C’est officiel. Dans un communiqué commun publié lundi, la plate-forme de streaming Deezer et le Spac I2PO(une société «chèque en blanc») de Matthieu Pigasse et de François-Henri Pinault ont annoncé un accord définitif concernant leur fusion. La nouvelle entité conservera le nom de Deezer et son objectif est de coter la plate-forme à la Bourse de Paris en juillet 2022. L’annonce confirme les informations qui avaient été publiées la semaine dernière par le Wall Street Journal. Cette transaction valorise Deezer à une valeur d’entreprise d’environ 1,07 milliard d’euros. La société combinée bénéficiera, à la date de réalisation de la fusion, de la trésorerie détenue par I2PO et de la trésorerie levée via un placement privé (le Pipe, pour private investment in public equity) pour un montant total sécurisé à ce jour de 135 millions d’euros. I2PO et Deezer ont précisé que le Pipe serait souscrit par la plupart des actionnaires existants de Deezer dont Access Industries, UMG, Warner Music, Orange, Kingdom Holdings, Eurazeo et Xavier Niel, ainsi qu’un groupe sélectionné d’investisseurs long terme français et internationaux dont Artémis, Bpifrance et Media Participations. Dans le document publié par les deux sociétés, Deezer revendique 9,6 millions d’abonnés, dont 4,2 millions en France (soit 29% des parts de marché) et 2,7 millions au Brésil (17% dumarché). La société affiche 400 millions d’euros de chiffre d’affaires pour l’exercice 2021. Elle estime qu’avec cette fusion et la cotation qui en découle, elle «gagnera une visibilité significative en Europe et dans le monde, renforçant encore sa capacité à continuer à exécuter sa stratégie hybride B2B et B2C dans de nouvelles régions pour gagner plus de clients». En 2015, Deezer avait projeté d’entrer en Bourse mais avait finalement abandonné, estimant que les conditionsn’étaient pas favorables. A l’époque, sa valorisation avait été estimée à 1milliard d’euros, soit le même montant que celui présenté aujourd’hui. Entre temps, même si le marché du streaming musical reste en forte croissance, Apple ou encore Alphabet s’y sont installés, ce qui n’était pas encore le cas en 2015. Par ailleurs, Spotify, le leader du secteur, comptait fin 2021 plus de 170 millions d’abonnés, pour 400 millions d’utilisateurs actifs. Deezer et I2PO ont du chemin à faire avant de rattraper leur retard.
Invescorp, ungestionnaire qui compte parmi ses actionnaires le fonds souverain d’Abu Dhabi Mubadala Investment est en pourparlers avec Elliott pour lui racheter le club du Milan AC pour une valeur d’entreprise de 1 milliard d’euros, selon des personnes proches du dossier citées par Bloomberg. Elliott Management avait pris le contrôle du club en 2018 après que l’ancien propriétaire chinois Li Yonghong a fait défaut. Les autres investissements d’Investcorp en Italie ont inclus Gucci, Riva et Dainese. Les clubs de football européens sont aujourd’hui dans la ligne de mire des entreprises d’investissement. Pour sa part, l’homme d’affaires russe Roman Abramovitch a annoncé au début du mois de mars avoir pris la décision de vendre le club de football anglais de Chelsea dans un lot comprenant le club, son stade et des biens immobiliers pour 3 milliards de livres
Après la présentation d’une résolution climat des investisseurs néerlandais menés par NM pour la prochaine assemblée générale de TotalEnergies le 25 mai, un deuxième groupe d’actionnaires français dépose sa résolution, portée par Meeschaert AM. Ce dernier avait été à l’origine de la première résolution externe en 2020 avec dix autres investisseurs. Cette année, Meeschaert AM est accompagné onze autres investisseurs, représentant 0,8% du capital, dont l’Erafp, Candriam, Egamo, La Financière de l’Echiquier, Mandarine Gestion, Messieurs Hottinguer & Cie Gestion Privée, OFI AM, Sanso IS,Sycomore AM. La résolution que nous avons pu consulter demande un changement de statut de l’entreprise pour que les actionnaires puissent se prononcer chaque année sur un rapport climat présentant «la stratégie de transition énergétique de la société et son application », comme ils le font pour les comptes financiers. Les investisseurs français réclament la présentation des données et des scénarios dont disposent TotalEnergies afin qu’ils puissent eux-mêmes apprécier «l’alignement au regard d’un scénario visant à limiter le réchauffement à 1,5°C, avec un dépassement nul ou faible et un volume limité d’émissions négatives». Les investisseurs ont besoin de disposer d’une information exhaustive de la part de TotalEnergies étant soumis eux-mêmes à des exigences de reporting dans le cadre de l’Article 29de la loi Energie Climat française et de son décret d’application ou encore à travers leurs engagements de neutralité carbone. «Ce projet fait aussi écho à la tribune diffusée par le Forum pour l’Investissement Responsable (FIR) le 24 mars 2022 et signée par plus de 40 investisseurs qui souhaitent faire du «Say on Climate» un outil de bonne gouvernance et un standard de Place », ajoutent-ils. Si la résolution recueille deux tiers des votes, elle permettrait aux investisseurs d’évoquer annuellement, au cours de l’assemblée générale, la stratégie climat et de proposer des avancées. Objectifs, mix-énergétique, capex, scénario.. «Les actionnaires ont retenu la leçon de 2020. Cette résolution qui demande plus de transparence de la part de Total présente moins d’incertitudes juridiques que la demande d’objectifs de réduction carbone et d’alignement 1,5 degré», explique un connaisseur du dossier. La résolution, portée par les gérants et fonds de pension néerlandais, pourrait, quant à elle, être davantage soumise à une contestation de TotalEnergies, comme celle de 2020, car elle vise des objectifs stratégiques, du ressort du conseil d’administration. Les porteurs de cette résolution reconnaissent «les avancées de TotalEnergies en matière de reporting et d’ambition exposées dans le dernier rapport climat de la société ». Ils maintiennent un dialogue avec l’entreprise jusqu'à son assemblée générale pour disposer d’informations sur «les objectifs de réduction en valeur absolue et relative sur les Scopes 1, 2 et 3 à court (3 à 5 ans) et moyen (8 à 10 ans) termes, couvrant l’ensemble des activités; l’évolution du mix énergétique et des volumes de productions cibles à ces échéances; le plan d’investissements à court et moyen-terme ventilés par activité économique et par orientation entre maintenance et développement des actifs de la société; la contribution éventuelle des volumes de gaz à effet de serre compensés et capturés à l’atteinte de ces objectifs; le scénario de référence utilisé pour définir les objectifs climatiques de la société et son articulation avec les connaissances scientifiques disponibles les plus récentes».
AccorInvest, ex-filiale immobilière d'Accor à la tête du plus grand parc hôtelier en Europe, a lancé à la fin 2020 un vaste plan de restructuration financière et de réduction de son portefeuille.
Malgré les restrictions liées à lé résurgence de l’épidémie de Covid, l'économie chinoise a progressé de 4,8% en rythme annuel au premier trimestre, un niveau plus important qu’attendu, montrent des données officielles publiées lundi. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 4,4% par rapport au premier trimestre 2021, après une croissance de 4,0% sur la période octobre-décembre. En rythme trimestriel, l'économie chinoise a enregistré une hausse de 1,3%, contre un consensus de +0,6%, après une progression de 1,5% au cours du dernier trimestre 2021. Ces bons chiffres n’empêchent pas les économistes de craindre un ralentissement, voire une récession pour les mois qui viennent. Selon des données officielles distinctes publiées lundi, les ventes au détail ont en effet plongé de 3,5% le mois dernier, du fait des restrictions sanitaires imposées à travers le pays. Le consensus ressortait à -1,6% après une hausse de 6,7% en janvier-février.
Les économistes qui murmurent à l’oreille de la BCE commencent à s’inquiéter. Les prévisionnistes interrogés par la Banque centrale européenne entre le 1er et le 4 avril dans le cadre de l’enquête trimestrielle SPF Survey ont revu à la hausse leurs prévisions d’inflation, aussi bien pour les deux prochaines années que pour le long terme. Ils estiment que l’inflation européenne atteindra 6% en 2022 et 2,4% en 2023. Au premier trimestre, dans le cadre de cette même enquête, ils attendaient une hausse des prix de 3% pour cette année et de 1,8% l’année prochaine. Les répondants à l’étude trimestrielle de la banque centrale ont cité la guerre en Ukraine et les fortes hausses des prix des matières premières énergétiques et alimentaires comme les principaux facteurs à l’origine de leur révision à la hausse des prévisions d’inflation pour 2022 et 2023. Les anticipations d’inflation à plus long terme (pour 2026) ont aussi été révisées à la hausse de 0,1 point de pourcentage supplémentaire pour s'établir en moyenne à 2,1 %. «Après être restées dans une fourchette étroite (1,64-1,69 %) lors des cycles du SPF entre le quatrième trimestre 2019 et le deuxième trimestre 2021, les anticipations d’inflation à plus long terme ont sensiblement augmenté depuis le troisième trimestre 2021», constate la BCE.
Les marchés financiers évalueront la semaine prochaine le risque politique lié à l'élection présidentielle française tout en analysant de nombreux résultats d’entreprises. Ils resteront également attentifs à l’inflation en zone euro ainsi qu'à l'évolution de la guerre en Ukraine.
Le parlement bulgare n’a pas réussi vendredi à nommer un nouveau gouverneur de la banque centrale après que le candidat unique n’ait pas obtenu suffisamment de soutien suite à des querelles au sein de la coalition au pouvoir alors que le pays des Balkans se prépare à rejoindre la zone euro en 2024. La nomination a échoué après que trois des quatre partis au pouvoir ont refusé de soutenir Lyubomir Karimansky, nommé par leur partenaire, le parti anti-establishment ITN. Le titulaire Dimitar Radev, dont le mandat a officiellement expiré en juillet dernier, restera en poste pour le moment.
Les économistes qui murmurent à l’oreille de la BCE commencent à s’inquiéter. Les prévisionnistes interrogés par la Banque centrale européenne entre le 1er et le 4 avril dans le cadre de l’enquête trimestrielle SPF Survey ont revu à la hausse leurs prévisions d’inflation, aussi bien pour les deux prochaines années que pour le long terme.
Selon des sources citées par Reuters, la Banque du Japon (BoJ) devrait relever ses prévisions d’inflation pour l’exercice en cours à près de 2% lors de sa prochaine réunion fin avril, car l’inflation mondiale des matières premières fait grimper les coûts de l'énergie et des aliments.
Telecom Italia (TIM) a annoncé jeudi la cession au fonds d’investissement français Ardian d’une part de 41% dans leur holding commune Daphne 3, qui détient 30,2% de la société de tours télécoms italienne Inwit, pour un montant d’environ 1,3 milliard d’euros. Un accord en ce sens a été conclu par le groupe de télécommunications italien et un consortium emmené par Ardian, a indiqué Telecom Italia dans un communiqué. Une fois la transaction réalisée, le fonds français verra sa participation dans Daphne 3 monter à 90%, ce qui équivaut à 27,2% d’Inwit, tandis que TIM en gardera 10%, détenant ainsi indirectement 3% d’Inwit. Soucieux de réduire sa dette, TIM avait annoncé en mars avoir reçu une offre contraignante de la part d’Ardian pour acquérir «la majorité du capital» de la holding.
Le raffineur connaît un véritable retour en grâce boursier depuis le début de l’année. Les perturbations sur le marché des carburants n’y sont pas pour rien.
L’Indonésie, qui préside le G20, a déclaré jeudi que le ministre russe des Finances, Anton Siluanov, avait confirmé qu’il prévoyait d’assister virtuellement à la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales, prévue le 20 avril à Washington. Jakarta envisage d’inviter l’Ukraine «pour discuter de l’impact du conflit en Ukraine sur les conditions économiques mondiales». La question de l’appartenance de la Russie au G20 divise le groupe. La semaine dernière, la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a déclaré que la Russie devrait être expulsée du G20 et a averti que les États-Unis boycotteraient certaines réunions si des responsables russes se présentaient. L’Indonésie, qui accueillera également une réunion des finances du G20 en juillet, a déclaré que sa position était celle de la neutralité.
Certains estiment que la banque centrale risque de prendre du retard dans le resserrement de sa politique monétaire, ce qui la contraindrait à agir plus énergiquement plus tard.
Face à l’inflation, et malgré les risques sur la croissance, les institutions monétaires doivent accélérer les hausses de taux et mettre fin à leurs programmes d’achat.
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé jeudi s’attendre à mettre fin à son programme d’achats d’actifs au troisième trimestre, en raison de l’accélération de l’inflation et en dépit du risque que représente la guerre en Ukraine pour la croissance économique de la zone euro.
Le fondateur de Tesla fait une offre de rachat valorisant le réseau social 43 milliards de dollars. La prime proposée approche les 40% par rapport au cours du 1er avril.
L’Indonésie, qui préside le G20, a déclaré jeudi que le ministre russe des Finances, Anton Siluanov, avait confirmé qu’il prévoyait d’assister virtuellement à la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales qui se tiendra le 20 avril à Washington. Le ministère indonésien des Finances a précisé que Jakarta envisageait d’inviter l’Ukraine «pour discuter de l’impact du conflit en Ukraine sur les conditions économiques mondiales».
La Banque centrale de Corée du Sud (BoK) a de nouveau relevé son taux directeur de 25 points de base (pb) à 1,50%, un plus haut niveau depuis août 2019. Ce mouvement, le quatrième depuis août 2021, n’était pas attendu par les marchés, même si la BoK cherche à freiner la flambée d’inflation, qui atteint désormais le double de son objectif de 2%.