Il existe une « relation positive claire » entre l’amélioration d’une note ESG (environnement, social, gouvernance) d’une entreprise et la performance, montre une étude de NN Investment Partners réalisée en partenariat avec le European Centre for Corporate Engagement de l’Université de Maastricht. En revanche, il faut se méfier des notes ESG définitives et ne pas les considérer comme une bonne indication de ce que l’on doit attendre en matière de performance, prévient l’étude. « Sur la période d’évaluation, les actions des entreprises affichant les plus fortes notes ESG avaient tendance dans la plupart des cas à sous-performer leurs concurrents moins bien notés ».« Les résultats ont un certain nombre d’implications cruciales pour les investisseurs. Jusqu’ici, le système de notation ESG et son application ont principalement été focalisés sur des notes absolues. Cette étude conforte la croyance de NN IP qu’une note ESG absolue est insuffisante pour fournir une compréhension totale des comportements ESG d’une entreprises et des conséquences pour les risques et les rendements », commente Jeroen Bos, responsable des spécialités actions de NN IP, cité dans un communiqué. « Jusqu’ici, le système de notation ESG et son application dans la gestion d’actifs ont été unidimensionnels, se concentrant sur les notes ESG absolues. Cette étude ouvre le débat pour savoir si une approche bidimensionnelle, combinant les notes absolues et le momentum ESG n’est pas plus adaptée », ajoute Jeroen Bos. L’étude de NN IP montre par ailleurs que l’exclusion de sociétés ayant un comportement controversé de l’univers d’investissement aidait à améliorer la performance sur la période sous revue. « L’exclusion de controverses ESG s’est avérée une manière relativement simple d’améliorer la performance des portefeuilles. Contrairement à ce que tout le monde pense dans le secteur, il semble que l’exclusion peut clairement améliorer, plutôt que pénaliser, la performance de l’investissement, en fonction des thèmes considérés », indique Jeroen Bos.