Exxon Mobil a publié vendredi son meilleur résultat trimestriel en quatre ans, porté par les prix du pétrole et du gaz qui ont plus que doublé. Au troisième trimestre, le plus grand producteur américain de pétrole a réalisé un bénéfice de 1,57 dollar par action, en ligne avec le consensus. Exxon va par ailleurs augmenter la distribution aux actionnaires jusqu'à 10 milliards de dollars (8,59 milliards d’euros), par le biais d’un programme de rachat d’actions qui doit débuter en 2022. Chevron a de son côté publié son bénéfice trimestriel le plus élevé depuis huit ans, grâce à la hausse des prix des hydrocarbures et à la reprise de la demande de carburants qui a stimulé les marges de raffinage. Au troisième trimestre 2021, son bénéfice net s’est établi à 6,11 milliards de dollars, soit 3,19 dollars par action, contre une perte de 207 millions de dollars un an plus tôt.
La réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) constituera le principal rendez-vous des marchés la semaine prochaine, dans un contexte de remontée des taux obligataires et de nouveaux records pour les actions américaines, soutenues par des résultats trimestriels meilleurs qu’attendu.
Exxon Mobil a publié vendredi son meilleur résultat trimestriel en quatre ans, porté par les prix du pétrole et du gaz qui ont plus que doublé. Au troisième trimestre, le plus grand producteur américain de pétrole a réalisé un bénéfice de 1,57 dollar par action, en ligne avec le consensus. Ces résultats reflètent aussi l’amélioration des marges de raffinage et les pénuries d’approvisionnement. Exxon a par ailleurs indiqué que les perspectives solides en termes de flux de trésorerie lui permettront d’augmenter la distribution aux actionnaires jusqu'à 10 milliards de dollars (8,59 milliards d’euros), par le biais d’un programme de rachat d’actions qui doit débuter en 2022.
Apple perd sa couronne. Depuis ce vendredi, le fabricant de l’iPhone n’est plus la première capitalisation boursière mondiale, place qu’il occupait depuis mi-2020. Il a été détrôné par Microsoft.
Jeudi soir, les agences de presse ont rapporté coup sur coup que le parti démocrate était tombé d’accord sur un plan de relance sociale (Build Back Better, BBB) voulu par Joe Biden de 1.750 milliards de dollars, puis que les élus progressistes (déçus) refuseraient dans l’immédiat de voter le plan de relance sur les infrastructures (BIB) de plus de 1.000 milliards… En voyage à Rome par le G20 de ce week-end, la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a déclaré vendredi matin à CNN qu’elle restait «très optimiste : je m’attends à ce que le Congrès adopte les deux paquets».
La croissance économique dans la zone euro a été plus soutenue qu’anticipé au troisième trimestre. Elle a atteint comme en France son rythme le plus élevé depuis un an grâce à la levée de nombreuses restrictions sanitaires, montre la première estimation publiée vendredi par Eurostat à +2,2% par rapport au trimestre précédent et +3,7% sur un an (après -1,2% au T1-2021 et +14,2% au T2-2021).
Après avoir gagné 7% en début de séance, le titre du constructeur automobile suédois Volvo Cars se négociait environ 18% au-dessus de son prix d’introduction en Bourse à Stockholm vendredi en fin de matinée, à l’occasion de la plus grande opération du type en Europe cette année. À l’heure où les investisseurs parient sur le secteur des véhicules électriques, les actions de la filiale du chinois Geely s'échangeaient à 62,48 couronnes, contre un prix d’introduction fixé à 53 couronnes.
La croissance de l'économie française a poursuivi son accélération avec une progression de 3,0% du produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre, après +0,1% au premier trimestre et +1,3% au deuxième (après révisions). Cela lui permet de quasiment retrouver son niveau d’avant-crise, selon les résultats publiés vendredi par l’Insee. Avec cette progression supérieure aux attentes, le PIB de la France est seulement -0,1% au-dessous de son niveau du quatrième trimestre 2019.
La Banque centrale du Canada (BoC) a laissé entendre mercredi qu’elle pourrait relever son taux directeur plus tôt que prévu, et a prévenu que l’inflation resterait supérieure à son objectif pendant une grande partie de 2022 en raison de la hausse des prix de l’énergie et des goulets d’étranglement du côté de l’offre. En attendant, pour prendre en compte les progrès réalisés dans la reprise économique, elle a maintenu son taux d’intérêt à son niveau le plus bas de 0,25%, et annoncé qu’elle arrêtait sa politique d’assouplissement quantitatif (QE). L’institution monétaire a abaissé sa prévision de croissance à +5,1% pour 2021, contre +6% prévu en juillet. L’inflation devrait rester plus longtemps que prévu au-dessus de la fourchette cible de 1% à 3%, avant de se rapprocher de l’objectif de 2% fin 2022.
La Banque du Japon (BoJ) a laissé jeudi, lors de sa réunion monétaire d’octobre, son taux directeur à court terme inchangé à -0,10% et a maintenu l’objectif de rendement des obligations d’Etat à 10 ans autour de 0%. Cependant, elle a réduit ses perspectives de PIB pour l’exercice 2021 à +3,4%, au lieu de +3,8% dans ses prévisions précédentes, en s’appuyant sur une consommation atone et un ralentissement des exportations et de la production alors que les perturbations sur l’approvisionnement persistent. Le Conseil des gouverneurs a également réduit ses prévisions d’inflation, de 0,6% à 0% en moyenne pour l’année 2021 fiscale qui se terminera en mars prochain - ses prévisions sont maintenues à 0,9% pour 2022 et à 1% pour 2023.
Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a augmenté de 2% en termes annualisés au troisième trimestre, pénalisé par les répercussions du variant Delta du Covid-19 et les problèmes d’approvisionnement, a annoncé jeudi le département du Commerce. Il s’agit de la première estimation de la croissance américaine pour le troisième trimestre de l’année.
La Banque centrale européenne (BCE) a laissé jeudi sa politique monétaire ultra-accommodante inchangée, justifiant cette position par le caractère transitoire de l’inflation actuelle. Lors d’une conférence de presse tenue à l’issue de la réunion du conseil des gouverneurs de la BCE, sa présidente Christine Lagarde a estimé que la récente poussée d’inflation constatée en zone euro durerait plus longtemps qu’initialement prévu mais finirait par s’atténuer dans le courant de l’année 2022.
La Banque du Japon (BoJ) a laissé jeudi, lors de sa réunion monétaire d’octobre, son taux directeur à court terme inchangé à -0,10% et a maintenu l’objectif de rendement des obligations d’Etat à 10 ans autour de 0%. Cependant, la BoJ a réduit ses perspectives de PIB pour l’exercice 2021 à +3,4%, au lieu de +3,8% dans ses prévisions précédentes, en s’appuyant sur une consommation atone et un ralentissement des exportations et de la production alors que les perturbations sur l’approvisionnement persistent.
TotalEnergies a publié jeudi des résultats trimestriels en très forte hausse grâce au renchérissement des hydrocarbures et il s’attend à un maintien des prix du gaz élevés jusqu’au printemps prochain en Europe et en Asie. Le groupe français a également annoncé que sa production devrait s'établir entre 2,85 et 2,9 millions de barils équivalent pétrole par jour (Mbep/j) au quatrième trimestre, un niveau record depuis le deuxième trimestre 2020. D’un an sur l’autre, son résultat net ajusté trimestriel à fin septembre a été multiplié par 5,5 à 4,8 milliards de dollars (4,1 milliards d’euros), son excédent brut d’exploitation (Ebitda) a plus que doublé à 11,2 milliards de dollars et sa marge brute d’autofinancement hors frais financiers a augmenté de 96% à 8,4 milliards.
La Banque centrale du Canada (BoC) a laissé entendre mercredi qu’elle pourrait relever son taux directeur plus tôt que prévu, et a prévenu que l’inflation resterait supérieure à son objectif pendant une grande partie de 2022 en raison de la hausse des prix de l’énergie et des goulets d’étranglement du côté de l’offre.
La Banque centrale européenne (BCE) a laissé jeudi ses taux d’intérêt et le rythme de ses programmes d’achats d’actifs inchangés, en dépit de l’accélération de l’inflation en zone euro.
L’industrie des Spac (special purpose acquisition company) est décidément à part sur les marchés financiers. En annonçant sa fusion avec Trump Media & Technology Group, une société créée par l’ancien président américain, pour une valorisation de 1,7 milliard de dollars, le Spac Digital World Acquisition Corp a vu le cours de son action progresser de plus de 800 % en quelques jours. Du jamais vu. Via cette société, Donald Trump a annoncé le lancement prochain de son propre réseau social, « TRUTH Social », afin d’y livrer sa vérité et de « résister aux Big Tech » qui ont eu l’audace de le bannir de leurs plateformes. Dans ce cas précis, la coquille vide cotée va racheter une autre coquille vide, puisque TMTG n’a pas encore d’activité. Un saut dans l’inconnu qui n’effraie pas les investisseurs, sans doute en majorité des inconditionnels de la fameuse rengaine « fake news ».
Vu de loin, les problèmes d’approvisionnement peuvent sembler frustrants. Pourquoi ne pas accueillir davantage de bateaux ou agir sur les secteurs qui coincent ? Un livre de l’économiste Steven E. Rhoads vient remettre les choses en place. L’effondrement de l’immobilier aux Etats-Unis en 2008 a en effet fait s’envoler les prix… du lait. La sciure de bois, sous-produit de la construction de maison neuves, est essentielle au confort des vaches. Mais aussi à la fabrication de contreplaqué, de biomasse, de terreau… La ressource, devenue rare et demandée, est devenue chère. L’histoire illustre « l’interconnexion dense » de l’économie, explique l’expert, qui rend toute intervention complexe et multiface. Gageons que la période actuelle devrait lui permettre de renouveler ses exemples.
Le Dogecoin, dépassé. Les NFT, has been. Le nouvel actif à la mode ne pouvait être que celui-là : les presse-papiers cubiques en tungstène. Le métal, utilisé pour fabriquer des filaments d’ampoule, est surtout très dense : sa masse volumique est 18 fois supérieure à celle de l’eau. Et en tenir un dans sa paume semble être une expérience quasi mystique, à en croire les témoignages des « cubers » (détenteurs de presse-papiers). La demande est si forte que certains petits malins espèrent un impact sur les cours, qu’ils pourraient exploiter... Avec une production annuelle estimée à 80.000 tonnes, il va falloir en acheter, de la décoration de bureau…
OPTIMISME Les entreprises françaises font fi des nuages qui planent sur l’économie. Le climat des affaires atteint, en octobre, 113 points, le niveau qui prévalait en juin 2021 et pas loin du plus haut niveau jamais atteint. Certes, les entreprises des services sont responsables de cette progression, le climat des affaires dans l’industrie restant stable – l’optimisme retombe un peu sur les perspectives de production. Mais la situation est historique, remarque ING : depuis que les données existent, « jamais aussi peu d’entreprises n’ont été confrontées à des difficultés de demande (seulement 10 % des entreprises interrogées), et jamais autant d’entreprises n’ont été confrontées à des difficultés d’offre (49 % des entreprises) ». Si la remontée de l’indicateur est une bonne nouvelle, la tendance devrait pourtant s’inverser. Aux difficultés d’approvisionnement et de recrutement s’ajoutent les tensions sur les prix de l’énergie, qui pousseront les coûts à la hausse et rogneront le pouvoir d’achat. « En clair, le choc actuel sur les prix de l’énergie peut être considéré de la même façon qu’une taxe sur l’économie française tout entière », résume ING. Qui estime avec prudence que la croissance française sera sans doute inférieure à la prévision de 4 % du gouvernement en 2022, et plus proche de 3,5 %.
Les négociateurs du futur gouvernement de coalition en Allemagne ne s’attendaient pas à devoir désigner un nouveau président pour la Bundesbank. Voilà un problème de plus à régler dans leur programme bien chargé. La démission de Jens Weidmann se conjugue à deux autres moments qui pourraient changer le visage de l’union monétaire dans les prochains mois : l’après-Merkel outre-Rhin et la redéfinition du pacte de stabilité et de croissance, les fameux critères de Maastricht. Jusqu’à quel point faut-il en attendre un changement de politique ?
C’est beau un conteneur la nuit. Le port de Long Beach, en Californie, fait les gros titres de la presse américaine. Les tensions sur les chaînes d’approvisionnement se manifestent aussi par des bouchons à l’entrée des ports, en raison à la fois du bond des importations et du manque de main d’œuvre et d’espace pour assurer l’intendance à terre. Sur la côte ouest, près de 80 navires mouilleraient aujourd’hui au large de Los Angeles et Long Beach, avec à leur bord pour 24 milliards de dollars de marchandises. Une situation qui pourrait perdurer jusqu’au milieu de l’année prochaine, selon les estimations des économistes de Goldman Sachs.