Les magasins de proximité soutiennent la rentabilité de Casino
La stratégie de valorisation des enseignes en France et à l’international contribue à l’optimisme du groupe après une bonne année 2007
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Yves-Marc Le Réour
«Une accélération de la croissance organique du chiffre d’affaires et une nouvelle progression du résultat opérationnel courant». Tels sont les objectifs du groupe Casino pour l’année en cours après des résultats 2007 légèrement supérieurs aux attentes avec une progression de 11 % des ventes (à près de 25 milliards d’euros) et de 14,7 % pour le résultat opérationnel courant (à 1,2 milliard). Soutenu par une bonne maîtrise des coûts, le gain de 10 points de base à 4,9 % de la marge opérationnelle domestique a été avant tout due aux magasins de proximité, le redressement du discount (Franprix et Leader Price) ayant commencé à porter ses fruits sur le plan commercial en fin d’année. En plus d’une croissance organique (+11,2 %) de l’activité très soutenue en Amérique du Sud et en Asie, le repositionnement du portefeuille d’actifs (consolidation du colombien Exito, sortie de Taiwan et des Etats-Unis) a abouti à un bond de 60 points de base de la marge opérationnelle à l’étranger qui a atteint 4,5 %.
La hausse de 52,4 % à 664 millions du résultat net des activités poursuivies a renforcé la structure financière du 5e groupe de distribution français, ramenant ainsi son ratio de dette nette sur Ebitda à moins de 2,5. Une meilleure gestion des stocks et l’achèvement du plan de 2,5 milliards de cessions d’actifs ont également permis de faire croître le ROCE de 9,7 % à 10,9 %. Casino entend d’ailleurs «valoriser ses sites en France grâce au doublement des surfaces commerciales des galeries marchandes d’ici 5 à 7 ans» tout en développant à l’étranger son modèle dual centré sur la distribution et l’immobilier, afin de «capter l’ensemble de la chaîne de valeur», a précisé le PDG Jean-Charles Naouri.
Revenant sur les critiques stigmatisant la flambée des prix alimentaires dans la grande distribution, ce dernier a souligné la fiabilité insuffisante des récentes enquêtes, citant notamment «l’absence de comparaison valable entre des prix sur Internet et ceux d’articles achetés en magasin (enquête de l’INC), l’oubli de certaines promotions, l’absence de pondération selon le type de produits, ou encore un échantillonnage insuffisant (20 produits testés sur 20.000 pour le relevé de la DGCCRF)». Le groupe a enfin affirmé son engagement à être le moins cher sur 2.700 produits observés quotidiennement site par site, «le juge de paix étant au final le consommateur».
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Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
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