Dans le sillage de la crise financière de 2008, les stratégies «event driven» ont connu un engouement sans précédent. Les investisseurs ont ainsi engagé des montants records sur la période courant du troisième trimestre 2012 au troisième trimestre 2015. Toutefois, à compter du second semestre 2015, les hedge funds dans leur ensemble ont vu leurs performances chuter, les gestionnaires de stratégies «event driven» étant les plus touchés, rappelle une étude de Barclays Prime Services.Barclays a voulu analyser l’impact de ces mauvaises performances sur la demande des institutionnels. Selon Barclays, les stratégies «event driven» comprennent cinq stratégies secondaires, qui toutes se proposent de tirer parti des opportunités dans la sphère des événements corporate, à savoir l’arbitrage de fusions/acquisitions, les situations spéciales, le distressed, les stratégies activistes et le multi-stratégies.L'étude relève que la stratégie «event driven» a été la stratégie enregistrant la plus forte croissance dans le secteur des hedge funds depuis l’année 2000, avec une progression annualisée moyenne de 17%. La stratégie représente par ailleurs plus du quart des encours du secteur. Au sein de «l’event driven», les stratégies activiste et multi-stratégies ont enregistré les croissances les plus marquées. La stratégie a également été l’une des plus performantes en termes absolus et sur une base ajustée des risques au cours des dix dernières années, surperformant les stratégies actions long/short et l’ensemble du secteur.Toutefois, les performances sont un peu plus modestes depuis quelque temps. Selon Barclays, les hedge funds «event driven» ont généré un alpha annualisé moyen de 5% net de l’exposition au marché, une surperformance malgré tout significative par rapport aux hedge funds long/short. Les hedge funds «event driven» ont aussi une préférence pour certaines régions, notamment les Etats-Unis. Les hedge funds centrés sur les Etats-Unis ont d’ailleurs sous-performé leurs pairs au cours des dix-huit derniers mois, reflétant peut-être un effet de surpopulation.L'étude relève aussi qu’en moyenne, les hedge funds «event driven» sont beaucoup plus gros que les hedge funds moyens, avec une taille plus de deux fois plus importante. Une évolution due à la taille des hedge funds dédiés aux situations spéciales et activistes. Les plus gros hedge funds «event driven «semblent avoir sous-performé les fonds de plus petite taille récemment. Sur dix ans, les meilleurs rendements ajustés du risque ont été enregistrés par les stratégies d’arbitrage de fusions/acquisitions et par le multi-stratégies, alors que les stratégies distressed et «special situations» sous-performent la moyenne des stratégies «event driven». Depuis la seconde moitié de 2015, les performances sont sur le déclin, notamment du côté des fonds activistes et des fonds dédiés aux situations spéciales. Une évolution peut-être due d’une part, aux problèmes de surpopulation pour les situations spéciales américaines, et d’autre part, aux pertes dans le secteur de l'énergie et au retournement du cycle de crédit dans le distressed.Les deux tiers des investisseurs interrogés par Barclays Prime Services indiquent que la performance de leurs portefeuilles «event driven» a été inférieure à leurs attentes au cours des douze derniers mois. Seulement un quart des investisseurs interrogés par Barclays envisagent d’accroître leur exposition à l’event driven dans le courant de 2016, la plupart maintenant leur allocation en l'état et environ 15% envisageant de réduire leur exposition. Dans les prochains mois, les stratégies distressed et «merger arbitrage» pourraient bénéficier d’un courant d’entrées nettes tandis que les stratégies «special situations» et «multi-strategy» devraient subir des sorties modestes, les stratégies activistes étant affectées par des rachats importants.
Selon L’Agefi, 40 millions de dollars ont été détournés d’un fonds dédié au financement de projets sur la blockchain Ethereum. Ce n’est pas l’architecture Ethereum en tant que que telle qui a été ciblée mais un dispositif connexe. Il s’agit de la DAO (Decentralized Autonomous Organization), un fonds d’investissement totalement décentralisé qui a pour objectif de financer, sur le principe du consensus, des projets liés à la «blockchain» et aux objets connectés. Les pirates ont réussi à exploiter une faille consistant à dupliquer une DAO et à y transférer un grand nombre d’ethers.
Le gouvernement nigérian a conclu un cessez-le-feu d’un mois avec des groupes rebelles opérant dans le delta du Niger, en proie aux attaques contre des installations pétrolières et gazières, a annoncé mardi un membre du ministère du Pétrole. L’accord inclut les Vengeurs du Delta du Niger (NDA), un groupe qui a multiplié les attaques ces dernières semaines dans cette région riche en hydrocarbures. Ces attaques expliquent en partie la baisse de la production pétrolière nationale, tombée près de son plus bas niveau en trente ans. Les interruptions de production ont soutenu la remontée des cours du pétrole depuis février.
La banque coopérative néerlandaise Rabobank va externaliser ses activités de recherche et de trading actions auprès de Kepler Cheuvreux en échange d’une participation de 5% au capital de ce courtier indépendant, annoncent ce matin les deux groupes.
Le gestionnaire américain KKR a levé son premier fonds immobilier dédié au marché européen, pour un montant de 739 millions de dollars qui reste modeste comparé au plus gros véhicules levés dans le secteur cette année. KKR Real Estate Partners Europe, qui a été levé en 15 mois, se concentrera sur l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France, les trois premiers marchés européens, et visera aussi des actifs en Espagne - y compris résidentiels - et en Italie, a précisé à Bloomberg Guillaume Cassou, responsable de l’activité real estate en Europe pour KKR. Le groupe a monté en 2011 une plate-forme mondiale d’investissement immobilier qui gère aujourd’hui 2,7 milliards de dollars d’encours.
Le Mécanisme européen de stabilité (MES) a versé une tranche d’aide de 7,5 milliards d’euros à la Grèce après la conclusion favorable de l’examen des réformes entreprises par ce pays, a annoncé mardi le directeur général du fonds d’assistance de la zone euro. Klaus Regling, directeur général du MES, a déclaré après une rencontre à Athènes avec le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos, que le MES continuerait de verser une aide financière à la Grèce à des conditions favorables et a souligné que les taux d’intérêt appliqués aux prêts à la Grèce étaient inférieurs à 1% avec une maturité moyenne des créances de 32 ans.
La Cour constitutionnelle allemande a rejeté mardi un recours déposé contre un mécanisme d’urgence mis en place par la Banque centrale européenne durant la crise financière, les «opérations monétaires sur titres» (OMT), auxquelles la BCE n’a jamais eu recours. La Cour de Karlsruhe a décidé que la Bundesbank pourrait participer à un tel programme de rachats d’obligations si ces derniers ont un volume limité et ne sont pas annoncés à l’avance. Elle se conforme ainsi à une décision des juges européens.
Sirkka Hamalainen, membre du conseil de surveillance prudentielle du mécanisme de surveillance unique, a annoncé mardi avoir démissionné de son poste pour raisons personnelles, démentant une information de presse faisant état d’un conflit avec ses collègues. Le quotidien italien Il Sole 24 Ore a rapporté mardi que le départ de la Finlandaise était dû en partie à un désaccord avec d’autres membres du directoire sur les moyens de supervision mis en œuvre par la BCE. L’ex-patronne de la banque centrale finlandaise et qui à ce titre siégeait au Conseil des gouverneurs de la BCE, avait intégré en 2014 le directoire de l’institution francfortoise.
L'annonce du départ du gouverneur de la banque centrale indienne en septembre a fait reculer la roupie, moins bien lotie que ses concurrentes émergentes depuis février.
Les prix à la production en Allemagne ont augmenté plus que prévu en mai, affichant une hausse de 0,4% d’un mois sur l’autre alors qu’ils étaient attendus en progression de 0,3%, au vu des chiffres publiés par l’Office fédéral de la statistique. Ils ont diminué de 2,7% par rapport à mai 2015, un peu moins que le consensus qui donnait un recul de 2,8%. En avril, ces prix avaient augmenté de 0,1% sur le mois et diminué de 3,1% en glissement annuel.
La plate-forme française de financement participatif en capital spécialisée dans l’immobilier Anaxago a annoncé hier la réussite de trois opérations immobilières financées par ses investisseurs. Le Clos d’Amandine, situé en Haute-Garonne représente un investissement de 450.000 euros avec 8% de rendement réalisé en janvier 2015, assuré par 70 investisseurs avec un ticket moyen de 5.714 euros. Les deux autres opérations, de 200.000 euros avec un rendement de 10%, ont été réalisées à côté de Bordeaux et de La Baule et financées chacune par 46 investisseurs début 2015. Depuis son lancement en 2014, Anaxago a réalisé 6 sorties positives, soit près de 2 millions d’euros versés à ses investisseurs pour un rendement annuel moyen de 11%.
Sciences-Po va racheter l’Hôtel de l’Artillerie, situé place Saint-Thomas d’Aquin, auprès de l’Etat pour 87 millions d’euros, a annoncé l’établissement d’enseignement supérieur en fin de semaine dernière. L’opération devrait être autofinancée, notamment grâce à des économies de loyer pour 85% du coût total, les 14.000 mètres carrés de l’ensemble devant permettre de renoncer à 16 locations. Les travaux qui s’étaleront jusqu’en 2021 et le déménagement porteront les coûts à 200 millions d’euros, dont 160 millions d’endettement. Le reste sera constitué d’un apport de fonds propre et de levées de fonds devant permettre de recueillir jusqu’à 20 millions d’euros.
La Banque européenne d’investissement (BEI) va prêter 100 millions de livres (130 millions d’euros) aux petites entreprises britanniques via la plate-forme de prêt participatif Funding Circle. Toutefois, un porte-parole de cette dernière a indiqué qu’un Brexit affecterait sa capacité à nouer des accords similaires à l’avenir. Funding Circle soutient officiellement le camp du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne.
Selon Nathalie Benatia, stratégiste multi asset solutions chez BNP Paribas Investment Partners (BNPP IP), «le parcours chaotique des grands indices actions depuis la mi-mars traduit les hésitations des investisseurs face à un environnement qui reste difficile à cerner : croissance économique mondiale ; conséquences des politiques monétaires et de leurs changements éventuels ; situation politique confuse dans de nombreux pays, notamment en Europe et aux Etats-Unis». Elle souligne dans L’Agefi que ces éléments «sont à considérer à l’aune d’actions développées qui ne paraissent pas bon marché». A court terme, une position prudente lui semble être la meilleure option . «Mais qui dit volatilité dit aussi opportunités. Notre allocation d’actifs va donc rester très réactive», souligne-t-elle.
L’approche du référendum britannique et la perspective d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ont suscité une nouvelle poussée d’aversion au risque qui ont provoqué de nouveaux dégagements sur les titres britanniques durant la semaine au 15 juin. Les fonds investis dans les actions britanniques ont ainsi subi des sorties nettes de 1,1 milliard de dollars sur la période, le deuxième montant hebdomadaire de rachats le plus élevé depuis plus de dix ans, selon la dernière étude publiée par Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données du cabinet de recherche spécialisé sur l'évolution des flux de souscription dans le monde EPFR Global. Le syndrome du Brexit a provoqué des dégagements partout en Europe si bien que les fonds investis en actions européennes ont terminé la semaine sur une décollecte de 4,7 milliards de dollars, soit le montant le plus élevé des sept dernières semaines. Les fonds d’actions émergentes n’ont pas non plus été épargnés et ont subi des sorties nettes pour un montant de 1,9 milliard de dollars. En revanche, les fonds d’actions américaines ont engrangé une collecte de 1 milliard de dollars et les fonds d’actions japonaises 600 milliards de dollars. Toutes zones géographiques confondues, les fonds actions affichent malgré tout des sorties nettes de 3,6 milliards de dollars. Côté obligataire, les fonds britanniques ont également subi des rachats, les plus importants depuis le quatrième trimestre 2012, et les fonds spécialisés dans les obligations à haut rendement ont enregistré des sorties nettes de 3,2 milliards de dollars, leurs plus haut niveau des cinq derniers mois. Les fonds dédiés au obligations classées en catégorie d’investissement ont pour leur part attiré 800 millions de dollars. Toutes catégories confondues, les fonds obligataires terminent la semaine dans le rouge pour la première fois depuis onze semaines, avec des sorties nettes de 1,2 milliard de dollars.
Les prix à la production en Allemagne ont augmenté plus que prévu en mai, affichant une hausse de 0,4% d’un mois sur l’autre alors qu’ils étaient attendus en progression de 0,3%, au vu des chiffres publiés lundi par l’Office fédéral de la statistique. Ils ont diminué de 2,7% par rapport à mai 2015, un peu moins que le consensus qui donnait un recul de 2,8%. En avril, ces prix avaient augmenté de 0,1% sur le mois et diminué de 3,1% en glissement annuel.
Les murs et le fonds de commerce de l’hôtel cinq étoiles Sofitel Le Faubourg, exploité par le groupe Accor aux termes d’un contrat de gestion hôtelière, a été vendu à un consortium d’investisseurs asiatiques par Fortress Capital, Mount Kellett et Almus Capital. Clifford Chance et PwC ont conseillé les acquéreurs de cet hôtel de 147 chambres situé rue Boissy d’Anglas et rénové en 2014-2015. Le financement bancaire de l’opération a été réalisé par BNP Paribas. Mayer Brown et PwC ont conseillé les vendeurs.
La plate-forme française de financement participatif en capital spécialisée dans l’immobilier Anaxago a annoncé aujourd’hui la réussite de trois opérations immobilières financées par ses investisseurs. Le Clos d’Amandine, situé en Haute-Garonne représente un investissement de 450.000 euros avec 8% de rendement réalisé en janvier 2015, assuré par 70 investisseurs avec un ticket moyen de 5.714 euros. Les deux autres opérations, de 200.000 euros avec un rendement de 10%, ont été réalisées à côté de Bordeaux et de La Baule et financées chacune par 46 investisseurs début 2015. Depuis son lancement en 2014, Anaxago a réalisé 6 sorties positives, soit près de 2 millions d’euros versés à ses investisseurs pour un rendement annuel moyen de 11%.
Postal Savings Bank of China (PSBC), la banque postale chinoise, pourrait soumettre son projet d’introduction à la Bourse de Hong Kong dès cette semaine, rapportait vendredi Reuters de sources proches du dossier. Le montant de l’opération est susceptible d’atteindre 8 milliards de dollars (7,1 milliards d’euros), ce qui en ferait la plus importante IPO de l’année dans le monde. Filiale du groupe public China Post, PSBC doit encore obtenir les dernières autorisations avant de décider de la date exacte de sa mise sur le marché, selon ces sources qui ont requis l’anonymat.