Le Japon sort de son examen par le FMI avec quelques conseils de modération et de prudence concernant la politique de relance annoncée par la première ministre Sanae Takaichi largement réélue.
La modeste amélioration des finances publiques en 2025 ne permet pas de stabiliser la dette publique qui dépasse les 116% du PIB, soit davantage qu’en 2020.
Saluant la résilience de l’économie chinoise, le Fonds monétaire international pointe aussi ses défauts bien identifiés : faible demande intérieure et exportations excessives. Autant de déséquilibres à rectifier, ce que la Chine admet, avec des nuances.
Directeur de la gestion matières premières chez Ofi Invest AM, coauteur du livre Métaux, le nouvel or noir (2023, Editions du Rocher) avec Emmanuel Hache, le gérant analyse la valorisation des métaux critiques, les risques de tensions jusqu’à 2040 et l’urgence de proposer des solutions.
Le minerai a connu un pic à la fin janvier après des annonces laissant anticiper une forte demande alors que les approvisionnements restent difficiles. Le cours est redescendu mais la tendance de fond reste à la hausse à long terme.
Le pays a réduit le quota de production d’une grande mine sur son territoire afin de faire remonter les prix du métal. Cette nouvelle décision illustre la volonté du gouvernement d’accélérer la croissance quitte à mécontenter les partenaires industriels ou les marchés financiers.
La croissance au dernier trimestre a atteint 0,1%, conforme aux prévisions. Sur l’année 2025, elle ressort à 1%. Un certain optimisme anime toutefois les acteurs économiques pour 2026, en attendant une probable baisse des taux de la Banque d’Angleterre en mars.
Cette hausse saisonnière s’explique par la proximité des vacances du nouvel an chinois, mais aussi par l’afflux de capitaux après que le gouvernement a demandé aux banques de limiter leurs avoirs en bons du Trésor américain.
Comment relancer la croissance économique sans alourdir la dette du pays : c’est l’équilibre que doit trouver Sanae Takaichi, fortement soutenue par les électeurs japonais, d’une part, mais aussi très surveillée par les marchés financiers, d’autre part.
Cette amélioration du solde commercial de 10 milliards d’euros tient beaucoup à la baisse de la facture énergétique, mais aussi à un léger redressement des exportations notamment du secteur aéronautique.