L’engouement pour le capital-investissement ne s’est pas effondré sous l’effet de la pandémie de Covid-19. Au cours du premier semestre, les levées de fonds n’ont affiché un repli que de 7% par rapport aux six premiers mois de 2019, à 7,4 milliards d’euros, selon France Invest. Les fonds souverains, le secteur public et les fonds de fonds ont réduit respectivement leurs engagements de 76%, 41% et 38%, tandis que les banques et les compagnies d’assurance ont augmenté les leurs de 95% et 43%. Les investisseurs étrangers ont encore représenté 43% des sommes amassées par les fonds de private equity français sur la période (contre 41% sur la période 2010-2019). Les acteurs tricolores du capital-investissement ont injecté 7,7 milliards d’euros au premier semestre de cette année (-1%) dans plus d’un millier d’entreprises.
Mastercard a annoncé mercredi un bénéfice net ajusté en baisse de 27% à 1,6 milliard de dollars (1,35 milliard d’euros) au titre du troisième trimestre 2020, soit 1,60 dollar par action, un niveau légèrement inférieur aux anticipations des analystes. La marge opérationnelle ajustée du groupe de solutions de paiements s’est contractée de 4,6 points à 54,9%, pour des revenus en baisse de 14% à 3,8 milliards de dollars. Les volumes transfrontaliers ont chuté de 36% en monnaies locales en raison du recul des dépenses de voyages.
La Commission européenne (CE) a présenté mercredi un projet de directive visant à «faciliter la mise en place de salaires minimaux justes au sein de l’UE». L’exécutif européen, à qui les traités laissent peu de marge de manoeuvre en matière sociale, insiste sur le fait que le texte ne porte pas atteinte à la compétence des Etats sur la fixation des salaires minimums. Il ne prévoit pas non plus de caractère contraignant. Les mesures proposées concernent en fait en premier lieu les 21 Etats membres qui disposent d’une telle législation. La Commission souhaite que ceux-ci suivent une liste de critères «clairs et stables» dans le processus de fixation des salaires minimums tels que le pouvoir d’achat qu’ils octroient.
C’est la marge opérationnelle moyenne réalisée par les sociétés du CAC 40 au premier semestre 2020, d’après la dernière étude EY sur le profil financier des entreprises stars de la cote parisienne. Après avoir atteint 7,9 % en 2019 (8,1 % en 2018), ces marges se sont effondrées dans le contexte de crise du Covid-19. Elles s’éloignent encore davantage des niveaux supérieurs à 10 % connus avant la crise de 2008, et jamais retrouvés depuis. Le total des chiffres d’affaires a quant à lui chuté de 16 % au premier semestre, affecté par les secteurs de l’industrie et du BTP, de l’énergie, des matières premières et services aux collectivités et du luxe et cosmétique, qui ont tous accusé un repli de 20 % à 30 %. La capitalisation boursière de ces 40 sociétés atteignait 1.559 milliards d’euros à fin juin 2020, contre 1.856 milliards fin 2019.
La figure rassurante de la grand-mère inspire toujours autant les spécialistes du marketing. Après les yaourts et le café, nos aïeules prêtent aujourd’hui leur image familière à des marketplaces et des glaces bio. En cette rentrée, « Mamie Paulette » a lancé son nouveau concept de place de marché en ligne pour des produits 100 % made in France. L’Amazon franchouillard se veut éco-responsable et éthique, et propose une large palette de produits : mode, beauté, gourmet, maison, enfance… Et à l’approche de l’hiver, c’est Arnaud Montebourg (photo), doté d’un épatant sens du timing, qui lance sa gamme de glaces bio « La Mémère ». Après le miel et les amandes, l’ancien ministre cherche à lever 370.000 euros sur la plate-forme de financement participatif MiiMOSA pour financer un second atelier de fabrication. Les grands-mères feront-elle recette ?
Rarement élection présidentielle américaine ne s’était déroulée dans un climat aussi délétère. Sanitaire, économique, sociale, l’incertitude prévaut dans tous les domaines, et l’Amérique devra encore prier pour que le perdant accepte le verdict des urnes. Mais qu’en sera-t-il après le vote ? Au plan international, le protectionnisme assumé et la guerre froide avec la Chine, doublés de relations conflictuelles avec les autres partenaires commerciaux des Etats-Unis, ont toutes les chances de perdurer, quelle que soit la couleur politique du futur locataire de la Maison-Blanche. Tout juste peut-on espérer que Joe Biden, s’il est élu, ramène le pays dans le droit chemin des accords de Paris sur le climat et défende ses intérêts en des termes plus policés que son devancier républicain.
Décalage. L’été dernier, alors que l’économie américaine affichait un niveau de chômage inégalé depuis 1948, suite à l’épidémie de Covid-19, le Nasdaq et les indices S&P 500 atteignaient des sommets historiques. D’où l’ étude que vient de publier le NBER (Bureau of Economic Research) pour savoir en quoi la Bourse reflète l’état de l’économie et si cette fonction est moins bien remplie aujourd’hui que dans le passé. Compte tenu de l’attention focalisée sur les entreprises cotées et les indices, des chercheurs ont entrepris d’étudier leur représentativité à l’égard d’indicateurs économiques majeurs tels l’emploi et le produit intérieur brut (PIB). Cette étude empirique – car en théorie, il n’y a pas de lien systématique entre la cotation d’une entreprise et la création d’emplois ou de revenus qu’elle génère – fait apparaître que les entreprises cotées en Bourse contribuent moins aujourd’hui, en proportion de l’ensemble des entreprises, à l’emploi salarié et au PIB que dans les années 1970. Le recul de l’activité industrielle au profit du secteur des services expliquerait en partie ce phénomène, les entreprises de services étant moins souvent cotées.
Dans sa dernière étude sur le risque climatique, opportunément publiée juste avant le Climate Finance Day, Oxfam frappe fort : les banques françaises nous préparent un monde à +4 degrés à l’horizon 2100, affirme l’ONG. Une conclusion aussi définitive que son postulat est discutable, puisqu’il part du principe irréaliste que les groupes concernés ne changeraient absolument rien à leurs pratiques d’ici là. Pour corser le tout, une note de bas de page dans les annexes de l’étude nous apprend que les données de BNP Paribas, de BPCE, du Crédit Agricole et de la Société Générale ont été tirées des rapports annuels... de 2017. Prédire les 80 prochaines années à partir d’une photo vieille de trois ans ? Le changement climatique est un danger trop sérieux et les banques françaises ont assez de progrès à accomplir dans ce domaine, pour que le sujet soit traité avec autant de légèreté.
L’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) innove et propose à présent un indicateur de PIB « ressenti ». Il vise à corriger le décalage entre la mesure de la croissance et la perception qu’en a la population, en valorisant la dimension monétaire du bien-être national. Bien sûr, on s’amusera facilement à mettre en doute la capacité de nos meilleurs statisticiens à chiffrer le bonheur « à partir d’informations sur la diffusion de la croissance au sein de la population et des données d’enquêtes relatives à la satisfaction dans la vie des ménages ». Le Canard Enchaîné (édition du 21 octobre 2020) compare la présentation du nouvel indicateur à un salmigondis et certes, savoir qu’en termes de PIB ressenti, l’Europe dépassait les Etats-Unis avant la crise Covid ne nous rassure pas plus que cela sur l’avenir. Mais le sujet n’a rien d’une tocade d’économistes. C’est plutôt leur calcul classique de la croissance qui doit nous inquiéter. « Les économistes nourrissent l’illusion d’une croissance perpétuelle à deux facteurs, le travail et le capital, les ressources naturelles étant considérées comme sans fin, ce problème nous rattrape », prévient Jean-Marc Jancovici, président du Shift Project, un think tank pour l’atténuation du changement climatique. Finalement, les taux négatifs ne sont pas si contre-intuitifs que cela…
Bon augure. Dans le cadre de son programme Sure (Support to Mitigate Unemployment Risks), l’Union européenne a enregistré une demande record de 233 milliards d’euros, pour un premier placement de 17 milliards la semaine dernière. Il s’agissait de la première émission de grande taille menée par Bruxelles. Elle permet d’envisager avec confiance la suite du programme d’émissions de ces social bonds, de 100 milliards d’euros au total d’ici à fin 2021. L’opération permet aux investisseurs de diversifier leurs portefeuilles dans le cadre d’une stratégie ESG, avec des titres liquides – avec des achats de la BCE en vue –, une notation AAA des agences, sauf S&P (AA). Les taux sont proches de ceux des titres d’Etat français, la tranche à 10 ans offrant un coupon de -0,23 %, contre -0,32 % pour l’OAT. L’opération est de bon augure aussi pour le grand plan de relance présenté en juillet et qui va représenter 750 milliards d’euros d’émissions sur les marchés. L’Union européenne pourrait être, l’an prochain, le plus gros emprunteur de la zone euro.
Alors que pourrait débuter une nouvelle période de confinement de quatre semaines, la Fédération des sociétés immobilières et foncières (FSIF) demande au gouvernement de laisser les commerces de centre-ville et des centres commerciaux fonctionner normalement. Une enquête réalisée très récemment par la FSIF a démontré que 92% des locataires de commerce TPE ont bénéficié de mesures de soutien de la part de ses adhérents bailleurs, dont 75% d’abandons de loyers, témoignant de la grande fragilité de ces commerçants.
La Commission européenne (CE) a présenté mercredi un projet de directive visant à « faciliter la mise en place de salaires minimaux justes au sein de l’UE ». L’exécutif européen, à qui les traités laissent peu de marge de manoeuvre en matière sociale, insiste sur le fait que le texte ne porte pas atteinte à la compétence des Etats sur la fixation des salaires minimums. Il ne prévoit pas non plus de contraindre les Etats qui n’en ont pas à introduire un salaire minimum légal.
L’engouement pour le capital-investissement ne s’est pas effondré sous l’effet de la pandémie de Covid-19. Au cours du premier semestre, les levées de fonds n’ont affiché un repli que de 7 % par rapport aux six premiers mois de 2019, à 7,4 milliards d’euros, selon France Invest. Un chiffre d’une relative stabilité qui cache cependant des réalités très différentes par typologie d’investisseurs. Les fonds souverains, le secteur public et les fonds de fonds ont en effet réduit respectivement leurs engagements de 76 %, 41 % et 38 %, tandis que les banques et les compagnies d’assurance ont augmenté les leurs de 95 % et 43 %. Aucune décollecte notable n’est à souligner de la part des investisseurs étrangers – lesquels ont encore représenté 43 % des sommes amassées par les fonds de private equity français sur la période (contre 41 % sur la période 2010-2019).
Mastercard a annoncé aujourd’hui un bénéfice net ajusté en baisse de 27% à 1,6 milliard de dollars (1,35 milliard d’euros) au titre du troisième trimestre 2020, soit 1,60 dollar par action, un niveau légèrement inférieur aux anticipations des analystes. La marge opérationnelle ajustée du groupe de solutions de paiements s’est contractée de 4,6 points à 54,9%, pour des revenus en baisse de 14% à 3,8 milliards de dollars. Les volumes transfrontaliers ont chuté de 36% en monnaies locales en raison du recul des dépenses de voyages.
Après quelques gains mardi, les cours du pétrole se sont inversés mercredi avec une flambée des stocks de brut américains et une augmentation des infections de coronavirus aux Etats-Unis et en Europe qui laissent entrevoir de nouveaux déséquilibres à venir. Le contrat Décembre 2020 sur le brut WTI a perdu 4,7% à 37,70 dollars/baril ; le contrat Décembre 2020 sur le Brend 4% à 39,96 dollars/baril.
Le Japon n’envisage pas de construire de nouveaux réacteurs nucléaires pour atteindre son objectif de neutralité carbone d’ici à 2050, a déclaré ce mercredi Katsunobu Kun, porte-parole du gouvernement. L’Archipel est le cinquième pays émetteur de dioxyde de carbone, et lutter contre les émissions des fournisseurs publics jouera un rôle important pour atteindre l'échéance fixée par le Premier ministre Yoshihide Suga. Le gouvernement japonais réexamine sa politique énergétique et cherche à utiliser les énergies renouvelables et ses centrales nucléaires existantes fonctionnant correctement, a-t-il ajouté.
La crise du Covid-19 chamboule l’ordre établi dans les aéroports européens. Heathrow a annoncé mercredi avoir perdu pour la première fois sa place de numéro un en Europe en nombre de passagers transportés, au profit de l’aéroport parisien Charles de Gaulle.
L’UE va engager 100 millions d’euros pour l’achat et la distribution de test rapides, dont elle recommande l’usage aux Etats membres pour enrayer la nouvelle flambée de Covid-19, a annoncé ce mercredi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qualifiant la situation pandémique de «très grave».
Les marchés d’actions européens baissent fortement mercredi, à la mi-séance, les investisseurs craignant l’impact économique des nouvelles mesures de restriction qui devraient être annoncées, en France et en Allemagne notamment, pour lutter contre la deuxième vague de Covid-19. Vers 12h50, l’indice Stoxx Europe 600 perdait 2,2%, à 344,8 points. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 reculaient chacun de 3,2% et 3,3% respectivement. A Francfort, le DAX 30 cédait 3,3% et à Londres, le FTSE 100 lâchait 1,6%. A Wall Street, le contrat à terme sur le Dow Jones perd 1,8%, celui sur le S&P 500 recule de 1,5%, et le contrat sur le Nasdaq 100 abandonne 1,2%.
Les Etats-Unis ont annoncé une nouvelle vente d’armes à Taïwan pour un montant estimé à 2,4 milliards de dollars (2,0 milliards d’euros), s’attirant une réponse cinglante de Pékin qui fulmine déjà contre une vente similaire annoncée la semaine dernière. Cette nouvelle transaction porte sur 100 systèmes de défense côtière Harpoon (HCDS), qui peuvent compter jusqu'à 400 missiles RGM-84L-4, d’une portée maximum de 125 km. Ces missiles fabriqués par la division défense de Boeing peuvent être stationnés sur des plateformes fixes ou montés sur des camions.
Les banques comptent resserrer leur politique d'octroi d'ici à fin décembre, comme elles l'ont déjà fait au troisième trimestre, selon l'enquête de la BCE.
Le gouvernement espagnol a annoncé mardi son intention d’augmenter notamment l’impôt sur les sociétés (IS) pour les plus grandes entreprises et l’impôt sur le revenu des ménages les plus aisés, ainsi que la fiscalité des plus-values au-delà de 200.000 euros. L’objectif : financer de nouvelles dépenses de protection sociale et d’infrastructures dans le cadre du budget 2021. Parallèlement, les crédits alloués aux investissements dans les infrastructures devraient doubler et les traitements des fonctionnaires comme les retraites augmenter de 0,9%, de quoi doper un peu l’inflation l’an prochain.
Airbnb a choisi de se coter sur le Nasdaq Global Select Market, a-t-il indiqué dans un communiqué mardi. Cette entrée en Bourse serait une victoire pour le Nasdaq, qui a perdu quelques-unes des plus grosses IPO ces dernières années, comme celles de Uber Technologies et Snowflake, qui ont choisi le New York Stock Exchange. Le site de location de logements vise une valorisation de 30 milliards de dollars lors de son introduction en Bourse (IPO), qu’il prévoit fin novembre, a-t-il annoncé mi-octobre. Cette opération est pilotée par les banques d’investissement Morgan Stanley et Goldman Sachs. En mai dernier, Airbnb a dû tailler dans ses effectifs et réduire de 25% – 1.900 personnes – le nombre de ses salariés dans le monde.
La nomination de la juge Amy Coney Barrett à la Cour Suprême a bien été votée lundi par le Sénat américain, qui a suivi les lignes du parti républicain portant la majorité conservatrice à la Cour suprême à 6 sièges sur 9, huit jours avant l'élection présidentielle. Amy Coney Barrett participera le 10 novembre à une nouvelle délibération de la Cour suprême sur l’Obamacare, dont Donald Trump et plusieurs Etats républicains réclament la suppression. Elle avait critiqué en 2012 un arrêt de la Cour suprême entérinant l’Affordable Care Act, mais elle a déclaré qu’elle ne comptait pas invalider la mesure a priori.
Les entreprises de la zone euro ont continué à emprunter massivement auprès des banques en septembre, sans doute en prévision de la deuxième vague de la pandémie de coronavirus et de nouvelles restrictions dommageables pour l'économie, montrent des données publiées mardi par la Banque centrale européenne (BCE). Les prêts aux entreprises non-financières dans les 19 pays de la zone euro ont enregistré une croissance de +7,1% sur un an en septembre, comme chaque mois depuis juin. Les prêts aux ménages ont accéléré légèrement en septembre avec une croissance de +3,1%, après +3,0% en août. La croissance de la mesure M3 de la masse monétaire en circulation a accéléré également, à 10,4% après 9,5% en août.