La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen a déclaré jeudi à CNBC n’être «pas certaine» qu’Amazon sera concerné par l’un des deux volets de la réforme mondiale de la taxation des entreprises, à laquelle le G20 a donné samedi son accord. Cela dépend en effet si ce géant de l’Internet atteint ou non le seuil de marge bénéficiaire. La firme devra comme toutes les grandes entreprises internationales payer au moins 15% d’impôt sur les bénéfices des sociétés (IS), mais pourrait ne pas être assujettie à l’imposition obligatoire par pays car sa rentabilité pourrait être inférieure au seuil de 10% de marge minimum. Le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire s’en était ému, début juin, estimant que les activités d’Amazon devaient pouvoir être segmentées entre la distribution online, assez peu rentable, et les services dans le cloud, qui dégagent des surprofits très importants et devraient entrer dans le champ d’application.
L Catterton, fonds de capital-investissement cofondé par le géant du luxe LVMH, Catterton et Bernard Arnault , va acquérir une participation de 60% dans le groupe de luxe italien Etro, selon Reuters, confirmant les informations des journaux italiens La Repubblica et Il Sole 24 Ore. L’opération valorise Etro à environ 500 millions d’euros, ont dit les sources citées par Reuters. Les quatre enfants de Gerolamo Etro, qui a fondé le groupe en 1968, vont rester actionnaires avec une participation de 40% et resteront propriétaires de l’immobilier d’Etro ainsi que des magasins en gestion directe, a dit l’une des sources. L Catterton a récemment pris le contrôle du fabricant de sandales allemand Birkenstock. LVMH, qui de son côté possède plusieurs marques italiennes dont le bijoutier Bulgari, a récemment porté ses parts dans le chausseur italien Tod’s à 10% en avril.
Spécialiste du big data utilisé pour estimer les biens immobiliers résidentiels, la proptech suisse PriceHubble vient lever 34 millions de dollars (29 millions d’euros) en série B auprès de Digital+ Partners, de Latitude Ventures et de TX Ventures, nouveaux investisseurs au côté de Swiss Life et d’Helvetia Venture Fund, actionnaires historiques. La jeune pousse compte ainsi renforcer sa présence dans les neuf pays où elle exerce, comme la France, l’Allemagne, les Pays-Bas mais aussi le Japon, en développant de nouveaux services pour ses clients agents immobiliers, banques, courtiers, foncières, promoteurs et bailleurs. Elle prépare également son implantation au Royaume-Uni, en Italie et en Espagne.
L’inflation en zone euro a légèrement ralenti à +1,9% sur un an en juin après +2,0% en mai, indiquent les statistiques définitives publiées par Eurostat. L’indice des prix à la consommation calculé aux normes européennes (IPCH) est en hausse de +0,3% par rapport à mai, un chiffre lui aussi conforme à la première estimation. Les prix de l’énergie ont augmenté de +1,3% d’un mois sur l’autre et de +12,6% sur un an, assurant de loin la plus forte contribution à l’évolution de l’indice global. Hors énergie et alimentation, l’inflation sous-jacente est ramenée à +0,9% par rapport à juin 2020. Une mesure plus étroite encore qui exclut aussi l’alcool et le tabac affiche également une hausse de +0,9% en rythme annuel.
Les ventes au détail aux Etats-Unis ont enregistré une augmentation inattendue en juin : le département du Commerce a fait état vendredi d’une hausse de +0,6% sur le mois, au lieu de +0,4% attendus par les économistes. Les chiffres de mai ont toutefois été révisés à la baisse et affichent désormais un recul de -1,7%, eu lieu de -1,3% initialement annoncés. Hors automobiles, carburants, matériaux de construction et services alimentaires, les ventes au détail ont progressé de +1,1%, après une baisse révisée à -1,4% en mai. La consommation des Américains pour les biens reste donc assez forte malgré le rebond des dépenses en services, ce qui renforce la perspective d’une accélération de la croissance économique au deuxième trimestre.
Les semaines se suivent mais ne se ressemblent pas pour le secteur de la gestion d’actifs. Les fonds obligataires dans le monde ont enregistré leur plus faible collecte depuis mars 2021 sur la semaine au 14 juillet, avec 5,6 milliards de dollars de flux entrants, selon le «Flow Show», le rapport mondial hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research basé sur les données d’EPFR. La semaine précédente, ces mêmes fonds avaient affiché leur plus forte collecte depuis février 2021 (18,4 milliards de dollars). Plus en détail, les fonds obligataires investment grade ont attiré 2,5 milliards de dollars, soit le niveau le plus élevé de ces sept dernières semaines. Les fonds obligataires à haut rendement ont subi leurs plus fortes sorties nettes en huit semaines avec 2,3 milliards de dollars. Enfin, les fonds d’obligations souveraines ont drainé 1,4 milliard de dollars. Les fonds actions, de leur côté, ont levé 18,7 milliards de dollars, soit bien plus que la semaine précédente (6,8 milliards). Les fonds de grandes capitalisations américaines se sont arrogés plus de la moitié de cette collecte engrangeant 10,8 milliards de dollars. Quant auxfonds actions européennes, ils n’ont attiré qu’un petit 100 millions de dollars.Les ETF ont tout raflé, avec 18,9 milliards de dollars de souscriptions nettes. Enfin, les fonds monétaires ont vu sortir plus de 30 milliards de dollars, après avoir engrangé plus de 10 milliards la semaine passée.
L’Autorité européenne des marchés financiers a rappelé les devoirs de transparence auxquels les sociétés coquilles vides devaient se plier pour entrer en Bourse.
La Banque mondiale a revu en baisse jeudi ses prévisions de croissance pour la région Asie de l’Est-Pacifique (hors Chine) en 2021, alors que de nombreux pays de la région font face à une hausse des cas de coronavirus, à de nouveaux variants plus contagieux et à des contraintes d’approvisionnement en vaccins. L’institution prévoit désormais une croissance de +4%, contre +4,4% dans sa précédente prévision. En incluant la Chine, dont le PIB devrait croître de +8,5% en 2021, la région connaîtrait une croissance de +7,7% cette année, contre 7,4% précédemment annoncé, a déclaré David Malpass, le président de la Banque mondiale.
Michael Saunders, l’un des membres du Comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre (BoE), a déclaré jeudi que la banque centrale pourrait décider plus tôt que prévu de mettre fin à son programme d’achats d’obligations d’Etat (QE) en raison de l’accélération inattendue de la hausse des prix. L’inflation au Royaume-Uni a atteint 2,5% sur un an en mai selon les statistiques officielles publiées mercredi. Après le gouverneur adjoint Dave Ramsden mercredi, Michael Saunders ne semble pas craindre d’effet du variant Delta et estime qu’une poursuite du QE, pourtant réduit en mai, jusqu’à la fin de l’année, lorsque l’inflation dépasserait 3%, risquerait d’ancrer des anticipations d’inflation élevées. La BoE s’était engagée en novembre à acheter pour 100 milliards de livres supplémentaires d’obligations d’Etat en un an. Lors des réunions monétaires de mai et juin, l’économiste en chef Andy Haldane, peu accommodant mais sur le départ, avait été le seul à se prononcer en faveur d’un arrêt prématuré.
L’économie chinoise a progressé un peu plus lentement que prévu au deuxième trimestre, freinée par la hausse des coûts des matières premières et la résurgence du covid-19. Le PIB a augmenté de +7,9% en avril-juin selon les données officielles, alors que le consensus des économistes interrogés par Reuters attendait une croissance de +8,1%. Au premier trimestre, le pays avait enregistré une croissance de +18,3% sur un an. D’un trimestre sur l’autre, la progression du PIB atteint +1,3%, contre +0,6% au précédent. La production industrielle chinoise (+8,3% sur un an en juin, après 8,8% en mai) et les ventes au détail (+12,1% sur un an en juin, après +12,4% en mai) se sont également tassées. Mais moins que les attentes, soulageant quelque peu les investisseurs inquiets d’un ralentissementaprès que la banque centrale a annoncé une baisse du ratio de réserves obligatoires des banques la semaine dernière.
Les encours des ETF et ETP dans le monde ont atteint le niveau record de 9.350 milliards de dollars à fin juin, selon les données d’ETFGI. Cela représente une hausse de 17 % par rapport à fin 2020. Les ETF et ETP ont collecté 88,5 milliards de dollars en juin, ce qui porte la collecte totale à 660,73 milliards d’euros au premier semestre. Ce montant semestriel est plus de deux fois supérieur au dernier record enregistré l’an dernier sur la période correspondante (293,69 milliards). Et c’est seulement 102 milliards de dollars de moins que les 762,77 milliards de dollars réunis sur l’ensemble de 2020. Sur les douze derniers mois, plus de 1.000 milliards de dollars ont été collectés (1.028 milliards). Et il s’agit du 25ème mois consécutif de collecte nette. La collecte s’est répartie entre 460,73 milliards de dollars pour les ETF et ETP actions et 111,67 milliards de dollars pour les ETF et ETP obligataires.
L'économie chinoise a progressé un peu plus lentement que prévu au deuxième trimestre, freinée par la hausse des coûts des matières premières et la résurgence du Covid-19. Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 7,9 % au cours du trimestre avril-juin par rapport à l’année précédente, selon les données officielles publiées jeudi, alors que le consensus des économistes interrogés par Reuters attendait une croissance de 8,1 %. Ces chiffres confirment les craintes d’un ralentissement du rythme de la reprise formulées par Pékin.
Les détentions mondiales d’actions et obligations chinoises ont bondi d’environ 40 % à plus de 800 milliards de dollars l’année dernière, les investisseurs ayant acquis des actifs à un rythme record malgré la dégradation des relations entre Pékin et la communauté internationale. Les investisseurs étrangers ont acheté pour 35,3 milliards de dollars nets d’actions chinoises depuis le début de l’année, via des plates-formes de transactions qui relient Hong Kong avec les Bourses de Shanghai et Shenzhen, selon des calculs basés sur Bloomberg. C’est 49 % de plus qu’un an plus tôt. Les investisseurs étrangers ont aussi acquis plus de 75 milliards de dollars de bons du Trésor chinois, selon des chiffres de Crédit Agricole, soit une hausse de 50 %.
586 pages, c’est l’épaisseur du mémoire technique que la Caisse des dépôts et consignations aurait adressé aux banques qui souhaitent remporter la conservation des titres du groupe public. La vieille dame de la rue de Lille vient de remettre en jeu ce mandat institutionnel qui, par sa taille et l’identité du client, constitue une référence pour le marché français. Depuis 2012 et le précédent appel d’offres, c’est BNP Paribas Securities Services qui assure la conservation des actifs de la Caisse des dépôts. Le vainqueur avait chipé ce mandat à Caceis, née dans le giron de la CDC, avant de passer sous le contrôle du Crédit Agricole, et avait mobilisé une centaine de salariés et consultants pour réaliser la bascule. Le résultat de l’appel d’offres est attendu pour la fin de l’année.
C’est la facture salée dont devra s’aquitter le Royaume-Unis dans le cadre du règlement financier post-Brexit, selon l’Union européenne. La note n’est pas celle qu’avait calculée le gouvernement britannique, qui estimait ne devoir que 41,4 milliards à l’Union. Mais la décision est finale, a prévenu le bloc, d’autant qu’un premier versement a eu lieu en début d’année.