Les lecteurs de L’Agefi se montrent beaucoup plus prudents que le marché. Ils sont une majorité (50 %) à viser une détente de 25 points de base des Fed Funds demain et seulement 12 % à parier sur un geste de 75 pb. Sur les marchés à terme, les proportions sont inversées. La probabilité de voir se concrétiser une baisse de 75 pb y est estimée à 66 %.
Le réassureur a vu son résultat net opérationnel passer de 346,6 millions à 271,7 millions de dollars entre 2006 et 2007. La totalité de ce résultat sera redistribuée aux actionnaires.
Les immatriculations ont atteint 1,181 million d’unités le mois dernier. Les allemands VW, daimler et BMW ont tous fait mieux que le marché avec des ventes en hausse de 8,8 %, 14,1 % et 26,8 %.
Dans son rapport 2007, le groupe «reproche à la République de Pologne d’avoir violé ses engagements de protection et de traitement équitable des investisseurs étrangers au titre de ce traité (ndlr, signé entre la France et la Pologne en 1989)». Il fait référence à la bataille qui l’oppose à Deutsche Telekom pour le contrôle de PTC.
Après deux ans de bataille, Nomura a annoncé qu’il allait avec un groupe d’investisseurs reprendre Ashikaga Bank, une banque régionale en défaut. Il paiera 120 milliards de yen et injectera 160 milliards, soit un total de 280 milliards équivalant à 1,8 milliard d’euros.
Dans son enquête mensuelle de conjoncture, elle dit viser 0,4 % de croissance au premier trimestre en France, soit 0,1 point de moins qu’il y a un mois.
Après avoir touché un plus haut historique de 1,5651 ce matin, la parité euro/dollar est vite repassée en dessous du seuil de 1,56 à 1,553. De fait, le billet vert a repris des couleurs s’appréciant de 0,52 % face à la monnaie unique suite aux propos de Goldman Sachs et Morgan Stanley qui voient s’accroître fortement les chances d’une intervention concertée des banques centrales visant à soutenir la monnaie américaine et se préparent à cette éventualité. Une telle action serait la première depuis 13 ans. Après avoir atteint un plus bas à 99,85, le dollar/yen a lui repassé la barre des 100 à 100,63.
La première Landesbank allemande a fait état pour 2007 d’une baisse de 67 % de son bénéfice net à 311 millions d’euros, essentiellement en raison des troubles sur les marchés de crédit.
L’assureur britannique Prudential a enregistré l’année dernière une hausse conforme aux attentes de 25% de son bénéfice, tirée par l’Asie et par la déconsolidation de la banque en ligne Egg, cédée à Citigroup début 2007.
Le taux d’inflation annuel en zone euro a progressé de 0,1 point par rapport à janvier. Hors alimentation et énergie, il ressort à 2,4 %. En glissement mensuel, il est conforme au consensus de 0,3 %.
L’enquête mensuelle AFTE-Rexecode montre qu’en mars le sentiment des trésoriers sur la recherche de financements s’est de nouveau dégradé passant à -8,8 % (après -0,7 % en février). Le solde d’opinions sur le niveau des marges de crédit a quant à lui augmenté de 27,4 % à 28,2 %. Ce durcissement ne pèse toutefois pas encore trop sur la position de trésorerie des entreprises. Le solde d’opinions sur la trésorerie globale est même redevenu positif (+2,3 %) en mars. Toutefois, le rapport précise que ce solde «reste encore bas par rapport à la moyenne des trois dernières années».
Après avoir publié de bons résultats 2007 tirés par les magasins de proximité en France et par l’international, le groupe de distribution, qui reste optimiste pour cette année, a dénoncé la fiabilité insuffisante des enquêtes réalisées sur le prix des produits alimentaires.
Du côté des dérivés de crédit, le Crossover (signatures à haut rendement) gagnait 28 pb à 625 pb, s’approchant de nouveau de son record historique de 635 pb atteint lundi, à la veille de l’intervention de la Fed. Quant à l’iTraxx Non-Financial (entreprises non financières), il battait bat son record en gagnant 14 pb à 123 pb.
La déconfiture de Carlyle Capital a toutes les chances de compter parmi les dates clés de la crise financière, tant elle illustre les excès commis au plus fort des années folles du crédit et les responsabilités que les divers acteurs y ont prises. Responsabilité de Carlyle Group d’abord, qui après avoir fait appel au marché au plus haut, en juillet 2007, alors que le tonnerre grondait déjà sur les marchés de crédit, a géré sous son propre nom un fonds hypothécaire « léveragé » dans des proportions démesurées (dans le rapport d’un dollar d’apport pour 32 dollars de dettes) pour le laisser faire faillite quelques mois plus tard en mettant en avant qu’il n’en est pas actionnaire direct. A charge bien entendu pour les investisseurs qui lui ont fait confiance de prendre leurs pertes et pour lui-même d’affronter son risque de réputation. Responsabilité des banques d’investissement ensuite, aussi promptes un jour à accorder au fonds ce levier absurde qu’à réclamer le lendemain des appels de marge multipliés. Responsabilité enfin des autorités boursières néerlandaises, qui pour avoir voulu attirer à la cote les fonds en vogue, doivent aujourd’hui se demander en quoi elles ont servi l’intérêt des investisseurs et ce que sera leur attitude en cas de liquidation, désormais quasi certaine, du fonds. Question d’autant plus d’actualité qu’un autre fonds au moins, dans l’orbite de KKR celui-là, bataille lui aussi pour sa survie avec ses créanciers.
Alors que le conflit avec le syndicat IG Metall sur la prise de contrôle par Porsche s’envenime, le constructeur annonce le lancement de 20 nouveaux modèles d’ici 2010