Olaf Scholz deviendra le premier chancelier allemand de l’après-Merkel
Ce sera du Vert et de la rigueur. Le SPD, les Verts et le FDP allemands se sont entendus mercredi sur une coalition commune. Le social-démocrate du SPD, Olaf Scholz, s’apprête à succéder à Angela Merkel début décembre dans une alliance inédite avec les Verts et le parti libéral du FDP. Deux mois après la défaite du camp conservateur d’Angela Merkel, les trois partis ont publié un contrat de coalition intitulé « Oser plus de progrès. Alliance pour la liberté, la justice et la durabilité ».
Selon ce document, la nouvelle coalition compte renforcer les investissements publics dans les technologies vertes et le numérique, tout en revenant à des limites strictes en matière de dette à compter de 2023. Les Verts se verront ainsi attribuer un ministère unifié du Climat et de l’Economie, ainsi que celui des Affaires étrangères. Le FDP, très orthodoxe concernant les comptes publics, occupera quant à lui le ministère des Finances.
Sortie accélérée du charbon
Le prochain gouvernement souhaite que l’Allemagne ait au moins 15 millions de véhicules électriques en circulation d’ici 2030 dans le cadre de sa feuille de route vers la neutralité climatique. Il veut aussi anticiper la sortie du charbon en visant l’échéance de 2030, contre 2038 auparavant.
Lors d’une conférence de presse à Berlin, Olaf Scholz a souligné que les partenariats avec la France et les Etats-Unis restaient les piliers de la diplomatie allemande, rapporte l’agence Reuters. « Nous voulons oser faire plus de progrès », a aussi déclaré le futur chancelier. « Nous allons investir massivement en Allemagne pour qu’elle reste à l’avant-garde. »
Le futur chef du gouvernement doit encore être investi par les députés allemands et devra, avant toute chose, faire face à la nouvelle vague de contamination du Covid 19 que subit l’Allemagne actuellement.
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