ETF et investisseurs particuliers, le marché français prêt à décoller
Selon l’AMF, le nombre de particuliers ayant investi pour la première fois dans les ETF a bondi au premier trimestre. Si les épargnants accèdent avant tout aux trackers par les canaux digitaux, les distributeurs traditionnels aussi commencent à se positionner.
Au premier trimestre, 216.000 épargnants français ont investi dans les exchange-traded funds (ETF), dont 53.000 pour la première fois. Ces chiffres, compilés par l’Autorité des marchés financiers (AMF), peuvent sembler dérisoires mais leur forte hausse récente – le nombre de nouveaux investisseurs a plus que doublé par rapport aux deux dernières années – laisse penser aux grands acteurs de la gestion indicielle qu’un point d’inflexion a été franchi. Il était très attendu : à la différence des Etats-Unis, le marché européen des ETF est en effet largement dominé par les investisseurs professionnels, l’encours des particuliers ne dépassant pas, selon une étude d’extraETF, 200 milliards d’euros fin 2023, sur un total de plus de 1.400 milliards. Mais le potentiel est là. « Selon PwC, le marché européen des ETF devrait croître de près de 15 % par an d’ici à 2028 et cette dynamique devrait être tirée par le segment retail », assure Jérémy Tubiana, responsable de la distribution digitale et du développement ETF & solutions indicielles pour la zone FraBeLux, Monaco et Suisse francophone chez BNP Paribas Asset Management.
A ce stade, ce développement passe principalement par les plateformes d’épargne en ligne. « 30 % de notre collecte ETF en Europe est apportée par la distribution digitale », témoigne Ivana Davau, responsable de la distribution digitale FraBeLux et Monaco chez BlackRock. Si l’Allemagne fait office de précurseur en la matière (lire l’article ci-contre), la France est en train de rattraper son retard, avec les offres à base d’ETF d’acteurs locaux comme Boursorama, Bourse Direct, Yomoni, Nalo ou, plus récemment, de néo-brokers et néo-banques étrangers tels que Trade Republic, Scalable Capital ou N26. Des intermédiaires avec lesquels les fournisseurs d’ETF multiplient les partenariats, sous forme de contenu marketing mais aussi de remboursement des frais de courtage.
Le vrai décollage du marché des particuliers ne pourra toutefois pas se faire sans l’adhésion des canaux de distribution traditionnels. Ces derniers se sont longtemps tenus éloignés des ETF, qui ne leur rapportent au mieux que 2 ou 3 points de base de rétrocessions. Mais la situation serait en train de changer. « Lors de nos rendez-vous avec les assureurs-vie, nous passons aujourd’hui systématiquement du temps à parler des ETF, alors que la conversation se concentrait auparavant uniquement sur notre offre de gestion active », illustre Ivana Davau. Selon Quantalys, un contrat d’assurance-vie sur deux références désormais au moins un ETF dans son offre d’unités de compte et un sur six en propose plus de 50. Symbole de ce changement d’état d’esprit, l’emblématique association Afer a annoncé pour la fin d’année la création d’une offre de gestion sous mandat intégralement investie en ETF.
Le régulateur n’est pas étranger à ce revirement. En demandant aux distributeurs de s’assurer que les produits qu’ils commercialisent offrent un bon rapport qualité-prix, selon le principe « value for money », il tend à dérouler un tapis rouge aux ETF : bon marché, très transparents et alignés sur la performance de l’indice, ces derniers cochent toutes les cases. Mais l’enjeu est aussi d’ordre commercial : il s’agit d’être capable d’attirer demain les jeunes générations d’épargnants qui prennent aujourd’hui leurs marques en investissant en ETF via les plateformes digitales. Quitte à leur proposer ensuite des produits plus margés (gestion sous mandat, offre dans le non-coté…). « Pour les conseillers en gestion de patrimoine et les banques privées, c’est un sujet d’acquisition client », résume Jérémy Tubiana. Et un relais de croissance majeur pour l’industrie de la gestion passive.
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Le régime Ucits (Undertakings for Collective Investment in Transferable Securities) a été instauré en 1985 par la directive 85/611/CEE avec une ambition structurante : permettre la distribution transfrontalière de fonds d’investissement harmonisés au sein de la Communauté européenne. A une époque marquée par la fragmentation des marchés de capitaux, Ucits visait à créer un cadre commun facilitant la libre circulation des fonds, tout en garantissant un haut niveau de protection de l’investisseur de détail. Dès l’origine, le régime repose sur des principes fondateurs qui constituent encore aujourd’hui sa colonne vertébrale : des règles strictes de diversification, un univers d’actifs éligibles centré sur les valeurs mobilières liquides, ainsi que des limitations prudentes en matière d’endettement.
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