Le laboratoire pharmaceutique Novartis a annoncé jeudi que des agents de l’autorité suisse de la concurrence s'étaient rendus à son siège à Bâle, en Suisse, dans le cadre d’une enquête sur une affaire de brevet. L’enquête, menée par la Commission de la concurrence (COMCO), en collaboration avec la Commission européenne, porte sur la revendication par Novartis d’un brevet dans le domaine des traitements dermatologiques. Novartis a affirmé coopérer avec les autorités et avoir bon espoir de clarifier sa position. Dans un communiqué séparé, la COMCO, qui ne nomme pas Novartis, a précisé que «l’enquête devra déterminer s’il s’agit d’un cas d’utilisation de brevet de blocage qui pourrait constituer un possible abus de position dominante illicite au sens de la loi sur les cartels».
L’indice des prix à la consommation harmonisé (HICP) en France a atteint 6,6% sur un an en août, a annoncé jeudi l’Insee, après une première estimation à 6,5%. Par rapport à juillet, l’inflation HICP ressort à 0,5%, révisé également en légère hausse comparé à l’estimation initiale de 0,4%. L’indice des prix à la consommation CPI calculé aux normes françaises est également relevé à 5,9% (au lieu de 5,8%) sur un an en août et à 0,5% (au lieu de 0,4%) d’un mois sur l’autre.
Le groupe autrichien produit une bonne partie de ses hydrocarbures en Europe et l’essentiel de ses capacités de raffinage est situé dans l’Union européenne.
Le producteur d'énergie TotalEnergies a annoncé jeudi dans un communiqué avoir finalisé la cession de sa participation de 18% dans le champ pétrolier onshore de Sarsang, situé dans le Kurdistan irakien, au groupe pétrolier canadien ShaMaran Petroleum. La transaction a été réalisée pour un montant ferme de 155 millions de dollars (environ 155,6 millions d’euros), auquel pourrait s’ajouter un montant supplémentaire de 15 millions de dollars, en fonction de la production et des prix du baril de pétrole. Découvert en 2011, ce champ est exploité par la société américaine HKN (62%), tandis que le gouvernement régional du Kurdistan (KRG) détient une participation de 20%. La part de production de TotalEnergies était d’environ 3.500 barils par jour en 2021.
Un oligarque russe poursuit les autorités françaises afin de récupérer l’accès à deux de ses yachts, en faisant valoir que les douaniers n'étaient pas en droit de les immobiliser, malgré le fait qu’il figure sur une liste noire de l’UE, a déclaré son avocat jeudi. Alexeï Kouzmitchev, l’un des principaux actionnaires de la banque russe Alfa-Bank, visé en mars par des sanctions de l’UE pour ses liens avec le président russe Vladimir Poutine, a fait appel de la saisie de ses navires «La Petite Ourse» et «La Petite Ourse II» sur la Côte d’Azur. La décision judiciaire est attendue le 5 octobre, selon l’avocat. Alexeï Kouzmitchev, dont la fortune avoisine les 7 milliards de dollars selon Forbes, a cofondé le fonds d’investissement international LetterOne.
Le mouvement de remontée simultanée des taux d’intérêt des banques centrales pourrait favoriser une récession mondiale l’année prochaine, a estimé jeudi la Banque mondiale dans une nouvelle étude. Pour faire refluer l’inflation, les banques centrales pourraient devoir relever les taux directeurs de deux points de pourcentage supplémentaires, soit autant que les hausses déjà décidées par rapport à leur niveau moyen de 2021, précise l'étude. Mais une hausse de cette ampleur, conjuguée aux tensions sur les marchés financiers, ferait tomber la croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial à 0,5% en 2023, ce qui équivaudrait à une contraction de 0,4% du PIB par habitant, un recul correspondant à la définition technique d’une récession mondiale, souligne-t-elle. Pour David Malpass, président de l’institution, les responsables politiques et monétaires devraient donner la priorité à l’augmentation de la production plutôt qu'à la réduction de la consommation, entre autres en prenant des mesures favorisant l’investissement et les gains de productivité.
L'émission de Lottomatica, la première depuis des semaines sur le marché du high yield, s’est faite avec une prime élevée. Le redémarrage du marché n'est pas acquis.
L'économie française connaîtra à partir de cet hiver un net ralentissement et court même le risque d’une récession «limitée et temporaire» en 2023, a déclaré jeudi la Banque de France. La banque centrale s’attend néanmoins pour cette année à une croissance de 2,6% du produit intérieur brut (PIB) avant un ralentissement à 0,5% l’an prochain dans un scénario de référence basé sur les prix des hydrocarbures récemment observés sur les marchés à terme. Elle anticipe pour 2024 une reprise conduisant à une hausse du PIB de 1,8%. En ce qui concerne l’inflation, elle prévoit 5,8% en moyenne cette année puis une fourchette de 4,2% à 6,9% en 2023 en fonction de l'évolution des prix de l'énergie, avant un ralentissement à 2,7% en 2024.
Le laboratoire pharmaceutique Novartis a annoncé jeudi que des agents de l’autorité suisse de la concurrence s'étaient rendus à son siège à Bâle, en Suisse, dans le cadre d’une enquête sur une affaire de brevet. L’enquête, menée par la Commission de la concurrence (COMCO), en collaboration avec la Commission européenne, porte sur la revendication par Novartis d’un brevet dans le domaine des traitements dermatologiques, a indiqué le groupe pharmaceutique, en précisant qu’elle n’impliquait aucune faute ni aucun impact financier. Novartis a affirmé coopérer avec les autorités et avoir bon espoir de clarifier sa position.
L’agence de notation Fitch Ratings a annoncé jeudi réviser à la baisse ses prévisions de croissance de l’économie mondiale, à 2,4% en 2022 et 1,7% en 2023, soit une baisse respectivement d’un demi-point et d’un point par rapport aux précédentes estimations, en raison de la crise du gaz en Europe et de l’accélération de la hausse des taux d’intérêt des banques centrales.
Le groupe autrichien produit une bonne partie de ses hydrocarbures en Europe et l’essentiel de ses capacités de raffinage est situé dans l’Union européenne.
La filiale d’ExxonMobil a publié des résultats en forte hausse au titre du premier semestre 2022. Son profit net hors effet de stock est ressorti à 301 millions d’euros après une perte de 37 millions à la même période de l’an dernier. Comme anticipé, Esso profite à plein de l’envolée des marges de raffinage, qui sont passées de 6 euros la tonne au premier semestre 2021 à 98 euros sur les six premiers mois de cette année. En réaction à ces annonces, l’action plongeait de 16% jeudi, subissant sans doute des prises de bénéfices après sa flambée de 340% depuis le début de l’année et alors que le groupe pourrait être concerné par la taxe exceptionnelle sur les raffineurs envisagée par Bruxelles.
Les inscriptions au chômage ont diminué aux Etats-Unis lors de la semaine au 10 septembre à 213.000 contre 218.000 (révisé) la semaine précédente, leur plus bas niveau depuis fin mai, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 226.000 inscriptions au chômage. Les inscriptions de la semaine au 3 septembre ont été révisées en baisse par rapport à une estimation initiale de 222.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 224.000 contre 232.000 (révisé) la semaine précédente.
Le producteur d'énergie TotalEnergies a annoncé jeudi avoir finalisé la cession de sa participation de 18% dans le champ pétrolier onshore de Sarsang, situé dans le Kurdistan irakien, au groupe pétrolier canadien ShaMaran Petroleum.
Une intervention unilatérale des autorités japonaises sur les marchés pour tenter d’endiguer la baisse du yen n’aurait qu’un impact limité, a jugé jeudi un haut responsable du Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir. Pour Satsuki Katayama, qui dirige une commission du PLD sur les affaires financières, Tokyo ne dispose pas de moyens efficaces de combattre la dépréciation du yen surtout liée au creusement de l’écart de taux entre le Japon et les Etats-Unis.
L’indice des prix à la consommation harmonisé (HICP) en France a atteint 6,6% sur un an en août, a annoncé jeudi l’Insee, après une première estimation à 6,5%. Par rapport à juillet, l’inflation HICP ressort à 0,5%, révisé également en légère hausse comparé à l’estimation initiale de 0,4%. L’indice des prix à la consommation CPI calculé aux normes françaises est également revu à 5,9% (au lieu de 5,8%) sur un an en août et à 0,5% (au lieu de 0,4%) d’un mois sur l’autre.
La titrisation cherche à se relancer grâce au thème de la finance verte. Une bonne idée car tout est bienvenu pour faire avancer le sauvetage climatique. Encore faudrait-il éviter de réduire ainsi le spectre de l’activité de la titrisation ! En première ligne, les titrisations de crédits automobiles ne semblent ainsi pas tout à fait prêtes à jouer cette carte. Une analyse conduite par DBRS Morningstar sur les liens entre la performance environnementale de ces titrisations et leur rentabilité montre que la corrélation n’est pas simple. D’abord parce que les informations sur les émissions de carbone des voitures hybrides sont disparates et limitées, en l’absence de données à transmettre sur un mode obligatoire au superviseur. En outre, si les titrisations de crédit auto analysées – en Allemagne et en France, où la pratique des certificats de performance énergétique est répandue – semblent donner de meilleurs rendements dans les cas de véhicules à faibles émissions, il faut se garder de conclusions hâtives : l’agence de notation estime que les bons résultats tiennent plus aux emprunteurs qu’aux performances des véhicules !
Désillusion. Le géant technologique chinois Tencent a annoncé le 6 septembre au soir l’acquisition de 49,9% du capital de la holding familiale Guillemot Brothers, qui détient 13,6% de l’éditeur de jeux vidéo Ubisoft, pour 300 millions d’euros. Il a par ailleurs été autorisé à monter directement de 4,5 % à 9,99 % du capital du créateur des Lapins crétins. Cet accord valorise Ubisoft 80 euros par action, soit quelque 10 milliards d’euros pour l’entreprise, correspondant à une prime de 83,9 % par rapport au cours de Bourse la veille de l’annonce. En verrouillant ainsi le capital de l’éditeur, Tencent a fait lourdement chuter le cours du titre, d’environ 18 %, celui-ci ayant perdu son profil spéculatif permettant d’espérer une offre d’un acteur stratégique ou financier sur l’ensemble du capital. L’accord prévoit également que Tencent devra conserver ses actions cinq ans et qu’il ne pourra pas augmenter sa participation au-delà de 9,99 % avant huit ans.
Les économistes avaient beau jeu de se moquer de toute cette thésaurisation. Pourtant, le papier toilette pourrait bien avoir été l’investissement de 2020. La production de ces rouleaux est en effet très énergivore : le secteur évoque une multiplication par quatre ou cinq des coûts sur un an, qui se répercute sur les prix à la sortie d’usine – et le rythme de hausse des prix va en s’accélérant. Face à la crise, les industriels limitent leur production en attendant de reconstituer leurs marges. Et les rouleaux qui arrivent sur les étals sont plus petits, et plus courts. Mais que fait la BCE ?!
Les documents actant un dépôt de bilan sont d’une lecture austère. Celui déposé par Cineworld, une chaîne de salles de cinéma populaire aux Etats-Unis, déroge à la règle. Photos des premiers cinémas du groupe, récit de son histoire mouvementée, et, tout de même, une explication de sa situation financière désastreuse. « Nous aurions apprécié devenir un ‘meme stock’ et profiter de la liquidité qu’un tel statut apporte, mais nous n’avons pas eu cette chance », se lamente le document. Le cap pris par la direction, qui a levé 9 milliards de dollars de dette les années précédant le Covid, y est peut-être aussi pour quelque chose. Tout comme la rémunération attribuée l’an dernier au président-directeur général de l’entreprise – 60 millions de livres –, sans doute pour récompenser son sens stratégique. Lui, au moins, ne déposera pas le bilan.
Vents contraires. Reuters, citant des sources proches de la Banque centrale européenne (BCE), affirme qu’une première discussion technique sur le durcissement quantitatif (QT) pourrait avoir lieu dès le 5 octobre, ce qui ouvrirait la voie à une diminution du bilan de la BCE dès le début de l’année prochaine. Si sa présidente Christine Lagarde (photo) affirme qu’une décision serait prématurée, trois arguments pourraient convaincre la banque centrale. D’une part, il s’agirait d’une étape supplémentaire dans la normalisation de la politique monétaire, qui contribuerait aussi à durcir les conditions de financement – avec toutefois le risque que les banques limitent excessivement leur production de prêts. Et un bilan plus petit pourrait de nouveau être mobilisé pour soutenir la zone euro – dans le cadre de l’outil anti-fragmentation par exemple. Le risque sur les souverains les plus fragiles d’un retrait du soutien sur l’ensemble de la courbe des taux n’est pourtant pas négligeable. Certes, les écarts de taux peuvent progresser. Mais, rappelle Axa IM dans une note, « le niveau absolu des coûts de financement du gouvernement importe davantage pour la trajectoire budgétaire ». Le QT, en relevant le taux plancher auquel les souverains peuvent se financer, rajoutera aux vents contraires en zone euro.