Les fonds en actions européennes ont enregistré leur premier mois de décollecte depuis deux ans, soit depuis mars 2020, rapporte l’agence Reuters sur la base des chiffres de Refinitiv Lipper. Dans un contexte de guerre entre l’Ukraine et la Russie, les fonds actions ont ainsi enregistré des rachats nets de 27 milliards de dollars le mois dernier. Dans le même temps, les fonds en actions amércaines ont collecté 20 milliards de dollars et les fonds en actions asiatiques 8,7 milliards. En Europe, le fonds Zwitserleven Duurzaam Index Aandelenfonds Europa a enregistré la plus forte décollecte (-912 millions de dollars), suivi de produits de BlackRock et sa marque d’'ETF iShares. BlackRock European Dynamic A Acc et iShares MSCI Eurozone ETF ont fait face respectivement à des retraits nets de 503 millions de dollars et 468 millions .
Le directeur général de Newton Investment Management, Euan Munro, a déclaré à Financial News que les fonds ESG devraient pouvoir investir dans les entreprises de défense, parce que la sécurité nationale fait partie d’un «bien commun». Pour lui, il est nécessaire d’avoir des actionnaires responsables pour demander des comptes aux fabricants d’armes. Les entreprises de défense ont été placées sous les projecteurs à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie; mais les investisseurs divergent sur leurs mérites.
Le gestionnaire d’actifs Janus Henderson a mené un investissement de 115 millions de dollars dans IntelyCare dans le cadre d’une opération valorisant à 1,1 milliard de dollars la société, dont l’application met en relation les infirmières et les postes vacants chez les prestataires de soins de santé. L’investisseur de croissance Longitude Capital et Leeds Illuminate, une société axée sur l’impact, ont rejoint Janus Henderson, dans cet investissement de série C, ainsi que d’autres bailleurs de fonds. Les produits d’IntelyCare, dont le siège est à Quincy, dans le Massachusetts, aident les hôpitaux et les autres organismes de soins de santé à pourvoir les postes d’infirmières vacants en les mettant en relation avec des infirmières à la recherche d’un emploi.
Yves Perrier, président d’Amundi et vice-président de Paris Europlace, présente ses mesures phares pour la France, suite au rapport sur l’alignement des actions dans le cadre de l’Accord de Paris.
ESG. Le premier gérant d’Europe crée une unité destinée au pilotage et à la coordination des opérations de marché, primaires et secondaires, au profit des gestions du groupe Amundi. Elle s’intéressera notamment aux introductions en Bourse (IPO) et jouera un rôle d’intermédiaire entre les banques et les équipes de gestion d’Amundi, et aura une capacité à opérer en amont, pour des approches «early look» ou de sondage de marché, avec la possibilité pour Amundi de se positionner en actionnaire de référence. La filiale de gestion du groupe Crédit Agricole veut aussi jouer un rôle dans le développement et la bonne trajectoire des IPO en Europe, tout en favorisant les aspects ESG (environnemental, social et gouvernance). La prise de position lisible avec clause de lock-up ne sera pas pour autant systématique. A terme, le « desk » vise une activité au-delà des actions européennes.
Nouveau rebondissement dans la bataille feutrée sur la compensation des dérivés en Europe. Voilà le spécialiste de la compensation américain Ice qui envisage de rapatrier aux Etats-Unis ses activités sur les dérivés de crédit qu’il avait entrepris de déployer à Londres, selon Reuters. Sans doute un effet, déjà, de la volonté affichée par la Commission européenne de rapatrier une partie de la compensation des dérivés en Europe. La décision constitue peut-être aussi une conséquence de la montée en puissance de l’offre de LCH SA sur ce segment complexe de la compensation en dérivés. Décidément, l’Europe continentale n’a pas lieu de penser que la liquidité du marché va inexorablement vers la liquidité, comme cela a longtemps été affirmé et admis…
Rééquilibrage. Aucune annonce n’était attendue à l’issue du 23e sommet entre l’Union européenne (UE) et la Chine qui s’est tenu à distance le 1er avril, et cette promesse a été tenue, malgré des discussions qualifiées de « très franches, ouvertes et approfondies » par les participants.
Désendettement. Si l’on en croit les analystes de Bank of America (BofA), la France est, avec l’Italie, l’une des deux « stars » de la reprise, en particulier par rapport à l’Allemagne : ayant évité des confinements sévères après la première vague, sa reprise est plus avancée ; elle a été moins exposée aux problèmes du secteur automobile et à la faiblesse de la Chine ; enfin, la forte dépendance de l’Hexagone à l’énergie nucléaire l’expose moins à la hausse des prix du pétrole et du gaz naturel. Fin 2021, avec une croissance de 7 % de son PIB, la France a retrouvé son niveau d’activité économique d’avant-Covid.
C’est la hausse record de l’inflation de la zone euro en rythme annuel pour le mois de mars 2022 (contre 5,9 % en février). En cause, les prix de l’énergie, qui affichent un bond de 44,7 % par rapport à mars 2021, contre +32 % le mois précédent.
Après avoir inondé le marché en 2020 et 2021 de Spac (special purpose acquisition companies), ces coquilles vides cotées en Bourse pour réaliser une acquisition, voilà les banques arrangeuses prises d’un doute. Et si leur responsabilité pouvait être engagée par des investisseurs mécontents ? Citi, numéro un au classement l’an dernier, vient de mettre ses activités sur pause en attendant l’avis de ses conseils juridiques. Car le gendarme boursier américain, la SEC, a proposé fin mars d’aligner – enfin – les règles de cotation des Spac sur celles des introductions en Bourse traditionnelles, après une série de transactions polémiques : fini les prévisions financières fantaisistes et les conflits d’intérêts cachés. Les banques responsables du placement devraient aussi rendre des comptes sur l’acquisition à venir du Spac. Tout cela était tellement prévisible…
Les pays développés membres de l’Agence internationale de l'énergie (AIE) vont puiser 120 millions de barils de pétrole supplémentaires dans leurs réserves, afin de tenter de calmer les cours secoués par la guerre en Ukraine, a annoncé mercredi son directeur exécutif, Fatih Birol, sur Twitter. Ce total inclut 60 millions de barils qui seront mis sur le marché par les Etats-Unis, dont le président, Joe Biden, a déjà annoncé récemment qu’ils allaient puiser un peu plus dans leurs réserves stratégiques.
Le gouvernement néerlandais a déclaré mercredi qu’il tentait actuellement d’empêcher 14 yachts de quitter le pays en raison des sanctions contre la Russie, 12 d’entre eux étant en construction pour être livrés à des propriétaires russes. Les deux autres yachts font l’objet de travaux de maintenance aux Pays-Bas, précise le ministère des Affaires étrangères.
L’Italie va réviser à la baisse sa prévision de croissance pour cette année et 2023 en raison de l’impact de la guerre en Ukraine sur l'économie tout en confirmant son estimation de déficit budgétaire de 5,6% du produit intérieur brut (PIB), montre un projet de document gouvernemental consulté mercredi par Reuters. Une ébauche du document économique et financier (DEF) établi par le Trésor italien prévoit une croissance du PIB de 3,1% en 2022 contre +4,7% attendu à l’automne. La prévision de croissance pour 2023 passera elle à 2,4% contre 2,8% auparavant.
LCH, qui fait partie du London Stock Exchange (LSE Group), annonce que la Commonwealth Bank of Australia (CBA) devient membre de la chambre de compensation LCH SA basée à Paris. Ce premier membre (clearing member) australien rejoint le service de compensation sur les opérations de «mise en pension» RepoClear, attestant de l’intérêt croissant pour ce service d’institutions financières non européennes (au Japon, au Canada et désormais en Australie). La CBA pourra ainsi bénéficier du plus grand pool de repos compensés en euros (présent sur 13 marchés), à une liquidité importante et à des gains d’efficacité opérationnelle, tout particulièrement le «netting» de bilan et la gestion de la liquidité intra-journalière. Avec l’adhésion de CBA, RepoClear SA compte désormais 97 membres.
L’Italie va réviser à la baisse sa prévision de croissance pour cette année et 2023 en raison de l’impact de la guerre en Ukraine sur l'économie tout en confirmant son estimation de déficit budgétaire de 5,6% du produit intérieur brut (PIB), montre un projet de document gouvernemental consulté mercredi par Reuters. Une ébauche du document économique et financier (DEF) établi par le Trésor italien prévoit une croissance du PIB de 3,1% en 2022 contre +4,7% attendu à l’automne. La prévision de croissance pour 2023 passera elle à 2,4% contre 2,8% auparavant.
Le gouvernement néerlandais a déclaré mercredi qu’il tentait actuellement d’empêcher 14 yachts de quitter le pays en raison des sanctions contre la Russie, 12 d’entre eux étant en construction pour être livrés à des propriétaires russes. Le ministère des Affaires étrangères a fait cette déclaration dans une lettre adressée au Parlement, afin d’informer les députés de l’application des sanctions.
LCH, qui fait partie du London Stock Exchange (LSE Group), annonce que la Commonwealth Bank of Australia (CBA) devient membre de la chambre de compensation LCH SA basée à Paris. Ce premier membre (clearing member) australien rejoint le service de compensation sur les opérations de «mise en pension» RepoClear, attestant de l’intérêt croissant pour ce service d’institutions financières non européennes (au Japon, au Canada et désormais en Australie).
Les commandes au secteur industriel en Allemagne ont baissé plus qu’attendu en février en raison de la dégradation de la demande étrangère, montrent les statistiques officielles publiées mercredi. Les difficultés d’approvisionnement, l’explosion des prix de l'énergie et l’incertitude liée à l’invasion de l’Ukraine par la Russie ont également freiné l’activité manufacturière.
L’activité dans le secteur des services en Chine s’est contractée à son rythme le plus rapide en deux ans en mars, la reprise de l’épidémie de coronavirus ayant réduit la mobilité et pesé sur la demande, selon les résultats de l’enquête privée publiée mercredi par Caixin/Markit.
La décarbonation de l’économie mondiale est menacée si on n’investit pas plus dans l’industrie minière, affirme LGIM. Aux niveaux actuels d’investissements, la société de gestion pense que le monde ne pourra pas répondre à la «forte hausse» des besoins en métaux industriels nécessaires pour atteindre zéro émission nette d’ici à 2050, écrit le FT. Une étude, réalisée par LGIM en collaboration avec BHP, estime que la demande cumulée pour le cuivre devra doubler sur les 30 prochaines années et quadrupler pour le nickel pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris. «Le défi est simple: sans un accroissement d’une industrie minière gérée de manière responsable, il n’y aura pas de transition énergétique, estime Nick Stansbury,, responsable des solutions climats de LGIM et co-auteur du rapport.
Une soixantaine d’investisseurs se sont mis d’accord pour accorder des actions à davantage d’employés dans les entreprises qu’ils détiennent afin de lutter contre les inégalités de salaires, a appris le Wall Street Journal. Ce groupement, appelé Ownership Works, inclut des sociétés de private equity, des banques, des fonds de pension. Il aidera les entreprises à lancer des programmes d’actionnariat salarié couvrant tous les types d’employés. Le groupement devait se lancer mardi avec l’objectif de créer au moins 20 milliards de dollars de richesse pour les employés ayant des salaires faibles ou moyens sur les dix prochaines années.