Les petites capitalisations n’ont pas vraiment les faveurs des investisseurs internationaux. Une enquête menée pour le compte d’Axa Investment Managers (Axa IM), réalisée en janvier 2016 auprès de 150 acheteurs de fonds dans 11 pays*, montre en effet que, « préoccupés par la volatilité des marchés à court terme, les investisseurs internationaux négligent les petites capitalisations et sont donc susceptibles de passer à côté des opportunités que présente cette classe d’actifs sur le long terme », note la société de gestion. De fait, alors que les petites capitalisations représentent environ 15% de l’univers actions à l’échelle mondiale, l’enquête révèle que la plupart des investisseurs internationaux ne consacrent que 6% à 10% de leur allocation aux petites capitalisations.Plusieurs arguments sont avancés pour expliquer cette tendance. Ainsi, 46% des personnes interrogées considèrent la volatilité comme le principal obstacle à l’investissement dans cette classe d’actifs. Près de 40% des sondés redoutent, par ailleurs, de ne pas trouver le bon gérant et 17% le bon produit. « L’enquête révèle également qu’un des freins majeurs à l’investissement dans les petits capitalisations est lié à des a priori négatifs sur cette classes d’actifs », ajoute Axa IM. De fait, « les petites capitalisations sont généralement peu suivies par les analystes ‘sell side’ et par conséquent pas toujours bien valorisées », poursuit le gestionnaire d’actifs.La donne ne devrait pourtant pas beaucoup changer à court terme. Selon cette enquête, seul 1 investisseur sur 3 envisage une allocation en petites capitalisations en 2016, et près de 30% de ceux-ci n’ont encore jamais investi dans cette classe d’actifs. Et pourtant, ces petites valeurs offrent un réel potentiel de rendement. Ainsi, parmi les principales raisons pour lesquelles les investisseurs détiennent actuellement des petites capitalisations, 81% des sondés disent que les petites capitalisations dopent les performances. Pour 78% des personnes interrogées, les petites capitalisations permettent de diversifier leurs portefeuilles. Enfin, ils sont 62% à dirent que les petites capitalisations offrent la possibilité d’investir dans des entreprises de croissance tandis que 40% des sondés parlent de la possibilité de diversifier les risques.*Les pays concernés par l’étude sont : le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, la France, la Suisse, les Etats-Unis, l’Espagne, la Belgique, Hong Kong, Singapour et les Pays-Bas.