La France a détruit un demi-million d’emplois au premier trimestre
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Bloomberg
L’emploi salarié en France a chuté de 2% au cours d’un premier trimestre marqué par les répercussions de la crise liée au coronavirus. L'économie française a détruit 502.400 emplois nets, presque exclusivement dans le secteur privé avec 497.400 destructions nettes d’emploi (-2,5%), la perte dans le secteur public étant limitée à 4.900 emplois (-0,1%), selon l’Insee.
Cette chute, au cours d’une période marquée par le début du confinement le 17 mars, a principalement été alimentée par le plongeon de l’intérim (318.100 emplois détruits, soit un effondrement de 40,4%). L’emploi intérimaire retrouve un niveau comparable à celui de 2009, au coeur de la crise financière, au cours de laquelle le recul de l’emploi intérimaire ne s'était établi qu'à environ 13%.
Hors intérim, la baisse de l’emploi salarié s'établit à 0,7%, avec 184.300 emplois détruits. L'économie française détruit des emplois pour la première fois depuis le début de l’année 2015 et l’emploi salarié est revenu à son plus bas niveau depuis la quatrième trimestre 2017. S’il a connu une baisse «en trompe l'œil» au premier trimestre le taux de chômage devrait repasser au-dessus du seuil symbolique de 10% cette année, selon le ministre de l’Economie Bruno Le Maire.
Certains décideurs de la Banque centrale européenne (BCE) s’alarment des risques d’effets de «second tour» via une boucle prix-salaires, après la hausse de l’inflation énergétique liée au conflit en Iran. Les hausses de salaires anticipées au travers du «wage tracker» publié mercredi resteraient pourtant a priori modérées.
Entre les discours plus restrictifs de Kevin Warsh et les tensions en Iran, les marchés ont relevé à près de 40% la probabilité d’une hausse de taux ce mercredi à l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire de la Fed. Une telle hausse surprise, non téléguidée par le président de la banque centrale, serait une première en dehors des périodes de crise.
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