Depuis trois ans, les sociétés de gestion ont pris une part croissante dans le financement de l’économie, même si leur contribution peut encore paraître dérisoire, rapporte Les Echos. Pourtant, en 2015, pour la première fois, l’Europe a dépassé les Etats-Unis pour les levées de capitaux dédiés aux fonds de prêts (« direct lending ») : 18,8 milliards de dollars ont été collectés, presque 50% de plus qu’en 2014, selon le cabinet Preqin. Au total, les actifs sous gestion des fonds de dette privée européens représentent un peu plus de 140 milliards de dollars (près de 40% sur les fonds de prêts, 26% sur la dette décotée, 24% sur la dette mezzanine et 10% sur les situations spéciales). En France, deuxième marché du « direct lending » en Europe derrière le Royaume-Uni, le financement intermédié par les sociétés de gestion a pris son essor avec la création des fonds de prêt à l’économie (août 2013), la modification du Code des assurances et le lancement du premier FPE, Novo en octobre 2013. Outre les gestionnaires des fonds de place Novo et Novi (Tikehau IM, BNP Paribas IP, Idinvest), de nombreuses sociétés de gestion s’intéressent désormais à la dette privée et au « direct lending ». Ainsi, en 2015, 3,6 milliards d’euros d’EuroPP et de placements privés ont été émis en France.
Alors qu’un décret du 31 décembre donne aux sociétés de gestion un accès au Fichier bancaire des entreprises (Fiben) de la Banque de France, moins de dix d’entre elles y ont réellement accès à ce jour ou ont confirmé leur intention d’y adhérer, rapporte le quotidien Les Echos. Ce fichier doit pourtant leur permettre d’évaluer le risque de crédit de PME ou d’ETI non cotées, un enjeu important pour les sociétés de gestion qui lancent leur nouvelle activité de prêt. Or, le Fiben donne non seulement accès à la fameuse « cotation Banque de France » d’une société mais également à son endettement, à ses comptes, aux éventuels impayés et à l’évolution des crédits à court terme. Pour y avoir accès, il est toutefois nécessaire d’être agréé en tant que gestionnaire de créances auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et exercer ou avoir l’intention de développer une telle activité dans un délai d’un an. Pour l’instant, selon les Echos, seuls deux sociétés de gestion de portefeuille ont signé la convention d’adhésion au Fiben et ont commencé à l’utiliser. « Six autres nous ont confirmé leur intention d’y adhérer et nous avons plusieurs rendez-vous de présentation de la base de données au cours des prochaines semaines », précise aux Echos Claude Piot, directeur des entreprises à la Banque de France.
Michele Pedroni, gérant actions chez Syz Asset Management, revient pour l’Agefi sur les mauvaises performances des Bourses en début d’année. Pour favoriser la reprise et inverser le pessimisme ambiant, il faut selon lui «avoir une plus grande visibilité sur les perspectives de croissance globale et sur les profits des sociétés». Néanmoins, à court terme, la probabilité d’entrevoir une solide performance macro «est encore plutôt basse, quand bien même est élevée la probabilité d’assister à une croissance modérée qui tend à faire perdurer la volatilité sur les marchés actions», souligne Michele Pedroni.
Après la «grande rotation» qui a couru de la mi-2013 au début 2014 et qui avait vu les investisseurs se ruer sur les fonds actions, une seconde rotation semble en bonne voie mais cette fois dans l’autre sens. Les investisseurs délaissent les fonds actions pour réinvestir dans l’obligataire. A l’origine de ce mouvement, le scepticisme persistant sur l’efficacité des politiques monétaires accommodantes menées au Japon et en Europe, l'érosion des marges des entreprises américaines et chinoises et les problèmes structurels qui affectent les principaux marchés émergents.Durant la semaine au 11 mai, les fonds dédiés aux actions ont encore subi des sorties nettes pour un montant de 7,4 milliards de dollars tandis que les fonds obligataires engrangeaient pour 3,5 milliards de dollars, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données communiquées par le spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Depuis le début de l’année, les fonds obligataires affichent une collecte de quelque 60 milliards de dollars alors que les fonds actions pourraient prochainement afficher des sorties nettes de près de 90 milliards de dollars, les plus importantes depuis 2011.Durant la semaine sous revue, les fonds investis dans les actions européennes ont enregistré des sorties nettes pour près de 4 milliards de dollars, affichant ainsi une quatorzième semaine consécutive de décollecte, ce qui ne s'était pas vu depuis février 2008. Les fonds dédiés aux actions émergentes ont de leur côté terminé la semaine sur des sorties nettes de 2,3 milliards de dollars, les plus élevées des quatre derniers mois.Du côté obligataire, les investisseurs ont favorisé les classes d’actifs à leurs yeux les plus sûres et les plus rémunératrices, en l’occurrence les fonds d’obligations notées en catégorie d’investissement qui ont attiré 3,2 milliards de dollars durant la semaine sous revue alors que fonds d’obligations à haut rendement subissaient des retraits pour un montant net de quelque 1,5 milliard de dollars.A noter aussi que les fonds monétaires ont attiré près de 11 milliards de dollars, le montant le plus élevé des 13 dernières semaines, tandis que les fonds investis dans les métaux précieux enregistraient des entrées nettes de 1 milliard de dollars.
A l’issue d’un processus d’appel d’offres, Credit Suisse Real Estate Investment Management Germany a choisi CACEIS pour l’administration de ses fonds immobiliers allemands. Ce contrat reflète la tendance croissante à l’externalisation de la part des gérants de fonds immobiliers sur le marché allemand. CACEIS a tiré parti de cette évolution pour développer son offre d’administration de fonds et proposer ainsi des services complets d’asset servicing à ses clients exerçant des activités en Allemagne. Cette activité a démarré mi-avril 2016.
Le volume des émissions toujours élevé de plus de 20 milliards d'euros la semaine dernière a été suivi par un léger mouvement d'écartement des spreads.
La production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a augmenté en avril par rapport à mars, selon des données mensuelles publiées vendredi par le cartel, moins d’un mois après l'échec des discussions entre pays Opep et non-Opep sur un gel de la production. L’organisation a produit 32,44 millions de baril par jour en avril, soit 188.000 de plus qu’en mars. A ce rythme, l’offre sera excédentaire de 950.000 barils par jour en moyenne cette année, un chiffre en hausse par rapport à celui de 790.000 induit par les données de mars.
L’Etat néerlandais a annoncé vendredi qu’il allait introduire en Bourse l’assureur ASR et que la procédure serait lancée avant la fin du trimestre en cours. Le quatrième assureur des Pays-Bas affichait fin 2015 une valeur comptable de 3,57 milliards d’euros. ASR et NL Financial Investments, l’agence qui supervise l’assureur, n’ont précisé ni la taille, ni le prix de cette IPO. Le gouvernement pourrait coter plus de 23% du capital, selon le ministre des finances Jeroen Dijsselbloem.
L'économie grecque s’est contractée de 0,4% au premier trimestre 2016 par rapport aux trois derniers mois de 2015, montrait vendredi une estimation de l’institut grec de la statistique, Elstat. Le consensus des économistes tablait en moyenne sur une contraction de 0,5%. En rythme annuel, le produit intérieur brut (PIB) de la Grèce, où le Parlement vient de voter de nouvelles mesures d’austérité, a baissé de 1,3%, contre un repli de 0,8% au quatrième trimestre.
La confiance des consommateurs américains s’est améliorée en mai pour grimper à son plus haut niveau depuis juin 2015, indiquaient vendredi les résultats en première estimation de l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan. Son indice de confiance est revenu à 95,8 après 89,0 en avril. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 90,0 pour le mois en cours.
Le groupe Maisons du Monde compte lever lors de sa prochaine IPO jusqu'à 440 millions d’euros en intégrant l’option de surallocation, dont environ 160 millions par augmentation de capital pour réduire sa dette. L’enseigne d’ameublement et de décoration, détenue à 93% par Bain Capital, a précisé hier que le prix de son action sera fixé dans une fourchette indicative allant de 16,50 à 22,25 euros, donnant une valeur d’entreprise comprise entre 982 millions et 1,117 milliard d’euros. Le prix définitif sera arrêté le 26 mai.
Filiale de Bank of China (BOC), BOC Aviation s’est assurée le soutien de 11 grands investisseurs pour lancer son IPO à Hong Kong, une opération de 1,1 milliard de dollars (971 millions d’euros) qui représente la plus importante mise en Bourse d’un loueur d’avions depuis cinq ans. BOC met en vente des actions nouvelles de BOC Aviation au prix unitaire de 42 dollars de Hong Kong. Le fonds souverain chinois China Investment Corp (CIC) et Silk Road Fund investiront chacun 100 millions de dollars dans BOC Aviation, tandis que leur compatriote CDB International investira 60 millions. Parmi les autres investisseurs figurent China Life Insurance et le fonds de private equity chinois Hony Capital, pour 50 millions de dollars chacun, ainsi que Boeing pour 30 millions. La première cotation est prévue le 1er juin.
Philips a annoncé hier qu’il entendait lever au moins 694 millions d’euros en mettant en Bourse 25% de sa division Philips Lighting (Eclairage). Il proposera aux investisseurs 37,5 millions d’actions de Philips Lighting à un prix compris entre 18,50 et 22,50 euros par action, ce qui correspond à une capitalisation boursière de 2,78-3,38 milliards d’euros pour la filiale. La mise à prix de Philips Lighting est prévue pour le 26 mai, avec une première cotation programmée pour le lendemain.
L’activité en Russie s’est contractée moins qu’attendu au premier trimestre, montrait hier la première estimation du produit intérieur brut (PIB), grâce notamment au rebond des cours du pétrole depuis février. Le service fédéral de la statistique a fait état d’un repli de 1,2% du PIB en rythme annuel alors que les économistes tablaient sur une contraction d’environ 2%. Ce chiffre marque une nette amélioration par rapport aux trois derniers mois de 2015, durant lesquels le PIB avait chuté de 3,8% sur un an. Sur l’ensemble de 2015, l'économie russe s’est contractée de 3,7%. D’autres indicateurs récemment publiés, comme les ventes au détail ou la production industrielle, vont aussi dans le sens d’une amélioration de la conjoncture dans ce pays. Les économistes prévoient en moyenne une contraction de 1,5% du PIB russe cette année, alors que le ministère de l’Economie table sur une baisse de 0,2% seulement.
La confiance dans le secteur immobilier américain est restée stable en mai, montrait hier l’enquête mensuelle de l’institut NAHB. Son indice de confiance est demeuré inchangé à 58 points, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une légère amélioration, à 59. Le sous-indice des perspectives de ventes à un horizon de six mois a lui progressé à 65 points contre 62 au mois d’avril.
La croissance de la production industrielle en Chine a atteint 6% en rythme annuel le mois dernier selon les statistiques officielles publiées samedi, contre un consensus de 6,5%, après +6,8% affiché en mars. Les investissements en actifs fixes ont de leur côté progressé de 10,5% sur janvier-avril en rythme annuel, alors que le marché tablait sur une hausse de 10,9% après +10,7% au premier trimestre. Parallèlement, la croissance des ventes au détail a ralenti à 10,1% sur un an en avril, contre +10,5% attendu.
La Réserve fédérale américaine devrait envisager de relever ses taux d’intérêt lors de sa prochaine réunion, a déclaré le président de la Fed de Richmond, Jeffrey Lacker, dans un entretien publié hier par le Washington Post, expliquant que l’inflation était en train de remonter vers 2% et que le marché du travail se tendait progressivement. La prochaine réunion du comité fédéral de politique monétaire (FOMC) aura lieu les 14 et 15 juin.
Le FRR souhaite renforcer, au sein du département Gestion Déléguée et Investissement Responsable, une équipe de 4 directeurs d’investissements en charge du suivi de 57 sociétés de gestion et d’une centaine de mandats et OPC pour un encours total de 36Mds€. En prévision d’un accroissement de l’activité de sélection et de suivi des supports d’investissements en particulier dans le non coté dans le cadre du déploiement d’une enveloppe de 2 Mds d’euros en faveur du financement de l'économie française, le FRR a besoin de se doter d’un collaborateur spécialisé sur les marchés non cotés. Les profils recherchés doivent conjuguer, outre une solide expérience économique et financière, une connaissance approfondie du marché en particulier du non coté, dans une optique de gestion externalisée via des fonds ou des fonds de fonds. Les qualités personnelles requises doivent allier une grande autonomie, un sens aisé du contact, une capacité démontrée à rendre compte par écrit de manière claire de problématiques techniques complexes, une organisation rigoureuse des méthodes de travail ainsi qu’une propension forte au travail en équipe. Compte tenu de la charge de travail durant la phase de sélection et de mise en œuvre des premiers mandats non cotés, une disponibilité importante est également attendue du titulaire du poste. Un anglais courant est indispensable. Ce poste peut être amené à évoluer pour englober un périmètre de titres financiers côtés. Retrouvez l’offre complète
La production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a augmenté en avril par rapport à mars, selon des données mensuelles publiées vendredi par le cartel, moins d’un mois après l'échec des discussions entre pays Opep et non-Opep sur un gel de la production. L’organisation a produit 32,44 millions de baril par jour en avril, soit 188.000 de plus qu’en mars. A ce rythme, l’offre sera excédentaire de 950.000 barils par jour en moyenne cette année, un chiffre en hausse par rapport à celui de 790.000 induit par les données de mars.
L’indice américain des prix à la production a progressé de 0,2% le mois dernier après avoir reculé de 0,1% en mars, montrent les données publiées vendredi par le département du Travail. Sur un an, l’indice est inchangé alors qu’il était en repli de 0,1% le mois précédent. Le consensus des économistes tablait sur un indice en hausse de 0,3% sur un mois en avril et de 0,2% sur un an. Les prix des services ont augmenté pour leur part de 0,1% après avoir baissé de 0,2% en mars.