit intérieur brut cette année et en 2021, selon les estimations de l’institut DIW.
L’attrait pour les fonds actions commercialisés en Suède s’est confirmé en mai, avec des souscriptions nettes de 14 milliards de couronnes suédoises (1,3 milliard d’euros), selon les dernières statistiques de l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening. En avril, ils avaient drainé 29,4 milliards de couronnes, après des sorties impressionnantes de 80 milliards en pleine crise du coronavirus. Plusieurs catégories de fonds actions ont profité de cette collecte, et plus particulièrement les fonds actions suédoises (+4,6 milliards de couronnes). Par ailleurs, les fonds diversifiés ont enregistré des souscriptions nettes de 1,8 milliard de couronnes, les fonds obligataires, de 3,4 milliards. Seuls les fonds monétaires et les hedge funds sont dans le rouge, avec des sorties de respectivement 3,9 milliards de couronnes et 4,4 milliards. Au total, les fonds commercialisés en Suède collectent 11,1 milliards de couronnes suédoises, soit 1 milliard d’euros, en mai. Mais depuis le début de l’année, le solde reste négatif à -58,5 milliards de couronnes, conséquences de la décollecte de 98,3 milliards de couronnes en mars consécutive à la crise. Les encours ont augmenté en mai de 92 milliards de couronnes à 4.698 milliards de couronnes, soit 448,4 milliards d’euros.
Ethiques, citoyens, durables ou responsables, l’économie et ceux qui la financent ont collectionné depuis quelques décennies les épithètes annonciatrices d’un monde meilleur. La crise actuelle ne déroge pas à la règle. Voilà l’approche ESG confirmée dans son rôle de boussole, avec une mention spéciale à sa dimension sociétale, qui se trouvait reléguée derrière les aspects environnementaux et de gouvernance jusqu’à ce que l’importance de la santé ou de l’inclusion saute aux yeux des investisseurs. Pour ceux qui voient le verre à moitié plein, le coronavirus achèvera de reconnecter la finance à l’économie grâce à la notion d’impact positif. Les tenants du verre à moitié vide, eux, diront qu’il reste beaucoup à faire pour que les opinions publiques cessent d’opposer ces deux mondes.