Le chagrin n’empêche pas le sens du commerce des Anglais de faire son œuvre. A l’approche des funérailles, lundi 19 septembre, de la reine Elizabeth II, les journaux anglais rendent compte d’une augmentation des prix des chambres d’hôtel atteignant 300 %. Tant les nationaux que les étrangers seraient attirés par l’événement. Toutes les catégories d’hébergements sont concernées, l’ébullition étant comparable à celle des Jeux olympiques de 2012. De quoi soutenir un secteur très malmené par la crise du Covid. En France, un événement exceptionnel serait bienvenu aussi : le secteur remonte progressivement le choc du Covid-19 mais les touristes étrangers ne sont pas encore tous revenus. En plus des pénuries de main-d’œuvre, les hôtels et la restauration subissent « l’accélération de l’inflation qui menace les marges des exploitants déjà mises à mal par les premiers remboursements des PGE contractés en 2020 », constatait récemment une étude de Xerfi. Sans compter, bien sûr, l’envol des réunions en visioconférences, la crise de l’énergie et celle du climat…
Taries. La fin de la dynamique créée par la sortie de la période de Covid est proche pour les entreprises. Dans une étude analysant leurs perspectives pour le troisième trimestre, Allianz Trade indique que les réserves de liquidités, après avoir dépassé les niveaux de 2019 de 30 % en Europe et de 50 % aux Etats-Unis au deuxième trimestre 2022, s’amenuisent. La plupart des entreprises, des deux côtés de l’Atlantique, les ont brûlées au cours de l’année écoulée, avec une profitabilité à la baisse. En raison de l’environnement inflationniste, le besoin en fonds de roulement a augmenté de 6 jours de chiffre d’affaires pour atteindre 71 aux Etats-Unis et de 10 jours pour atteindre 64 en Europe. En France, la hausse atteint 10 jours pour un total de 53 jours. Dans le même temps, la hausse des taux d’intérêt entraîne également une augmentation des charges d’intérêt, en particulier en Europe (+20 % en tenant compte de la variation de la dette à long terme).
Alexis Zajdenweber, le conseiller économie, finances et industrie du Président de la République, prendra la tête de l’Agence des participations de l’Etat (APE), rapporte le journal Les Echos. Il était donné partant des bureaux de l’Elysée depuis plus d’un mois pour ce poste. Alexis Zajdenweber occupera la place laissée par Martin Vial le 1er juin et parti pour rejoindre le fonds d’investissement Montefiore. Le futur ex-conseiller du président rejoindra une structure qu’il connaît déjà puisqu’il en a été le sous-directeur responsable du secteur de l’énergie de 2015 à 2017.
Alors qu’elle doit poursuivre sa hausse pendant de longs mois encore, l’inflation britannique a légèrement ralenti en août, à 9,9% sur un an après 10,1% en juillet, son plus haut niveau depuis 40 ans, montrent les données de l’Office for National Statistics (ONS) publiées mercredi. Contre toute attente donc, puisque les économistes anticipaient plutôt une hausse à 10,2%. En rythme mensuel, l’indice des prix a augmenté de 0,5% en données brutes, au lieu de 0,6% attendu. Ce premier ralentissement en onze mois s’explique par la baisse des prix des carburants automobiles, précise l’ONS. Ceux-ci ont chuté de 6,8% d’un mois sur l’autre, leur plus forte baisse depuis avril 2020, pour une hausse de 32,1% sur un an, après 43,7% en juillet.
La Banque du Japon a procédé mercredi à des vérifications sur les taux de change, une possible étape supplémentaire avant une intervention directe sur le marché. Les informations sur les vérifications effectuées par la banque centrale, dont le quotidien Nikkei s'était le premier fait l'écho, ont permis au yen de remonter à 143,53 pour un dollar. Lorsque la BoJ a commencé ces vérifications, le yen s'échangeait autour de 144,9 pour un dollar selon l’agence de presse Jiji, qui cite une source de marché. La vérification des taux de change, qui consiste à contacter des intermédiaires pour connaître les prix d’achat et de vente du yen, est considérée sur le marché comme une possible première étape avant une telle intervention.
La surprise sur l’inflation aux Etats-Unis a provoqué un ajustement des anticipations sur les taux de la Fed avec un impact mécanique sur la partie longue de la courbe.
Le régulateur boursier américain, la Securities and Exchange Commission (SEC), a proposé mercredi de nouvelles règles visant à sécuriser le marché des emprunts d’Etat américains. Le marché des Treasuries, de 24.000 milliards de dollars, est devenu moins liquide en raison de la réduction du bilan des banques d’investissement après la crise financière. Il a aussi connu plusieurs incidents, à la fois sur le marché cash et sur celui des prises en pension (repo). Les intervenants s’inquiètent également des effets du resserrement quantitatif de la Réserve fédérale sur ce marché. Les règles examinées par la SEC visent à accroître la part de 13% des Treasuries compensés dans une chambre, en provenance des traders haute fréquence et hedge funds. Elles modifient aussi le calcul des expositions en risque et des marges pour inciter les banques à rester dans le marché. En mars, la SEC avait proposé que les intervenants traitant plus de 25 milliards de dollars de Treasuries par mois s’enregistrent en tant que dealers, pour les soumettre à sa supervision.
La Belgique a émis mercredi 4,5 milliards d’euros dans le cadre de sa deuxième émission de green bonds, qui a été sursouscrite six fois. Cette nouvelle obligation, à échéance avril 2039 (16,5 ans), a été placée avec un rendement de 2,754%, offrant une prime de 6 points de base (pb) au-dessus de l’obligation 2038, contre 8 pb au lancement de l’opération en début de journée. Cela permet de faire ressortir une prime verte (greenium) de 1 à 1,5 pb, a indiqué le Trésor belge. BNP Paribas, Crédit Agricole, HSBC and JPMorgan étaient chefs de file. Le pays a émis sa première obligation verte en 2018 à échéance 15 ans dont le montant en circulation est de 10,6 milliards d’euros. Elle cote 10 points sous le pair. Emise avec un coupon de 1,25% (et un spread de 16 pb sous les taux midswaps), elle offre aujourd’hui un rendement de 2,28%.
La valorisation et des rendements plus attractifs, dans un contexte d’incertitude marquée sur la croissance, offrent de nouvelles perspectives à l’obligataire.
Les prix à la production aux Etats-Unis ont reculé en juillet, montrent les statistiques publiées mercredi par le Département du Travail. L’indice PPI a fléchi de 0,1% en rythme mensuel en juillet, après une contraction de 0,4% (révisée de -0,5%) en juin. Sur un an, les prix sont toutefois en hausse de 8,7%, après un bond à 9,8% le mois précédent. Les prix des biens ont baissé de 1,2%, entraînés par une baisse de 12,7% du coût de l’essence. De nombreux autres prix-clés ont également diminué : diesel, kérozène, œufs de poule, produits chimiques organiques primaires, mazout domestique… En revanche, les prix des services ont augmenté de 0,4%, une quatrième hausse consécutive, principalement en raison des marges dans la distribution de carburants et lubrifiants (14,2%).
La Commission semble opérer une marche arrière sur le plafonnement du prix du gaz importé à la Russie qu’elle a pourtant avancé la semaine dernière, face à l’absence de consensus constaté à ce stade entre Etats membres.
Sans surprise par rapport aux attentes, les prix à la production aux Etats-Unis ont reculé en juillet, montrent les statistiques publiées mercredi par le Département du Travail. L’indice PPI a fléchi de 0,1% en rythme mensuel en juillet, après une contraction de 0,4% (révisée de -0,5%) en juin. Sur un an, les prix sont toutefois en hausse de 8,7%, après un bond à 9,8% le mois précédent.
Alexis Zajdenweber, le conseiller économie, finances et industrie du Président de la République, prendra la tête de l’Agence des participations de l’Etat (APE), rapporte les Echos. Il était donné partant des bureaux de l’Elysée depuis plus d’un mois pour ce poste. Alexis Zajdenweber occupera la place laissée par Martin Vial le 1er juin et parti pour rejoindre le fonds d’investissement Montefiore. Le futur ex-conseiller du président rejoindra une structure qu’il connaît déjà puisqu’il en a été le sous-directeur responsable du secteur de l’énergie de 2015 à 2017.
La Banque du Japon a procédé mercredi à des vérifications sur les taux de change, une possible étape supplémentaire avant une intervention directe sur le marché. Les informations sur les vérifications effectuées par la banque centrale, dont le quotidien Nikkei s'était le premier fait l'écho, ont permis au yen de remonter à 143,53 pour un dollar. Lorsque la BoJ a commencé ces vérifications, le yen s'échangeait autour de 144,9 pour un dollar selon l’agence de presse Jiji, qui cite une source de marché.
Alors qu’elle doit poursuivre sa hausse pendant de long mois encore, l’inflation britannique a légèrement ralenti en août, à 9,9% sur un an après 10,1% en juillet, son plus haut niveau depuis 40 ans, montrent les données de l’Office for National Statistics (ONS) publiées mercredi. Contre toute attente donc, puisque les économistes anticipaient plutôt une hausse à 10,2%. En rythme mensuel, l’indice des prix a augmenté de 0,5% en données brutes, au lieu de 0,6% attendu.
L’indice des prix à la consommation a surpris à la hausse en août aux Etats-Unis. Le marché commence à intégrer une augmentation de 100 points de base du taux de la Fed.
Le Premier ministre portugais, Antonio Costa, presse la France de donner son feu vert à la relance du MidCat, le projet de gazoduc entre la France et l’Espagne. Dans un entretien télévisé, il a souligné lundi soir que cette infrastructure aiderait l’Europe centrale et orientale à se passer des importations gazières russes. Madrid et Lisbonne disposent de sept terminaux GNL (gaz naturel liquéfié) qui pourraient approvisionner l’Europe centrale via des gazoducs tels que le projet transpyrénéen entre l’Espagne et la France. Mais cette dernière juge le projet inutile et dommageable pour l’environnement. Le président Emmanuel Macron a justifié la semaine dernière son opposition en expliquant que les flux actuels entre la France et l’Espagne n'étaient pas saturés et qu’ils allaient principalement vers la péninsule ibérique, et non l’inverse. Lancé en 2013, le projet MidCat a été suspendu en 2019.
La première économie européenne pâtit de son mix énergétique et du poids de son industrie. La récession semble inévitable, selon les instituts et le gouvernement.
L’Opep a confirmé mardi s’attendre à une croissance soutenue de la demande mondiale de pétrole cette année et l’an prochain, en évoquant des signes suggérant que les grandes économies se portent mieux qu’attendu en dépit d’un contexte défavorable. La demande de pétrole brut devrait augmenter de 3,1 millions de barils par jour (bpj) en 2022 et de 2,7 millions de bpj en 2023, précise l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, des chiffres inchangés par rapport à ceux du mois dernier. La consommation mondiale de brut devrait atteindre en moyenne 102,73 millions de bpj en moyenne en 2023, estime-t-elle. Le rapport montre aussi que la production de l’Opep a augmenté de 618.000 bpj en août, à 29,65 millions de bpj.
Le gouvernement allemand veut mettre en place une nouvelle politique commerciale avec la Chine afin de réduire sa dépendance en termes de matières premières, de batteries et de semi-conducteurs, a déclaré mardi le ministre de l’Economie, tout en promettant de «ne plus faire preuve de naïveté» dans les relations avec Pékin. Robert Habeck a déclaré dans un entretien à Reuters que Berlin ne pouvait pas permettre au protectionnisme chinois de fausser la concurrence et que l’Allemagne ne retiendrait pas ses critiques sur les violations des droits humains en Chine, son premier partenaire commercial depuis six ans, même sous peine de perdre des marchés. Selon le ministre, Berlin compte mener des examens plus approfondis des investissements chinois en Europe, notamment dans le secteur des infrastructures. A titre d’exemple, le ministre a dit son opposition au projet du chinois Cosco d’acquérir une participation dans un opérateur de conteneurs dans le port de Hambourg.