Emilie Quema (Banque de France) : «Pour appréhender les risques climatiques, nous avons recruté des profils vraiment ingénieurs»
“L’analyse financière et les risques climatiques, ce sont deux choses assez différentes. Avec les risques climatiques, on est beaucoup dans le monde de l’ingénieur”, souligne Emilie Quema qui a récemment construit une méthodologie d’indicateurs climat afin d’intégrer ces enjeux dans la cotation des entreprises délivrée par la Banque de France.
En effet, prendre en compte les enjeux climatiques nécessite de “comprendre les sujets de transition, savoir comment passer d’une technologie à une autre technologie, comprendre les sujets des risques physiques”. En tant qu’actuaire, l’exposition à un risque d’inondation ou à la sécheresse, c’est quelque chose qu’Emilie Quema connaissait déjà bien. Son expérience à l’ACPR lui sert également aujourd’hui. Appréhender les enjeux liés à la transition énergétique était plus nouveau.
Se former «sur le tas»
“Alors je me suis formé, on va dire, de façon un peu générale. J’ai fait des fresques du climat notamment, pour mieux comprendre les enjeux climatiques. De plus, je capitalise beaucoup sur les gens qui sont au sein de ma direction. Nous avons en effet recruté des profils vraiment ingénieurs, issus de différentes écoles, avec des compétences sur le bâtiment, sur l’agriculture, sur les voitures et la construction”, souligne Emilie Quema qui travaille aussi avec l’ADEME, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l'énergie, en utilisant en particulier ses guides sectoriels.
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