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eIDAS 2.0 : pourquoi l’onboarding numérique devient un enjeu stratégique pour les entreprises

CertEurope
L’entrée en vigueur progressive d’eIDAS 2.0 est souvent présentée à travers l'émergence du futur portefeuille européen d’identité numérique.
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Cette évolution réglementaire est effectivement majeure. Elle pourrait pourtant masquer une transformation plus profonde : dans une économie où les échanges, les contrats et les décisions reposent de plus en plus sur des processus numériques, la question n’est plus seulement de dématérialiser les parcours, elle est de pouvoir identifier avec certitude un utilisateur, recueillir son consentement et conclure un engagement juridiquement opposable, quel que soit le canal utilisé.

Pour les entreprises, l’enjeu dépasse largement la seule conformité réglementaire. L’entrée en relation numérique est devenue un moment stratégique, à la croisée de l’expérience utilisateur, de la gestion des risques et de la sécurité juridique. À mesure que les parcours se digitalisent, les organisations doivent être capables de vérifier l’identité d’un client ou d’un usager tout en maintenant des processus simples, rapides et conformes aux exigences réglementaires.

«Pendant longtemps, la question était de savoir comment numériser les échanges”, explique Alessandro Rombi, CEO de CertEurope. “Aujourd’hui, la question est devenue : comment prouver qu’un document est authentique, qu’il n’a pas été modifié et qu’il existait bien à une date donnée. L’IA accélère considérablement cette évolution.»

La confiance se déplace progressivement du document vers la preuve qui l’accompagne.

Cette mutation concerne directement les secteurs les plus exposés aux exigences réglementaires et aux risques financiers. Dans le secteur bancaire, par exemple, l’ouverture d’un compte ou la souscription d’un crédit reposent désormais sur une succession d’opérations entièrement numériques : vérification d’identité, transmission de justificatifs, acceptation de conditions contractuelles, signature électronique. Pour l’utilisateur, l’expérience est fluide. Pour l'établissement financier, chaque étape doit pouvoir être démontrée, parfois plusieurs années après sa réalisation. La même logique prévaut dans l’assurance. En cas de litige, la valeur d’un contrat dépend de la capacité à établir précisément les circonstances dans lesquelles il a été conclu.

C’est précisément l’un des enjeux mis en lumière par eIDAS 2.0. Le règlement européen ne vise pas uniquement à harmoniser les mécanismes d’identité numérique au sein de l’Union. Il renforce également le rôle des services de confiance qualifiés dans la sécurisation des échanges numériques. Derrière les notions de portefeuille numérique, de signature électronique ou de certificats qualifiés se dessine une ambition plus large : bâtir une infrastructure européenne de confiance capable de soutenir l'économie numérique sur le long terme. Or cette confiance ne repose pas uniquement sur l’identité ou la signature, elle dépend également de la capacité à orchestrer un parcours cohérent, capable d’associer vérification d’identité, contrôles réglementaires, contractualisation et traçabilité des opérations.

Les organisations ont longtemps abordé ces sujets sous l’angle de briques techniques distinctes. Elles découvrent aujourd’hui que la véritable difficulté réside dans l’intégration de l’ensemble de ces mécanismes au sein d’un parcours fluide et sécurisé. Comment vérifier une identité à distance avec un niveau de confiance suffisant ? Comment simplifier l’expérience utilisateur sans affaiblir les contrôles ? Comment répondre simultanément aux exigences des directions métiers, conformité, juridiques et risques ?

«Nous observons une évolution des attentes de nos clients. Les directions juridiques, conformité ou risques ne cherchent plus seulement à sécuriser une signature ou une identité. Elles veulent pouvoir démontrer, parfois plusieurs années après les faits, la validité et l’intégrité d’un processus complet», souligne Alessandro Rombi.

C’est dans cette perspective que s’inscrit TOP (Trust Onboarding Platform), la solution de CertEurope dédiée à l’identification, à la vérification d’identité et à la contractualisation numérique. Dans un environnement réglementaire renforcé par eIDAS 2.0, les organisations doivent être en mesure de vérifier l’identité d’un utilisateur, de recueillir son consentement et de sécuriser l’ensemble du parcours d’entrée en relation.

TOP répond précisément à cet enjeu en associant au sein d’une même plateforme les mécanismes nécessaires à la création d’une relation de confiance à distance. L’objectif n’est pas seulement de satisfaire des exigences réglementaires. Il est également de fluidifier les parcours utilisateurs tout en garantissant un niveau élevé de sécurité et de conformité.

L’une des principales conséquences d’eIDAS 2.0 est sans doute de rappeler que la confiance numérique ne peut plus être pensée par silos. Identité, authentification, signature, vérification documentaire et lutte contre la fraude participent désormais d’une même chaîne de confiance. La robustesse de l’ensemble dépend de la solidité de chacun de ses maillons. À mesure que les usages numériques se développent et que les tentatives de fraude gagnent en sophistication, cette exigence devient encore plus forte. Les organisations doivent désormais être capables de concilier simplicité des parcours, maîtrise des risques et conformité réglementaire.

À l'ère d’eIDAS 2.0, la confiance numérique ne repose plus sur une seule technologie ou sur un simple contrôle d’identité. Elle repose sur la capacité à construire des parcours d’entrée en relation à la fois fluides, sécurisés et juridiquement robustes.

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