La France fait monter la pression fiscale sur Google
Une centaine de fonctionnaires a fait irruption à 5 heures du matin dans les bureaux parisiens de Google pour mener une perquisition, a annoncé le Parquet financier en début d’après-midi, confirmant une information du Parisien. Les magistrats du Parquet national financier, assistés de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales et de 25 experts en informatiques intervenaient dans le cadre d’une enquête préliminaire pour fraude fiscale aggravée et blanchiment en bande organisée de fraude fiscale aggravée. Cette procédure a été ouverte le 16 juin 2015 à la suite d’une plainte de l’administration fiscale française, qui soupçonne le groupe américain d'évasion fiscale.
«L’enquête vise à vérifier si la société Google Ireland Ltd dispose d’un établissement stable en France et si, en ne déclarant pas une partie de son activité réalisée sur le territoire français, elle a manqué à ses obligations fiscales, notamment au titre de l’impôt sur les sociétés et de la taxe sur la valeur ajoutée», a précisé le Parquet national financier (PNF).
Interrogé par Reuters, Google a dit collaborer avec les autorités françaises «pour répondre à leurs questions» dans le cadre de cette enquête et a assuré «se conformer pleinement au droit français».
L’administration fiscale française réclame 1,6 milliard d’euros à Google, selon les informations données fin février à Reuters par une source proche du ministère des Finances. Le ministre des Finances, Michel Sapin, avait auparavant déclaré que les sommes réclamées par le fisc français étaient «bien supérieure» à celles de l’accord conclu fin janvier par le groupe d’internet avec l’administration britannique, qui portait sur le paiement de 130 millions de livres (170 millions d’euros) d’arriérés, couvrant les dix dernières années.
Plus d'articles du même thème
-
Singapour veut réduire la taxation des hedge funds et autres gérants alternatifs
Singapour envisage d’assouplir sa fiscalité pour les hedge funds et autres sociétés de gestion alternatives, rapporte Bloomberg, citant des sources au fait des événements. -
Andy Burnham veut changer le modèle politique et économique du Royaume-Uni
Cette profonde transformation pour mieux répartir le pouvoir, réindustrialiser le pays et instaurer une nouvelle collaboration, reste à décliner en mesures concrètes. Le nouveau premier ministre doit encore constituer son gouvernement, mais la nomination surprise du très expérimenté John Healey au poste de ministre des Finances peut rassurer les marchés. -
La commission d'enquête sur les plus hauts patrimoines enterre la taxe Zucman mais veut un taux plancher
Le rapport de cette commission d'enquête rejette explicitement le principe d'un taux plancher assis sur le patrimoine, mais recommande une imposition minimale en s'appuyant sur la contribution différentielle sur les hauts revenus. Il propose aussi une taxe élargie sur les holdings.
ETF à la Une
T. Rowe Price lance un ETF multi-crypto à gestion active
- L'Europe se prépare à alléger les exigences en capital de ses banques
- La BFI de Bred Banque Populaire veut tout avoir d’une grande
- Axa sort du capital d’Ardian au profit des Assurances du Crédit Mutuel et de Wafra
- Le secteur technologique donne des signes de craquements en Bourse
- Une dose de paramétrique peut venir au secours de l’assurance catastrophes naturelles
Contenu de nos partenaires
-
Ramer à contre-courantBudget 2027 : un effort de 35 milliards d'euros
En 2027, les dépenses publiques bondiraient de près de 60 milliards si rien n'est fait. Le gouvernement prépare pour 2027 un redressement ambitieux -
FeuilletonMonique Barbut, la bombe qui n’en finit pas d'embarrasser Lecornu
Le chef du gouvernement doit désormais composer avec une ministre imprévisible qui a menacé de démissionner à au moins trois reprises en neuf mois. Une répétition qui a démonétisé l’arme de négociation favorite de Monique Barbut -
ArbitragesBudget : grands dilemmes et petits comptes de Jean-Pierre Farandou
A la tête du poste qui doit le plus contribuer à l'effort budgétaire, le ministre du Travail tente d’éviter une nouvelle ponction de l’Unédic et réfléchit à des coups de rabot