L’Europe risque des pannes de réseau mobile cet hiver
La crise énergétique pourrait menacer le réseau mobile. Enedis évoque des coupures de courant pouvant aller jusqu'à deux heures.
Publié le
Capucine Cousin
Les services essentiels seraient épargnés en cas de coupures.
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RK.
Les réseaux de téléphones mobiles pourraient être touchés en Europe cet hiver en cas de coupures de courant ou de rationnement de l'énergie, a appris L’Agefi, en confirmation d’informations de l’agence Reuters.
Les risques de pénurie d'électricité sont devenus plus saillants suite à la décision de la Russie d’interrompre l’approvisionnement en gaz via la route d’approvisionnement de l’Europe, dans le contexte du conflit en Ukraine, rappelle Reuters. En France, la situation est aggravée par l’arrêt de plusieurs centrales nucléaires pour maintenance. Les responsables de l’industrie des télécommunications disent qu’ils craignent qu’un hiver rigoureux ne mette à l'épreuve l’infrastructure des télécommunications européennes, indique encore Reuters.
Des coupures de deux heures
En France, un plan proposé par le distributeur d'électricité Enedis (une unité du service public EDF) prévoit des coupures de courant pouvant aller jusqu'à deux heures dans le pire des cas, selon Reuters. Toutefois, «le dispositif de coupures exceptionnelles, préventives, localisées et tournantes est un mécanisme pouvant être activé en ultime recours par RTE afin de préserver l’équilibre offre-demande, en fonction de la situation d’approvisionnement et de production en électricité en France et ainsi éviter un black-out», précise Enedis dans une déclaration transmise à L’Agefi.
Il rappelle que que tous les clients réguliers sont traités sur un pied d'égalité en cas de pannes exceptionnelles. Les pannes générales éventuelles n’affecteraient pas les services essentiels tels que les hôpitaux, la police et le gouvernement ne seront pas touchés, y précise encore Enedis, puisqu’il peut «isoler techniquement les tronçons de réseau moyenne tension alimentant ces clients prioritaires».
Le gouvernement français, les opérateurs de télécommunications et Enedis ont eu des pourparlers sur la question au cours de l'été, selon Reuters.
La Fédération française des télécoms (FFT), qui représente les opérateurs télécoms Orange, Bouygues Telecom et SFR d’Altice, a pointé du doigt Enedis quant à son incapacité à exempter les antennes des coupures de courant. Contacté par L’Agefi, Enedis n’a pas souhaité commenter ce point.
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