La gestion britannique retrouve des couleurs. Au cours du mois de mars, l’industrie britannique de la gestion d’actifs a en effet enregistré une collecte nette de 635 millions de livres, après une décollecte nette 281 millions de livres en février, selon des statistiques publiées le 25 avril par The Investment Association, l’association professionnelle de la gestion d’actifs. Dans le détail, les souscriptions nettes auprès des particuliers s’élèvent à 379 millions de livres en mars contre 399 millions de livres de rachats en février. En parallèle, la collecte nette ressort à 256 millions de livres auprès des institutionnels en mars après 118 millions de livres de flux nets entrants en février.Sur le segment de la clientèle « retail », la collecte nette a été principalement tirée par les fonds obligataires, qui ont capté 235 millions de livres de flux nets. Suivent les fonds diversifiés (190 millions de livres de collecte nette) et les fonds monétaires (141 millions de livres). A l’inverse, les fonds actions ont subi 459 millions de livres de décollecte nette au cours du mois de mars.A fin mars 2016, les actifs sous gestion de l’industrie britannique s’élèvent à 873,7 milliards de livres, contre 855 milliards de livres à fin février 2016 et contre 883,3 milliards de livres à fin mars 2015.
Les actifs sous gestion des ETF européens ont retrouvé des couleurs au mois de mars, pour s'établir à 437,5 milliards d’euros contre 426,1 milliards d’euros en février, selon les dernières statistiques communiquées par Thomson Reuters Lipper. Une augmentation de 11,4 milliards d’euros due à l’impact positif des marchés, pour un montant de 7,2 milliards d’euros, et à des entrées nettes de 4,1 milliards d’euros.Les ETF obligataires, qui ont été les plus recherchés au mois de mars, ont attiré 5,7 milliards d’euros. Les fonds dédiés aux obligations d’entreprises ont engrangé 1,9 milliard d’euros et les fonds dédiés aux obligations européennes high yield ont enregistré une collecte nette de 1 milliard d’euros. Les fonds spécialisés sur les actions des marchés émergents ont attiré 1 milliard d’euros.Parmi les promoteurs d’ETF, iShares arrive en tête avec une collecte de 3,9 milliards d’euros, devant Amundi ETF (0,6 milliard d’euros) et State Street (SPDR) (0,5 milliard d’euros). Les dix fonds les plus recherchés ont engrangé des entrées nettes de 4,8 milliards d’euros en mars.
La société de capital-investissement Cinven en serait au stade final des négociations pour acquérir la filiale Hotelbeds du voyagiste TUI , a indiqué à Reuters une source proche des discussions. TUI, le premier tour opérateur européen, avait mis Hotelbeds Group en vente fin 2015 pour des raisons stratégiques. Le montant de la transaction est estimé à environ un milliard d’euros. Un porte-parole de TUI s’est refusé à confirmer les négociations et a dit que le processus se poursuivait. Cinven s’est refusé à tout commentaire.
Le fonds Sycomore Asset Management détient 17,58% du capital de Mediawan, la société créée par Pierre-Antoine Capton, Xavier Niel et Matthieu Pigasse introduite en Bourse vendredi dernier. Dans un courrier adressé hier à l’Autorité des marchés financiers (AMF), Sycomore AM précise qu’elle «n’agit pas de concert avec un tiers et n’a pas l’intention de prendre le contrôle de la société Mediawan ni de demander sa nomination ou celle d’une ou plusieurs personnes comme administrateur, membre du directoire ou du conseil de surveillance».
La France va s’engager à «donner unilatéralement un prix plancher au carbone» dans le secteur de la production d'électricité, ce qui reviendrait à surtaxer l'électricité produite dans des centrales à charbon et à gaz, a annoncé hier le président de la République, François Hollande. Le gouvernement proposera «les modalités de sa mise en oeuvre dès cette année». Le chef de l’Etat a également fait part de sa volonté que la France devienne le premier souverain à émettre des obligations vertes. «L’Etat demandera aux banques publiques, comme la Banque publique d’investissement, de lancer des obligations vertes dédiées à des projets environnementaux», a-t-il indiqué.
Le groupe de produits de grande consommation a profité de l’effervescence du marché primaire de la dette obligataire en euros pour émettre un emprunt à 4 ans à un coupon de 0%. L'émission, de 300 millions d’euros face à une demande de 1,2 milliard, fait ressortir un rendement de 0,08%, soit un spread de 12 points de base (pb) au-dessus des swaps. Unilever a également emprunté 500 millions d’euros à 8 ans et 700 millions d’euros à 12 ans, à des spreads respectifs de 28 pb et 40 pb, pour des coupons de 0,5% et 1,125%. Citi, Deutsche Bank et HSBC étaient teneurs de livres de cette émission multi-tranches, avec l’appui de Santander.
Dans un référé rendu public hier et adressé au Premier ministre, la Cour des comptes dénonce les sommes élevées (un milliard d’euros en montant cumulé) consacrées ces dix dernières années aux écoutes judiciaires pour des résultats peu satisfaisants, une situation principalement liée à la gestation laborieuse de la plate-forme nationale des interceptions judiciaires (PNIJ). Elle préconise un pilotage interministériel dans ce domaine, une rationalisation de la dépense et une anticipation de l'évolution du système «afin de satisfaire complètement les besoins actuels et futurs des enquêteurs judiciaires».
Le Premier ministre australien Malcolm Turnbull va annoncer aujourd’hui le vainqueur de l’appel d’offres géant de 12 sous-marins pour la marine australienne, un contrat évalué à 50 milliards de dollars australiens (34 milliards d’euros), selon Reuters qui citait hier soir des sources proches du dossier. Le constructeur naval militaire français DCNS est en lice pour décrocher ce contrat visant à remplacer des sous-marins australiens de la classe Collins, aux côtés d’un consortium japonais et de l’allemand Thyssenkrupp Marine Systems (TKMS).
Le ministre français des Finances, Michel Sapin, a «fermement» demandé hier à son homologue panaméen Dulcidio de la Guardia, en visite à Paris, une meilleure collaboration en matière fiscale, a fait savoir Bercy dans un communiqué. Les deux hommes ont organisé cet entretien après la mise au jour d’un vaste système d'évasion fiscale à l’occasion des révélations contenues dans les «Panama Papers». Michel Sapin attend «une totale transparence en matière d'échange de renseignements et la fourniture sans restriction de toutes les informations relatives à des contribuables français ou à des avoirs ou revenus imposables en France». Il a également «formulé le souhait d’actualiser la convention fiscale du 30 juin 2011 qui lie la France au Panama afin de la mettre aux meilleurs standards internationaux». La France incite en outre le Panama à signer «au plus vite» la convention multilatérale d’assistance administrative de l’OCDE et du Conseil de l’Europe.
Le fonds Sycomore Asset Management détient 17,58% du capital de Mediawan, la société créée par Pierre-Antoine Capton, Xavier Niel et Matthieu Pigasse introduite en Bourse vendredi dernier. Dans un courrier adressé à l’Autorité des marchés financiers (AMF), Sycomore AM précise qu’elle «n’agit pas de concert avec un tiers et n’a pas l’intention de prendre le contrôle de la société Mediawan ni de demander sa nomination ou celle d’une ou plusieurs personnes comme administrateur, membre du directoire ou du conseil de surveillance».
La France va s’engager à «donner unilatéralement un prix plancher au carbone» dans le secteur de la production d'électricité, ce qui reviendrait à surtaxer l'électricité produite dans des centrales à charbon et à gaz, a annoncé lundi le président de la République, François Hollande. Le gouvernement proposera «les modalités de sa mise en oeuvre dès cette année».
Le groupe de produits de grande consommation Unilever a profité de l’effervescence du marché primaire de la dette obligataire en euros pour émettre un emprunt à 4 ans à un coupon de 0%. L'émission, de 300 millions d’euros face à une demande de 1,2 milliard, fait ressortir un rendement de 0,08%, soit un spread de 12 points de base (pb) au-dessus des swaps.
Responsable global du crédit corporate chez BNP Paribas IP, Christophe Auvity souligne dans L’Agefi que «la politique accommodante de la BCE et les mesures dites non conventionnelles apportent un soutien important aux marchés européens». Les plus grands bénéficiaires devraient selon lui être les émetteurs du secteur de l’infrastructure, notamment les services aux collectivités (électricité, gaz, eaux et transport). Les obligations des émetteurs français sont les plus représentées devant l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne», précise Christophe Auvity.
Dans L’Agefi, Jean-Marie Mercadal, directeur général délégué en charge des gestions chez OFI AM, explique rester positif sur les actions, «même si nous avons légèrement réduit notre allocation de 65 à 60% après la reprise récente des marchés». Pour lui, «les actions européennes offrent actuellement le meilleur couple de rendement/risque à horizon 2-3 ans : leurs valorisations absolues sont correctes et, en relatif, elles sont attractives par rapport aux marchés de taux d’intérêt». De plus, selon Jean-Marie Mercadal, le niveau des dividendes «est largement supérieur à celui des rendements obligataires».
Après deux trimestres caractérisés par un pessimisme persistant sur l'économie américaine, les gestionnaires semblent reprendre espoir dans le dernier sondage réalisé par Northern Trust Asset Management. Dans le même temps, les gestionnaires manifestent leur scepticisme quant à l’impact des politiques accommodantes des banques centrales européenne et japonaise.Les gestionnaires sont désormais 37% à prévoir une amélioration de la croissance du PIB américain dans les six prochains, contre seulement 23% au quatrième trimestre 2015. Ils sont 57% à miser sur une stabilité de la croissance américaine et seulement 6% à envisager un ralentissement (contre 13% au quatrième trimestre). Plus de la moitié des gestionnaires s’attendent à une accélération de l’inflation au cours des six prochains mois.
Les résolutions sur le climat déposées aux AG 2016 augmentent (on en compte 170 contre 93 en 2011), tandis que les exigences des actionnaires se font plus précises, selon une analyse des résolutions climat déposées aux assemblées générales de grandes entreprises carbo-intensives, telles qu’Exxon ou BP, réalisée par Novethic. En cinq ans, nous sommes ainsi passés de résolutions « généralistes » demandant un reporting peu spécifique sur les émissions de gaz à effet de serre ou le développement durable, à des injonctions plus exigeantes, abordant par exemple la neutralité carbone à horizon donné, ou la remise en cause de certains business models. La COP21 a montré que la protection du climat passait par la mobilisation de trois catégories d’acteurs : les États, les entreprises et les investisseurs. Ces derniers ont multiplié les engagements comme l’ont montré les études publiées par Novethic tout au long de l’année 2015. Il faut maintenant les mettre en œuvre. Pour atteindre leurs objectifs de « décarbonation » des portefeuilles, les investisseurs doivent pousser les entreprises dont ils sont actionnaires à baisser leurs propres émissions. Leur principal moyen de pression est l’engagement actionnarial, utilisé par plus de 350 acteurs financiers internationaux engagés sur le climat. Celui-ci peut prendre des formes diverses, les résolutions soumises aux assemblées générales d’actionnaires étant l’une des plus efficaces. Les règles de chaque pays diffèrent dans le domaine, et si la démarche est plus accessible aux États-Unis où le dépôt de résolutions par des organisations spécialisées est une pratique ancienne, elle s’est plus récemment répandue en Europe auprès de compagnies pétrolières comme Shell ou BP.
Les investisseurs sont manifestement de plus en plus sceptiques sur l’efficacité des programmes d’assouplissement quantitatif mis en œuvre par les banques centrales européenne et japonaise. Ils continuent de réduire leur exposition aux actions européennes et japonaises et s’intéressent désormais à des classes d’actifs considérées comme sous-évaluées, dette émergente, obligataire high yield ou encore actions émergentes. Les dégagements sur les fonds monétaires on tutoyé la barre des 30 milliards de dollars.Durant la semaine au 20 avril, les fonds dédiés aux actions européennes ont ainsi subi des sorties nettes de 2,1 milliards de dollars, affichant ainsi une série ininterrompue de onze semaines de décollecte, la plus longue depuis le mois de mai 2010, selon des données communiquées par Bank of America Merrill Lynch qui reprend des statistiques communiquées par le spécialiste de l'évolution des flux EPFR Global. Depuis le début de l’année, les dégagements sur les fonds d’actions européennes s'élèvent ainsi à plus de 20 milliards de dollars. Les fonds spécialisés sur les actions japonaises ont de leur côté enregistré des sorties nettes de 2,6 milliards de dollars, les plus importantes depuis novembre 2014, sans que la progression des indices de référence ou la volonté affichée par la banque centrale japonaise de soutenir les marchés actions aient un quelconque impact sur la tendance.Les fonds d’actions américaines, délaissés par les investisseurs particuliers, ont subi une décollecte nette de 4,2 milliards de dollars tandis que les fonds d’actions émergentes ont terminé la semaine sous revue en territoire positif, mettant ainsi fin à trois semaines consécutives de sorties nettes, grâce notamment à l’amélioration des perspectives sur l'économie chinoise et les matières premières. Toutes zones géographiques confondues, les fonds d’actions affichent une décollecte nette de 7,3 milliards de dollars, la plus importante des neuf dernières semaines.Du côté obligataire, la semaine s’est conclue sur une collecte nette de 4,9 milliards de dollars. Les fonds de dette en catégorie d’investissement ont attiré 2,9 milliards de dollars, les fonds de dette émergente 1,3 milliard de dollars et les fonds spécialisés sur l’obligataire high yield 800 millions de dollars. Les fonds de dette émergente ont attiré 9,2 milliards de dollars en l’espace de neuf semaines, il est vrai après des dégagements massifs de plus de 100 milliards de dollars au cours des trois dernières années.
Le loueur de matériel pour le BTP et l’industrie a émis 250 millions d’euros d’obligations corporates seniors à 7 ans, à 3,50%, au-delà de ses attentes initiales.
L’absence de critères de taille ou de niveau d’activité au sein de la zone pour les émetteurs permet à la BCE de s’assurer un champ d'action le plus large possible.
Une note de recherche publiée vendredi par le Fonds monétaire international (FMI) et rédigée par Timothy Irwin revient sur les progrès réalisés par les gouvernements des économies avancées dans la reconnaissance de leurs engagements hors-bilan depuis 2003. Des progrès ont été réalisés en ce qui concerne les actifs financiers et beaucoup utilisent une comptabilité d’exercice pour mesurer les déficits. Un point noir significatif demeure la reconnaissance des engagements de retraite publiques, où seuls 5 gouvernements sur les 28 étudiés publient des estimations.
Le calendrier de la remise des offres pour la privatisation de l’aéroport de Nice est décalé de deux semaines et il est désormais aligné sur celui de l’aéroport de Lyon, a indiqué vendredi le ministère de l’Economie. Les offres indicatives pour la privatisation de Nice-Côte d’Azur devront désormais être déposées au plus tard le 12 mai et les offres fermes devront l'être pour le 4 juillet. A ce jour, dix dossiers de candidature sont pressentis pour l’aéroport de Nice, et neuf pour celui de Lyon.
La croissance de l’activité dans la zone euro a enregistré un ralentissement inattendu en avril malgré de nouvelles baisses de prix, montraient vendredi les premiers résultats des enquêtes Markit auprès des directeurs d’achats. L’indice PMI composite a reculé à 53,0 en version flash après 53,1 en mars et un consensus qui tablait sur 53,2. Dans le secteur manufacturier, le PMI flash est ressorti à 51,5 après 51,6 en mars et 51,8 attendu par les économistes. Dans les services il a atteint 53,2 après 53,1 le mois précédent mais reste en-dessous du consensus qui le donnait à 53,3.
Saxo Bank a annoncé vendredi une perte nette de 86,7 millions d’euros en 2015, après un bénéfice de 51,2 millions d’euros en 2014. Le groupe danois, spécialiste du trading en ligne, a souffert la fin du taux plancher euro/franc suisse début 2015, qui a entraîné «une perte nette approximative de 94 millions d’euros». Le produit net bancaire total s’élève à 282.2 millions d’euros en 2015, contre 404 millions un an plus tôt. Les dépôts clientèle ont crû de 1,3 milliard d’euros, à 10,4 milliards. La banque affiche un ratio de fonds propres durs (Core Tier 1) de 14.8% à fin 2015.
Le candidat de l’extrême droite autrichienne, Norbert Hofer, est arrivé largement en tête du premier tour de l'élection présidentielle, montraient hier soir les projections de la chaîne publique ORF. Avec 36% des suffrages, il devance les candidats indépendants Alexander van der Bellen et Irmgard Griss, respectivement crédités de 20% et 19%. Norbert Hofer, candidat du Parti de la liberté (FPÖ), a mené campagne sur deux thèmes principaux, la lutte contre l’immigration et celle contre l’Europe.