Selon une étude du cabinet Preqin réalisée après le référendum britannique, reprise par Les Echos, seuls 3% des « hedge funds » envisagent de quitter la City de Londres tandis que 17% sont encore indécis. Les autres fonds alternatifs (capital-investissement, immobilier, infrastructures….) sont 4 fois plus nombreux (13%) à songer à s’expatrier hors du Royaume-Uni. Ajoutés aux indécis (17%), ce sont potentiellement 30% des fonds alternatifs qui pourraient rejoindre d’autres places financières européennes. Londres compte près de 600 hedge funds qui gèrent 470 milliards de dollars, soit 3,5 fois plus que le reste de toute l’Europe (138 milliards). Autre enseignement majeur : dans les douze prochains mois, 11% des hedge funds et 29% des autres fonds alternatifs vont réduire leurs investissements au Royaume-Uni. Par ailleurs, 13% des hedge funds pensent que le Brexit sera défavorable à la performance de leur portefeuille et de leur gestion tandis que 31 % jugent que l’impact sera positif dans les douze mois. Selon des chiffres de l’Alternative Investment Management Association (AIMA), les hedge funds ont rapporté 4 milliards de livres d’impôts au Royaume-Uni en 2014, soit deux fois plus qu’en 2009 (1,7 milliard), et ils emploient 10.000 personnes.