La banque centrale suédoise (Riksbank) a maintenu jeudi son taux directeur à 0%, comme anticipé par les investisseurs, tout en indiquant qu’elle commencerait probablement à relever ses taux d’intérêt à la fin 2024. La Riksbank avait précédemment indiqué que son taux directeur resterait probablement à 0% tout au long de son horizon de prévisions qui court jusqu’au troisième trimestre 2024. La banque centrale a également indiqué qu’elle commencerait à réduire la taille de son bilan en 2023. «Avec cette politique monétaire, l’inflation devrait être conforme à l’objectif de long terme», a estimé l’institution.
L’Allemagne, ancien élève modèle, fait face à sa plus violente vague de contaminations par le coronavirus au moment où un nouveau gouvernement s’apprête à entrer en fonctions. Plus de 100.000 personnes, 100.119 exactement, sont mortes du Covid-19 en Allemagne depuis le début de la pandémie, a annoncé jeudi l’autorité sanitaire fédérale (RKI), comptabilisant 351 décès sur les dernières 24h. En une journée, le RKI a également compté 75.961 nouvelles contaminations, un nouveau plus haut au moment où la première économie européenne craint une saturation des hôpitaux. L’incidence sur sept jours a aussi atteint un record, à 419,7.
La banque centrale de Corée du Sud (BoK) a relevé ses taux d’intérêt jeudi pour la deuxième fois depuis le début de la pandémie et révisé à la hausse ses perspectives d’inflation en raison des inquiétudes concernant la hausse des prix à la consommation et l’augmentation de la dette des ménages.
La Bundesbank alerte dans son rapport de stabilité financière publié jeudi sur les risques d’une bulle immobilière pour le secteur bancaire et prône un durcissement des mesures contracycliques. « Le volant de fonds propres contracyclique devrait être reconstitué très tôt », a déclaré Claudia Buch, vice-présidente de la banque centrale allemande, dans un communiqué.
Travailler chez McKinsey sans se montrer fin stratège, c’est possible. La Securities and Exchange Commission (SEC) vient d’engager des poursuites pour délit d’initités contre l’un des associés du cabinet aux Etats-Unis, qui a été arrêté dans la foulée. Il faut dire que M. Dikshit (ça ne s’invente pas) ne s’est pas montré très subtil, selon la plainte du gendarme boursier américain, publiée le 10 novembre. Goldman Sachs, qui s’apprêtait à lancer une offre d’achat sur la fintech cotée GreenSky, avait mandaté McKinsey en septembre 2021 pour la conseiller sur l’opération. L’associé du cabinet s’est empressé d’acheter des options d’achat (calls), revendues le 15 septembre, le jour de l’officialisation de l’offre publique, avec un profit de 450.000 dollars. Le tout en utilisant son ordinateur à partir de son adresse IP professionnelle. Difficile de faire plus visible.
Ils ont grillé la politesse. Primonial en tête (barré par Sébastien Rogues et Matthieu Souben), trois trimarans de la classe Ocean Fifty ont franchi les premiers à Fort-de-France la ligne d’arrivée de la Transat Jacques Vabre. Le vainqueur à 2h54 heure de Paris mardi 23 novembre, après 15 jours 13 heures 27 minutes et 14 secondes d’embruns depuis Le Havre. Avec leurs 15 mètres de longueur (pardon, 50 pieds, soit 15,24 mètres), ils ont devancé les géants des mers de la classe Ultime et leurs 32 mètres, toujours sur trois coques. Certes, un périple plus long était prévu pour ces derniers, dont le Maxi
L’envolée des prix de l’aluminium a asséché toutes les réserves stratégiques, mises de côté par les banques et les gouvernements pour les périodes de vaches maigres. Toutes ? Non ; un stock résiste toujours aux pressions. Deux millions de tonnes d’aluminium, d’une valeur de 5 milliards de dollars, sont toujours entreposés quelque part au Vietnam, non loin d’Hô Chi Minh-Ville. Un volume qui équivaut à la consommation annuelle d’aluminium de l’Inde, et qui pourrait, s’il était libéré, résoudre à lui seul le déséquilibre du marché. Encore faudrait-il pouvoir ouvrir les vannes. L’aluminium appartient en fait à une entreprise chinoise, qui faisait passer ce métal produit en Chine pour du « made in Vietnam » afin d’échapper aux taxes américaines. L’enquête se traîne depuis 2019, et, en attendant, le prix de l’alu continue de grimper.
C’est, à trois ans, le taux de défaut implicite pour la dette spéculative des 50 plus grandes entreprises du secteur immobilier chinois. Certes, le marché a intégré le risque : seules 10 % des obligations s’échangent à plus de 90 % de leur valeur faciale, contre 90 % il y a un an. De quoi laisser présager un test à l’acide des ambitions réformatrices de Pékin.
Risques. L’Institute of International Finance se penche sur l’évolution des marchés émergents, constatant que la pression exercée sur les banques centrales de ces pays pour qu’elles défendent leurs devises a été moins forte en 2020. Cela est dû à une combinaison de facteurs mondiaux et locaux. Les banques centrales développées ont réagi rapidement en fournissant des liquidités, allégeant ainsi la pression. En outre, un nombre croissant de banques centrales émergentes ont adopté des objectifs d’inflation et sont donc moins contraintes de défendre leurs taux de change par des taux plus élevés. Enfin, les blocages induits par la pandémie ont pesé sur les importations et amélioré les comptes courants – même temporairement – et réduit la pression sur les devises. Bref, si, par le passé, le resserrement des rendements implicites des devises s’est répercuté sur le coût des emprunts en monnaie locale, c’est cette fois le retrait des investisseurs étrangers qui aura pesé sur le coût de financement des gouvernements. Le retour des non-résidents vers les émergents semble aujourd’hui bien enclenché puisque les flux entrants ont retrouvé leurs niveaux pré-crise. Mais l’IIF prévient que les risques demeurent. De plus en plus, l’inflation des émergents évolue avec celle des pays développés, mais les anticipations de hausses de prix, chez ces premiers, pourraient remonter plus vite et s’ancrer plus durablement. Un resserrement des conditions de liquidités pourrait aussi être douloureux.
Les membres de la Réserve fédérale (Fed) américaine se sont montrés préoccupés par l’accélération durable de l’inflation lors de leur dernière réunion de novembre, selon le compte-rendu publié mercredi. La Fed a amorcé en novembre la réduction des rachats d’actifs massifs mis en place pendant la crise sanitaire pour fluidifier le marché du crédit et favoriser l’investissement. Ce processus doit se terminer en juin prochain, mais plusieurs responsables souhaitent un retrait accéléré de cet assouplissement quantitatif afin de contrer le risque de dérapage de l’inflation. La Fed a réduit ses achats de titres de 15 milliards de dollars en novembre et a indiqué qu’une baisse de même ampleur interviendrait en décembre. La prochaine réunion de politique monétaire est prévue les 14 et 15 décembre prochains. Un doublement de ces coupes mensuelles mettrait fin au programme en mars, ce qui laisserait une fenêtre de tir à la Fed pour procéder à une première hausse de taux avant la fin du premier semestre. Le taux des fonds fédéraux a été ramené près de zéro en mars 2020 pour soutenir l'économie face à l'épidémie de Covid-19.
Le gouvernement italien de Mario Draghi discutait mercredi des détails de la mise en place d’un «Super Green Pass», avec de nouvelles mesures strictes face au coronavirus, qui pourraient inclure des restrictions sur les personnes non vaccinées. Ces mesures ne permettraient qu’aux personnes ayant une preuve de vaccination d’accéder à des lieux tels que les cinémas et les théâtres. Les personnes non vaccinées pourraient continuer à accéder à leur lieu de travail avec des tests négatifs. Ces mesures s’inscriraient dans une vague de restrictions à travers le continent. La moyenne sur 7 jours des nouveaux cas quotidiens de Covid-19 atteint 114 cas pour 100.000 habitants en Italie. L’Autriche a imposé un reconfinement complet pour 20 jours.
La nouvelle coalition allemande laisse le portefeuille des finances au FDP, chantre de la rigueur budgétaire. Mais l'accord demeure suffisamment vague pour permettre de la souplesse.
La Banque centrale européenne (BCE) doit continuer de favoriser des coûts de financement faibles face à l'évolution de la pandémie d’autant que l’inflation est loin d'être incontrôlable, a déclaré Fabio Panetta, l’un des membres du directoire de l’institution, mercredi lors d’une conférence à Sciences Po. Alors que son homologue Isabel Schnabel a envoyé mardi aux marchés un message plus restrictif encore qu'à son habitude, l’italien lui répond que la BCE devra savoir rester accommodante si nécessaire. Elle devrait réduire à partir du mois prochain les achats d’obligations entreprises dans le cadre du Programme d’achats d’urgence (PEPP) mis en œuvre jusqu'à fin mars 2022 (pour 1.850 milliards d’euros). Il a rappelé qu'«une réduction brutale et inappropriée des achats d’actifs se traduirait par un durcissement de l’orientation monétaire» de la zone euro, alors que l’inflation actuelle est due à la conjonction de «facteurs purement temporaires» et de «chocs d’offre mondiaux» de nature à freiner la croissance et non à conduire à une surchauffe.
Ce sera du Vert et de la rigueur. Le SPD, les Verts et le FDP allemands se sont entendus mercredi sur une coalition commune. Le social-démocrate du SPD, Olaf Scholz, s’apprête à succéder à Angela Merkel début décembre dans une alliance inédite avec les Verts et le parti libéral du FDP. Deux mois après la défaite du camp conservateur d’Angela Merkel, les trois partis ont publié un contrat de coalition intitulé « Oser plus de progrès. Alliance pour la liberté, la justice et la durabilité ».
Le gouvernement italien de Mario Draghi se réunit mercredi pour discuter des détails de la mise en place d’un «Super Green Pass», avec de nouvelles mesures strictes pour endiguer l’augmentation des cas de coronavirus qui pourraient inclure des restrictions sur les personnes non vaccinées. Ces mesures ne permettraient qu’aux personnes ayant une preuve de vaccination d’accéder à des lieux tels que les cinémas et les théâtres. Les personnes non vaccinées pourraient continuer à accéder à leur lieu de travail avec des tests négatifs.
Le climat des affaires en Allemagne s’est dégradé en novembre pour le cinquième mois consécutif, montre mercredi l’enquête mensuelle de l’institut d'études économiques Ifo. L’indice du climat des affaires a reculé à 96,5 après 97,7 en octobre alors que le consensus des économistes prévoyait en moyenne un chiffre de 96,6.
La dirigeante sociale-démocrate Magdalena Andersson a été confirmée mercredi au poste de Premier ministre par le Parlement de Suède, devenant la première femme à occuper ce poste dans l’histoire du pays. Magdalena Andersson, qui succède à Stefan Lofven, est cependant confrontée à une crise politique d’entrée de jeu : trois partis d’opposition ont présenté un projet commun de loi de finances qui devrait obtenir une majorité au sein d’un parlement fragmenté, ne laissant pas d’autre choix à Magdalena Andersson que d’accepter les choix budgétaires du centre droit ou démissionner.
Pour la première fois de l’année, les encours du produit d’épargne réglementée ont baissé en octobre, selon les chiffres de la Caisse des dépôts. Les Français ont puisé 2,83 milliards dans leurs livrets. Les encours tombent à 343,5 milliards d’euros. Il s’agit de sa plus forte décollecte mensuelle depuis fin 2014. Couplée à celle du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) - de 0,57 milliard - la décollecte sur les livrets d'épargne réglementée a totalisé 3,4 milliards d’euros en octobre, soit la plus forte depuis octobre 2014 (-3,8 milliards d’euros), année où le taux du Livret A avait été abaissé de 1,25% à 1%. Au total, sur les dix premiers mois de l’année 2021, la collecte nette du Livret A et du LDDS s'élève à 20,64 milliards d’euros, pour un encours cumulé de 468,9 milliards d’euros à fin octobre, soit une hausse de 5,9% sur un an.
La recrudescence de l’épidémie de Covid-19 et les mesures de restriction de certains pays n’affectent pas pour le moment l’activité dans la zone euro. La croissance de l’activité du secteur privé a même enregistré une accélération inattendue en novembre, montrent les premiers résultats des enquêtes d’IHS Markit. La principale inquiétude reste l’inflation. L’indice PMI composite flash est remonté à 55,8 après 54,2 en octobre, dépassant le consensus Reuters, en baisse à 53,2. Le PMI du secteur des services ressort en hausse à 56,6 après 54,6 le mois dernier et celui de l’industrie manufacturière progresse à 58,6 après 58,3. En France, la croissance de l’activité dans le secteur privé a été supérieure aux attentes en novembre.
La banque d’investissement Cowen a annoncé mardi qu’elle rachèterait Portico Capital Advisors, une société de conseil spécialisée dans les transactions dans le secteur des logiciels. Cowen n’a pas divulgué le montant de l’accord, mais a déclaré qu’il comprendrait 75% en numéraire et 25% en actions, ajoutant qu’il s’attend à ce que ses revenus de conseil en fusions-acquisitions (M&A) augmentent de près de 20% au cours de l’exercice 2022. L’accord permettrait également à Portico de fournir aux clients les capacités de marché des capitaux, de conseil et de recherche de Cowen, selon le communiqué. L’action Cowen a baissé de 0,45% à 38,24 dollars en cours de séance. L’accord devrait être bouclé au quatrième trimestre, avec Perkins Advisors et M. Klein & Company agissant en tant que conseillers de Cowen et Portico respectivement.
En convainquant cinq pays, dont la Chine, de relâcher une partie de leurs réserves de pétrole, Washington augmente la pression diplomatique... et fait monter les cours.