Le Brexit a marqué l’entrée dans une phase de risque financier plus élevé dont les investisseurs n’ont qu’une vision très partielle, selon une note de Christopher Dembik, responsable de la recherche macroéconomique pour le groupe Saxo Bank
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«Les investisseurs ont vite appris qu’il n’y a pas d’été calme sur les marchés financiers», écrit Christopher Dembik, responsable de la recherche macroéconomique pour le groupe Saxo Bank, dans une note publiée le 2 août 2016. Selon lui, depuis la victoire des partisans du Brexit au Royaume-Uni, «les risques ont considérablement augmenté» et «les voyants sont rouges pour l’économie mondiale».
Ainsi les PMI mondiaux indiquent que l’économie a connu son pire trimestre depuis 2012, note le professionnel dans cette note intitulée «Prévisions économiques août 2016: le risque politique fait son come back». «Les premiers signes d’une récession au Royaume-Uni apparaissent et, surtout, les risques géopolitiques continuent de croitre, en particulier en Europe. Cela pourrait être le principal moteur d’évolution des marchés financiers et de l’économie mondiale dans les mois à venir», précise-t-il.
Mais il y a un paradoxe dans la période actuelle, poursuit Chirstopher Dembik: «les risques n’ont jamais été aussi nombreux depuis longtemps et pourtant les investisseurs semblent avoir confiance dans le futur». Il souligne que l’indice Citi Macro Risk Index est actuellement à 2.24 ce qui prouve que les investisseurs sont plutôt détendus. Or «le fossé entre la vision du marché et la situation économique ne peut pas durer longtemps. Il y aura tôt ou tard un retour brutal à la réalité», prévient l'économiste.
Un mois après avoir remonté son taux à 2,75%, la banque centrale coréenne poursuit sur sa lancée. Une décision justifiée par la croissance plus dynamique qu’attendu et par l’anticipation d’une inflation au-dessus de la cible pour une période prolongée.
Le taux d’inflation annuel s’est maintenu aux Etats-Unis en juillet pour le 65e mois consécutif bien au-dessus de l’objectif de 2% de la Réserve fédérale (Fed), le taux mensuel remontant même de 0,1% à 0,2% de manière inattendue. Cela ne devrait toutefois pas inciter la Fed à resserrer sa politique monétaire dans l’immédiat.
Cette publication plus forte que prévu en juillet met en évidence des pressions persistantes sur les prix et a renforcé la probabilité d’un relèvement des taux par la Banque d'Australie en novembre.
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