Le gouvernement britannique a annoncé mardi soir le lancement d’une procédure de résolution de conflit avec l’Union européenne afin d’obtenir l’accès aux programmes de recherche scientifique du bloc communautaire, comme convenu fin 2020 dans le cadre d’un accord régissant leurs relations commerciales post-Brexit. La cheffe de la diplomatie britannique, Liz Truss, qui brigue la succession de Boris Johnson à la tête du gouvernement britannique le mois prochain, a déclaré que «l’UE est clairement en violation de notre accord, en cherchant régulièrement à politiser une coopération scientifique vitale en refusant de finaliser l’accès à ces programmes importants».
Selon les minutes, publiées mercredi soir, de la dernière réunion de son comité de politique monétaire (FOMC), la Réserve fédérale américaine a décidé en juillet de poursuivre ses hausses de taux et elle prévoit de conserver une politique restrictive jusqu'à ce que l’inflation soit clairement sous contrôle. L’institution a relevé ses taux de 0,75 point de pourcentage en juillet comme en juin, les plus fortes hausses de taux depuis 1994. Plusieurs de ses dirigeants ont déclaré depuis lors qu’ils voteraient en faveur d’un relèvement supplémentaire d’au moins un demi-point en septembre. Les membres du FOMC sont conscients à la fois du risque d’une hausse insuffisante des taux d’intérêt, qui ne permettrait pas de juguler l’inflation, et d’une hausse trop prononcée qui plongerait l'économie américaine en récession. «A mesure que la politique monétaire se durcit, il deviendra probablement approprié à un certain stade de réduire l’ampleur des hausses de taux», précise le compte rendu.
La croissance de l'économie de la zone euro au deuxième trimestre a été légèrement moins soutenue qu’annoncé initialement. Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 0,6% sur la période par rapport aux trois mois précédents et de 3,9% sur un an, a annoncé mercredi Eurostat. Une première estimation publiée fin juillet avait fait état d’une croissance de 0,7% et de 4% respectivement. La croissance du deuxième trimestre est notamment à mettre au crédit de l’Italie et de l’Espagne, qui affichent une croissance de 1% et 1,1% respectivement en rythme trimestriel, alors que l'économie allemande a stagné et que le PIB français a augmenté de 0,5%.
La hausse des prix à la consommation au Royaume-Uni a atteint 10,1% sur un an en juillet après 9,4% en juin, selon les données publiées mercredi par l’ONS. Par rapport à juin, les prix à la consommation ont augmenté de 0,6%. Cette inflation, plus forte que prévu par les économistes, est la plus élevée depuis février 1982. Le Royaume-Uni est aussi la première grande économie à dépasser le seuil des 10%. La Banque d’Angleterre s’attend à ce que l’inflation atteigne 13,3% en octobre avec la prochaine hausse des tarifs régulés de l'énergie pour les particuliers. La facture énergétique annuelle moyenne d’un foyer britannique atteint déjà près de 2.000 livres sterling (2.380 euros), soit près du double de son niveau d’il y a un an, et elle pourrait dépasser 4.000 livres d’ici à janvier 2023.
La banque centrale de Nouvelle-Zélande (RBNZ) a annoncé mercredi sa septième hausse consécutive des taux d’intérêt et annoncé une poursuite de son resserrement monétaire au cours des prochains mois pour contenir une inflation qui a atteint au deuxième trimestre un plus haut de 30 ans à 7,3%. La RBNZ a relevé le taux de change officiel (OCR) de 50 points de base (pb), comme attendu, à 3,0 %, une première depuis septembre 2015. Elle prévoit désormais des taux à 4,0 % au début de l’année prochaine alors que sa projection précédente était de 3,7 %. Ce ton plus agressif (hawkish) a provoqué une hausse du dollar néo-zélandais et des taux de swaps.
Les ventes au détail aux Etats-Unis sont restées inchangées au mois de juillet contre toute attente, selon les données publiées mercredi par le département du Commerce. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une augmentation de 0,1%. La hausse de juin, initialement annoncée à 1%, a en outre été revisée en baisse à +0,8%. Hors automobiles, carburants, matériaux de construction et services alimentaires, les ventes au détail ont progressé de 0,8% en juillet, après +0,7% en juin.
La société suédoise de capital investissement EQT a annoncé faire une offre publique d’achat sur les actions Karo Pharma qu’elle ne détient pas encore. La société de gestion détient actuellement 86% du capital du groupe pharmaceutique à travers sa filiale Karo Intressenter. La valeur globale de l’offre est de 2,23 milliards de couronnes suédoises, soit environ 215 millions d’euros.
Bluebell Capital Partners a rejeté mardi les affirmations de Richemont, dont il est actionnaire, au sujet de l’indépendance de son candidat au conseil d’administration du groupe de luxe. Richemont a demandé lundi à ses actionnaires de voter contre l'élection de Francesco Trapani, ancien directeur de la marque de luxe italienne Bulgari et cofondateur du fonds activiste, lors de l’assemblée générale annuelle du 7 septembre, citant les liens passés du dirigeant avec LVMH. Il manque au conseil d’administration de Richemont un directeur indépendant possédant des «compétences essentielles dans le domaine du luxe» et l’expertise de Francesco Trapani serait un «atout inestimable» pour Richemont, estime Bluebell. Concernant l’implication de Francesco Trapani dans Bluebell, le fonds a précisé qu’il ne représentait plus la société car il a quitté son poste de président à la fin de l’an dernier.
La Finlande va réduire le nombre de visas touristiques délivrés aux ressortissants russes pour le ramener à 10% de son niveau actuel, a déclaré mardi le ministre finlandais des Affaires étrangères, Pekka Haavisto. Les autorités finlandaises prévoient de réduire, à compter du 1er septembre, le nombre de rendez-vous disponibles pour les demandes de visas et d’accorder la priorité aux demandes de visas étudiants, de travail ou pour motif familial. Cette décision a été motivée par un afflux de touristes russes en Finlande frontalière, depuis que Moscou a levé mi-juillet les restrictions sur les déplacements internationaux liées à la pandémie de Covid-19, a expliqué le chef de la diplomatie finlandaise.
Le marché du travail en Grande-Bretagne montre des signes de refroidissement. Le taux de chômage de 3,8% au cours du deuxième trimestre est resté inchangé, proche d’un creux d’un demi-siècle. Mais le nombre de personnes ayant intégré le marché du travail au cours de la période par rapport au trimestre précédent, soit 160.000, est ressorti nettement inférieur aux prévisions (256.000, selon le consensus Reuters), montrant une certaine prudence des entreprises. Les postes vacants, qui ont par ailleurs chuté pour la première fois depuis mi-2020, sont restés proches d’un niveau record à 1,274 million. Les données de l’institut statistique (ONS) ont montré que les salaires hors primes au deuxième trimestre étaient supérieurs de 4,7% à ceux d’un an plus tôt mais les travailleurs sont de plus en plus touchés par l’inflation. Les revenus corrigés de l’indice des prix à la consommation ont baissé de 4,1 %, le plus fort recul depuis que la statistique a commencé à être compilée en 2001.
Les émissions de gaz à effet de serre dans l’Union européenne (UE) ont augmenté au premier trimestre 2022 d’un an sur l’autre, sans toutefois atteindre les niveaux d’avant la pandémie de coronavirus, a rapporté mardi l’Office statistique du bloc. Les émissions de gaz à effet de serre se sont élevées à 1.029 millions de tonnes d'équivalents de dioxyde de carbone, soit une progression de 6% sur un an, mais ce niveau reste inférieur aux 1.035 millions de tonnes enregistrées au premier trimestre 2019, selon Eurostat. Presque tous les Etats membres de l’UE ont enregistré une hausse des émissions, ce qui menace l’objectif du bloc visant à réduire d’ici à 2030 les émissions de gaz à effet de serre de 55% par rapport aux niveaux de 1990. L’UE prévoyait notamment de fermer ses centrales à charbon afin d’atteindre cet objectif, mais certains pays songent à y renoncer en raison de la guerre en Ukraine et des sanctions imposées à la Russie, principal fournisseur d’hydrocarbures de la région.
Le déficit budgétaire primaire de la Grèce est ressorti bien inférieur aux attentes depuis début 2022. Il s’est élevé à 1,167 milliard d’euros entre janvier et juillet, a indiqué mardi le ministère des Finances, bien en deçà de son objectif de 5,808 milliards. La plus forte fréquentation touristique et des revenus ponctuels supplémentaires expliquent la forte contraction de ce déficit qui s'était élevé à 9,06 milliards au cours de la même période de 2021. Sur la base des dernières projections du gouvernement faites en avril, le déficit primaire devrait se réduire à 2% du produit intérieur brut (PIB) cette année, contre 7,3 % du PIB en 2021. Athènes aura donc plus de marge de manoeuvre pour soutenir les entreprises et les ménages dont les coûts énergétiques ont flambé.
Des représentants de l’Union européenne (UE) ont approché le gouvernement brésilien en vue de reprendre les négociations destinées à aboutir à un accord de libre-échange avec le Mercosur, rapportait mardi Reuters de source diplomatique. Ces nouveaux contacts interviennent à l’aune des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement et de l’influence grandissante du Brésil comme producteur agricole. Une nouvelle réunion doit avoir lieu fin septembre pour faire avancer les discussions qui s’étaient achevées en 2019. L’accord n’a pas été ratifié par les parlements des 27 pays de l’UE car le bloc a proposé d’y inclure un avenant, qui doit encore être rédigé, en vue de garantir la préservation de la forêt amazonienne.
La construction résidentielle est tombée à son plus bas niveau en près d’un an et demi en juillet aux États-Unis et plus que prévu par les économistes. Les mises en chantier ont plongé de 9,6% sur un an corrigé des variations saisonnières, à 1,446 million d’unités, a indiqué mardi le département américain du commerce, le niveau le plus bas depuis février 2021, contre 1,599 million d’unités en juin. Les économistes interrogés par Reuters avaient prévu une baisse des mises en chantier à 1,540 million d’unités. Parallèlement, les nouveaux permis de construction accordés ont diminué de 1,3 % à 1,674 million d’unités. L’immobilier résidentiel est affecté par la hausse des taux hypothécaires et des prix des matériaux de construction, suggérant que le marché du logement pourrait se contracter davantage au troisième trimestre.
I Squared Capital Advisors a fait savoir mardi qu’elle avait renoncé à s’emparer de l’opérateur britannique de bus First Group après le rejet d’une offre d’achat antérieure d’environ 1,2 milliard de livres (1,45 milliard d’euros). Basée à Miami, la société d’investissement dans les infrastructures est désormais tenue à ne pas présenter d’offre sur First Group durant une période déterminée, sauf si un autre candidat entre dans l’arène. Le groupe de transport s’est restructuré en profondeur en cédant l’an dernier plusieurs actifs aux Etats-Unis.
Malgré les aléas climatiques, les prévisions de productions céréalières et oléagineuses sont bonnes mais l'acheminement des exportations en provenance de la région de la mer Noire, toujours incertain, continue de peser sur les prix.
Berkshire Hathaway, la société d’investissement de Warren Buffett, a acheté 3,9 millions d’actions Apple supplémentaires et renforcé ses investissements dans le secteur énergétique au deuxième trimestre, rapporte le Wall Street Journal. Sa participation dans Apple valait 125 milliards de dollars à la fin du mois de juin, d’après une déclaration obligatoire publiée lundi après la clôture de Wall Street. Apple représente environ 40% du portefeuille de titres de Berkshire Hathaway. Le fonds d’investissement a également acquis au deuxième trimestre 22 millions d’actions Occidental Petroleum et 2,3 millions d’actions Chevron, renforçant son grand pari cette année sur l’or noir américain. Il a par ailleurs renforcé, entre autres, sa participation dans le groupe de prêts immobiliers et automobile Ally Financial ainsi que dans Paramount Global. Berkshire a en revanche liquidé ses positions dans Verizon Communications et Royalty Pharma, et réduit sa participation dans General Motors, U.S. Bancorp et Kroger. Il n’a ouvert aucune nouvelle position. Apple, Bank of America, Coca-Cola, Chevron et American Express représentaient environ 69% du portefeuille de Berkshire Hathaway à la fin du mois de juin, selon les documents déposés par le groupe.
Le fonds spéculatif Elliott Management s’est débarrassé de la quasi-totalité de sa position dans la société japonaise SoftBank, dernier signe en date du malaise croissant des investisseurs face aux difficultés du plus grand groupe d’investissement technologique du monde. L’investisseur activiste basé aux États-Unis a mis fin à son pari pluriannuel sur SoftBank en vendant en début d’année la grande majorité de sa participation restante, après avoir acheté jusqu'à 2,5 milliards de dollars dans le groupe, selon des personnes anonymes mais au fait de la transaction, citées par le Financial Times. L’une de ces personnes a déclaré qu’Elliott avait pris cette décision après avoir perdu toute confiance envers le fondateur milliardaire du groupe japonais, Masayoshi Son, et sa capacité à combler l'énorme écart entre la valeur des différentes participations de SoftBank et sa capitalisation boursière.
La pente de la courbe des taux américaine n’a pas été aussi inversée depuis 2000 mais loin du record de 1980. Le soulagement sur l’inflation n’y change rien.
Plusieurs groupes chinois comme les pétroliers Sinopec et PetroChina, le producteur d’aluminium Chalco et China Life Insurance ont annoncé vendredi leur intention de demander la radiation de leurs actions cotées sur le New York Stock Exchange. Ils conserveront leurs cotations sur les marchés de Hong Kong et de la Chine continentale. Ces sociétés ont été ajoutées en mai à la liste du régulateur américain pour non-conformité avec la loi fédérale sur la responsabilité des entreprises étrangères (HFCAA). La Commission chinoise de réglementation des valeurs mobilières (CSRC) a néanmoins déclaré que ces retraits étaient motivés par des considérations commerciales et que ces entreprises respectaient strictement les exigences réglementaires des marchés financiers américains.
Gerhard Schröder a intenté une action en justice contre la chambre basse du parlement allemand, le Bundestag, afin de rétablir ses privilèges d’ancien chancelier. Son avocat, Michael Nagel, a déclaré vendredi à l’agence de presse DPA qu’il avait engagé des poursuites auprès du tribunal administratif de Berlin. Gerhard Schröder, âgé de 78 ans, a été déchu de son droit à un bureau financé par des fonds publics en mai, dans un contexte de consternation croissante face à son refus de prendre ses distances avec le président russe Vladimir Poutine après l’invasion de l’Ukraine. Il a échappé la semaine dernière à une tentative d’exclusion de la section locale de son parti social-démocrate, une commission ayant déclaré qu’il n’y avait aucune preuve qu’il avait enfreint les règles du parti.
La Russie envisage d’acheter les devises de pays «amis» comme la Chine, l’Inde et la Turquie dans son fonds souverains, le National Wealth Fund (NWF), a annoncé vendredi la banque centrale. Jusqu’à peu elle achetait des dollars ou des euros, ce qui est désormais impossible en raison des sanctions. Dans un rapport sur sa politique monétaire pour 2023-2025, l’institution a déclaré que diverses options sur la manière de reconstituer le NWF étaient en discussion. Des experts ont exprimé leurs inquiétudes quant à l’insuffisance de liquidités de ces devises et quant aux risques associés. Alexei Zabotkin, premier vice-gouverneur de la banque centrale, a souligné que la liquidité des échanges yuan-rouble s’était approchée des niveaux de la paire euro-rouble à la Bourse de Moscou. Au premier semestre 2022, les transactions quotidiennes moyennes du yuan ont été multipliées par plus de 12, selon la bourse.
La Chambre américaine des représentants a approuvé vendredi le projet de loi dit de «réduction de l’inflation». Ce plan de 430 milliards de dollars (422 milliards d’euros), présenté par l’administration Biden, a été adopté par 220 voix contre 207. Le texte va maintenant être envoyé au président américain Joe Biden qui devrait le promulguer cette semaine. Le plan vise notamment à réduire les coûts des médicaments sur ordonnance pour les personnes âgées et à combattre le changement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.
L’activité manufacturière dans la région de New York s’est fortement dégradée en août pour tomber en zone de contraction, montre lundi l’enquête mensuelle de l’antenne régionale de la Réserve fédérale. L’indice «Empire State» a chuté à -31,30 après +11,10 en juillet alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient une baisse à +5,0 seulement. La composante des nouvelles commandes est ressortie à -29,6 après 6,2 le mois dernier et celle de l’emploi a reculé à +7,4 après +18,0. Celle des prix acquittés a baissé aussi, à +55,5 contre +64,3 en juillet. Le sous-indice mesurant le jugement des entreprises sur leurs perspectives d’activité à un horizon de six mois a progressé pour atteindre +2,1 après -6,2 le mois précédent.
L'économie britannique s’est contractée moins que prévu au deuxième trimestre et sur le seul mois de juin malgré les deux jours fériés exceptionnels accordés pour les soixante-dix ans de règne de la reine d’Angleterre. Le produit intérieur (PIB) a baissé de 0,1% par rapport au trimestre précédent et de 0,6% en juin, la plus importante contraction mensuelle depuis janvier 2021, selon les données préliminaires publiées vendredi par l’Office national de la statistique (-0,2% au deuxième trimestre et -1,3% en juin attendus par les économistes). La Banque d’Angleterre a averti que l'économie britannique devrait connaître sa plus longue période de récession depuis 2008 avec une inflation culminant à plus de 13% sur un an en octobre.