Les prix à la production en zone euro ont augmenté légèrement plus que prévu en août, gagnant 5% sur un mois et 43,3% sur un an à cause des coûts de l’énergie, selon les données publiées mardi par Eurostat. La flambée des prix de l'énergie a été le principal moteur de la progression de l’indice, avec une hausse de 11,8% sur un mois et de 116,8% sur un an. En excluant cette composante volatile, les prix à la production ont augmenté de 0,3% sur un mois et de 14,5% sur un an, ce qui marque un léger ralentissement par rapport aux progressions respectives de 0,6% et 15,1% enregistrées le mois précédent.
L’indice DXY du dollar face à une panier de devises diversifié a reculé pour le troisième jour à 111 points mardi matin et un plus bas de deux semaines, sur la base de paris selon lesquels la Fed pourrait ralentir le rythme de ses futures hausses de taux après les chiffres de l’indice ISM manufacturier : à 50,9 en septembre après 52,8 en août, ce dernier a montré lundi un ralentissement inattendu de la croissance dans les usines américaines. Les marchés monétaires s’attendent désormais à ce que la banque centrale relève ses taux de 125 points de base (pb) d’ici au mois de mars, au lieu des 165 pb qui étaient attendus en septembre. Et le ralentissement pourrait être encore plus net si les prochains indices ISM marquent une contraction de l’activité économique, au-dessous de 50 points.
Le gouvernement néerlandais a déclaré mardi qu’il prévoyait de dépenser environ 23,5 milliards d’euros pour plafonner les prix des contrats d'énergie afin de protéger les consommateurs de la hausse des prix. Le gouvernement avait annoncé le plafonnement des prix le mois dernier mais n’avait pas encore décidé des derniers détails. En 2023, les prix seront plafonnés à 0,40 euro par kilowattheure d'électricité et à 1,45 euro par mètre cube de gaz pour un maximum de 2.900 kilowattheures et 1.200 mètres cubes, respectivement. Les ménages recevront aussi des remboursements s'élevant en moyenne à 190 euros pour les deux derniers mois de 2022. Ces mesures s’ajoutent aux 18 milliards d’euros que le gouvernement prévoit de dépenser l’an prochain pour aider les ménages à faire face à l’inflation.
Le non-remboursement par Metalcorp Group d’une obligation arrivant à échéance est la première manifestation des conséquences d’un marché du high yield fermé.
Elon Musk s’est finalement dit prêt à mettre en oeuvre l’accord de rachat de Twitter pour 44 milliards de dollars, rapportaient mardi des sources de presse concordantes, un revirement susceptible d'éviter le procès qui devait statuer sur l’avenir du réseau social à la mi-octobre. Le patron de Tesla s’est engagé à mener à bien ce projet au prix initialement convenu au printemps dernier, soit 54,20 dollars par action. Cette offre a été transmise aux avocats de Twitter avant d'être communiquée lundi au tribunal du Delaware qui doit se prononcer sur l’opération, selon ces sources. L’action Twitter bondissait de 12,7% à 47,93 dollars mardi en Bourse de New York, avant d'être une nouvelle fois suspendue.
L’autorité britannique de la concurrence (CMA) a annoncé qu’elle comptait rendre sa décision concernant le projet d’acquisition d’Activision Blizzard par Microsoft au plus tard début mars 2023. Elle a publié mardi un calendrier administratif détaillant les prochaines étapes de son enquête, entrée dans une phase approfondie le mois dernier. L’autorité a précisé qu’elle collectait actuellement des informations et comptait publier une déclaration en octobre. Elle transmettra aux entreprises concernées ses conclusions préliminaires en janvier, avant de publier un rapport définitif sur ce projet d’acquisition pour le 1er mars. Microsoft a déclaré s’attendre à ce que l’opération, valorisée à 75 milliards de dollars, soit finalisée fin 2023.
Les Etats-Unis vont fournir à l’Ukraine pour 625 millions de dollars d’aide militaire supplémentaire, a annoncé mardi la Maison Blanche. Joe Biden, le président américain, a pris cet engagement lors d’un entretien téléphonique avec son homologue ukrainien, Volodimir Zelensky, a précisé la Maison Blanche. Cette nouvelle aide comprendra des lance-roquettes multiples de type Himars, fabriqués par le groupe américain d’armement Lockheed Martin.
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a estimé mardi qu’il était difficile de dire si l’inflation avait atteint un pic dans la zone euro, au moment où les prix à la consommation affichent un niveau record, alimentés par la flambée des coûts de l'énergie. L’inflation en zone euro a bondi à 10% en septembre, après avoir atteint 9,1% le mois précédent, déjà un plus haut depuis que l’office européen des statistiques a commencé à publier l’indicateur en janvier 1997. S’exprimant lors d’une rencontre avec des étudiants organisée à la banque centrale de Chypre, Mme Lagarde a une nouvelle fois souligné que l’inflation atteignait un niveau «élevé qui n'était pas souhaitable».
L’autorité britannique de la concurrence (CMA) a annoncé qu’elle comptait rendre sa décision concernant le projet d’acquisition d’Activision Blizzard par Microsoft au plus tard début mars 2023. Elle a publié mardi un calendrier administratif détaillant les prochaines étapes de son enquête, entrée dans une phase approfondie le mois dernier. L’autorité a précisé qu’elle collectait actuellement des informations et comptait publier une déclaration en octobre.
Profitant de l’accalmie sur les marchés et du rebond des actions, le marché primaire corporate en euros a repris de l’activité, avec un fort intérêt de la part des investisseurs. Ce mardi, deux émetteurs ont profité de cette fenêtre plus favorable : Smith & Nephew, dont l’émission était initialement programmée en milieu de semaine passée, et EDP.
La banque centrale d’Australie (RBA) a surpris les marchés mardi en relevant son principal taux directeur de 25 points de base (pb) à 2,60%, une hausse moins importante qu’attendu par les marchés (50 pb), tout en précisant qu’un nouveau resserrement de sa politique monétaire serait encore nécessaire.
Les prix à la production en zone euro ont augmenté légèrement plus que prévu en août, gagnant 5% sur un mois et 43,3% sur un an à cause des coûts de l’énergie, selon les données publiées mardi par Eurostat. La flambée des prix de l'énergie a été le principal moteur de la progression de l’indice, avec une hausse de 11,8% sur un mois et de 116,8% sur un an.
L’indice DXY du dollar face à une panier de devises diversifié a reculé pour le troisième jour à 111 points mardi matin et un plus bas de deux semaines, sur la base de paris selon lesquels la Fed pourrait ralentir le rythme de ses futures hausses de taux après les chiffres de l’indice ISM manufacturier : à 50,9 en septembre après 52,8 en août, ce dernier a montré lundi un ralentissement inattendu de la croissance dans les usines américaines.
L’économie italienne s’est probablement contractée au troisième trimestre, et le produit intérieur brut continuera à baisser au cours des deux trimestres qui suivront, selon les dernières prévisions du Trésor. La troisième économie de la zone euro se dirige ainsi vers une récession technique. L’économie s’est montrée plus solide qu’attendu au premier semestre de l’année mais la note d’ajustement du Document économique et financier (DEF) publiée vendredi soir indique qu’un retournement de tendance a déjà commencé. D’après le document, la reprise serait tirée par une hausse de la demande internationale, une baisse des prix du gaz, une contribution croissante au PIB des fonds européens du plan de relance et des réformes promises à Bruxelles.
Le secteur manufacturier britannique s’enfonce dans la récession. Bien qu’en hausse par rapport à août, l’indice PMI manufacturier définitif ressort inférieur à 50 en septembre pour le troisième mois consécutif, à 48,4 (contre 47,3 le mois dernier et 48,5 pour l’estimation flash). Les fabricants de biens intermédiaires sont les plus touchés par cet affaiblissement mais les biens de consommation et d’équipements sont également en contraction. Les nouvelles commandes baissent pour le quatrième mois consécutif sur fond de reports ou d’annulations en raison de l’incertitude économique ainsi que de la hausse des coûts des entreprises. La croissance des commandes à l’export est au plus bas depuis mai 2020.
L’activité du secteur manufacturier en zone euro a enregistré sa contraction la plus marquée depuis 27 mois, la crise du coût de la vie rendant les consommateurs et les professionnels prudents, montrait lundi l’enquête mensuelle S&P Global (ex-IHS Markit) auprès des directeurs d’achats. L’indice PMI manufacturier est tombé à 48,4 en septembre, après 49,6 en août (48,5 en estimation «flash»), et s’enfonce un peu plus sous le seuil de 50 séparant contraction et expansion. Un indice mesurant la production, qui entre dans le calcul de l’indice PMI composite attendu mercredi, est tombé à 46,3 après 46,5. Et l’indice de production future, qui évalue les perspectives des directeurs d’achat pour l’année à venir, a chuté de 52,7 à 45,3, son niveau le plus bas depuis mai 2020.
La forte volatilité incite les émetteurs et les investisseurs à la prudence. Mais cette faible activité risque d’affecter les émetteurs les plus fragiles.
La valse des prix accélère en Turquie. L’inflation annuelle a augmenté en septembre pour le seizième mois consécutif à 83,5%, avec le bond des prix du logement (+84,7%) et des transports (+117,7%), sur fond d’envolée des prix de l’énergie (+133%), et des prix de l’alimentation et des boissons (+93,1%). A ce niveau, l’inflation atteint un point haut depuis 1998. Elle était inférieure à 20% il y a un an. Entre-temps, la chute de la devise et une politique monétaire hétérodoxe de baisse des taux d’intérêt malgré la forte inflation, ont nettement alimenté l’inflation importée. Sur un mois, l’inflation s’est accentuée à 3,1%, après 1,5% en août.
Le groupe français de construction et de concessions Vinci a annoncé lundi avoir signé deux contrats pour des lignes à haute tension au Brésil, dans l’Etat du Minas Gerais, portant sur un montant total de plus d’un milliard d’euros. Le premier contrat est un partenariat public-privé pour la conception, la construction et l’exploitation de 1.020 km de lignes à haute tension, représentant un investissement de 3,48 milliards de réaux (670 millions d’euros), pour une période d’exploitation de 30 ans. Le groupe s’attend à ce que les travaux de construction soient achevés fin 2027. Le second contrat, d’un montant de 2,01 milliards de réaux, porte sur la conception-construction de 980 km de lignes de transmission. La livraison est également prévue pour la fin de l’année 2027.