Après un lancement réussi de Luxembourg Green Exchange (LGX) en septembre dernier, la plateforme est ce 18 mai étendue à la cotation d’obligations «social & sustainable». Avec un intérêt croissant pour ces instruments, la valeur globale des investissements socialement responsables s'élève actuellement à plus de 23 milliards de dollars. «Depuis le lancement de LGX, il y a eu une forte demande, tant des investisseurs que des émetteurs, pour élargir le marché des obligations vertes, uniquement liées au financement d’actions et de projets pour le climat, à celui des obligations «social & sustainable» qui englobent plus largement les aspects de l’investissement socialement responsable», explique Robert Scharfe, CEO de la Bourse de Luxembourg, lors de la 35e journée boursière.Pour être accepté sur le nouvel univers dédié aux obligations «social & sustainable» de LGX, un processus similaire à celui des obligations vertes s’applique: une fois qu’une obligation «social & sustainable» est cotée sur l’un des marchés de la Bourse de Luxembourg, un émetteur peut demander l’affichage de la valeur sur LGX. Pour ce faire, les émetteurs doivent s’engager à publier des informations détaillées relatives à l’utilisation des fonds, fournir une revue externe indépendante ex ante, et procéder à un reporting post-émission régulier. Comme pour les obligations vertes, la transparence reste notre objectif prioritaire. «Nous espérons que l'élan actuel permettra de contribuer au développement d’un marché dynamique et stable», déclare Jane Wilkinson, Head of Sustainable Finance à la Bourse de Luxembourg. L’affichage des titres sur LGX est bénéfique pour tous les acteurs du marché. «Pour les émetteurs, l’affichage d’une valeur sur LGX améliore la visibilité et la reconnaissance de la conformité de l’instrument financier avec les meilleures pratiques de marché; cela facilite la communication avec les investisseurs et, en particulier, se traduit par un accès à de nouveaux investisseurs engagés sur les aspects ESG; en plus, cela apporte de la valeur ajoutée aux émetteurs qui souhaitent mettre à disposition gratuitement plus d’information sur l’utilisation des fonds levés sous un format structuré», ajoute Jane Wilkinson.