L’accord OCDE sur la taxation des multinationales est repoussé à mi-2021
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L'OCDE vient de communiquer sept recommandations pour lutter contre la fraude fiscale des multinationales. Crédit PHB
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Un échec des discussions internationales en vue de réformer la taxation des grandes entreprises multinationales pourrait générer jusqu'à 100 milliards de dollars de manque à gagner et déclencher une guerre commerciale, a rappelé lundi l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Près de 140 pays ont décidé vendredi de prolonger jusqu'à la mi-2021 les discussions sur cette question. Le calendrier initial tablait sur un accord d’ici à la fin de l’année, mais il a été malmené par la pandémie de coronavirus et les hésitations des Etats-Unis à l’approche de l'élection présidentielle du 3 novembre.
La pression de l’opinion s’accroît sur la nécessité de faire payer aux grandes multinationales, notamment celles opérant dans le secteur du numérique, une juste part d’impôts alors que la crise sanitaire et économique pèse lourdement sur les budgets publics.
A défaut d’un cadre international, un nombre croissant de gouvernements se tiennent prêts à imposer des règles nationales, avec le risque inhérent de s’exposer à des représailles commerciales, dont l’administration de Donald Trump a déjà brandi la menace.
Vendredi, les Etats membres de l’OCDE semblaient d’accord sur le principe du Pilier 2 du projet, qui consistera à fixer un niveau de taxation minimum pour les entreprises, mais le Pilier 1, afin de pouvoir taxer les entreprises sans présence physique dans un pays, semble bien plus compliqué à boucler.
Si les candidats de gauche ont appelé à plus de justice fiscale et à taxer davantage les grandes entreprises, l'allègement de certaines charges, comme les impôts de production, et davantage de simplification ont rencontré un certain consensus.
Marine Tondelier et la députée Eva Sas du parti Les Ecologistes ont présenté une proposition visant à taxer plus fortement les héritages les plus conséquents.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Si la maîtrise des fondamentaux est affichée comme une priorité politique, l'Education nationale veut tout apprendre : alimentation, lutte contre le harcèlement, conscience écologique...
Après les déclarations de Jean-Philippe Tanguy sur les amendes que le parti souhaite infliger aux femmes voilées dans l'espace public, le RN atténue les contours de sa mesure. La polémique ravive un vieux dilemme lepéniste : comment conserver une promesse plébiscitée par sa base sans effrayer les électeurs du second tour ?