La banque centrale d’Israël a augmenté son taux d’intérêt directeur de 75 points de base (pb) à 2% lors de sa réunion d’août, une quatrième hausse consécutive qui porte les coûts d’emprunt à leur plus haut niveau depuis fin 2012. Les analystes prévoyaient majoritairement une nouvelle hausse de 50 pb. Les gouverneurs ont noté que l’inflation continue d’augmenter et est supérieure à la fourchette cible de 1% à 3%. L’indice a progressé le mois dernier et dépassé toutes les prévisions à 5,2% en rythme annuel, soit le plus élevé depuis octobre 2008, alors que l’activité économique demeure vigoureuse et que le marché du travail reste tendu. La banque centrale a ajouté que de nouvelles hausses des taux dépendront des données économiques et de l’évolution de l’inflation.
La hausse des prix à la consommation pourrait culminer jusqu’à 18% au Royaume-Uni début 2023, soit neuf fois l’objectif fixé par la Banque d’Angleterre (BoE), a déclaré lundi un économiste de la banque américaine Citi après avoir relevé ses prévisions pour intégrer la dernière augmentation en date des prix de l’énergie. «La question est désormais de savoir quelle politique mener pour amortir l’impact à la fois sur l’inflation et sur l’économie réelle», a écrit Benjamin Nabarro dans une note aux clients de la banque. Il faut remonter à 1976 pour retrouver un taux d’inflation britannique supérieur à 18%. Liz Truss, candidate favorite pour la succession de Boris Johnson au poste de Premier ministre, devrait annoncer une fois au pouvoir des mesures d’aide aux ménages mais cela ne pourrait avoir qu’un effet limité. La Banque d’Angleterre (BoE) a elle-même déclaré au début du mois que la hausse des prix devrait culminer à 13%. De quoi relever ses taux à des niveaux historiques si une augmentation du chômage ne vient pas nuancer tout cela entretemps.
L’investisseur en dette distressed Strategic Value Partners (SVP) a pris le contrôle d’un propriétaire de biens immobiliers retail aux Etats-Unis lors d’une transaction approuvée par un juge des faillites l’an dernier, rapporte le Financial Times. Désormais, un groupe d’actionnaires minoritaires du groupe de magasins poursuit en justice SVP, estimant avoir été lésé par le fonds. L’affaire s’inscrit dans le cadre d’une tendance dans l’investissement en dette distressed, dans laquelle les fonds s’emparent des obligations décotées de sociétés en difficulté dans l’espoir d’échanger la position crédit pour un contrôle des actifs lors de la faillite.
L’augmentation de la participation de Warren Buffett dans Occidental Petroleum ne devrait pas être un prélude à une acquisition totale du groupe d’énergie par le milliardaire, écrit The Wall Street Journal. Dans un document officiel vendredi, la Federal Energy Regulatory Commission a annoncé que Berkshire Hathaway avait obtenu l’autorisation d’acquérir jusqu’à 50 % des actions du groupe pétrolier. Cela a alimenté les spéculations selon lesquelles Berkshire pourrait acquérir Occidental. Mais Warren Buffett n’a pas informé la société d’un projet d’acquisition d’une participation de contrôle dans le groupe, selon des sources proches du dossier. Vu l’aversion du milliardaire pour les offres hostiles, il serait étonnant qu’il réalise une acquisition sans sonder d’abord ses dirigeants.
Le groupe de capital investissement a transmis à la banque chypriote une offre de rachat en numéraire de 1,51 europar action, écartée par la banque vendredi. A Londres, où elle est cotée, l’action de la première banque commerciale de l’île a gagné 9% en clôture, après avoir grimpé de plus de 20% en séance. En vertu de la réglementation boursière britannique, Lone Star a désormais jusqu’au 30 septembre pour formuler une offre formelle. Si les fonds d’investissement se tiennent généralement à l’écart du secteur bancaire, Lone Star agit à rebours. Il détient notamment la banque allemande IKB Deutsche Industriebank AG et la banque portugaise Novo Banco SA.
En l’absence de recours contentieux, l’AMF ne sera pas tenue de prendre en compte lors de l’examen de l’OPA le préjudice de 8,3 milliards d’euros invoqué par EDF.
L’agence de notation Moody’s vient d’abaisser sa perspective sur Philips de « stable » à « négative », tout en confirmant la note « Baa1 ». Elle justifie ce changement par le risque de crédit plus élevé si l’équipementier médical néerlandais peinait à réaliser son carnet de commandes, à restaurer la croissance de ses ventes et à améliorer sa rentabilité. L’agence de notation invoque également les éventuels frais financiers supplémentaires liés au programme de rappel de ses appareils respiratoires défectueux, et le risque juridique lié à d’éventuelles plaintes.
L’espoir d’un ton plus accommodant de la Réserve fédérale américaine, malgré les avertissements hawkish de plusieurs de ses membres, a continué d’attirer les flux vers les actifs risqués. Au cours de la période de sept jours s’achevant le 17 août, les fonds actions ont attiré 8 milliards de dollars de collecte net, selon les données compilées par EPFR. «Les flux ont été entièrement dirigés vers les fonds d’actions américains (9 milliards de dollars) et globaux (1,3 milliard)», indiquent les stratégistes de Barclays. Le secteur de la tech a été particulièrement recherché. La différence tient à la décollecte subie par les fonds européens et japonais. «Les très fortes performances des six dernières semaines ont dirigé les flux dans les poches les plus risquées des marchés obligataires», constatent par ailleurs les stratégistes de Bank of America. Avec des collectes nettes positives pour les fonds crédit investment grade et high yield ainsi que les fonds de dette émergente. En revanche, les fonds d’obligations gouvernementales ont accusé leur première décollecte depuis des semaines. Ceux investis dans les emprunts d’Etat américains ont enregistré 5 milliards de dollars de sorties.
Le ministre allemand de l’économie Robert Habeck a écarté dimanche une prolongation de la durée de vie des trois centrales nucléaires restantes du pays afin d'économiser du gaz, affirmant que cela permettrait d'économiser au maximum 2% de la consommation de gaz. « C’est une mauvaise décision étant donné le peu que nous économiserions », a-t-il déclaré ce membre des Verts, De son côté, Christian Lindner, ministre des Finances et membre du parti libéral, a réitéré sa position selon laquelle il serait préférable de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires pour un temps limité plutôt que de remettre en service les centrales au charbon. « Il ne faut pas être trop pointilleux, mais réserver toutes les possibilités », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il serait ouvert à une prolongation de « plusieurs années » dans les circonstances actuelles.
Les ventes au détail au Royaume-Uni ont surpris à la hausse en juillet. Elles ont augmenté de 0,3% par rapport au mois précédent, selon les données publiées vendredi par l’office britannique des statistiques ONS. Cela met fin à une série de trois baisses mensuelles consécutives. Les économistes anticipaient un nouveau recul de 0,2%. Les ventes du commerce de détail hors magasin (principalement en ligne) ont rebondi de 4,8 %, les promotions ayant stimulé les achats, tandis que les ventes des magasins d’alimentation ont augmenté de 0,1 %. En revanche, les ventes de carburant automobile (-0,9%) et des magasins non alimentaires (-0,7%) ont diminué. Sur un an, les ventes sont en baisse.
Après une série de baisses depuis mi-juillet, le dollar a nettement rebondi la semaine passée dans le sillage des commentaires restrictifs des banquiers centraux. L’indice dollar (DXY) a repris 2,3% sur la période, revenant à 108,13, son plus haut niveau depuis le 18 juillet, et non loin d’un sommet de 108,50 atteint mi-juillet. Les remarques bellicistes (hawkish) des responsables de la Réserve fédérale américaine indiquant leur engagement à poursuivre la hausse des taux d’intérêt, tous en indiquant que la lutte contre l’inflation n’était pas achevée, ont stimulé le billet vert. Celui-ci s’est apprécié face à la plupart des devises. Il a progressé à 1,03 dollar face à l’euro (atteignant même à nouveau la parité vendredi en séance), à 1,18 dollar face à la livre et à 6,816 yuans. La monnaie chinoise est à son plus bas face au billet vert depuis plus de deux ans alors que l’écart de trajectoire monétaire continue de s’accroître.
Le revirement de politique monétaire escompté par les marchés n’est pas à l’ordre du jour mais la banque centrale s’interroge sur le niveau d’atterrissage des taux.
Les prix à la production en Allemagne ont enregistré en juillet leur plus forte hausse d’un mois sur l’autre et en rythme annuel alors que les coûts de l'énergie continuent de flamber. L’indice est ressorti en hausse de 37,2% en rythme annuel (+32,7% en juin) et de 5,3% sur un mois, a annoncé vendredi l’Office fédéral de la statistique Destatis. Il s’agit de chiffres records depuis le suivi de cet indicateur en 1949. Ils sont en outre largement supérieurs aux attentes des économistes (+0,6% sur un mois et +32% sur un an, selon Reuters). Les prix de l'énergie dans leur ensemble ont grimpé de 105% en rythme annuel, en raison principalement de l’augmentation des prix du gaz naturel, en hausse de 163,8% sur l’année, et de l'électricité, en hausse de 125,4% sur l’année.
Paramount aurait déboursé 1,5 milliard de dollars pour diffuser les droits de la Ligue des Champions pour six ans supplémentaires. Soit 2,5 fois plus que le montant du précédent contrat.
La banque centrale de Norvège a relevé jeudi son principal taux directeur jeudi de 50 points de base (pb), à 1,75%. Face à une inflation qui continue de dépasser les attentes, la gouverneure Ida Wolden Bache a indiqué qu’un resserrement plus marqué était nécessaire pour refroidir l’économie norvégienne, en précisant que les taux seraient à nouveau relevés en novembre. Les économistes de Nordea anticipent une hausse jusqu’à 3%. Egalement confrontée à une inflation atteignant un pic de quatre ans, la banque centrale des Philippines a relevé de 50 pb son principal taux directeur à 3,75%. Depuis le début de l’année, l’institution monétaire a augmenté ses taux de 175 pb. D’autres hausses de taux sont prévues dans ce pays asiatique.
Les inscriptions au chômage ont diminué aux Etats-Unis la semaine dernière à 250.000 contre 252.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 265.000 inscriptions au chômage après les 262.000 annoncées initialement pour la semaine au 6 août. La moyenne mobile sur quatre semaines a reculé à 246.750 après 249.500 (révisé) la semaine précédente. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités s’est élevé à 1,437 million lors de la semaine au 6 août (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 1,430 million la semaine précédente.
L’autorité australienne de la concurrence (ACCC) a émis jeudi des réserves concernant l’acquisition par Qantas du solde du capital de la compagnie charter Alliance Aviation Services pour 611 millions de dollars locaux (417 millions d’euros). Le régulateur craint notamment un recul significatif de la concurrence dans la desserte de régions isolées dans les Etats du Queensland et de l’Australie-Occidentale. Qantas, principale compagnie aérienne australienne, détient une participation de 20% dans Alliance depuis 2019 mais la prise de contrôle totale de cette société lui conférerait une position dominante sur un marché où la demande émane principalement du secteur minier ou des groupes d’hydrocarbures. Alliance ne représente que 2% des capacités de transport aérien de l’Australie mais 30% du marché des vols affrétés, devant Qantas (23%) et Virgin Australia (22%). L’ACCC prévoit de statuer sur cette opération en novembre prochain.
Le rapport sur l’emploi de juillet en Australie est surprenant. Le taux de chômage a atteint un plus bas depuis 48 ans à 3,4%, selon les données publiées jeudi par l’Australian Bureau of Statistics (ABS), un chiffre légèrement inférieur aux attentes des économistes. Mais l’économie australienne a détruit 40.900 emplois sur la période, contre 25.000 créations attendues. Il s’agit du premier recul depuis octobre dernier. Ces données contradictoires ne signalent pas forcément un début de refroidissement d’un marché du travail particulièrement soutenu ces derniers mois, et ayant obligé la banque centrale à accentuer son resserrement monétaire. Cette baisse coïncide avec les congés scolaires hivernaux et une résurgence des infections au Covid-19, explique l’ABS.
L’Union européenne (UE) devraient bientôt entrer en pourparlers avec l’Angola pour un accord commercial, dans le cadre d’un partenariat régional plus large existant entre le bloc et six pays de l’Afrique australe, rapportait jeudi Reuters en citant un porte-parole de l’UE. «Nous sommes maintenant en mesure d’ouvrir des négociations officielles, mais il n’y a pas encore de date convenue avec l’Angola. Nous pensons que cela se fera au cours du dernier trimestre de cette année», a-t-il déclaré à l’agence. L’accord éventuel réduirait la prédominance du pétrole, qui représente actuellement la quasi-totalité des exportations de ce pays en valeur. Selon les estimations de l’UE, les produits angolais tels que les crevettes congelées, l'éthanol, le son de blé et les bananes sont susceptibles de bénéficier le plus de la levée attendue des droits de douane.
Le Sri Lanka, qui a fait défaut en mai, va demander au Japon, l’un de ses principaux créanciers, d’inviter les principaux prêteurs publics de l'île, dont la Chine et l’Inde, à des pourparlers sur la restructuration de la dette bilatérale, a déclaré jeudi son président Ranil Wickremesinghe à Reuters. Ce dernier, qui se rendra au Japon le mois prochain, prévoit de s’entretenir avec le Premier ministre Fumio Kishida. Le pays est également en négociation avec le Fonds monétaire international pour un ensemble de prêts compris entre 2 et 3 milliards de dollars, a précisé le président sri lankais. La dette bilatérale totale du pays était estimée à 6,2 milliards de dollars fin 2020 par le FMI.
Le régulateur bancaire chinois examine les portefeuilles de prêts du secteur immobilier pour évaluer les risques systémiques, ont indiqué des sources à Reuters. Dans le cadre de son évaluation, la China Banking and Insurance Regulatory Commission (CBIRC) examine l’exposition du portefeuille de prêts des banques locales et étrangères aux développeurs pour savoir si ces décisions de crédit ont été prises conformément aux règles, notamment concernant les limites de levier. L’objectif est de mesurer les risques pour le système financier alors que les décideurs politiques tentent de stabiliser un secteur immobilier dans la tourmente après une série de défauts parmi les promoteurs et une chute des ventes de maisons. Les prêts immobiliers représentaient 25,7% du crédit total du secteur bancaire en Chine à la fin juin, selon les données de la banque centrale chinoise.
La Banque d’Angleterre (BoE) a présenté jeudi un projet de vente d’obligations d’entreprises sous formes d’enchères pour environ 200 millions de livres (237 millions d’euros) par semaine à partir du 19 septembre. La BoE avait acquis pour 19,1 milliards de livres d’obligations d’entreprises non financières pour soutenir l'économie et stabiliser les marchés. L’objectif est de dénouer l’intégralité de ce stock fin 2023 ou début 2024. Elle organisera deux enchères par semaine, les mardis et mercredis en fin de matinée. Dans un premier temps, seules seront éligibles les obligations arrivant à échéance à partir du 6 avril 2024. A partir du 17 octobre, la BoE pourra aussi procéder à des rachats de dette pour le compte des émetteurs qui souhaiteraient acquérir leurs propres obligations.
La banque centrale de Turquie a surpris les marchés jeudi en abaissant son principal taux directeur de 100 points de base (pb) à 13%, malgré une inflation de 80%. Aucun économiste ne s’y attendait car l’institution n’avait envoyé aucun signal indiquant qu’un tel mouvement était envisagé. Dans le sillage de cette annonce, la livre turque a chuté de 1% face au dollar. La banque centrale avait maintenu son taux directeur à 14% au cours des sept derniers mois après l’avoir réduit de 500 pb. Ce mouvement n’est toutefois pas étonnant alors que le président turc Recep Tayyip Erdogan veut stimuler la croissance en fournissant un crédit bon marché aux entreprises et aux ménages, tandis que les entreprises exportatrices deviennent plus compétitives du fait de la chute de la monnaie. Pour le président turc, ce sont les taux élevés qui provoquent l’inflation. Le problème est que les taux réels sont très négatifs et que cette politique a accéléré la crise du coût de la vie pour les ménages turcs.