La Société Générale affirme son ouverture aux solutions d’investissement externes
Lyxor. Ce nom résonnait comme une des grandes réussites de la Société Générale au début des années 2000, mais ce n’était plus vraiment le cas ces derniers temps. Depuis un an et demi, la banque, en pleine restructuration, cherchait à se séparer de sa filiale. A l’origine, une vente devait renforcer ses fonds propres. Mais maintenant qu’Amundi est entré en négociations exclusives pour acquérir Lyxor à 825 millions d’euros, les raisons avancées par la banque sont davantage stratégiques que financières.
Depuis que Lyxor est à vendre, de nombreuses rumeurs ont circulé sur sa valorisation. Longtemps, le chiffre d’un milliard d’euros a circulé. «Finalement, c’est un milliard de dollars», ironise un observateur. «Amundi avait l’avantage d’avoir développé une offre de fonds indiciels cotés quasiment équivalente à celle de Lyxor», expliquait un bon connaisseur du dossier l’an dernier, lorsque le dossier circulait entre les gestionnaires d’actifs potentiellement intéressés. «Et, avec sa place de leader européen, la société de gestion avait tout le temps d’attendre», continue la source. De son côté, la Société Générale n’a jamais caché son désir de se recentrer sur certaines activités, dont la gestion d’actifs ne faisait pas partie, et de profiter des cessions pour renforcer son bilan. «La Société Générale n’était, a priori, pas en très bonne position pour négocier», estime cette même source.
Certes, le prix de la transaction reste inférieur à un milliard – bien que cette somme n’ait jamais été confirmée –, mais la banque est en meilleure posture qu’il y a quelques années. Les besoins en capitaux propres sont aujourd’hui en ligne avec les objectifs que s’est fixés le groupe. Le prix de vente n’est donc pas réellement un problème. Si la plus-value de cession nette d’impôts, issue de l’opération, serait d’environ 430 millions d’euros pour la banque, celle-ci n’a pas détaillé la manière dont seront répartis ces fonds. Même si l’opération devrait avoir un effet positif estimé à environ 18 points de base sur le ratio CET1 du Groupe, qui se montait fin 2020 à 13,4%.
Si cette cession arrive à son terme – ce qui est probable – la banque pourra se concentrer sur son nouveau modèle, qui fait la part belle à l’architecture ouverte, reposant sur des partenariats. D’autant que toutes les compétences de Lyxor ne sont pas cédées à Amundi. La sélection de fonds, dont se sert la nouvelle plateforme d’architecture ouverte de la Société Générale, SG 29, reste propriété de la Société Générale.
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