Le premier ministre britannique, Boris Johnson, a reconnu samedi que son Parti conservateur a enregistré un revers significatif lors des élections locales partielles tenues jeudi dernier, au cours desquelles 22 % de ses conseillers municipaux qui se représentaient ont perdu leur siège. Le Parti travailliste mais surtout les libéraux-démocrates et les Verts ont profité du mécontentement des électeurs pour accroître leur présence locale.
L’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva a officialisé dimanche sa candidature pour l'élection présidentielle d’octobre, appelant les Brésiliens à s’unir derrière lui pour défendre la démocratie contre la dérive autoritaire de Jair Bolsonaro. Lula a dit à ses partisans réunis à Sao Paulo que son rival avait montré qu’il recourait constamment aux mensonges pour tenter de dissimuler son incompétence. «La gravité du moment que traverse le pays nous contraint à surmonter nos différences et à construire une voie alternative à l’incompétence et l’autoritarisme qui nous gouvernent», a-t-il déclaré. Selon les derniers sondages, Lula, 76 ans, conserve une nette avance sur Jair Bolsonaro dans les intentions de vote, même si ce dernier l’a un peu réduite en engageant d’importantes dépenses sociales.
Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a déclaré vendredi qu’un retour de la Banque centrale européenne (BCE) à des taux d’intérêt positifs d’ici à la fin de cette année serait «raisonnable». Le taux de rémunération des dépôts de la BCE se situe actuellement à -0,5%. Selon le banquier central, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, «le relèvement des taux pour se rapprocher de zéro pourrait avoir des effets modérés, car les marges et la rentabilité des banques pourraient augmenter et améliorer ainsi leur capacité à accorder des crédits, même si ces effets potentiels sont difficiles à estimer». Une «normalisation» de la politique monétaire se justifie car les anticipations d’inflation en zone euro «sont de moins en moins ancrées à 2%», a indiqué le responsable, soulignant que la BCE devait «observer attentivement les taux de change».
Les dirigeants et les parlementaires de l’Union européenne (UE) qui négocient la refonte du marché européen du carbone n’arrivent pas à se mettre d’accord sur le projet visant à inciter les entreprises à réduire davantage leurs émissions de gaz à effet de serre. Certains Etats membres, craignant une augmentation de la facture énergétique en plus de la flambée actuelle des prix, ont montré une farouche opposition au projet. Cela pourrait conduire l’UE à envisager des compromis selon Reuters, notamment le report de l’extension du système actuel à 2027 ou 2028, ou l’introduction progressive du coût du CO2, ce qui pourrait mettre en péril les objectifs climatiques du bloc. Le système d’échange de quotas d’émission de l’UE a permis de réduire les émissions de ces secteurs de 43% depuis sa mise en place et l’UE a décidé de le remanier, ajoutant notamment les secteurs des transports et du bâtiment. Selon la Commission européenne, l’abandon de sa proposition impliquerait de la remplacer par des politiques nationales beaucoup plus strictes.
Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a déclaré vendredi qu’un retour de la Banque centrale européenne (BCE) à des taux d’intérêt positifs cette année serait «raisonnable».
Les dirigeants et les parlementaires de l’Union européenne (UE) qui négocient la refonte du marché européen du carbone n’arrivent pas à se mettre d’accord sur le projet visant à inciter les entreprises à réduire davantage leurs émissions de gaz à effet de serre.
Wall Street a ouvert dans le rouge vendredi, et les marchés obligataires ont poursuivi leur correction, après la publication de bons chiffres de l’emploi américain qui nourrissent les craintes sur l’inflation des salaires.
Ce n’est qu’une inflexion. Les prix mondiaux des produits alimentaires ont baissé en avril, après un bond important le mois précédent, principalement sous l’effet d’un modeste recul des prix des huiles végétales et des céréales, a indiqué aujourd’hui l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
L’emploi salarié en France a ralenti au premier trimestre 2022 par rapport au trimestre précédent, a annoncé vendredi l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans une première estimation. Sur les trois premiers mois de l’année, l’emploi salarié a augmenté de 0,3% par rapport au quatrième trimestre 2021, période durant laquelle il avait progressé de 0,6%, ce qui représente 66.100 créations nettes d’emplois après 117.900 nouveaux postes nets.
La production industrielle en Allemagne a reculé nettement plus que prévu, de -3,9% en mars après une hausse de +0,1% en février selon les données publiées vendredi par Destatis.
A 6,68 pour un dollar, le yuan est à un plus bas depuis novembre 2020. La devise chinoise a perdu près de 5% de sa valeur en l’espace de deux semaines accentuant sa dépréciation ce vendredi après l’affirmation par Pékin de la poursuite de sa politique zéro-Covid.
Le groupe d’infrastructures italien Atlantia a déclaré jeudi avoir finalisé la vente de sa participation majoritaire dans sa filiale autoroutière italienne Autostrade per l’Italia par le biais d’une transaction d’une valeur de 8,2 milliards d’euros. Pour le groupe contrôlé par la famille Benetton, la conclusion de cette transaction marque la sortie définitive de son activité autoroutière en Italie, près de quatre ans après l’effondrement d’un pont géré par Autostrade à Gênes, qui a fait 43 morts. La banque publique Cassa Depositi e Prestiti (CDP) est à la tête du consortium qui acquerra la participation de 88 % d’Atlantia dans Autostrade. L’actif sera acquis par le biais d’un véhicule d’investissement appelé Holding Reti Autostradali (HRA). Celui-ci est détenu à 51 % par CDP, les co-investisseurs, Macquarie et Blackstone, ayant chacun une participation de 24,5 %.
Le président de la commission du Budget du Sénat américain, Bernie Sanders, a critiqué jeudi Amazon et son président Jeff Bezos lors d’une audition sur les pratiques de l’entreprise, tout en poussant la Maison-Blanche à mettre fin aux contrats gouvernementaux avec le spécialiste du commerce en ligne. «Amazon a fait tout ce qui était possible - légal et illégal - pour faire échouer les efforts de syndicalisation», a déclaré Bernie Sanders. La commission a entendu le témoignage de plusieurs personnes, dont Christian Smalls, qui dirige l’Amazon Labor Union et a soutenu la campagne de Bernie Sanders visant à pousser la Maison-Blanche à mettre fin aux contrats fédéraux avec les entreprises comme Amazon qui sont accusées de pratiques de travail déloyales.
Les commandes à l’industrie allemande ont accusé un recul plus marqué que prévu en mars, en raison principalement du ralentissement de la demande en provenance de l’étranger avec la guerre en Ukraine, montrent les données de Destatis publiées jeudi. La baisse des commandes a atteint 4,7% sur un mois, leur plus important recul depuis octobre 2021, après une progression de 0,8% (révisé) en février. Les économistes tablaient sur une baisse de 1,1% en moyenne. Les commandes reçues de l’étranger ont reculé de 6,7% en mars. Après le plongeon des exportations en mars, l’économie allemande devrait connaître un ralentissement et potentiellement une récession technique au deuxième trimestre.
La banque centrale de Norvège a laissé jeudi son principal taux directeur inchangé, à 0,75%, comme anticipé, mais a confirmé qu’un nouveau relèvement était vraisemblable en juin. La Norges Bank avait relevé son taux directeur de 25 points de base en mars, avoir déjà procédé à des hausses des taux en septembre et décembre afin de freiner l’inflation en Norvège. «Sur la base de l'évaluation actuelle des perspectives et de l'équilibre des risques, le taux directeur sera très probablement relevé en juin», a précisé la gouverneure Ida Wolden Bache.
ICE met 13 milliards de dollars sur la table pour racheter Black Knight, spécialiste de la donnée et des solutions de gestion pour les crédits hypothécaires.
Malgré une dépréciation de 3,9 milliards de dollars (3,7 milliards d’euros) liée à son retrait progressif de Russie, Shell a publié jeudi un bénéfice ajusté hors variation du coût de remplacement des stocks de 9,13 milliards de dollars au premier trimestre 2022, contre 6,39 milliards de dollars au quatrième trimestre 2021 et un consensus qui tablait sur 8,67 milliards de dollars. Cette bonne performance découle de la hausse des prix de l'énergie, de l’augmentation des bénéfices du négoce et du recul des dépenses d’exploitation et des impôts. L’énergéticien a annoncé un dividende de 0,25 dollar par action et a indiqué que la rémunération des actionnaires au second semestre dépasserait 30% du flux de trésorerie opérationnelle.
L’activité dans les services s’est à nouveau contractée en avril en Chine avec les confinements liés à la pandémie de coronavirus, montrent les résultats de l’enquête privée publiée jeudi par Caixin/Markit. L’indice PMI des services est ressorti à 36,2 en avril, après 42 en mars, encore au-dessous de la barre des 50 points qui sépare la croissance de la contraction sur une base mensuelle. L’indice était tombé à son plus bas niveau - à 26,5 - en février 2020, au début de la pandémie. Le sous-indice des nouvelles entreprises a également enregistré une baisse à 38,4, après 45,9 le mois précédent, les entreprises du secteur déclarant que les restrictions mises en place pour lutter contre la propagation de l’épidémie avaient pesé sur la demande au début du deuxième trimestre.
En avril, l’indice des prix à la consommation en Turquie a bondi de 7,25% sur un mois, portant à 70% sa progression sur un an, un niveau légèrement supérieur aux attentes des économistes (+68%). A la chute de la livre turque l’an passé, dans le sillage de la politique monétaire hétérodoxe menée sous la houlette du président Recep Tayyip Erdogan, se sont ajoutés le conflit en Ukraine et l’accélération de la hausse de l’énergie et des matières premières. Les prix des transports, qui incluent la facture de carburant, ont bondi de 106% et ceux de l’alimentation de 89% sur un an (+13,4% sur un mois pour ces derniers). Le gouvernement continue néanmoins de penser que sa politique économique qui vise à dynamiser la production et les exportations en baissant les taux, permettra d’améliorer la balance courante et diminuera l’inflation. Mais les économistes sont sceptiques et anticipent en moyenne une inflation de 52% en fin d’année.