Le ratio entre ces deux actifs a chuté depuis le début de la guerre en Iran, illustrant leur corrélation négative. Dans un même contexte macroéconomique tendu, ils ne sont pas animés par les mêmes moteurs.
Les cours du baril de pétrole ont à nouveau flambé jeudi alors que Téhéran a rejeté le plan de paix américain. Le risque d’une nouvelle escalade a fait chuter les marchés, avec une nouvelle envolée des taux.
Le sentiment des chefs d'entreprises s’est dégradé depuis le début du conflit en Iran, confirmant le résultat d’autres enquêtes, et mettant à risque la reprise tant attendue en Allemagne.
Les prix à la consommation ont progressé de 3 % en février, juste avant le conflit en Iran. L’inflation progressera fortement dans les prochains mois, ce qui pourrait pousser la Banque d’Angleterre à agir.
Les credit default swaps d’Alphabet, de Meta et de Microsoft ont émergé ces derniers mois. Ils viennent d’intégrer l’indice des CDS IG américains. Certaines banques, dont JP Morgan, proposent des paniers permettant de se protéger contre le risque de crédit lié à l'IA.
Après le rallye consécutif aux annonces par Donald Trump de discussions avec l’Iran, démenties par Téhéran, les places boursières restées hésitantes mardi tandis que le pétrole a de nouveau progressé au-dessus de 100 dollars. Le marché croit encore à une résolution rapide.
Les métaux précieux sont davantage sensibles aux taux, au dollar et aux besoins de liquidités qu’au risque géopolitique qu’ils ne permettent pas de couvrir.
Les spreads des obligations d’entreprises en euros se resserraient après les déclarations de Donald Trump, mais la classe d’actifs avait jusque-là été résiliente, l’impact des taux étant plus marqué que celui de la marge de crédit.
Les investisseurs sont de plus en plus nombreux à craindre un conflit long et un prix de l’énergie élevé, avec des conséquences sur l’inflation, voire la croissance, sur les finances publiques et sur la trajectoire des politiques monétaires. Les marchés actions restent complaisants.