L’Espagne a fortement réduit son déficit public l’an dernier, a annoncé jeudi le ministre du Budget, Cristóbal Montoro. Le déficit public s’est établi à 4,54% du produit intérieur brut (PIB) après 5,1% en 2015. L’Union européenne, qui avait relevé à plusieurs reprises l’objectif de déficit public au cours des dernières années, l’avait fixé à 4,6% pour 2016. Hors aide financière, le déficit public espagnol est ressorti à 4,33% du PIB, a précisé Cristóbal Montoro. Madrid prévoit de publier demain son projet de budget 2017, qui vise à ramener l’objectif de déficit à 3,1% du PIB.
Le projet de contrat de performance entre l’Etat et SNCF Réseau, le gestionnaire du réseau ferré français, repose sur des hypothèses «exagérément optimistes» en termes de recettes, estime l’Arafer (Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières). Dans un avis publié jeudi, le gendarme du rail juge de même «difficilement crédible» l’accélération des efforts de productivité prévue dans le document, dont la trajectoire financière, qui vise à stabiliser la dette de la société à l’horizon 2025, est «irréaliste».
La croissance économique des Etats-Unis a finalement moins ralenti qu’on ne l’avait estimé précédemment au quatrième trimestre, des dépenses de consommation soutenues ayant en partie été satisfaites par une hausse des importations. Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 2,1% annualisés au quatrième trimestre, en troisième et dernière estimation, alors que l’estimation précédente donnait une croissance de 1,9%, a annoncé jeudi le département du Commerce. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient un taux de 2,0%.
Keensight Capital, l’un des acteurs de référence en Europe dans le domaine du Growth Private Equity, et Time for Growth, le spécialiste européen du Growth Capital Digital, ont annoncé ce 29 mars la signature d’un accord en vue de la cession de leur participation dans la société Oodrive, leader européen de la gestion des données sensibles en mode Saas, à un pool d’investisseurs mené par Tikehau Capital. Time for Growth était entré au capital d’Oodrive en 2011, et Keensight Capital en 2013. Créée en 2000, Oodrive propose aux professionnels des solutions de partage, de sauvegarde et de signature électronique. Ses solutions sont vendues dans plus de 90 pays et dans 14 langues à plus d’un million d’utilisateurs et près de 15.000 organisations.
Invité mercredi à Hongkong par Credit Suisse, l’ex-président français Nicolas Sarkozy a fait salle comble, rapporte le quotidien suisse Le Temps. «Je connais mal l’Union européenne, alors je suis venu pour avoir un diagnostic sur son état de santé», glisse une cliente chinoise de la banque qui organise cette semaine sa vingtième conférence en Asie sur l’investissement. Nicolas Sarkozy a regretté «l’erreur» du Brexit, pour l’Europe qui perd la deuxième économie de la région, ainsi que pour ses «amis anglais». «Comment peut-on avoir la langue du monde, avoir l’ambition, comme la Suisse (sourire), d’être une capitale de la finance mondiale, et quitter l’Europe?», s’est-il interrogé en répondant à Tidjane Thiam, directeur général de Credit Suisse. La solution de l’ancien chef d’Etat pour sauver l’Europe ? «Il n’y a qu’une seule façon d’arranger les choses: que les Européens préparent un nouveau traité, une nouvelle organisation [de l’UE], et permettent aux Anglais de voter à nouveau». Il considère l’Union européenne, qui fête en ce moment ses soixante ans, plus que jamais «nécessaire».
Le capital-investisseur belge Gimv a annoncé le rachat, aux côtés du management, de l’entreprise néerlandaise ALT Technologies à Standard Investment, actionnaire majoritaire depuis 2011. Gimv prend une participation de 67%, le solde étant acquis par le management de l’entreprise, dirigée par le CEO Jean-Luc Verstraeten. ALT Technologies est une entreprise de premier plan dans la production de composants clés pour airbags. L’entreprise approvisionne quasiment tous les grands producteurs d’airbags, avec lesquels elle a conclu des contrats de long terme.ALT Technologies ambitionne de réaliser dans les prochaines années une forte croissance en Asie, notamment en Chine, et aux Etats-Unis.Les modalités financières de la transaction n’ont pas été divulguées.
Le rythme annuel de hausse des prix à la consommation en Espagne calculés selon les normes harmonisées européennes a ralenti à 2,1% au mois de mars, un niveau nettement inférieur aux prévisions du consensus des économistes interrogés par Reuters de 2,7%, après 3% en février. Aux normes nationales, l’inflation a chuté de 3% en février à 2,3% en mars.
Le ministre des finances brésilien Henrique Meirelles a indiqué hier que le gouvernement compte geler 42,1 milliards de réals de dépenses prévues dans le budget 2017, dont 10 milliards prévues pour des investissements en infrastructures, afin de combler une partie du déficit attendu à 58,2 milliards. Le gouvernement de Michel Temer ne procèdera en revanche à aucune hausse d’impôts pour ne pas freiner la reprise de l’activité, après 2 années de contraction du PIB brésilien de 3,8% en 2015 et 3,6% en 2016. Ces mesures s’inscrivent dans le cadre du plafonnement des dépenses publiques sur les 20 prochaines années approuvé par le Parlement et le Sénat.
Le président réunit dès aujourd’hui un groupe de proches conseillers pour s'assurer que le projet de réforme fiscale ne subira pas le même sort que celle de l'Obamacare.
Les promesses de ventes de logements aux Etats-Unis ont atteint au mois de février leur plus haut niveau en dix mois, en dépit de la hausse des prix et des taux de crédit. La Fédération nationale des agents immobiliers (NAR) a annoncé hier que son indice des promesses de ventes, calculé à partir des compromis signés le mois dernier, avait augmenté de 5,5% en février à 112,3. Il s’agit de son plus haut niveau depuis avril et de sa seconde meilleure performance depuis mai 2006.
La Commission européenne s’est prononcée pour l’instant contre l’imposition de droits de douane sur les importations d’acier laminé à chaud en provenance du Brésil, d’Iran, de Russie, de Serbie et d’Ukraine mais elle n’en poursuit pas moins ses investigations, ont rapporté hier à Reuters deux sources du secteur. L’exécutif européen a jusqu’au 7 avril pour dire s’il impose des taxes provisoires sur les importations d’acier laminé, à la suite de plaintes pour concurrence déloyale. La fédération professionnelle Eurofer assure que ces droits sont indispensables pour protéger un secteur qui se remet à peine de l’effondrement des prix de l’acier en 2015.
Les stocks américains de pétrole brut ont augmenté la semaine dernière, mais moins que prévu, a annoncé hier l’Agence américaine d’information sur l'énergie (EIA). Les stocks de brut ont augmenté de 867.000 barils à 533,98 millions de barils alors que les économistes attendaient en moyenne une hausse de 1,4 million de barils. Les stocks d’essence ont diminué de 3,7 millions de barils. Les économistes attendaient une baisse de 1,9 million de barils. Les importations de brut restent toutefois très élevées malgré la hausse continue de la production domestique.
La confiance des industriels et des consommateurs italiens s’est améliorée en mars, montrent des enquêtes publiées hier. L’indice de confiance dans l’industrie calculé par l’Istat, l’institut national de la statistique, a progressé pour le quatrième mois consécutif pour atteindre 107,1 en mars contre 106,4 en février, touchant ainsi son meilleur niveau depuis décembre 2007. L’indice de confiance des ménages s’est pour sa part redressé après deux mois de baisse, remontant à 107,6 contre 106,6 en janvier, a ajouté l’Istat.
La Fédération française du bâtiment (FFB) a confirmé hier s’attendre cette année à une accélération de l’activité en volume, avec une hausse attendue de 3,4% tirée par le neuf, ainsi qu'à un redémarrage de l’emploi avec un solde net attendu de 10.000 postes. En 2016, le bâtiment a enregistré une croissance de 1,9% et vu ses effectifs se stabiliser, après huit années de crise et une contraction de 2,4% des volumes et 35.600 pertes d’emplois en 2015.
Les ventes au détail n’ont progressé que de 0,1% au Japon en février par rapport au même mois de 2016, selon des données publiées hier par le gouvernement, un chiffre nettement inférieur aux attentes. Les économistes anticipaient en moyenne une hausse de 0,5% après la progression de 1,0% enregistrée en janvier. Les dépenses dans l’alimentation ont reculé de 1,5%, leur première baisse en cinq mois, et les achats de biens durables ont diminué de 2,2%. «Cela reflète le fait que les salaires n’augmenteront pas autant cette année que l’an dernier», commente Hidenobu Tokuda, économiste au Mizuho Research Institute. «Par ailleurs, certains consommateurs commencent à ressentir les effets de la hausse des prix de l'énergie.»
Infra Park a confirmé hier le lancement d’un processus de cession ou d’ouverture du capital par ses actionnaires, Ardian et Predica, qui en détiennent chacun 49,2%. La société, qui a renommé les parcs de stationnement Vinci Park en Indigo après leur rachat, annonce par ailleurs avoir réalisé en 2016 un chiffre d’affaires consolidé de 860 millions d’euros, en hausse de 9,4% sur un an, et un Ebitda consolidé de 305 millions d’euros. Les cédants souhaiteraient en obtenir plus de 3 milliards d’euros.
Cenovus Energy a accepté de payer 17,7 milliards de dollars canadiens (12,3 milliards d’euros) pour reprendre la participation de 50% de ConocoPhilips dans une coentreprise exploitant des sables bitumineux au Canada. L’opération doit doubler la production et les réserves de Cenovus au Canada.
L’action du promoteur immobilier espagnol Neinor Homes a évolué près de 10% au-dessus de son prix d’introduction hier à la Bourse de Madrid pour sa première séance de cotation, confirmant le succès de la plus importante mise sur le marché d’un acteur européen du secteur depuis une dizaine d’années. Le titre se traitait à 18,10 euros en début d’après-midi, pour redescendre à +4% près de la clôture. L’offre publique de vente, qui a permis au fonds de capital-investissement américain Lone Star de vendre près de 60% des titres du promoteur, a été sursouscrite plus de quatre fois.
Comme chaque année, l’Agirc-Arrco a procédé en à un examen du maintien des mandats de gestion et a décidé en 2016 de retirer 3 mandats de gestion (1 en actions, 2 en gestion diversifiée), écrit L’Agefi Hebdo dans son édition du 30 mars, citant Philippe Goubeault, directeur financier de l’Agirc et de l’Arrco. Lors de ces opérations de réallocation, des plus-values ont été inscrites au bilan. Certaines caisses membres ont aussi réinternalisé la gestion de leurs actifs, «en raison de frais de gestion injustifiés au regard des surperformances délivrées», écrit l’hebdomadaire. La gestion des réserves a permis de dégager 2 milliards d’euros de produits financiers qui ont réduit le déficit du régime. Ce déficit était de 2,24 milliards d’euros fin 2016, contre 3 milliards d’euros auparavant. Le taux de rendement des actifs a été de 3,5% en 2016. A fin décembre, l’Agirc-Arrco avait une poche de 10 milliards d’euros de réserve technique de fonds de roulement destinée à supporter les désinvestissements nécessaires au versement des retraites pour 2017 et 2018. Elle est investie en actifs de court terme. L’autre poche, de 53 milliards d’euros en valeur de marché, est non mobilisée pour les deux années à venir et est à 30% en actions et 70% en obligations. Par ailleurs, l’Agirc-Arrco n’exclut pas des appels d’offres à destination des gérants spécialisés sur le smart beta dans les prochains mois.
L’action du promoteur immobilier espagnol Neinor Homes a évolué près de 10% au-dessus de son prix d’introduction aujourd’hui à la Bourse de Madrid pour sa première séance de cotation, confirmant le succès de la plus importante mise sur le marché d’un acteur européen du secteur depuis une dizaine d’années. Le titre se traitait à 18,10 euros en début d’après-midi (soit une valorisation supérieure à 1,4 milliard d’euros), pour redescendre à +4% près de la clôture.
Les stocks américains de pétrole brut ont augmenté la semaine dernière, mais moins que prévu, a annoncé mercredi l’Agence américaine d’information sur l'énergie (EIA). Les stocks de brut ont augmenté de 867.000 barils à 533,98 millions de barils alors que les économistes attendaient en moyenne une hausse de 1,4 million de barils. Les stocks d’essence ont diminué de 3,7 millions de barils. Les économistes attendaient une baisse de 1,9 million de barils.
Les promesses de ventes de logements aux Etats-Unis ont atteint au mois de février leur plus haut niveau en dix mois, témoignant d’un marché immobilier solide avant le printemps, en dépit de la hausse des prix et des taux de crédit. La Fédération nationale des agents immobiliers (NAR) a annoncé aujourd’hui que son indice des promesses de ventes, calculé à partir des compromis signés le mois dernier, avait augmenté de 5,5% en février à 112,3. Il s’agit de son plus haut niveau depuis avril et de sa seconde meilleure performance depuis mai 2006.
La Commission européenne s’est prononcée pour l’instant contre l’imposition de droits de douane sur les importations d’acier laminé à chaud en provenance du Brésil, d’Iran, de Russie, de Serbie et d’Ukraine mais elle n’en poursuit pas moins ses investigations, ont rapporté mercredi à Reuters deux sources du secteur. L’exécutif européen a jusqu’au 7 avril pour dire s’il impose des taxes provisoires sur les importations d’acier laminé, à la suite de plaintes pour concurrence déloyale.
En février, les fonds ouverts commercialisés en Italie ont enregistré des souscriptions nettes de 4,1 milliards d’euros, après 5,7 milliards d’euros en janvier, montrent les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion d’actifs. Cela porte la collecte sur les deux premiers mois de l’année à près de 10 milliards d’euros, alors que la profession doit se réunir début avril à Milan pour Il Salone del Risparmio. La collecte a été portée par les fonds obligataires (2,8 milliards d’euros), les fonds flexibles (1,7 milliard d’euros) et les fonds diversifiés (1,1 milliard d’euros). En revanche, les fonds actions accusent de légers retraits de 55 millions d’euros. A fin février, les encours des fonds ouverts ressortaient à 920 milliards d’euros. En ajoutant les fonds fermés et les gestions sous mandat, les actifs atteignent 1.950 milliards d’euros.La société de gestion qui a enregistré la plus forte collecte en février est, une fois n’est pas coutume, une étrangère : il s’agit d’Allianz qui draine plus de 2 milliards d’euros sur le mois alors qu’elle avait vu sortir 1,3 milliard d’euros en janvier. La société allemande est suivie par Poste Italiane, avec 1,9 milliard d’euros et Intesa Sanpaolo, avec 1,7 milliard d’euros. Côté décollecte, c’est Pioneer, la société rachetée par Amundi, qui s’illustre avec des rachats de 1,6 milliard d’euros, devant SSGA (-906 millions d’euros) et Generali (-513 millions d’euros).
Peter A. Fanconi, président du conseil d’administration de la société spécialisée dans la finance durable BlueOrchard, estime que l’investissement d’impact ou «impact investing» est une approche de plus en plus présente dans la gestion d’actifs. “Du côté des investisseurs, nous constatons avec suffisamment de pertinence que les investisseurs privés – soit le wealth management et les particuliers fortunés mais aussi les caisses de pension, les banques et les assurances - ont commencé à prendre l’ascendant dans ce secteur qui, par le passé, a été fortement porté par des organismes publics tels que la Banque mondiale, l’ONU et les banques de développement», a déclaré le 28 mars Peter A. Fanconi à l’occasion d’une rencontre avec la presse, rapporte L’Agefi suisse. Le financement privé par actions et par dettes représente d’ailleurs respectivement 44% et 21% des plus de 77 milliards de dollars investis à travers le monde dans les fonds d’impact investing, selon le Rapport annuel GIIN (Global Impact Investing Network) 2016. Et près d’un quart de l’ensemble de ces fonds (24%) sont investis dans le logement (à caractère social), une part de 14% dans la microfinance (soit près de 12 milliards de francs), 13% dans l’énergie et encore 10% dans d’autres types de services financiers (hors microfinance).
Groupama, va introduire progressivement des obligations vertes dans la gestion de ses fonds ISR de type obligataire (Investissement Socialement Responsable) notamment de la gamme Epargne responsable. Dans un communiqué, le groupe mutualiste indique qu’une grande partie de l’offre d’épargne salariale, commercialisée par Groupama Epargne Salariale, se compose de FCPE ISR, labellisés par le CIES (Conseil Intersyndical de l’Épargne Salariale).Groupama AM a par ailleurs obtenu auprès de l’AFNOR le « label ISR » pour deux de ses fonds : Euro Capital Durable et Groupama Crédit Euro ISR.Les encours commercialisés par Groupama Épargne Salariale ont progressé régulièrement jusqu’à franchir en 2016 le cap du milliard d’euros. Outre les fonds monétaires, l’offre repose sur une gamme de fonds diversifiés composée, selon une pondération différente, de 3 fonds sous-jacents ISR investissant sur les principales classes d’actifs de la zone euro : des actions de grandes capitalisations, des obligations privées et des obligations d’État.