Le nombre d’actifs effectuant une première demande d’allocation chômage a augmenté aux Etats-Unis de 19.000 lors de la semaine qui s’est terminée le 30 avril, à 200.000 en données corrigées des variations saisonnières, a indiqué jeudi le département américain du Travail. Les économistes s’attendaient en moyenne à 182.000 inscriptions au chômage durant cette période. Le nombre de la semaine précédente a été révisé en hausse, à 181.000, contre une estimation initiale de 180.000. La moyenne mobile sur quatre semaines, qui lisse la volatilité de ces données, a crû de 8.000, à 188.000.
L’activité dans les services s’est à nouveau contractée en avril en Chine avec les confinements liés à la pandémie de coronavirus, montrent les résultats de l’enquête privée publiée jeudi par Caixin/Markit.
Le nombre d’actifs américains effectuant une première demande d’allocation chômage a augmenté de 19.000 lors de la semaine qui s’est terminée le 30 avril, à 200.000 en données corrigées des variations saisonnières, a indiqué jeudi le département américain du Travail. Les économistes s’attendaient en moyenne à 182.000 inscriptions au chômage la semaine dernière. Le nombre de la semaine précédente a été révisé en hausse, à 181.000, contre une estimation initiale de 180.000. La moyenne mobile sur quatre semaines, qui lisse la volatilité de ces données, a crû de 8.000, à 188.000.
Le rebond a fait long feu. Wall Street efface, jeudi, la nette hausse enregistrée mercredi dans le sillage des annonces de la Réserve fédérale américaine sans surprises et moins restrictives qu’anticipé. En Europe, les places boursières ont également basculé dans le rouge après la nette correction subie par les valeurs américaines.
Malgré une dépréciation de 3,9 milliards de dollars liée à son retrait progressif de Russie, Shell a publié jeudi un bénéfice ajusté hors variation du coût de remplacement des stocks de 9,13 milliards de dollars au premier trimestre 2022, contre 6,39 milliards de dollars au quatrième trimestre 2021 et un consensus qui tablait sur 8,67 milliards de dollars. Cette bonne performance découle de la hausse des prix de l'énergie, de l’augmentation des bénéfices du négoce et du recul des dépenses d’exploitation et des impôts.
Les commandes à l’industrie allemande ont accusé un recul plus marqué que prévu en mars, en raison principalement du ralentissement de la demande en provenance de l’étranger avec la guerre en Ukraine, montrent les données de Destatis publiées jeudi.
La Banque d’Angleterre (BoE) a annoncé jeudi sa quatrième hausse consécutive de taux d’intérêt, dans un contexte marqué par une inflation élevée liée à la fois à la hausse des prix de l’énergie et à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.
La flambée des prix force les banques centrales à réagir mais le resserrement de la politique monétaire risque d'entraîner un arrêt brutal de l'économie. L'analyse de Vincent Chaigneau, directeur de la recherche de Generali Investments.
Retrait. Le fonds américain de private equity KKR a conclu un accord avec le producteur français d’énergies renouvelables Albioma pour son acquisition. KKR lancera une offre publique à 50 euros par action, valorisant la cible 2,7 milliards, dette incluse. Bpifrance, qui détient 5 % du capital d’Albioma, investira aux côtés du fonds. L’opération sera lancée mi-mai. KKR a annoncé prévoir de retirer Albioma de la cote parisienne s’il parvient à acquérir 90 % du capital et des droits de vote. Une indemnité de 10 millions serait versée par Albioma à KKR si une offre concurrente venait à être acceptée par le producteur d’énergies. De même, KKR versera le même montant à Albioma s’il ne parvient pas à faire aboutir l’opération. Toujours à la Bourse de Paris, Ramsay Santé pourrait aussi passer dans le giron de KKR, puisque le fonds envisage une OPA sur sa maison mère australienne, Ramsay Healthcare, pour près de 14 milliards d’euros.
Data. Le Conseil de stabilité financière (FSB) publie un rapport sur la surveillance des risques liés au climat et à la transition dans le secteur financier et leur caractère systémique. Il préconise une approche plus harmonisée des régulateurs et superviseurs sur le sujet climat, pour mieux traiter les risques et éviter la fragmentation du marché. Pour permettre aux autorités de surveillance une meilleure vision des risques, l’organisme créé par le G20 préconise une appréhension des sujets au-delà des secteurs et des risques spécifiques et s’appuyant sur des outils macro-prudentiels. La collecte de données suffisamment précises et granulaires, sur une base standardisée, représente la clé des avancées préconisées. La vérification par des tiers de confiance des données climatiques fait partie des solutions envisagées pour progresser. Le FSB lance une consultation sur ses recommandations jusqu’au 30 juin 2022.
Il y a tellement d’argent sur les marchés que ces derniers semblent inventer n’importe quoi pour le perdre. Témoin, le nouveau produit proposé par la fintech Milo Credit : un prêt immobilier adossé à des crypto-actifs – et titrisé pour faire bonne mesure. De quoi s’exposer à tous les risques à la fois : l’inflation et Jerome Powell avec l’immobilier ; la volatilité extrême avec les cryptomonnaies ; et l’opacité proverbiale de la titrisation. Milo se vante aussi de sa rapidité à accorder un prêt : il ne faut même pas de score de crédit pour en contracter un auprès de la start-up. Bien sûr, tout ce risque peut payer : l’immobilier peut continuer à grimper et les cryptomonnaies remonter vers des sommets. Combien parieriez-vous ?
Cela arrive même aux meilleurs. « Les projections récentes de la BCE ont largement sous-estimé la poussée de l’inflation », s’est excusée l’institution dans une lettre qui détaille les raisons « exceptionnelles » de ces erreurs – et qui persifle que « la précision de ces projections (…) est similaire à celle de la Fed et de la Banque d’Angleterre ». Que la banque centrale se rassure : le professeur d’histoire Stephen Mihm explique qu’aucun modèle de prévision de l’inflation ne fonctionne vraiment. Les plus sophistiqués ont un pouvoir prédictif similaire aux plus simples. « Un retour à la lecture d’entrailles d’animaux fonctionnerait aussi bien », résume l’historien. Pas de quoi, pourtant, freiner la BCE, qui vient d’annoncer que le pic d’inflation « [était] très proche et que le rythme baisserait les six prochains mois ». Quand on aime…
... des pays frontières sont « déjà en situation de surendettement ou risquent fortement de l’être », a prévenu la Banque mondiale. L’institution recommande d’améliorer le déploiement du « cadre commun » de gestion de la dette : mise en place de comités de créanciers, suspension du service de la dette et des pénalités.
Les dirigeants de la société d’investissement Wendel n’auront pas fait appel, suite à leur condamnation le 20 avril dernier pour fraude fiscale. Condamnés à trois et quatre ans de prison avec sursis, Ernest-Antoine Seillière, ex-président du directoire, et Jean-Bernard Lafonta, ex-directeur général (photo), avaient dix jours pour le faire mais apparemment, depuis quinze ans que dure l’affaire, ils en auront pris leur parti, de même que la douzaine d’autres cadres et l’avocat également sanctionnés. Au total, les financiers avaient récupéré 315 millions d’euros en titres d’un programme d’investissement savamment assorti d’un sursis à imposition, s’évitant toute taxation. Sourd à leurs protestations de bonne foi, le tribunal a conclu à un schéma financier conçu dans le seul but d’éviter l’impôt. Le profit partagé laisse rêveur quand on apprend que le texte du jugement n’a pas pu être remis aux coupables à l’issue du procès car l’imprimante du tribunal était en panne…
Après deux ans de rencontres virtuelles pour cause de Covid, c’est le retour de la fête à Omaha. Les actionnaires de Berkshire Hathaway ont pu à nouveau se masser à l’assemblée générale annuelle de la holding, le 30 avril, pour écouter la bonne parole de Warren Buffett et Charlie Munger, 189 ans à eux deux. Le duo, représenté sur des cartes de « capitaliste » vendues avant l’événement, s’est réveillé cette année sur le front des investissements. Berkhsire a annoncé le rachat de l’assureur américain Alleghany, accru ses parts dans le pétrolier Chevron et révélé une participation de 9,5 % dans le géant des jeux vidéo Activision, visé par une offre de Microsoft.
Prévoyant un embargo progressif sur le pétrole russe, le sixième paquet de sanctions de l’UE doit être validé à la table des Vingt-Sept, où des réserves persistent.
La croissance de l’activité du secteur des services aux Etats-Unis a ralenti, contre toute attente et à l’inverse de la zone euro, en avril et l’emploi s’y est contracté tandis que les prix continuaient d’augmenter, montre mercredi l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) auprès des directeurs d’achats. Son indice d’activité a reculé à 57,1 après 58,3 en mars, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre en légère hausse, à 58,5. L’indice ISM manufacturier, publié en début de semaine, était aussi en retrait. Une autre enquête auprès de directeurs d’achats des services, celle de S&P Global, montre un ralentissement de la croissance du secteur avec un indice en recul à 55,6 après 58,0 en mars.
Le secteur privé aux Etats-Unis a créé moins d’emplois qu’attendu en avril, montre mercredi l’enquête mensuelle du cabinet ADP, qui reflète probablement une pénurie persistante de main-d’oeuvre dans plusieurs secteurs. Elle recense 274.000 créations de postes alors que les économistes interrogés par Reuters en prévoyaient en moyenne 395.000. ADP a par ailleurs révisé en hausse les résultats de l’enquête de mars, qui montrent désormais 479.000 emplois créés alors que les résultats initiaux en faisaient ressortir 455.000. Mardi, les statistiques nationales sur les offres d’emploi ont montré que 11,5 millions de postes étaient à pourvoir aux Etats-Unis fin mars. Les données sur l’emploi en avril seront publiées vendredi. Les économistes prévoient 385.000 créations de postes dans le secteur privé après 426.000 en mars.
Les exportations allemandes ont baissé plus que prévu en mars, a annoncé mercredi l’office fédéral de la statistique. Les exportations ajustées des variations saisonnières ont reculé de 3,3% sur le mois, alors que les économistes prévoyaient une baisse de 2,0%. Les exportations vers la Russie ont chuté de 62,3%, en partie à cause des sanctions économiques imposées par l’Union européenne (UE) à Moscou depuis l’invasion de l’Ukraine, indique Destatis. Les importations ont quant à elles progressé de 3,4% alors que le consensus prévoyait une hausse de 1,0%.
Le groupe de solutions logicielles dédiées au streaming vidéo Broadpeak vient de faire approuver son document d’enregistrement par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) en vue de son projet d’introduction en bourse sur Euronext Growth Paris. En 2021, le groupe a dégagé un chiffre d’affaires de 33 millions, pour une marge d’Ebitda de 9%. Pour cette année, Broadpeak vise 41 millions d’euros de ventes, pour un Ebitda positif bien qu’inférieur à celui de 2021 «en raison des investissements nécessaires à l’accélération des prises de parts de marché». A horizon 2026, Broadpeak vise les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires, pour une marge d’Ebitda de 20%.