La banque centrale australienne a relevé mardi son taux d’intérêt directeur d’un quart de point à 0,35% et laissé clairement entendre que le resserrement de sa politique monétaire se poursuivrait dans les mois à venir.
Après avoir déboursé environ 20 milliards d’euros pour soutenir les ménages et les entreprises face à la hausse des prix de l’énergie en décembre, l’Italie va débloquer 14 milliards d’euros d’aides supplémentaires pour faire face à la flambée des prix de l’énergie induite par la guerre en Ukraine, a annoncé lundi le premier ministre Mario Draghi. «Si l’on ajoute ces 14 milliards aux 15,5 milliards déjà prévus, on arrive à un total de près de 30 milliards d’euros», a-t-il précisé, soulignant que ces mesures avaient été prises «sans rallonge budgétaire».
L’indice manufacturier d’avril publié lundi par l’Institute for Supply Management (ISM) s’est établi à 55,4 au mois d’avril, en baisse de 1,7 point par rapport à son niveau de 57,1 en mars. Si ce chiffre, au-dessus de 50, indique une expansion de l’économie, son rythme devient moins rapide. Ce ralentissement de la croissance constitue une surprise. Les économistes sondés par le Wall Street Journal tablaient sur une légère amélioration, à 57,8, et ceux interrogés par Reuters attendaient 57,6. C’est le 23ème mois consécutif que cet indice dépasse la barre des 50, mais dans le même temps, il s’agit du chiffre le plus bas depuis juillet 2020 (il était alors à 53,9). L’ISM se veut toutefois rassurant : «La relation passée entre l’indice manufacturier et l'économie globale indique que l’indice manufacturier d’avril (55,4) correspond à une augmentation de 2,3% du produit intérieur brut (PIB) réel sur une base annualisée», explique Timothy R. Fiore.
La croissance de l’activité manufacturière dans la zone euro a légèrement ralenti en avril en raison des difficultés d’approvisionnement et de la hausse des prix, montre lundi l’enquête de S&P Global (ex-IHS Markit) auprès des directeurs d’achats. L’indice PMI manufacturier définitif est revenu à son plus bas niveau depuis 15 mois, à 55,5 en avril après 56,5 en mars. Le sous-indice mesurant la production, qui entre dans le calcul de l’indice PMI composite, est tombé à 50,7 en avril après 53,1 en mars, soit au plus bas depuis juin 2020. «La production manufacturière est pratiquement revenue au point mort dans la zone euro en avril», résume Chris Williamson, chef économiste de S&P Global. L’indice des coûts acquittés par les entreprises a parallèlement continué de monter, à 77,3 en avril, un nouveau record, après 74,2 en mars.
Les autorités espagnoles ont détecté la présence du logiciel espion ‘Pegasus’ dans les téléphones portables du Premier ministre Pedro Sanchez et de la ministre de la Défense Margarita Robles, a déclaré lundi le ministre de la Présidence, Felix Bolanos. Ce dernier a précisé lors d’une conférence de presse que le téléphone de Pedro Sanchez avait été infecté en mai 2021 et qu’au moins une fuite de données avait alors eu lieu. Il n’a pas voulu préciser qui aurait pu espionner le Premier ministre, ni si des puissances étrangères ou des groupes espagnols étaient soupçonnés. «Les interventions étaient illicites et externes. Externes signifie réalisées par des organismes non officiels et sans autorisation de l'État», a-t-il déclaré, ajoutant que les piratages avaient été signalées au ministère de la Justice et que la Haute Cour serait chargée de l’affaire.
L’indice manufacturier d’avril publié par l’Institute for Supply Management (ISM) s’est établi à 55,4 au mois d’avril, en baisse de 1,7 point par rapport à son niveau de 57,1 en mars. Si ce chiffre, au-dessus de 50, indique une expansion de l’économie, son rythme devient moins rapide. Ce ralentissement de la croissance constitue une surprise. Les économistes sondés par le Wall Street Journal tablaient sur une légère amélioration, à 57,8, et ceux interrogés par Reuters attendaient 57,6.
La croissance de l’activité manufacturière dans la zone euro a légèrement ralenti en avril en raison des difficultés d’approvisionnement et de la hausse des prix, montre l’enquête de S&P Global (ex-IHS Markit) auprès des directeurs d’achats.
Malgré la baisse, les gestions tablent sur une progression de 3% des indices européens et japonais à six mois, tandis que le S&P 500 devrait prendre 5%.
S’ils sont globalement d’accord sur la nécessité de remonter les taux face à l’inflation, les experts restent divisés sur les effets plus ou moins récessifs.
La banque irlandaise Allied Irish Bank (AIB) a annoncé vendredi qu’elle avait entamé des négociations exclusives avec son homologue britannique NatWest en vue d’acheter les prêts hypothécaires «tracker mortgages» d’Ulster Bank pour un montant d’environ 6 milliards d’euros, après avoir obtenu le feu vert de l’autorité de la concurrence pour cette transaction. AIB a précisé avoir reçu jeudi l’autorisation de la Commission de la concurrence et de la protection des consommateurs pour l’acquisition de prêts performants aux entreprises d’Ulster Bank, filiale de Natwest, ex-Royal Bank of Scotland (RBS).
Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé vendredi avoir renouvelé une ligne de crédit modulable en faveur de la Colombie d’un montant de 9,8 milliards de dollars (9,3 milliards d’euros) sur deux ans. Cette nouvelle facilité remplace la ligne accordée en septembre 2020, dont le montant atteignait 17,2 milliards de dollars. Elle est accordée à titre de «précaution» pour augmenter la confiance dans les capacités financières du pays, a précisé l’institution dans un communiqué. La banque centrale de Colombie a salué cet accord et expliqué que cette ligne de crédit constituera un matelas de sécurité qui renforcera les réserves internationales du pays, évaluées à 58 milliards de dollars.
L’activité manufacturière en Chine s’est contractée en avril au rythme le plus rapide en 26 mois dans un contexte de confinements décidés pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, montrent les résultats d’une enquête privée publiés samedi. L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit s’est établi à 46,0 en avril contre 48,1 le mois précédent, en deçà des estimations faites par les analystes, qui attendaient en moyenne une baisse de 47. La barre des 50 sépare la croissance de la contraction. Le repli des nouvelles commandes à l’exportation s’est accentué en avril, pour le deuxième mois consécutif. Les entreprises ont attribué ce ralentissement aux difficultés logistiques qui les ont empêché d’obtenir de nouvelles commandes ou ont entraîné des annulations de commandes déjà existantes. La hausse du coût des intrants est restée élevée en avril, bien qu’elle se soit légèrement atténuée par rapport au mois précédent, en raison des restrictions liées au coronavirus et de la hausse des coûts de la logistique et des matières premières dans le sillage de la guerre entre la Russie et l’Ukraine.
Pour la deuxième fois en moins d’un mois, la banque centrale russe a abaissé vendredi son taux directeur de 17% à 14%, en estimant que «les risques pour les prix et la stabilité financière ont cessé d’augmenter». Le consensus des économistes tablait en moyenne sur un abaissement de ce taux à 15%. La banque centrale avait fortement augmenté son taux directeur à 20% dans la foulée des premières sanctions après l’entrée des troupes russes en Ukraine fin février. Sur l’ensemble de 2022, l’inflation annuelle pourrait atteindre 23% avant de ralentir l’an prochain et de revenir à l’objectif de 4% en 2024, estime l’institut d’émission. Il table sur une chute de 8% à 10% du produit intérieur brut (PIB) russe cette année et sur un recul compris entre 3% et 0% en 2023.
L’inflation dans la zone euro a encore accéléré en avril pour atteindre un niveau record de 7,5% sur un an avec l’envolée continue des prix de l’énergie et des produits alimentaires, montre la première estimation publiée vendredi par Eurostat. L’indice des prix à la consommation calculé aux normes européennes (IPCH) avait augmenté de 7,4% en rythme annuel en mars. L’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) atteint 3,9% sur un an, après 3,2% le mois dernier, et la mesure plus étroite, qui exclut aussi l’alcool et le tabac, est en hausse de 3,5%, après +2,9%. Ces deux chiffres sont supérieurs aux attentes.
La croissance de l’économie allemande a été légèrement meilleure qu’attendu au premier trimestre, grâce entre autres au dynamisme de l’investissement des entreprises, montre la première estimation du PIB publiée vendredi par Destatis, qui l’évalue à +0,2% par rapport aux trois mois précédents, et à +3,7% sur un an en données corrigées des variations saisonnières (CVS). Les économistes prévoyaient en moyenne une croissance de 0,1% d’un trimestre sur l’autre et de 3,6% sur un an. «Les conséquences économiques de la guerre en Ukraine ont eu un impact croissant sur l’évolution de la situation économique à court terme depuis la fin février», a relevé l’institut.
Le produit intérieur brut en France a stagné au premier trimestre alors que dans le même temps l’inflation continue d’augmenter. Le cocktail est explosif.
Face à la pression croissante pour accélérer les efforts des entreprises en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, le premier assureur européen a déclaré vendredi qu'à compter de l’an prochain il n'émettrait plus de nouveaux contrats d’assurance dommage pour financer de nouveaux projets pétroliers et gaziers, et qu’il cesserait de renouveler les contrats existants à partir de juillet 2023. A partir de janvier 2025, il n’assurera en outre que les entreprises pétrolières et gazières qui se sont engagées pour atteindre l’objectif ‘zéro émission nette’ d’ici à 2050, y compris les grandes compagnies responsables de la majeure partie des émissions.
Les investisseurs guetteront les réunions de la Réserve fédérale américaine et de la Banque d’Angleterre la semaine prochaine, alors que les marchés s’inquiètent des conséquences du durcissement des politiques monétaires sur l'économie mondiale.
La croissance de l’économie française a marqué le pas au premier trimestre, restant stable à 0% par rapport au trimestre précédent sous l’effet des répercussions de la guerre en Ukraine, après une progression revue à +0,8% sur les trois derniers mois de 2021, selon les résultats préliminaires publiés vendredi par l’Insee. Les économistes anticipaient en moyenne une croissance de +0,3% sur la période, tout comme l’Insee dans sa dernière note de conjoncture publiée en mars, et +,025% pour la Banque de France.