L’AIE s’inquiète du manque d’investissements dans le pétrole
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Exploitation pétrolière à Bakken, North Dakota.
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Forage dans le Nord-Dakota. Photo O.J. Bratland/Statoil
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) s’attend à un déficit de production de pétrole à l’horizon 2020 si les investissements dans la production ne rebondissent pas dès cette année après deux années de déclin. Dans son rapport annuel sur les perspectives à moyen terme des marchés pétroliers, publié aujourd’hui et renommé Oil 2017, l’AIE estime que les marchés resteront équilibrés les trois prochaines années avant que la croissance de la demande ne se mette à surpasser celle de l’offre. La surcapacité pourrait ainsi atteindre un point bas de 14 ans en 2022.
L’Agence tient compte du fort rebond des investissements dans le pétrole de schiste aux Etats-Unis mais anticipe que ces développements ne permettront pas de compenser la croissance de la demande asiatique, portée par la Chine et l’Inde.
«Ce n’est pas le moment de se reposer », avance Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE. « Nous n’anticipons pas de pic dans la demande de pétrole dans les années qui viennent. Et à moins que les investissements au niveau mondial rebondissent fortement, une nouvelle période de volatilité des prix est à l’horizon.»
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