L’inquiétude réapparaît sur les marchés actions
Après une séquence de hausse quasiment ininterrompue depuis la mi-mai, les Bourses s’inquiètent de nouveau des conséquences de la pandémie de nouveau coronavirus.
La Bourse de New York a clôturé en fort recul jeudi, redoutant un impact durable de la pandémie de coronavirus sur l'économie au lendemain des prévisions présentées par la Réserve fédérale (Fed). L’indice Dow Jones (DJIA) a chuté de 6,9%, à 25.128,17 points, et l’indice élargi S&P 500 a reculé de 5,9%, à 3.002,10 points. Le Nasdaq Composite a fini en baisse de 5,3%, à 9.492,73 points. Il s’agit de la plus forte baisse des indices industriels depuis le mois de mars lorsque l'épidémie avait entraîné la mise en place de mesures de confinement et porté un coup d’arrêt à l'économie.
Cet accès de pessimisme a été alimenté par les derniers chiffres sur la situation sanitaire aux Etats-Unis, qui ont relancé la crainte d’une deuxième vague de contaminations. Les cas d’infection par le coronavirus aux Etats-Unis sont désormais supérieurs à 2 millions et le nombre de décès a dépassé 111.000. Selon les données de l’Université Johns Hopkins, les contaminations sont reparties à la hausse en Floride, au Texas et en Californie.
En Europe, le CAC 40 , qui avait déjà essuyé trois séances de baisse consécutives depuis le début de la semaine, a terminé en repli de 4,71% à 4.815,60 points, au plus bas de la journée.
Plus d'articles du même thème
-
Le pétrole repart à la hausse, les actions à la baisse
La situation au Moyen-Orient reste confuse, avec la crainte d’une fin du cessez-le-feu sans accord de paix. Mais le repli reste relatif par rapport au rebond récent. -
« Plus l’incertitude dure, plus les effets sur l’économie et les entreprises seront importants »
Emmanuel Auboyneau, gérant privé chez Amplegest -
Les stratégistes reviennent sur la tech américaine et les taux courts européens
Alors que les discussions entre les Etats-Unis et l’Iran pourraient reprendre, après la réouverture puis la fermeture du détroit d’Ormuz ce week-end, stratégistes de banques et gérants avaient déjà commencé à bouger leurs pions vers les actions américaines et les obligations en Europe.
ETF à la Une
UniCredit lance ses premiers ETF en partenariat avec BNP Paribas AM
- HSBC va revoir sa politique de télétravail en France d’ici l’été
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Bouygues Telecom, Orange et Iliad engagent une consolidation historique des télécoms
- Lunettes connectées : le pari à haut risque d'EssilorLuxottica
Contenu de nos partenaires
-
Bus repetitaNouveau bras de fer autour du versement mobilité
Un amendement sénatorial préconisait d’élever le taux plafond de cet impôt de production, illustrant la dépendance du secteur à cette source de financement -
La Fabrique de l'Opinion« Le problème n’est pas que la métaphore guerrière existe, c’est qu’elle soit devenue omnipotente »
Guénaëlle Gault : « La cohésion par l'ennemi est fragile. Elle dure le temps que dure la menace. Quand l’ennemi disparaît, la cohésion s'effondre. Les “guerres” mal définies et que l’on ne gagne jamais s’empilent et donnent l’impression que nous sommes tout le temps en guerre, qu’il y a constamment un allié et un ennemi. Cette unité de façade est plutôt une bombe à fragmentation » -
Trump accuse l'Iran d’avoir « violé le cessez-le-feu à de nombreuses reprises »
« L’Iran a violé le cessez-le-feu à de nombreuses reprises ! », a fustigé Donald Trump dans un message posté sur Truth Social. Pour l’heure, aucune délégation iranienne n’a quitté Téhéran pour des pourparlers au Pakistan