Les gérants spécialisés dans le capital-investissement, les infrastructures et l’immobilier anticipent une forte croissance des actifs au cours des cinq prochaines années. Tel est le principal enseignement d’une étude réalisée par le groupe américain BNY Mellon (« Building for the future : How alternative investment managers are rising to the demographic challenge »). Cette étude, conduite en collaboration avec le cabinet Preqin auprès de 340 gérants de fonds immobilier, infrastructures et de capital-investissement, souligne en effet que l’appétit des investisseurs particuliers et institutionnels pour ces classes d’actifs devrait continuer de croitre fortement d’ici 2020. Ainsi, 60% des gérants de fonds infrastructures, 44% des gérants de fonds immobiliers et 39% des gérants de fonds de capital-investissement s’attendent à ce que leurs actifs sous gestion progressent d’au moins 50% au cours des cinq prochaines années. « Les changements macro-économiques, sociaux et environnementaux alimentent le besoin en investissements dans les actifs réels, l’immobilier et les infrastructures à travers le monde, note ainsi BNY Mellon, évoquant des besoins importants dans les transports, les réseaux de communications, l’habitation et les hôpitaux. « Ces besoins dépassent largement les capacités des finances publiques, créant ainsi des énormes opportunités pour le capital privé qui devrait jouer rôle important dans la vie quotidienne des gens », avance Alan Flanagan, responsable mondial du département Private Equity and Real Estate Fund Services chez BNY Mellon, cité dans un communiqué. Si les investisseurs institutionnels, principalement les fonds de pension et les family offices, ont déjà démontré leur grand appétit pour les investissements dans les actifs réels, près de la moitié des gérants de fonds immobiliers et de capital-investissement sondés estiment que les investisseurs particuliers vont désormais jouer de plus en plus important dans l’afflux de capitaux nouveaux d’ici à 2020. « Les investissements viendront des clients particuliers dits ‘mass affluents’ et très fortunés dans les pays développés, du développement continu des fonds souverains et, aussi, du nombre croissant de régimes de retraite à contributions définies », avance BNY Mellon. « Les investisseurs vont de plus en plus se tourner vers les actifs réels pour trouver du rendement, diversifier leurs portefeuilles et naviguer dans des marchés volatils », précise Alan Flanagan.La majorité des gérants alternatifs estime que l’appétit des investisseurs institutionnels pour les actifs réels devrait augmenter significativement dans les prochains mois et les prochaines années. Ainsi, un tiers des gérants immobilier et 41% des gérants infrastructures expliquent que la demande va surtout venir des fonds de pension publics, suivis par les fonds de pension privés. Pour leur part, les gérants de private equity note que l’intérêt pour ces classes d’actifs est particulièrement prédominant chez les family offices, suivis par les fonds de pension publics.