La croissance de l’économie française a marqué le pas au premier trimestre, restant stable à 0% par rapport au trimestre précédent sous l’effet des répercussions de la guerre en Ukraine, après une progression revue à +0,8% sur les trois derniers mois de 2021, selon les résultats préliminaires publiés vendredi par l’Insee. Les économistes anticipaient en moyenne une croissance de +0,3% sur la période, tout comme l’Insee dans sa dernière note de conjoncture publiée en mars, et +,025% pour la Banque de France.
L’Insee a dans le même temps révisé les chiffres de la croissance des trois trimestres précédents : à +0,8% au quatrième trimestre 2021 contre +0,7% auparavant, à +3,0% au troisième trimestre 2021 contre +3,1% auparavant et à +1,5% au deuxième trimestre 2021 contre +1,3% auparavant.
L’acquis de croissance pour 2022, à savoir l’évolution du PIB si l’activité stagnait aussi au cours des trois prochains trimestres, se situait à 2,4% au 31 mars.
La demande intérieure finale, principal moteur de la croissance française, a pesé sur le PIB du début d’année avec une contribution négative de 0,6 point. Cet accès de faiblesse a été compensé par la variation des stocks des entreprises, très volatile, qui a atteint +0,4 point après +0,3 au trimestre précédent, et par celle du commerce extérieur, qui s’est établie à 0,1 point.
Hausse de l’inflation
L’Insee a également publié les chiffres provisoires de l’inflation CPI, qui s’établit à 4,8% sur un an en avril, après 4,5% en mars. Une nouvelle hausse due à une accélération des prix des services (+2,9%), notamment en raison d’un net rebond saisonnier des prix des transports, de l’alimentation (+3,8%), des produits manufacturés (+2,7%), et bien sûr des prix de l’énergie (+26,6%) même si c’est la seule grande composante qui cale un peu depuis mars (+29,2%). Sur un mois, les prix à la consommation augmenteraient de 0,4%, après +1,4 % en mars.
En prix à la consommation harmonisés, l’indice HIPC augmenterait de 5,4% en avril sur un an, après 5,1% en mars, et de 0,5% sur un mois, après 1,6% le mois précédent.
Les anticipations d’inflation à long terme des ménages japonais ont atteint un plus haut depuis 2006. Mais on sait que ces anticipations montent le plus souvent avec le constat de la hausse des prix au quotidien, notamment des prix de l’énergie et de l’alimentation. Le débat reste ouvert sur l’évolution des prix au Japon à long terme.
Il s’agit de la première mesure de la nouvelle stratégie de l’administration Trump reposant sur l’article 301 du Trade Act contre des pratiques commerciales déloyales spécifiques, après l’invalidation par la Cour suprême des droits de douane «réciproques» d’urgence économique (article 232).
Les statistiques sur trois mois à fin mai apparaissent très bonnes avec un PIB en progression de 0,7%. Mais cette croissance semble surtout tirée par les services liés à l’IA et la construction et pourrait fléchir à partir de l’été.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
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