La correction des valeurs technologiques s’étend à l’Europe
Engagé vendredi à New York, avec une baisse de 1,8% du Nasdaq, le mouvement de correction des valeurs technologiques s’est propagé à l’Asie et à l’Europe ce matin. L’indice Stoxx 600 du segment technologique décroche de plus de 3,5% en fin de matinée. Il avait touché la semaine dernière un plus haut de 15 ans. A paris, STMicroelectronics chute par exemple de plus de 7%. Sur le CAC 40, Atos perd plus de 3%.
Vendredi, outre la baisse de 3,88% du cours de l’action Apple, les investisseurs ont massivement vendu les titres Amazon (-3,2%), Facebook (-3,3%), Netflix (-4,7%) ou Alphabet (-3,4%) qui ont été la locomotive de Wall-Street depuis le début de l’année.
« Hormis des seuils techniques, il est difficile d’isoler une information, économique ou sur les entreprises, pouvant justifier la brutalité de cette correction sur les valeurs technologiques » américaines, estime Christian Parisot, responsable de la recherche économique chez Aurel BGC. La semaine dernière Robert Boroujerdi, chief investment officer de Goldman Sachs, s’était notamment étonné de la faible volatilité de titres comme Facebook, Amazon, Apple, Microsoft ou Alphabet comme si les investisseurs fermaient les yeux sur le risque inhérent à ce secteur d’activité.
Ce mouvement de vente semble parti pour se poursuivre à l’ouverture aujourd’hui. En fin de matinée, les échanges de préouverture laissaient entrevoir un repli de 1% pour Apple, Amazon ou Facebook.
Plus d'articles du même thème
-
La FTN retient huit fonds d'actions tech pour l'équivalent de 16 milliards d'euros d'encours
L'agence publique suédoise de sélection de fonds cherchait à renouveler son offre de fonds d'entreprises technologiques gérés activement et investis mondialement. -
Les investisseurs se délestent des petites valeurs françaises
La Bourse de Paris est la lanterne rouge des marchés européens avec une sous-performance encore plus marquée des petites et moyennes capitalisations, plus sensibles au risque domestique. Les investisseurs arbitrent en faveur des autres marchés en Europe. -
Contentieux boursier 2025-2026 : une saison particulièrement fournie (1/2)
Henri-Louis Delsol, avocat associé et Dafna Davidova, avocat chez Delsol avocats, examinent dans cette tribune en deux parties les contentieux boursiers de 2025 et 2026. Avec ce premier volet, ils analysent dans le détail trois des cinq affaires emblématiques de cette période.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
- Le scénario de vente de Cetelem en Espagne se précise
Contenu de nos partenaires
-
Pourquoi Emmanuel Macron annonce l'envoi de soldats français en Arabie saoudite
Le président de la République a annoncé jeudi soir l'envoi de « moyens militaires » en Arabie saoudite, espérant contribuer à la stabilisation des marchés pétroliers affolés par la guerre au Moyen-Orient -
AlerteEmmanuel Macron renouvelle ses mises en garde contre la Russie
Le chef de l'Etat a tenté de faire la pédagogie de son action pour faire baisser les prix des carburants et assurer la sécurité du pays face au bellicisme russe -
EditorialMacron aux 20 heures : expliquer, c'est aussi inquiéter
Il y a près de seize mois qu’Emmanuel Macron n’était pas intervenu à la télévision, en ouverture des 20 heures de TF1 et France 2. Et ce n’est pas un hasard si le chef de l’Etat a choisi ce format XXL pour s’exprimer : les Français sont entrés très tôt, très vite, très fort dans la campagne électorale, joute dont Emmanuel Macron, pourtant constitutionnellement inéligible, ne veut pas être exclu. Le risque pour lui serait en effet que, déjà proche des pires scores de popularité décrochés par François Hollande à la fin de son unique mandat, il devienne le punching ball de tous les candidats, à la fois pour son bilan et pour sa responsabilité dans l’état de dénuement budgétaire et financier dans lequel se retrouve le pays en pleine crise de l’énergie.