La collecte nette sur les fonds Ucits et AIF (Alternative Investment Funds) en Europe a atteint 262 milliards d’euros au premier trimestre 2017, soit plus du double des 120 milliards d’euros enregistrés au quatrième trimestre 2016, montrent les dernières statistiques publiées par l’association européenne de la gestion d’actifs, l’Efama. L’association professionnelle précise que la forte hausse a été menée par les fonds Ucits obligataires, monétaires et multiactifs. Les fonds Ucits dans leur globalité ont ainsi reçu 202 milliards d’euros de souscriptions nettes contre 78 milliards le trimestre précédent. L’Efama précise que les fonds de long terme Ucits ont attiré 152 milliards d’euros contre 41 milliards au quatrième trimestre. Avec 75 milliards pour les fonds obligataires, 38 milliards pour les fonds multiactifs et 29 milliards pour les fonds actions. Les fonds monétaires ont, eux, attiré 51 milliards d’euros. Les fonds européens atteignent des encours de 14.795 milliards d’euros, en hausse de 4,6% sur le trimestre. Ces encours se répartissent à hauteur de 9.112 milliards (+5,2%) pour les fonds Ucits et 5.684 milliards pour les fonds AIF (+3,7%).
Engagé vendredi à New York, avec une baisse de 1,8% du Nasdaq, le mouvement de correction des valeurs technologiques s’est propagé à l’Asie et à l’Europe ce matin. L’indice Stoxx 600 du segment technologique décroche de plus de 3,5% en fin de matinée. Il avait touché la semaine dernière un plus haut de 15 ans. A paris, STMicroelectronics chute par exemple de plus de 7%. Sur le CAC 40, Atos perd plus de 3%.
La chambre de compensation LCH a annoncé ce matin la nomination, effective immédiatement, de Michael Davie en tant que directeur mondial pour les taux de la société (Global Head of Rates). Cette nomination faite suite à celle de Daniel Maguire en tant que responsable des opérations (COO) de LCH en plus de ses fonctions de responsable mondial des dérivés de taux et de changes. Michael Davis va ainsi prendre la tête de SwapClear, l’activité de compensation des dérivés OTC. Michael Davie était déjà chez LCH avant de travailler pour le London Stock Exchange Group, l’opérateur boursier qui possède la chambre de compensation, où il a été responsable des services de taux pendant près de 18 mois.
L'économie turque a connu au premier trimestre une croissance nettement supérieure aux attentes après le coup de frein enregistré à la suite de la tentative de coup d’Etat de juillet dernier, montrent des données officielles publiées lundi. Sur un an la croissance s’est accélérée à 5% après 3,5% au quatrième trimestre 2016, alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne 4%. D’un trimestre à l’autre, la croissance ajustée des variations saisonnières et calendaires est ressortie à 1,4% sur les trois premiers mois de 2017.
La confiance des entreprises britanniques s’est fortement dégradée depuis les élections législatives de jeudi dernier qui ont considérablement affaibli la Première ministre Theresa May à une semaine du début des négociations sur le Brexit, montre une enquête de l’Institute of Directors (IoD) publiée lundi. L’enquête réalisée auprès de quelque 700 membres de cette organisation professionnelle a également mis en évidence une profonde inquiétude face à l’incertitude politique et à son impact sur l'économie britannique.
Le Parti unioniste démocrate (DUP) d’Irlande du Nord saura « se montrer responsable pour contribuer à la stabilité » de la Grande-Bretagne, dans le cadre de ses discussions avec le Parti conservateur, promet sa chef de file Arlene Foster dans un entretien publié lundi. La Première ministre Theresa May, qui doit la rencontrer mardi, a besoin des dix sièges obtenus par le DUP pour retrouver la majorité parlementaire qu’elle a perdue lors des législatives anticipées la semaine dernière. Selon une source proche de la formation, le DUP cherche à obtenir plus de fonds et d’avantages pour les anciens membres des forces britanniques, mais n’a pas l’intention de faire valoir ses positions sur le mariage homosexuel et l’avortement, qui sont contraires à celles des Tories.
Les grands investisseurs institutionnels publics -banques centrales, fonds de pension et fonds souverains- prévoient de renforcer leurs investissements dans l’immobilier, les infrastructures et le private equity, montre une enquête annuelle publiée lundi. Le Forum officiel des institutions monétaires et financières (OMFIF) a interrogé des responsables des investissements de 31 institutions publiques dont les actifs totalisent plus de 4.200 milliards de dollars. Des marchés obligataires offrant des rendements historiquement bas quand ils ne sont pas négatifs et des marchés actions au plus haut ont renforcé l’attrait d’actifs certes illiquides mais dont les rémunérations sont à la fois régulières et prévisibles.
Le gouvernement polonais va revenir dès janvier 2018 sur l’interdiction faite il y a 3 ans aux fonds de retraite privés d’investir dans les emprunts du pays.
Le cours de l'action du groupe d'aéroports a gagné 8% depuis l'élection d'Emmanuel Macron, le marché se positionnant sur un prochain remaniement du capital.
Les flux hebdomadaires sur les fonds obligataires ont atteint 16 milliards de dollars pendant la semaine arrêtée au 7 juin, selon les statistiques d’EPFR citées par Bank of America Merrill Lynch. Il s’agit d’un record depuis 122 semaines. Les fonds investment grade ont capté 9,6 milliards, suivis des fonds de dette émergente (2,3 milliards) et du high yield (1,4 milliard). Les actions américaines ont connu, elles, une nouvelle semaine de décollecte (-5,1 milliards), la 6ème sur les huit dernières. Les actions européennes continuent en revanche à avoir le vent en poupe avec une 12ème semaine consécutive de collecte nette, à hauteur de 1,2 milliard de dollars.
Les autorités européennes de la concurrence ont donné vendredi leur accord sous conditions au projet d’achat de la biotech suisse Actelion par l’américain Johnson & Johnson. Bruxelles subordonne son feu vert à la poursuite des deux programmes de R&D contre l’insomnie, lancés par les deux laboratoires chacun de leur côté, estimant que la concurrence dans le domaine serait insuffisante si l’un des programmes devait être abandonné. J&J devra également accorder à Minerva Neurosciences, société associée à son programme de recherche, de nouveaux droits sur les traitements. Il devra enfin renoncer à ses redevances sur les ventes de Minerva en Europe.
Certains membres de la famille Nordstrom discutent avec des fonds de capital investissement dans le but de lever un à deux milliards de dollars, pour financer le retrait de la cote de la chaîne américaine de grands magasins haut de gamme, selon des sources proches du dossier citées par Reuters. Nordstrom, fondé il y a 116 ans, avait annoncé jeudi que certains membres de la famille avaient formé un groupe pour étudier un retrait de la cote en raison des difficultés que traverse la distribution. Ce groupe, qui détient 31,2% du capital, recherche maintenant un concours financier.
Canyon Bridge Capital Partners, le fonds d’investissement chinois qui a signé un accord d’acquisition du groupe américain Lattice Semiconductor en novembre dernier pour 1,3 milliard de dollars, va soumettre les termes de la transaction aux autorités américaines une troisième fois, ont indiqué plusieurs sources concordantes à l’agence Reuters. Canyon Bridge cherche à convaincre le Committee on Foreign Investment in the United States (CFIUS), une commission qui examine les acquisitions posant des enjeux de sécurité nationale, qu’il gérera Lattice sans subir l’influence de l’Etat chinois.
La Banque du Japon devrait maintenir le statu quo à sa réunion de vendredi et de même tant que l'inflation ne donnera pas davantage de signes de reprise.
Les flux hebdomadaires sur les fonds obligataires ont atteint 16 milliards de dollars pendant la semaine arrêtée au 7 juin, selon les statistiques d’EPFR citées par Bank of America Merrill Lynch. Il s’agit d’un record depuis 122 semaines. Les fonds investment grade ont capté 9,6 milliards, suivis des fonds de dette émergente (2,3 milliards) et du high yield (1,4 milliard).
Les autorités européennes de la concurrence ont donné vendredi leur accord sous conditions au projet de rachat du spécialiste suisse des biotechnologies Actelion Pharmaceutical par l’américain Johnson & Johnson. La Commission européenne subordonne son feu vert à la poursuite des deux programmes de recherche et développement contre l’insomnie, lancés par les deux laboratoires chacun de leur côté, estimant que la concurrence dans le domaine serait insuffisante si l’un des programmes devait être abandonné.
Le fonds suédois Kinnevik a annoncé qu’il avait cédé sa participation résiduelle de 6,6 % (soit 10,9 millions d’actions) dans l’allemand coté en Bourse Rocket Internet pour 217 millions d’euros. Kinnevik avait investi pour la première fois dans Rocket Internet en 2009. Cela a permis de dégager un taux de rendement interne annuel de 90% qui correspond à une multiplication par six du capital investi. «Au fil des ans, Rocket et Kinnevik sont entrés en concurrence grandissante sur leurs cibles d’investissement respectives», a commenté Joakim Andersson, directeur général du fonds suédois.
Le fournisseur d’indices Solactive et le cabinet de conseil Panthera Solutions ont annoncé ce 8 juin le lancement d’un nouvel indice, le Solactive Panthera World Market Portfolio Index qui réplique le portefeuille de marché global tel qu’il est structuré par Panthera Solutions au travers d’une stratégie indicielle multi-classes d’actifs. Plus précisément, l’indice comprend des ETF qui répliquent la performance des onze classes d’actifs. Pour constituer ce portefeuille de onze classes d’actifs, Panthera Solutions a pris pour point de départ de ses travaux le portefeuille de marché de William Sharpe, tel qu’il l’a imaginé dès 1964.L’indice peut être utilisé comme référence pour évaluer la performance des portefeuilles multi-classes d’actifs et peut aussi servir d’outil d’analyse de la performance relative de chaque classe d’actifs dans la durée. Il peut aussi jouer le rôle d’indice de référence pour des stratégies actives et peut aussi servir de base pour la construction de produits d’investissement tels que les ETF.
Le camouflet infligé à Theresa May jeudi 8 juin aux législatives britanniques risque de changer la donne pour les négociations sur le Brexit que la Première ministre abordera fortement affaiblie, si elle est toujours en poste d’ici-là, écrit l’AFP. En perdant sa majorité absolue au Parlement, d’après les projections, la cheffe du gouvernement conservateur a non seulement raté son pari de renforcer son autorité. Elle a également jeté le trouble sur sa capacité à imposer sa ligne lors des discussions avec Bruxelles, censées commencer dans dix jours, estiment les experts.Chantre d’un Brexit «dur», incluant la sortie du marché unique, Mme May a convoqué ces législatives anticipées pour avoir les coudées franches et faire fi des réticences éventuelles au sein de son parti. A la place, «elle se retrouve fortement affaiblie avec un crédit politique très entamé au moment d’attaquer les négociations», souligne Keith Featherstone, spécialiste de politique européenne à la London School of Economics. «Le résultat n’aura évidemment échappé ni à Angela Merkel, ni à Emmanuel Macron, ni à personne. Cela change la dynamique», insiste le politologue Paul Kelly, en pointant vers la chancelière allemande et le président français.Nigel Farage, ancien leader du parti europhobe Ukip, est inquiet. «Le Brexit est en danger», a-t-il dit, réfléchissant ouvertement à un retour aux affaires. «L’article 50 a été déclenché et nous sommes en route. May a mis tout ça en péril. Même (le ministre du Brexit) David Davids commence à faire des concessions», a-t-il tweeté. Les anti-Brexit ont, eux, tout de suite cherché à profiter de l’occasion pour réclamer un virage dans la manière d’aborder la sortie de l’Union européenne. «Les termes du Brexit doivent être négociés de manière radicalement différente», a lancé Gina Miller, une gestionnaire de fonds europhile qui a fait campagne pour le mouvement «Best for Britain». «Les Britanniques n’ont pas voté pour ce Brexit dur, ils n’ont pas voté pour quitter le marché unique», a-t-elle martelé sur la chaîne ITV.
Cette semaine a de nouveau posé des jalons d’incertitudes sur les marchés financiers avec le flou qui entoure désormais le devenir du Brexit suite au pari raté des élections législatives anticipées de Theresa May. Mais elle a aussi apporté davantage de visibilité sur le devenir de la politique de taux de la Banque centrale européenne. Après des années de resserrement monétaire, Mario Draghi a fait comprendre aux investisseurs qu’il n’y aurait a priori plus de nouvelle baisse de taux. D’ici à ce qu’il y ait une remontée, la route est encore longue. Cela n’a pas empêché Santander en Espagne de mettre la main sur Banco Popular dans un sauvetage initié par la BCE. De quoi gonfler sérieusement sa part de marché dans les activités bancaires en Espagne, mais aussi en gestion d’actifs. Un renforcement bienvenu à l’heure où les sociétés de gestion actives cherchent par tous les moyens à répondre à l’avancée croissante de la gestion passive dans le monde. Si Santander pourra profiter d’un effet d’échelle, Aberdeen a, elle, préféré le resserrement des coûts en revoyant le positionnement de ses filiales en Europe, France comprise, qui deviendront de simples succursales. Une décision apparemment prise indépendamment du rapprochement en cours avec Standard Life. Côté people, on apprenait cette semaine l’arrivée d’une pointure chez Primonial en la personne de Christophe Mianné, un ancien de la Société Générale, à l’origine notamment de la cocréation de Lyxor. La banque privée Meeschaert, quant à elle, annonçait un changement de génération avec la nomination de la petite-fille du fondateur à la vice-présidence du conseil de surveillance. Enfin, une autre figure de la gestion, Alexandre Caminade, a décidé de quitter la responsabilité de la gestion crédit en Europe d’Allianz GI pour céder sa place à Vincent Marioni. Autre changement, mais dans un autre genre, le fonds Eurazeo a vu la famille Decaux remplacer son actionnaire historique Crédit Agricole à son capital. Quant au milliardaire John Paulson, il peine à convaincre les investisseurs de rester chez lui. Selon l’agence Bloomberg, depuis fin 2015, les encours de Paulson & Co ont chuté de 6 milliards de dollars, en raison de pertes et de rachats de clients. Il ne gère plus que 2 milliards de dollars pour le compte de ces derniers contre près de 19 milliards en 2011.
Vigeo Eiris vient de publier son dernier palmarès Emerging Market 70, qui rassemble les entreprises dont les démarches de responsabilité sociale sont les plus avancées parmi un univers de 850 émetteurs cotés dans 31 pays émergents ou en développement. Le palmarès compte désormais 71 entreprises et continuera d’accueillir les entités les plus performantes des pays émergents, avec l’objectif d’obtenir un univers «best-in-class» de 100 émetteurs à horizon mi-2018. Les entreprises sélectionnées pour cette revue sont cotées dans 17 pays, appartiennent à 27 secteurs d’activité et emploient plus de 2 millions de personnes. Leurs scores globaux sont les plus élevés de leur univers en matière de respect des droits de l’homme, de travail décent et de valorisation du capital humain, de protection de l’environnement, de gouvernance, d'éthique des affaires et de contribution au développement économique et social des territoires d’activité.Vigeo Eiris souligne que ce palmarès, disponibles sur le site Vigeo Eiris, met en exergue une sélection avancée d'émetteurs des pays émergents indépendamment de l’appartenance d’un grand nombre d’entre eux aux zones frontières des univers d’investissement définis par les principaux fournisseurs d’indices.
Le groupe français DomusVi a annoncé ce 8 juin que la société d’investissement PAI est entrée en négociation exclusive avec le fonds Intermediate Capital Group (ICG) et Sagesse Retraite Santé, un véhicule d’investissement contrôlé par Yves Journel, le fondateur de Domus Vi, pour la vente d’une participation majoritaire dans le groupe DomusVi"Selon les termes de l’accord, ICG deviendrait actionnaire majoritaire au côté d’Yves Journel, qui réinvestirait dans le groupe», précise un communiqué du groupe de maisons de retraites et de soins aux personnes âgées qui emploie quelque 28.000 personnes.