Après la «grande rotation» qui a couru de la mi-2013 au début 2014 et qui avait vu les investisseurs se ruer sur les fonds actions, une seconde rotation semble en bonne voie mais cette fois dans l’autre sens. Les investisseurs délaissent les fonds actions pour réinvestir dans l’obligataire. A l’origine de ce mouvement, le scepticisme persistant sur l’efficacité des politiques monétaires accommodantes menées au Japon et en Europe, l'érosion des marges des entreprises américaines et chinoises et les problèmes structurels qui affectent les principaux marchés émergents.Durant la semaine au 11 mai, les fonds dédiés aux actions ont encore subi des sorties nettes pour un montant de 7,4 milliards de dollars tandis que les fonds obligataires engrangeaient pour 3,5 milliards de dollars, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données communiquées par le spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Depuis le début de l’année, les fonds obligataires affichent une collecte de quelque 60 milliards de dollars alors que les fonds actions pourraient prochainement afficher des sorties nettes de près de 90 milliards de dollars, les plus importantes depuis 2011.Durant la semaine sous revue, les fonds investis dans les actions européennes ont enregistré des sorties nettes pour près de 4 milliards de dollars, affichant ainsi une quatorzième semaine consécutive de décollecte, ce qui ne s'était pas vu depuis février 2008. Les fonds dédiés aux actions émergentes ont de leur côté terminé la semaine sur des sorties nettes de 2,3 milliards de dollars, les plus élevées des quatre derniers mois.Du côté obligataire, les investisseurs ont favorisé les classes d’actifs à leurs yeux les plus sûres et les plus rémunératrices, en l’occurrence les fonds d’obligations notées en catégorie d’investissement qui ont attiré 3,2 milliards de dollars durant la semaine sous revue alors que fonds d’obligations à haut rendement subissaient des retraits pour un montant net de quelque 1,5 milliard de dollars.A noter aussi que les fonds monétaires ont attiré près de 11 milliards de dollars, le montant le plus élevé des 13 dernières semaines, tandis que les fonds investis dans les métaux précieux enregistraient des entrées nettes de 1 milliard de dollars.
Les fonds communs de placement espagnols ont réalisé une collecte nette de 554,1 millions d’euros au cours du mois d’avril, selon des statistiques publiées par le cabinet VDOS. Au cours du mois écoulé, le secteur espagnol de la gestion d’actifs a également bénéficié d’un effet marché positif à hauteur de 770 millions d’euros. Ainsi, à fin avril, les encours s’établissent à 220,67 milliards d’euros, en hausse de 0,60% par rapport au mois de mars. Au cours du mois d’avril, la palme de la meilleure collecte nette revient à Santander, qui a engrangé 184,44 millions d’euros de flux nets. La banque espagnole devance Bankia (175,33 millions d’euros de collecte nette), Kutxabank (134,18 millions d’euros), BBVA (100,69 millions d’euros) et, enfin, Grupo Banesco (96,22 millions d’euros).A l’inverse, CaixaBank a subi la plus forte décollecte nette mensuelle, avec 285 millions d’euros de rachats nets. Suivent Bankinter (-65,8 millions d’euros), Allianz (-59,4 millions d’euros), Deutsche Bank (-46 millions d’euros) et, enfin, Banca March (-40,3 millions d’euros).
A l’issue d’un processus d’appel d’offres, Credit Suisse Real Estate Investment Management Germany a choisi CACEIS pour l’administration de ses fonds immobiliers allemands. Ce contrat reflète la tendance croissante à l’externalisation de la part des gérants de fonds immobiliers sur le marché allemand. CACEIS a tiré parti de cette évolution pour développer son offre d’administration de fonds et proposer ainsi des services complets d’asset servicing à ses clients exerçant des activités en Allemagne. Cette activité a démarré mi-avril 2016.
Le volume des émissions toujours élevé de plus de 20 milliards d'euros la semaine dernière a été suivi par un léger mouvement d'écartement des spreads.
La production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a augmenté en avril par rapport à mars, selon des données mensuelles publiées vendredi par le cartel, moins d’un mois après l'échec des discussions entre pays Opep et non-Opep sur un gel de la production. L’organisation a produit 32,44 millions de baril par jour en avril, soit 188.000 de plus qu’en mars. A ce rythme, l’offre sera excédentaire de 950.000 barils par jour en moyenne cette année, un chiffre en hausse par rapport à celui de 790.000 induit par les données de mars.
L’Etat néerlandais a annoncé vendredi qu’il allait introduire en Bourse l’assureur ASR et que la procédure serait lancée avant la fin du trimestre en cours. Le quatrième assureur des Pays-Bas affichait fin 2015 une valeur comptable de 3,57 milliards d’euros. ASR et NL Financial Investments, l’agence qui supervise l’assureur, n’ont précisé ni la taille, ni le prix de cette IPO. Le gouvernement pourrait coter plus de 23% du capital, selon le ministre des finances Jeroen Dijsselbloem.
L'économie grecque s’est contractée de 0,4% au premier trimestre 2016 par rapport aux trois derniers mois de 2015, montrait vendredi une estimation de l’institut grec de la statistique, Elstat. Le consensus des économistes tablait en moyenne sur une contraction de 0,5%. En rythme annuel, le produit intérieur brut (PIB) de la Grèce, où le Parlement vient de voter de nouvelles mesures d’austérité, a baissé de 1,3%, contre un repli de 0,8% au quatrième trimestre.
L’activité en Russie s’est contractée moins qu’attendu au premier trimestre, montrait hier la première estimation du produit intérieur brut (PIB), grâce notamment au rebond des cours du pétrole depuis février. Le service fédéral de la statistique a fait état d’un repli de 1,2% du PIB en rythme annuel alors que les économistes tablaient sur une contraction d’environ 2%. Ce chiffre marque une nette amélioration par rapport aux trois derniers mois de 2015, durant lesquels le PIB avait chuté de 3,8% sur un an. Sur l’ensemble de 2015, l'économie russe s’est contractée de 3,7%. D’autres indicateurs récemment publiés, comme les ventes au détail ou la production industrielle, vont aussi dans le sens d’une amélioration de la conjoncture dans ce pays. Les économistes prévoient en moyenne une contraction de 1,5% du PIB russe cette année, alors que le ministère de l’Economie table sur une baisse de 0,2% seulement.
La confiance des consommateurs américains s’est améliorée en mai pour grimper à son plus haut niveau depuis juin 2015, indiquaient vendredi les résultats en première estimation de l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan. Son indice de confiance est revenu à 95,8 après 89,0 en avril. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 90,0 pour le mois en cours.
La confiance dans le secteur immobilier américain est restée stable en mai, montrait hier l’enquête mensuelle de l’institut NAHB. Son indice de confiance est demeuré inchangé à 58 points, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une légère amélioration, à 59. Le sous-indice des perspectives de ventes à un horizon de six mois a lui progressé à 65 points contre 62 au mois d’avril.
La croissance de la production industrielle en Chine a atteint 6% en rythme annuel le mois dernier selon les statistiques officielles publiées samedi, contre un consensus de 6,5%, après +6,8% affiché en mars. Les investissements en actifs fixes ont de leur côté progressé de 10,5% sur janvier-avril en rythme annuel, alors que le marché tablait sur une hausse de 10,9% après +10,7% au premier trimestre. Parallèlement, la croissance des ventes au détail a ralenti à 10,1% sur un an en avril, contre +10,5% attendu.
La Réserve fédérale américaine devrait envisager de relever ses taux d’intérêt lors de sa prochaine réunion, a déclaré le président de la Fed de Richmond, Jeffrey Lacker, dans un entretien publié hier par le Washington Post, expliquant que l’inflation était en train de remonter vers 2% et que le marché du travail se tendait progressivement. La prochaine réunion du comité fédéral de politique monétaire (FOMC) aura lieu les 14 et 15 juin.
Le groupe Maisons du Monde compte lever lors de sa prochaine IPO jusqu'à 440 millions d’euros en intégrant l’option de surallocation, dont environ 160 millions par augmentation de capital pour réduire sa dette. L’enseigne d’ameublement et de décoration, détenue à 93% par Bain Capital, a précisé hier que le prix de son action sera fixé dans une fourchette indicative allant de 16,50 à 22,25 euros, donnant une valeur d’entreprise comprise entre 982 millions et 1,117 milliard d’euros. Le prix définitif sera arrêté le 26 mai.
Filiale de Bank of China (BOC), BOC Aviation s’est assurée le soutien de 11 grands investisseurs pour lancer son IPO à Hong Kong, une opération de 1,1 milliard de dollars (971 millions d’euros) qui représente la plus importante mise en Bourse d’un loueur d’avions depuis cinq ans. BOC met en vente des actions nouvelles de BOC Aviation au prix unitaire de 42 dollars de Hong Kong. Le fonds souverain chinois China Investment Corp (CIC) et Silk Road Fund investiront chacun 100 millions de dollars dans BOC Aviation, tandis que leur compatriote CDB International investira 60 millions. Parmi les autres investisseurs figurent China Life Insurance et le fonds de private equity chinois Hony Capital, pour 50 millions de dollars chacun, ainsi que Boeing pour 30 millions. La première cotation est prévue le 1er juin.
Philips a annoncé hier qu’il entendait lever au moins 694 millions d’euros en mettant en Bourse 25% de sa division Philips Lighting (Eclairage). Il proposera aux investisseurs 37,5 millions d’actions de Philips Lighting à un prix compris entre 18,50 et 22,50 euros par action, ce qui correspond à une capitalisation boursière de 2,78-3,38 milliards d’euros pour la filiale. La mise à prix de Philips Lighting est prévue pour le 26 mai, avec une première cotation programmée pour le lendemain.
Le FRR souhaite renforcer, au sein du département Gestion Déléguée et Investissement Responsable, une équipe de 4 directeurs d’investissements en charge du suivi de 57 sociétés de gestion et d’une centaine de mandats et OPC pour un encours total de 36Mds€. En prévision d’un accroissement de l’activité de sélection et de suivi des supports d’investissements en particulier dans le non coté dans le cadre du déploiement d’une enveloppe de 2 Mds d’euros en faveur du financement de l'économie française, le FRR a besoin de se doter d’un collaborateur spécialisé sur les marchés non cotés. Les profils recherchés doivent conjuguer, outre une solide expérience économique et financière, une connaissance approfondie du marché en particulier du non coté, dans une optique de gestion externalisée via des fonds ou des fonds de fonds. Les qualités personnelles requises doivent allier une grande autonomie, un sens aisé du contact, une capacité démontrée à rendre compte par écrit de manière claire de problématiques techniques complexes, une organisation rigoureuse des méthodes de travail ainsi qu’une propension forte au travail en équipe. Compte tenu de la charge de travail durant la phase de sélection et de mise en œuvre des premiers mandats non cotés, une disponibilité importante est également attendue du titulaire du poste. Un anglais courant est indispensable. Ce poste peut être amené à évoluer pour englober un périmètre de titres financiers côtés. Retrouvez l’offre complète
La production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a augmenté en avril par rapport à mars, selon des données mensuelles publiées vendredi par le cartel, moins d’un mois après l'échec des discussions entre pays Opep et non-Opep sur un gel de la production. L’organisation a produit 32,44 millions de baril par jour en avril, soit 188.000 de plus qu’en mars. A ce rythme, l’offre sera excédentaire de 950.000 barils par jour en moyenne cette année, un chiffre en hausse par rapport à celui de 790.000 induit par les données de mars.
L’indice américain des prix à la production a progressé de 0,2% le mois dernier après avoir reculé de 0,1% en mars, montrent les données publiées vendredi par le département du Travail. Sur un an, l’indice est inchangé alors qu’il était en repli de 0,1% le mois précédent. Le consensus des économistes tablait sur un indice en hausse de 0,3% sur un mois en avril et de 0,2% sur un an. Les prix des services ont augmenté pour leur part de 0,1% après avoir baissé de 0,2% en mars.
Les actifs investis dans les ETF/ETP cotés en Europe ont atteint le niveau record de 533,34 milliards de dollars à fin avril 2016, contre 506 milliards de dollars à fin 2015, selon des données préliminaires communiquées par ETFGI. Au cours du seul mois d’avril, les ETF/ETP européens ont enregistré une collecte nette de 3,13 milliards de dollars, affichant ainsi un dix-neuvième mois consécutif d’entrées nettes. Les véhicules obligataires ont affiché les souscriptions nettes les plus importantes du mois sous revue, pour un montant de 4,16 milliards de dollars, tandis que les ETF/ETP dédiés aux actions ont subi des sorties nettes d’un peu plus de 2 milliards de dollars. Sur les quatre premiers mois de l’année, la collecte nette s'élève à 13,39 milliards de dollars, les seuls ETF/ETP dédiés aux matières premières affichant sur la période un montant record d’entrées nettes de 5,32 milliards de dollars.La palme de la collecte au mois d’avril revient à iShares avec un montant de 3,17 milliards de dollars, devant ETF Securities (482 millions de dollars) et UBS ETFs (463 millions de dollars). Sur quatre mois, iShares a engrangé des entrées nettes de 9,29 milliards de dollars, contre 2,59 milliards de dollars pour ETF Securities et 975 millions de dollars pour SPDR ETFs.
La classe d’actifs intéresse beaucoup les institutionnels. Selon Allianz Global Investors, les obligations indexées sur l’inflation retrouvent de l’attrait en raison des faibles niveaux de valorisation qu’elles affichent aujourd’hui et de réelles perspectives d’appréciation liées à la remontée attendue de l’inflation. Depuis 2000, l’inflation a connu une baisse tendancielle, dans la plupart des pays développés, due d’abord au développement des exportations des pays émergents, puis à la chute continue du prix des matières premières depuis 2010. Dans la zone euro, la baisse du prix du pétrole a même fait resurgir le spectre de la déflation et contraint la Banque centrale européenne (BCE) à mettre en place des actions inédites, pour ancrer les anticipations d’inflation et soutenir l’inflation future. « Comme l’énergie est aujourd’hui le principal contributeur négatif de l’inflation, l’inflation totale devrait rester en territoire négatif jusqu’au moins de juin, à moins d’un fort et rapide rebond du prix du baril,», a expliqué Ophélie Gilbert, gérant senior en charge des obligations indexées sur l’inflation chez AllianzGI, le 12 mai à Paris à l’occasion d’un point de presse. A moyen terme, les pressions inflationnistes resteront limitées et devraient se normaliser graduellement ; l’inflation sous-jacente demeurera donc basse. Néanmoins, à court terme, l’inflation dans la zone euro devrait bénéficier de la remontée des prix du pétrole. « L’inflation pourrait rebondir significativement en fin d’année, si le pétrole se maintient au-dessus de 40 dollars le baril », ajoute Ophélie Gilbert.Par ailleurs, les obligations indexées sur l’inflation offrent de multiples avantages aux investisseurs. En particulier, elles sont les seuls actifs à protéger contre l’inflation à court terme et donc à apporter une couverture réelle contre le risque d’inflation. Néanmoins, ce marché de niche et de diversification nécessite des compétences très spécialisées. Le fonds Allianz Euro Inflation-linked Bond, qui investit principalement dans des obligations indexées sur l’inflation de la zone euro, s’appuie sur le track-record de plus de 10 ans de sa gérante et sur le savoir-faire des équipes d’AllianzGI en matière de gestion de type assurantiel. L’expertise de gestion des Obligations euro indexées sur l’inflation est basée à Paris, centre européen d’expertise obligataire d’AllianzGI. A la date du 12 mai 2016, les encours gérés sur cette classe d’actifs représentent un total de 4,8 milliards d’euros, dont 813 millions d’euros dans le fonds ouvert Allianz Euro Inflation-linked Bond. Le marché français pèse quelque 190 milliards de dollars alors que les émissions anticipées pour la France en 2016 s'élèvent à environ 20 milliards d’euros.