Les investisseurs âgés entre 18 et 39 ans espèrent un retour sur investissement annuel de 11 % en moyenne, montre l’enquête de Legg Mason réalisée auprès de 1.267 investisseurs de cette « génération Y » à travers le monde. Les Américains visent même un rendement de 14 % !Mais force est de constater que leur allocation est décalée par rapport à ces ambitions. Ainsi, en 2016, la principale classe d’actifs des 18-39 ans est le monétaire, qui représente 24 % des portefeuilles en moyenne. Viennent ensuite les actions, avec 19 %, l’immobilier, avec 18 %, l’obligataire, avec 17 %, les actifs non traditionnels, avec 9 % et l’or et les métaux précieux, avec 9 %. Par rapport à l’année dernière, plus des trois-quarts des investisseurs interrogés (78%) confient avoir désormais une aversion au risque plus marquée.La génération Y se montre dans le même temps assez ouverte sur l’international. 86% des investisseurs interrogés à l’échelle mondiale, soit près de 9 sur 10, déclarent investir en moyenne 24 % de leurs portefeuilles en dehors de leur pays. 83 % d’entre eux affirment qu’ils seront plus concentrés sur l’international en 2016 qu’ils ne l’étaient en 2015.Concernant l’allocation actions, 91% des investisseurs de la génération Y déclarent recourir aux ETF. Les investisseurs américains sont les plus friands de ces produits, qui représentent 97% de leurs investissements en actions, contre 82% pour les Australiens qui sont ceux qui utilisent le moins les ETF dans l’échantillon.Par ailleurs, l’enquête révèle que la jeune génération a une vision court-termiste du long terme. A la question : « Quelle est la durée d’un l’investissement à long terme ? » 35 % des investisseurs de la génération Y répondent deux ans ou moins, 26 % entre 2 et 5 ans, 25 % entre 5 et 10 ans et seulement 13 % d’entre eux l’envisagent comme un horizon de plus de 10 ans. D’ailleurs, les 18-39 ans investissent plutôt… pour le présent. En effet, le principal objectif d’investissement des jeunes est de profiter d’un niveau de vie confortable (86 %), loin devant l’épargne pour la famille et l’éducation des enfants (38 %) et la constitution d’une épargne-retraite (32 %)…