La rhétorique présidentielle -une première- de Donald Trump le 28 février, à l’occasion de son discours sur l'état de l’Union, son engagement réitéré devant le Congrès en faveur de la réforme fiscale et d’un programme d’infrastructures de 1.000 milliards de dollars, ainsi que la perspective d’un relèvement des taux de la Réserve fédérale, ont influencé fin février les décisions des investisseurs. Les fonds d’actions ont enregistré une neuvième semaine consécutive de flux nets positifs, avec des entrées de 9,8 milliards de dollars durant la semaine au 1er mars, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Depuis le début de l’année, les fonds actions ont ainsi attiré plus de 70 milliards de dollars.Cela dit, ce sont surtout les fonds d’actions américaines qui ont profité des déclarations de Donald Trump. Ils ont en effet affiché des entrées nettes de 6,7 milliards de dollars alors que l’indice Dow Jones franchissait pour la première fois la barre des 21.000. Les fonds d’actions japonaises ont pour leur part attiré 700 millions de dollars durant la semaine sous revue. En revanche, les incertitudes politiques en Europe ont entraîné des sorties nettes de 1,7 milliard de dollars, les plus importantes des 13 dernières semaines. Et les fonds spécialisés dans les actions émergentes ont aussi subi des dégagements de 600 millions de dollars, les premiers des huit dernières semaines. Du côté obligataire, les fonds ont enregistré toutes catégories confondues des entrées nettes de 9 milliards de dollars. Les fonds dédiés aux obligations à haut rendement ont collecté 1,4 milliard de dollars, enregistrant ainsi leurs treizième semaine sur quatorze de flux nets positifs. Les fonds d’obligations en catégorie d’investissement ont enregistré des entrées nettes de 6,5 milliards de dollars. Dans le sillage des semaines précédentes, les fonds d’obligations émergentes ont encore attiré 900 millions de dollars.